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Tome premier.
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775
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DU TERRAIN HOUILLER. 775

houille. Outre les grands accidents qui ont imprimé à l’ensemble du terrain que présententla forme mentionnée plus haut, des accidents locaux, ou du moins qu’on napu rattacher à l’ensemble, interrompent la connexité des couches. C’est ainsiqu’à Bruille un champ d’exploitation s’est trouvé limité par un brouillagequi s’est soutenu pendant plus de 70 mètres. Les failles se montrent égale-ment sur une grande échelle, et changent, à la fois, le niveau et la directiondes couches. Mais, s’il y a de l’incertitude lorsqu’on procède à la recherchedes couches de houille par des forages à partir du niveau du sol, il y en abeaucoup moins lorsque ces recherches ont lieu par l’exploitation elle-mêmed’après la connaissance, acquise de proche en proche, de la régularité desallures du terrain.

Ce qui est aujourd’hui le moins connu dans la coupe générale du terrain Accident

-il- 1 a , , (le stratification

houilier dAnzin, et ce qui! serait le plus important de connaître, c est la [faille au pli?)forme de l’accident de stratification F ( faille au pli?) qui relève brusque- ^àu's' 116 ’ment, au S. d’Anzin , les roches rouges de Montignies-sur-Roc. Des observa- )e

• it . . , . terrain houilier

tions encore médites que M. Lorieux, alors ingénieur en chef des mines à d’Anzin .Valenciennes , nous a communiquées en 1 84o l , apprennent que ces rochesse rencontrent partout au-dessous des morts-terrains, sur une ligne qui, par-tant de Montignies-sur-Roc et du caillou Quibic, se poursuit vers l’O. parEtrœux, Emerchicourt et Corbehem. Le terrain rouge a été reconnu par dessondages exécutés à travers les morts-terrains à Famars, à Bouchain, à Can-tin et à Corbehem. Un sondage pratiqué par M. Degousée à Emerchicourtest tombé sur un calcaire qu’on suppose appartenir au système du calcairede Givet , système immédiatement contigu à celui du poudingue rouge deBurnot. La dislocation qui relève ces couches inférieures serait d’autant plusimportante à étudier, qu’elle paraît se prolonger aussi vers l’E. et former lalimite méridionale des terrains houillers de Mons et de Charleroi .

Dans la partie S. E. du département du Nord , située au midi de cette Le tracé

^ t ^ , des plis n a pu

grande dislocation, le tracé des plis que présentent les couches des terrains encore

, , , , , , , , . . être exécuté

anthraxileres n a pas encore ete execute en detail. Ce trace exigerait une dansétude analogue à celle que M. Dumont a faite du pays de Liège et de la di J départementvallée de la Meuse; entre Givet et Namur 2 . Une pareille étude sera assez du Nord ,difficile dans le département du Nord , dont le sol, extrêmement couvert,

Lorieux, Noies médites.

Dumont, Bulletin de la Société géologique de France, tom. VI, pag. 348.