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Tome premier. A - K.
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uîère dont on Berne quelqu'un. Le bernementde Sancho-Pansa,

BERCER, v. act. Faire sauter quelqu’un enl’air par le mouvement dune couverture surlaquelle on l’a mis. 71s le mirent sur une cou-verture et ie bernèrent.

Tl signifie figurera., Tourner en ridicule. Ila été berne en bonne compagnie. Si je disoiscela, je me ferois berner.

Berné , £e. participe.

BERNEUR. s. m. Celui qui terne. Je necra ns ni la berne , ni les berneurs.

EE R N1ESQUE, et plus communément BER-NESQUE. adj. Il se dit d’Un styD approchantdu Burlesqu », mais plus soigné. Berni , PoèteItalien, fut Vinvenieur duBcrnicsque.Le g&ireLernesqüe.

BERNIQUE. Expression adv. pour signifierque, Croyant tenir quelque chose, on ne lientlien. Vous comptes sur lui? Beriiûjue. Tl estpopulaire et Ladin .

BERNIQUET. s. m. Tenue populaire, quiidest guère d’usage qu’en ces phrases, Être aulemicjuet, mettre au berniquet , pour dire,Etre à la Besace, mettre à la Besace.

BÉRYL, s. m. Pierre précieuse , verdâtre ettransparente. Le Béryl éloit une des pierres duj ectoral du Grand-Prêtre chez les Juifs. Ou le

I o.nine aujouid hui Aigue-mm ine,

li E S

BESACE, s. f. Espèce de sac ouvert par le) liîicu , et formé pu les deux bouts, en so-^qu’il forme deux poches. Les Religieux men-dians portent la besace, M ettre dans unebesace

II s'en est retourné la besace vide.

Ou dit fiiurém., quXBi homme est à lu be-sace, qu’il est réduit ù la besace, pour dire,qu’il est ruiné;

Et proverbial, et fignvem., d’Un homme quia un grand attachement à quelque chose, qu’ilen est jalouv comme un gueux de sa besace. m

BESÀC1ER. s. m. Qui porte une Besace. Onle dit quelquefois par mépris De certains Moines.Il est familier.

ÜLSAIGRE. adj. des 2 g. Il se dit Du vijqui aigrit, parce qu’il est au Bas.

BESAIGUÊ. s. f. Instrument de Charpen-terie tout de fer, taillant par les deux bouts,mais plus large par l’un que par l'antre, pourt--(illcr et dégrossir du Bois de charpente. Dres-ser une pièce de bois avec la besaiguë.

BESAjNT. s. m. Ancienne monnoic de l Em-pire de Constantinople . Lésant d’or. Lésanta argent. On paya tant de besans pour la ran-çon de ce Prince. *

R ES As t , eu tenues de Blason, est une piècet, or ou d argent., 11 pc? te à’azur à trois besansd’or, deux et un.

BESET. s. in. Terme dont on se sert au Tric-trac, et qui se dit, lorsque du même coup dedé un joueur amène deux as. J'ai amené beset.

BES1. s. m. Mut originairement Celtique.Nom générique qu’ou donne à plusieurs espècesde poires, en y ajoutant le nom du pays d’oùou les a tirées. Ainsi on dît, Ben dllcri , Des.

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de I.amctte, Uesi Chaumontel , ou Chace-montel.

BESICLES , s. f. pl. Sortes de lunettes quis'attachent à la tête, Mettre ses besicles.

On dit Ggurém. et familièrem. à un homme,Qu'il prenne ses besicles , quill n'a pas bienmis ses besicles, pour dire, Qu’il prenne mieuxgarde à la chose dont il s’agit, qu’il ne l’a pasassez Bien considérée.

BESOGNE, s. f. Terme du style familier.Travail, ouvrage, l’action par laquelle on faitune oeuvre. Un artisan attentif à sa besogne.iNetiie la main àlabesogne. Aller à sa besogne.Être à sa besogne. Une longue besogne. Fairesa besogne. Quitter sa besogne. S’attacher,être assidu à sa besogne. DI ettre quelqu'un enbesogne. Ce que vous lui donnez à faire est uneforte besogne. On dit, Faire de la bonne be-sogne, de bonne besogne, pour dire. Travaillerutilement.

ïl signifie aussi, L’effet du travail, l’ouvragemême q.ii résulte du travail. Bonne besogne.Unehesogrie délicate. Besogne grossière. Unebesogne commencée. Une besogne achevée. Unebesogne bien faite. Faire voir sa besogne. Fairevoir de la besogne faite. Gdter de la besogne.Il fait plus de besogne que quatre.

On dit, Besogne de commande, d’Un travailcommandé, qui doit être exécuté au gré de ce-lui qui le commande. Il se dit quelquefois paropposition à Besogne d'affection, que l’on faitcomme on l’entend. La besogne d'affectionréussit mieux que celle de commande. VoyezCommande.

Ondit, ^prc à labesoq?te,mou àlabesogne,en parlant Du degrc d’activité ou de noncha-lance qu’on y met.

On dit provcrBialcm. Selon Vargent la be-sogne, pour dire, que Les ouvriers travaillentselon qu’ils sont payés ; Faire plus de bruit quede besogne , pour dire, Avoir plus de parolesque d’effet; Donner bien de la besogne à quel-qu'un, lui tailler de la besogne, pour dire, Luidonner de la peine, de l’exercice et de l’em-barras; Aimer besogne faite, pour dire, N’ai-mer pas à travailler; et, S’endormir sur la be-sogne , pour dire, Travailler nonchalamment.

Et ironiquement, enparlaut à Un homme quia gâté une affaire dont il s’est mêlé, on lui dit,Vous avez fuit une belle besogne.

En parlant d Un homme qui ne s’appliquequ’aux choses de sa vocation, de sa profession,on dit, que C'est un homme qui ne songe qu'àfaire sa besogne, qu'à sa besogne.

Et en parlant d’Ün homme qui agit précini-tamment.sans mettre aux choses le temps suffi-sant, on dit, Aller vite en besogne; vous allezbien vite en besogne.

BESOGNER, v. u. Faire une Besogne, fairede la Besogne. Nous avons bien besogné. Il estfamilier, et il vieillit.

BESOIN, s. m. Manque de quelque clios ;qui est necessaire. Grand besoin. Extrême be-soin. Avoir besoin de quelque chose. N'avoirbesoin de rien. On lui a donné de l'argent, ilen flvoil bien besoin. Ou connaît les amis au

BET

besoin. Cela sevvira au besoin, eu un besoin.Chacun sait ses besoins. Pour subvenir à sesbesoins. Confer, exposer d quelqu'un ses be-soins. Cet édifice a besoin d’une poutre neuve.

On dit d’Un homme, d'une chose, 11, ellelui a manqué au besoin.

Il signifie aussi, Indigence, nécessité. Il estdans le besoin , dans un pressant besoin. Il Vaassisté dans le besoin, dans son besoin.

Besoin , signifie aussi Nécessité naturelle.Il est sorti pour un besoin. Il lui a pris unbesoin.

On dit, Le blé est Vun des premiers besoins ,est une denrée de premier besoin.

On dit, Tju’est-il besoin de ? Qu’est-il besoinque? pour dire, Qu’est-il nécessaire de? Qu’est-il nécessaire que? Mais hors de l’intcrro utfion,il ne sc dit guère qu’avec la négttiye. Il n'estpas besoin de..,. Il n’est pas besoin que...,

Et on dit, A voir besoin, non-seulement dansla signification d’Avoir faute, comme clansquelques exemples de l’article précédent, maisaussi dans li signification d 'Avoir affaire;comme, Je ne puis vous prêter ce que vous medemandez , j'en ai besoin.

On dit aussi, J'ai besoin d’aller en tel en-droit, pour dire, Il faut que j’y aille, je suisobligé d’y aller.

On dit,qu’ï7ue chose fait besoin, pour dire,qu’Elle manque.

BESSON, ONNE. adject. Jumeau , l'un desdeux enfans d'une même couche. 11 est vieux.

BESTIAIRE. s. masc. Les Bestiaires étoient.chez l:s Romains, des hommes destiués à com-battre dans le Cirque contre les bêtes féroces.

BESTIAL, ALE. adj. Qui tient de la bête,qui appartient à la bète. Fureur bestiale.

BESTIALEMENT, adverbe. En vraie Bête.Vivre bestialement.

BESTIALITÉ , s. f. Le péché qui se commetavec une Bête. Le crime de bestialité.

BESTlASSE. s. f. Pécore, dépourvu d’es-prit. C’est une beitiasse. 11 est injurieux et po-pulaire, quand il n’est pas de plaisanterie.

BESTIAUX, s. masc. pl. Il signifie la mêmechose que Bétail. Il a beaucoup de bestiaux. Ilest riche en bestiaux.

BESTIOLE, subst. f. Diminutif. Petite fiéte.Une petite bestiole.

U sc dit figurém. et familièrem. Des jeunespersonnes qui ont peu d’esprit. Cet enfant-làn’est qu'une petite bestiole. Cette fille fait lacapable, et ce n’est qu’une bestiole , une pauvrebestiole.

BET

BÊTA. s. m. Terme familier. U se dit Dequelqu’un qui est très-Bêle. C’est un gros bêta.

BÉTAIL, s. m. Troupeau de bêtes à quatrepieds, qu’on mène paitre ; comnic \aehes, bre-bis, bœufs, chèvres. U ne se dit guère que deres sortes d’animaux. Garder le bétail. Nourrirle bétail. Gros bétail. Menu bétail. U a j. crdutout son bétail.

B ÉTÉ. s. f. Animal irraisonnablc. Bêle «quatre pieds. Bcte brute. Bête sauvage. Bêle fa-