BER
rappellent quelque agréable souvenir, Je bénisU lieu, l'heure , le moment où je vous ai vu.
11 signifie aussi, Rendre lieureux, faire pros-pérer; et il ne se dit que de Dieu. Dieu veuillebénir les armes dit Roi! Dieu bénit le travailde ces gcns-là, bénit leur famille.
Di!.U VOUS BÉNISSE. Façon de parler du stylefamilier, pour souhaiter du Bien ù queîqu unqui éternue. On s’en sert aussi, en parlant aun pauvre, pour marquer qu’On n’a rien h. luidonner.
Bénit, Bénite, participe, qui se dit De cer-taines choses sur lesquelles la bénédiction duPrêtre a été donnée avec les cérémonies ordi-naires. Eau bénite. Pain bénit. Cierge bénit.Chandelle bénite. Les Drapeaux ont été bénits.
Béni , Bénie, autre participe, qui a touteslea autres significations de son verbe. L’Angedit à la Sie.-Vierge , Vous êtes bénie entretoutes les femmes. Les armes bénies de Dieu sont toujours heureuses. Unpcuplcbéni de Dieu.
BÉNITIER, subst. masc. Vase à mettre del’eau bénite. Bénitier de marbre. Bénitier d'ar-gent.
BENJAMIN.s.m. (Onprononc&Pe'njamin.)Le fils qu’un père et une mère aiment plus queleurs autres enfans. Cet enfant est leur Ben-ja.tiin.
BENJOIN, subst. masc. Substance résineuse.Comme aromatique qui découle d’un arbre,et qu’on en recueille avec soin pour diversusages. Du benjoin et du storax. Il entre diibenjoin dans celte composition.
BENOITE, s. fém. Plante qu’on croit ainsinommée à cause de ses vertus ; elle croît com-munément le long des haies , dans les lieuxnombres et incultes. ;
BE Q f
BÉQUILLARD. s. m. Vieillard assez courbe'et cassé pour avoir besoin d’une béquille. Voyezvenir ce béguillard. Il est du style familier etcomique.
BÉQUILLE, s. f. Sorte de bâton , qui a parle bout den haut une petite Irai erse, sur la-quelle les vieillards ou les gens infirmes s’ap-puient pour marcher. Il ne marche plus qu'avecune béquille , qu'avec des .béquilles.
BEQUILLER. v. act. Terme de Jardinage.Fane un petit labour dans une planche ouune caisse. ;
Béquuxer. Aller avec une béquille, Il corn-nience à béquillcr.
BÉQUILLON. s. m. Terme r de Fleuriste.Pelite feuille qui finit en poiute,
BER
BERBERIS. Voÿes Épine-vinette.
BERCAIL, s. m. Bergerie, le lieu où I ontienne un troupeau de moutons ou de brebis.
S*’ 1 dit figurément, Ramener au bercail une. ** ls ®9 ar ee, pour dire, Ramener un Héré-
U(f BERCp le gir ° n dü J,i ^ se *
^ x ' • s. m. petit oiseau qui vit dans lesbois. 1
BERCE, s.f. Pi aTV „ . . t „
_ lame tres-commune, et dontatome I .
BER
il y a plusieurs espèces. On ordonne ses semencesdans les affections vaporeuses.
BERCEAU, s. masc. Sorte de petit lit oùl’on couche les enfans à la mamelle, et qui estporté sur deux pieds arrondis en forme de crois-sant, de manière qu’ou peut le balancer aisé-ment. Berceau d'osier. Berceau de menuiserie.Mettre un enfant dans son berceau. Un enfantqui est encore au berceau. On dit, Dès le ber-ceau, pour dire, Dès l’enfance.
On le dit aussi au figuré, en parlant Deslieux où une chose a commencé. Florence a étéle berceau de la Peinture moderne. La Saxe aété le berceau du Luthéranisme.
Il se dit aussi Des commencemens d’un éta-blissement. Cet établissement est encore au ber-ceau , à son berceau.
On dit proverbialement cl figurément d’Unmal auquel il faut remédier dès sa naissance,Il faut étouffer le monstre au berceau.
Berceau, se dit aussi De l’assemblage deplusieurs perches, les unes droites, les autresdisposées en voûte dans un jardin, liées en-semble, et couvertes de jasmin, de chèvre-feuille, etc. Berceau de jasmin. Berceau dechèvre-feuille. Prendre le frais sous un berceau.
En termes d'Architecture, on appelle Ber-ceau , Une voûte en plein cintre. Le berceaud'une cave.
BERCER, v. a. Remuer le berceau ;d’unenfant pour l’endormir. Bercer un enfant.
ïl signifie figurcm. et familierem., Amuserd’espérances fausses ou éloignées. Il y a long-temps que vous me bercez de cela. On dit aussifigurément, J'ai été bercéde cela,de ces contes-là , pour dire, J’en ai oui parler mille fois.
On dit aussi figurém. et familièrem., d’Unhomme toujours inquiet et agité, que LcDiablele berce.
Bercé, ée. participe.
BERCHE. subst. f. Tfirme de Marine. Pelitepièce de canon de fonte verte.
BERGAME . s. f. Sorte de tapisserie fortcommune ci de peu de valeur, nommée ainsi,à causede la Ville de Bergame , d’où sontvenuesles premières tapisseries de cette sorte. Il n’y adans sa chambre qu'une simple tapisserie deBergame. Il n’y a que de la Bergame , qu'uneBergame .
BERGAMOTE, s. f. Espece de poiiè fon-dante d’un très-bon goût. Bergamote d’Etè.Bergamote d’Hiver.
Bergamote, est aussi Une espèce d’orangequi a une fort bonne odeur, et dont on tireune essence agréable.
BERGE, s. f. Bord relevé ou escarpé d’unerivière, d’un chemin, d’un fossé. Les berges decette rivière sont très-élevêcs.
Berge, est aussi Une espèce de chaloupeétroite, dont on se sert sur quelques rivières.
BERGER , ÈRE. s. Celui ou celle qui gardeles brebis. La houlette du Berger . Le chien duBerger. La mort égale les Rois et les Bergers.Un jeune Berger . Une jeune Bergère.
On appelle communément La Planète deVénus , L'étoile du Berger.
BER ï3 7
En Poésie Pastorale, Berger et Bergère , sedisent figurément pour Amant et Amante. UnBerger fidèle. Une Bergère inconstante. Etc’est dans cette acception qu’on appelle figurém.L'heure du Berger, Le moment favorable auxAmans. .
BERGÈRE. s. f. Espèce de fauteuil com-mode.
BERGERETTE. s. f. Sorte de vin mixtiounéavec du miel. '
BERGERIE, s. f. Le lieu ou 1 on enfermeles brebis. Le loup est entré dans la bergerie.
On dit figurément, qu’Ou a enfermé le loupdans la bergerie , Lorsqu’on a laissé fermer uneplaie avant que d’en avoir fuit sortir tout cequi pouvoit être nuisible. Il ne faut pas laisserfermer cette plaie sitôt , ce seroit enfermer, leloup dans la bergerie.
Bergeries , au pluriel, se dit De certainsouvrages eu prose ou en vers, qui traitent de*amours des Bergers. Les Bergeries de Racan .
BERGERONNETTE, s. f. Petite Bergère,jeune Bergère. Il est vieux.
BERGERONNETTE, s. f. Petit oiseau noiret blanc, qui fréquente les rivières.
BERLE. s. f. Plante ombcllifére. Elle croitdans les lieux aquatiques et sur le bord desruisseaux. Il yen a de plusieurs espèces, et uneentre autres dont le suc est mortel.
BERLINE, s. f. Sorte de carrosse suspenduentre deux brancards. Faire faire une berline.Acheter une berline. Une berline à quatre , Acioc chevaux. Aller dans une berline. Les ber-lines sont d’ordinaire mems versantes que lesautres carrosses.
BERLINGOT, s. m. Berline coupée.
BERLINGUE. Terme d'un jeu des enfans.Berlingue , fiqucttc.
BERLUE, s. f. Sorte d’éblouissement pas-sager. Il n’est que du style familier, ,et ne se ditqu’en cette phrase, Avoir la berlue. Il voit lesobjets autrement qu'ils ne sont, il a la berlue.
On dit figurément et familièrement, Avoirla beilue, pour dire, Juger mal d’une chose,en juger de travers. Il faut avoir la berlue pourjuger comme vous faites. Vous ne voyez pasqu’on vous joue , il faut que vous ayez la berlue.
BERME. s. f. Terme de Fortification. Che-min de quatre pieds de large entre le pied durempart et le fossé.
BERMUDIENNE. s. f. Plante qui tire sonnom des îles Bermudes d’où elle a été apportée.Sa fleur est belle et faite en lis.
BERNABLE, adj. des a g. Qui mérite d’êtreberné et moqué.
BERNACLE, s. f. Coquillage Honl la co-quille est composée de cinq pièces. Jwes bernaclessont adhérentes aux rochers et aux vaisseaux.On croyoit autrefois qu’il sortoit de ce coquil-lage une espèce de canard.
BERNE , s. f. Espèce de jeu, où quatre per-sonnes, tenant les quatre bouts d’une couver-ture, mettent quelqu’un au milieu, et le fontsauter en l’air. Cela mérité la berne, fl est dîgn ede la berne.
BERNEMENT. ». ra. Action de berner. Ka-
iB