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Tome premier. A - K.
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BON

encore de bonne heure , pour dire, À temps, apropos. Vous venez à la bonne heure. On ditQu$si, Â la boiûie heure, pour marquer mr es-pace d’approbation de quelque chose. On le ditaussi pour exprimer l'indifférence. Il vie me-nace ! à la bonne heure , Passe, je m’eu inquiotepeu.

On dit, Bon visage d'IIÔle, en parlant d’Unhomme qui fait bien les honneurs de ehcV lui ;Faire bon visage à quelqu’un , lui faire bonaccueil, lui faire bonne mine, pour dire, X^uifaire un accueil agréable, le recevoir civilement;Faire quelque chose, donner quelque chose debonne grâce, pour dire, D’une manière gra-cieuse et honnête; et, Avoir bonne grâce d fairequelque chose , pour dire, S’en bien acquitter..Il danse de bonne grâce. On dit aussi d’Unliommc qui dit ou qui fait quelque chose demal à propos , et qu’il ne devroit pas faire ,qu’il n’a pas bonne grâce d’en user de la sorte.

Cn dit qa’Une chose fait bonne bouche ,pour dire, qu’Elle laisse un goût agréable à labouche; et figurément, Garder une chose pourlu bonne bouche , pour dire, La réserver pourla dernière comme la plus agréable ; et d Unhomme qui, après avoir lait plusieurs pièces àquelqu’un, lui en fait une dernière plus san-glante que les autres, on dit qulï la lui gar-çloit pour la bonne bouche. •

Cn dit, Rester sur la bonne bouche , pour,S’arrêter après quelqua chose d’agréab\e, sansrisquer le retour. Il a gagné cent louis au jeu ,a il s’est retiré, afin de rester sur la bonnebouche.■

Bonne, est aussi employé sans aucun subs-tantif précédent dans les phrases suivantes : Labailler bonne à quelqu’un , pour dire, Lui fairequelque pièce; et, La lui garder bonne , poufdire, Conserver du ressentiment avec desseinde se venger dans l’occasion. Ces phrases sontdu style familier.

On dit, Jouer bon jeu , bon argent , pourdire, Jouer sérieusement, et avec obligation dopayer; et figurémeut, Y aller bon jeu, bonargent, pour dire, En user sans ménagement,comme deux personnes qui se battent, qui plai-dent, qui disputent. Ils y vont bon jeu, bon'argent. Recevoir de l’argent « compte, pourdire, A déduire sur ce qui est dû. Et, À toutbon compte^revenir, pour dire, Sans préjudicedes erreurs de calcul. On dit aussi, (pi Un/tomme est un homme de bon compte ; pourdire, qu II est fidèle dans les comptes qu’il rend ;et, Rendre bon compte de sa conduite, pourdire, Faire connoîlre qu’on a tenu une con-duite à laquelle il n’y a rien a reprendre.

On dit, Donner de bonnes enseignes de quel-que chose , pour dire, L'indiquer par des mar-ques faciles à reconnoître. Et adverbialement,■A bonnes enseignes , pour dire, Avec une con-noîssa nce suffisante de ce qui est à faire, avecsûreté. IJ , I( . veut p a y Cr q U \\ bonnes enseignes.Je n y veux aller qu'à bonnes enseignes.

On dit qu’t/n cheval galope sur le bon pied,pour dire , qu En galopant il lève le pied droitle premier. Et figurémem ou dit, Mettre quel-Tome î.

BON

. quffin sur le boiï pied , pour dite, Le réduite àfaire ce qu’il doit, à faire ce qu’on exige. Il fai-soit le suffisant, mais je l’ai mis sur le bon pied.Et on dit aussi d’Un homme qui a de la répu-tation, du crédit, qu’il est sur un bon pied dansle monde .

On dit proverbialement, Après bon vin , boncheval j pour dire, que Quand on a un peu bu,on fait aller son cheval meilleur train.

On dit familièrement cn parlant de vin, Ti-rer du bon,donner du bon ; et proverbialement,Oui bon l’achète , bon le boit. Et cela ne se ditpas seulement du vin, mais figurém. de touteautre marchandise, pour dire, qu’il n’y fautpas plaindre l’argent, et que quand on L’achètebonne, on s’en trouve bien.

On dit aussi proverbialem. et figurém. A bonvin il ne faut point d’enseigne. Et il se dit gé-néralement, pour marquer qu’Uuc chose quiest bonne n’a pas besoin d’être annoncée paraffiche.

On dit aussi proverbialement, A bon chatbon rat, pour dire, Bien attaque, bien défendu;et, A bon entendeur salut , Quand on veut faireentendre quelque chose à quelqu’un, en nes’expliquant qu a A mi. Untel a dit telle et tellechose, à bon entendeur saint.

Bon, se prend quelquefois substantivement,et signifie, Bonne qualité, ce qu’il y a de bondans la personne ou dans la chose dont il s’agit.C’est un homme qui a du bon et du mauvais.Un jils qui n’a pris de son père que 1e bon. Lapièce dont vous parlez a des défauts , mais il nelaisse pas d’y avoir du bon. Faire un extraitd’un Livre , et eu tirer tout le bon, en prendretout le bon.

Il signifie aussi Ce qu’il y a d’avantageux,d’important, de principal en quelque chose.Le bon de l'affaire est que.... On dit, Le bonde l’histoire , le bon du conte, pour dire , Cequ'il y a de plaisant dans le récit qu’on faitd’un conte, d’une historiette.

On dit que Des gens d'affaires ont eu dubondans un parti, dans un traité, pour dire,qu’ils y ont trouvé du gain, du profit. Et enparlant d’une aflàire d’argent, d’une entrepriselucrative, on appelle Le revenant bon, Ce quien revient de profit. Ils ont eu tant de reve-nant bon dans ce traité , dans cette affaire. Onappelle aussi Deniers revenons bons, Un sommequi reste d’un fonds qu’on avait destiné pourquelque dépense.

BON. s. m. La garantie, l’assurance par écritd’une chose promise. Le bon du Roi, pour,Son agrément; Le bon d’un Ministre , pour,Son consentement par écrit; Le bon d’un Ban-quier, pour, Son acceptation; Un bon de Fer-mier Général , pour, Ea promesse signée d’uneplace Üe Fermier Général .

On dit d’Un homme facile jusqu’à l’excès,qui ne refuse son consentement à rien, qu’Kmet son bon « tout. On dit aussi d'Un hommequi domine dans une société d’affaires, On nepeut se passer de son bon sur rien.

Bon , est aussi une espèce d’adverbe dont onse sert pouç marquer qu’On approuve la chose

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dont il s’agit. Vous avez fait telfe démarche ?bon . •

Il se dit aussi par une espèce d’inlerjcclioiide surprise , ou en plaisanterie, et pour mar-quer quon ne fait nul cas de la chose dont, ils agit. Vous dites qu’il s’est juché contre moi?bon !

On dît, Tout de bon? pour dire, Sérieuse-ment. Parlez-vous tout de bon ?

BONNE, s. f. Femme changée de veiller surun enfant, de l’amuser. Une bonne d’enfant.Allez , petit, rejoindre voire Bonne.

On dit, Des contes de Bonne• et, Il fautconter cela à quelque Bonne, pour dire, Aquelque femmelette.

Bonne aventure. Aventure heureuse. Il luiest arrivé une assez bonne aventure. Il se dit sur-tout Des vaines prodictions de l’avenir, et par-ticulièrement des prédictions qu’on fait surl’inspection de la main. Ne faire dire sa bonneaventure. Une diseuse de bonne aventure.

Bonne fortune. Ce qui arrive d’avantageuxet d’inattendu. Il lui est arnVé une bonne for-tune depuis peu. Dans le discours familier, onappelleDcmucs fortunes, Les faveurs des femmes.il a eu plusieurs bonnes fortunes. C'est unhomme à bonnes fortunes.

Bonne grâce, outre la signification qui aété marquée ci-dessus, se dit Des lés d étoffequ’on attache vers le chevet et vers les piedsd’un Ut, pour accompagner les grands rideaux.Les bonnes grâces d'un Ut.

Bonne vogue. Terme pris de l’Italien , etqui se prononce comme oiîle. Il se dit De celuiqui se loue pour ramer sur une galère, et qu’onappelle communément Marinier de rame. Il ya dix bonnes voglics sur cette galère.

Il s’emploie adverbialem. dans cctle phrase,De bonne voglie, qui signifie, De bonne vo-lonté. Faire quelque chose de bonne voglie.

BOCAGE, s. f.Calme, tranquillité. Il no sedit guère qu’en parlant De l'état où est la merquand elle est calme. Un temps de bonace. Enbonace. Être en bonace. La bonace retarde lesvaisseaux sur la mer.

BONASSE, adj. des 2 genres. Simple et sansaucune malice. Il ne se dit guère que d’Unepersonne de peu d’esprit. Il est bonasse, toutbonasse.

BONBÀNC. s. m. Pierre blanche des car-rières de Paris, propre à dos ornçmens, à faire,des colonnes, etc.

BONBON, s. m. Terme de Confiseur. Pètes,friandises, U y en a de beaucoup d’espèces. Untel vend toutes sortes de bonbons . Ce bonbonest excellent ppup le rhume.

On promet du bonbon aux enfans, et ce motsemble tiré de leur langage. Ne pleurez pas ,■nous aures du bonbon.

BONBONNIÈRE, s. f. Boîte à bonbons.

BON-CHRÉTIEN, s. masc. Sorte de grossepoire. Bon-chrétien d'été, Bon-chrétien d’hiver.

BOND. s. m. Le saut, le rejaillissement quefait un ballon, une balle, ou autre chose sem-blable, lorsqu étant tombée à terre elle se re-lève plus ou moins liant. La balle n’a point fait20