BRA
BRASIER, s. masc. Feu de charbons ardens.Brasier ardent. Grand brasier.
Brasier , se dit aussi d’Une espèce de grandbassin de métal où l’on met de la braise pouréchauffer une chambre. Un brasier d'argent,de cuivre, de. fonte.
On dit figurément d’Un homme qui a unefièvre ardente, que C'est un brasier que soncorps.
BRAS 1 LLER. r. a. Faire griller un peu detemps sur de la braise. Il n est guère d usagequ’en cette phrase, Faire brasiller des pêches,dans laquelle il est employé au neutre.
BrAsileé, ée, participe. Des pêches bra-silices.
BRÀSQUE. s. fém. Mélange d’argile et decharbon pilé, dont on enduit l’intérieur desfourneaux de fonderies.
BRASSAGE, subst. m. Droit du Maître desMonnoies pour les frais de la fabrication.
BRASSARD, s. masc. I.a p -.tie de l’armurequi couvre le bras d’un Gendarme. Il étoiiarmé de toutes pièces, de cuirasse, brassards,cuissards, etc.
On appelle aussi Brassard, Une espèce degarniture de cuir, ou de cylindre de bois, donton se couvre le bras pour jouer au ballon.
BRASSE, s. fém. Mesure de la longueur desdeux bras étendus, qui est ordinairement de•ix pieds. jBrusse de corde. F ingt brasses decorde.
À la mer, quand on jette la sonde pour con-no'tre la profondeur de IVau, on dit, ya tant de brasses d’eau, pour dire, qu’il y atant He profondeur.
On appelle Pain de brasse , Un fort grandpain de vingt ou vingt-cinq livres.
BRASSÉE, s. f. Autaut qu’on peut contenirentre ses bras. Grande brassée. Brassée de foin ,de bois, de paille. Emporter à brassées. Empor-ter une brassée , une bonne brassée.
BRASSER, v. act. Remuer avec les bras, àforce de bras plusieurs choses , pour fairequelles s’incorporent ensemble. Il faut bienbrasser tout cela. Brasser de l’or et de Vargentfondus dans le creuset.
On dit, Brasser de la bière, du cidre, pourdire, Faire de la bière, du cidre.
Brasser, signifie figurera. Pratiquer, tramer,négocier secrètement; et il ne se dit qu’en mau-vaise part. Brasser une trahison. Brasser quel-que chose contre l'Etat.
Brassé , ee. participe.
BRASSERIE, s. f. Le lieu où l’on brasse dela bière. Il y a tant de brasseries dans cetteville.
BRASSEUR, EUSE. s. Celui ou celle quibrasse de la bière, et qui en vend en gros.
BRASSïAGE. s. m. Ternie de Marine. Me-surage à la brasse.
BRASSIÈRES . S. f. plur. Espèce de petitecamisole qui sevt ^ ten ; r j c cor p S en état. Bras -sièies de basin , de futaine , de serge. Illettré desbrassières. Coucher avec des brassières.
On^ dit figurément, que Quelqu’un est enbrassières, qu on le tient,qu'on le met en bras-
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sières , pour dire, qu’il est dans un état de con-trainte, qu’il n’a pas la liberté de faire ce qu’il
voudroit.
BRASSIN. s. m. Vaisseau, cuve où les Bras-seurs font la bière. On appelle aussi Brassin,La quantité de bière contenue dans la cuve.
BRAVACHE, s. m. Faux brave, fanfaron.Ce n'est qu'un bravache. Il est familier.
BRAVADE, s. f. Action, parole, manièrepar laquelle on brave quelqu’un. Il lui a faitune bravade. Il pensoit m'étonner pur scs bra-vades.
BRAVE, adj. des'2 genres. Vaillant, qui abeaucoup de valeur, beaucoup de courage.Brave Soldat. Brave Capitaine. Il est brave,brave comme son épée, comme l’épée qu'ilporte. Il n'est brave qu’en paroles. O11 dit iro-niquement d’Un fanfaron, qu’il est brave jus-qu’au dégainer.
Brave, se prend aussi quelquefois dans lestyle familier pour Honnête. C’est un bravehomme. Vous êtes un‘brave homme d’être venuici. C’est une brave femme.
Il signifie encore Vêtu, paré de ses plusbeaux habits.
On dit familièrem. Vous voilà bien brave.Tl s'est fait brave pour aller à la noce. Bravecomme une noce, comme un jour de Pâques .Ces deux expressions sont proverbiales et fami-lières. On dit aussi dans le même sens, Bravecomme un lapin.
Brave, se dit souvent au substantif, dansle sens ch»Vaillent, courageux. Tous nos bravesse signalèrent en cette occasion. C’est un fu.uxbrave. Il fait le brave , et ne l’est pas.
On le dit aussi au substantif, dans un sensodieux./! a toujours des braves à sa suite,pourdire, Des gens déterminés à tout faire.
BRAVEMEjNT. adv. D’uue manière brave,vaillamment. Il monta bravement à Passant.
Quelquefois il signifie Habilement, adroite-ment Il joua bravement son personnage. Ils'est acquitté bravement de sa commission. Ils’est bravement tire de cet embarras. Il est dustyle familier.
BRAVER, v. act. Morguer, regarder avecmépris, avec hauteur, traiter de haut enbas.ill'alla braver jusque chez lui. Est-ce pour mebraver , ce que vous en faites?
On dit à peu pies dans le meme sens, Bra-ver les dangers , braver la mort , pour dire.Affronter les dangers, affronter la mort, s’yexposer sans crainte.
Bravé , ée. participe.
BRAVERIE. s. f. Magnificence en habits.Les enfans aiment la braverie. Il est du stylefamilier, et il vieillit
BRAVO. Terme emprunté de l’Italien, donton se sert daus la Langue françoise pour ap-plaudir.
BRAVOURE, s. f. Valeur éclatante. Je saisqu'il a de la bravoure. Il a fait paraître sabravoure en mille occasions.
Il signifie quelquefois Les actions de valeur.En ce sens il n’est d’usage qu’au pluriel. Il ra-conte ses bravoures à tout moment
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En termes de Musique, il se dit au sens dece qui est d’une exécution difficile. Air de bra-voure. Il est emprunté de l’Italien Bravura.
BRAYER. s. in. Bandage pour ceux qui sontsujets aux descentes de boyau. Porter unbrayer. Un faiseur de brayers.
BRAYER. v. a. Enduire de brai un vais-seau.
Braye, ée. participe.
BRAYETTE. s. f. La fonte de devant d’unhaut-de-chausse, Fermer sa brayette. Bouton-ner sa brayette.
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BRÉANT. s. In. Petit oiseau.
BREBIS , s. f. Quadrupède portant laine, etqui est la femelle du Beiier. Brebis Manche.Brebis noire. Lait de brebis. Toison de brebw.Troupeau de brebis. Mener paitre les brebis.Brebis galeuse.
Proverbialement et figurément, en parlantd’Une personne qu’on craint qui ne corrompeles autres par sou mauvais exemple, on dit,que C'est une brebis galeuse qu’il faut séparerdu troupeau.
On dit proverbialement et figurément, Faireun repas de brebis, pour dire, Manger sansboire; et, Brebis qui bêle perd sa foulée, pourdire, que Quand 011 parle beaucoup, on perdle temps d’agir. Et cela se dit particulièrementDe ceux qui parlent tant à table,qu’ils perdentle temps de manger.
On dit aussi proverbialement et figurément,A brebis tondue Dieu mesure lèvent, poia-dire, que Dieu proportionne à nos forces lesafflictions, les peines qu’il nous envoie ; Faites-vous brebis , le loup vous mangera , ou, Qui sefait brebis, le loup le mange , pour dire, qu’ilest quelquefois dangereux d’avoir trop de dou-ceur, trop de bonté; et, A brebis comptées , leloup les mange, pour dire, que Quelque soinque l’on prenne de bien garder ce qu’on a, etd’en savoir le compte, on ne laisse pas quelque-fois d’élre volé.
Brebis, dans le langage de f Écriture, signifieUn Chrétien, en tant qu’il est sous la conduitede son Pasteur. Le bon Pasteur donne son âmepour ses brebis. Le bon Pasteur va chcjcher labrebis égarée pour la ramener au troupeau.
BRÈCHE, s. f. Ruine, ouverture faite parforce ou autrement à ce qui sert de clôture,comme une muraille, un rempart, une haie.Grande brèche. La brèche est praticable, on ypeut aller à l’assaut. Faire une brèche. Refaire,reparer une brèche. La batterie , ïe canon avoitfait brèche à la muraille. Monter à la hcche.Planter un drapeau sur la brèche. Mourir surla brèche. Entier par la brèche dans une villeconquise. La garnison sortit par la brèche.Ceux qui ont vole les fruits de ce jardin, y sontentrés par une brèche.
Battre en brèche , C'est battre une muraille,un rempart d’assez près, avec du canon, poury faire brèche.
Brèche, se dit aussi de plusieurs autreschoses. Faire une brèche à un couUuu. Fcii'e22 ,