COT
vient sur de certains fruits, et même sur lesboulons de la rose et de quelques plantes.
On appelle aussi Coton , Certaine bourrequi enveloppe le bourgeon de la vigne et dequelques autres arbres.
Il se dit figureraient et poétiquement Du poilfollet qui vient aux joues et au menton desjeunes gens. Son menton commençât a se cou-vrir du premier coton.
On dit, qn’Une étoffe jette S07i coton, ducoton, pour ditv, quElle jetle une espèce debourre , de duvet, qui ressemble à du coton.
On dit figureraient et proverbialement, d’Ut;homme dont la réputation ou les affaires sontruinées, qu’il jette un vilain coton . Et ironi-quement, H jette là un beau coton.
COTONNIER, v. n. Il se joint toujours avecle pronom personnel, et se dit Des choses quicommencent à se couvrir d'un certain petitcoton ou duvet. Ses joues commencent à se co-tonner. Il est peu usité en ce sens.
1] se dit encore plus particulièrement Desétoffes sur lesquelles s’élève certaine bourre.Le drap d'Espagne se cqtonne. Cette toile s’estcotonnée.
On dit aussi, que Les artichauts , les raves ,quelques fruits, comme les pommes, se co-tonnent , pour dire, que Leur substance de-vient mollasse et spongieuse comme du colon.
Cotonné, ée. participe. 11 n’est guère d’usageque dans cette phrase, Cheveux colonnes, pourdire, Très-courts et trcs-friscs, comme ceuxdes Nègres.
COTONNEUX, ETJSE. adj. Qui est devenumollasse et comme spongieux. Il se dit princi-palement Des raves, des artichauts, des pommes,et autres fruits. Raves cotonneuses. Pommes co-tonneuses. Pèches cotonneuses. Poires coton-neuses.
COTONNIER, s. m. Arbuste qui porte lecoton. Il y a beaucoup de cotonnievs auxIndes.
COTONNÏNE. s. f. Sorte de toile faite degros coton, de laquelle on fait des voiles pourles galères. Voile de cotonnine.
COTOYER, v. a. Aller cote à côte de quel-qu’un. Il me côtoyoit. Ne souffrez pas qu'ilvous côtoie à la procession. Un vassal ne doitpas côtoyer son 5eiq?ieur.
Il signifie aussi, Aller tout le long de. Ilfaut côtoyer toujours la forêt. Côtoyer la ri-vière. L'armée des ennemis côtoyoit la nôtre.Leurs galères côtoyaient un tel pays, côtoyoientles terres. Ils n'osèrent prendre le lare fe, et nefirent que côtoyer.
COTRET. s. m. Petit faisceau court, com-posé de morceaux de bois de médiocre grosseur,et lié par les deux bouts. Cotrct de bois rond.Cofret de bois de hêtre. Cotrct de chêneau, dek°is blanc. Cotrct relié. Une charge de cotrets.V» cent, un millier de cotrets.Bdton de cofret.
O» dit, Châtrer des cotrets, pour dire, En°ter quelques bâtons.
On dit familièrement, qu’t/n homme est s'ec.C ° mme un cotrct, pour due, qu’il est fortln5, gps et décharné.
COU
On appelle figureraient et populairement,Des coups de bâton, De Vhuile de cotret.
COTTE, s. f. Jupe. La partie de l’habille-ment des femmes, qui est plissée par le haut,et qui va depuis la ceinture jusqu’à terre. Ilne se dit plus que de l’habillement des femmesde basse condition. Cotte de paysanne. Cottede drap, de serge 9 de flanelle, de basin. Mettresa cotte.
On dit proverbialement, Donner la cotteverte , pour dire, Jeter une fille sur l’herbe enfolâtrant avec elle.
Cotte d’àbmes. Casaque que les Chevaliers,les hommes d’Armes mettoient autrefois par-dessus leurs cuirasses. Les Hérauts en portentencore. Un Héraut revêtu, de sa cotte d'armes.
Cotte de mailles. Chemise faite de maillesou petits anneaux de fer. On l’appelle autre-ment, Jaque de mailles. Armé d'une cotte^demailles.
On appelle Cotte morte, parmi quelquesReligieux, L’argent, les habits, les meubles, ettoute la dépouille d’un Religieux après samort. L’Abbé a la cotte morte des Moines. Unlel Religieux a laissé une bonne cotte morte.
COTTERON. s. m. Petite cotte courte etétroite. Cotteron « pointes. Cotteron de frise.
COTULA. s. f. Plante radiée, qui se par-tage en plusieurs rameaux, dont chacun porteà son sommet une fleur jaune. On la dit vulné-raire et astringente.
CO-TUTEUR, s. m. Celui qui est chargéd’une tutelle avec un autre.
COTYLE. s. fém. Sorte de mesure romainepour les liqueurs. Elle contenoit neuf oncesromaines.
COTYLE. s. m. Terme d f Anatomie. Cavitéd’un os dans laquelle un autre os s’articule.
COTYLÉDON, ou Nombril de Vénus. s.m.Plante qui croît sur les rochers et sur lesvieilles murailles. On lui attribue les mêmesvertus qu’à la Rhubarbe.
COTYLOIDE. adj. Terme d’Analomie. Il sedit De la cavité de l’os des îles, dans laquellel’os du fémur s’articule. La cavité cotyloïde.
COU
COU. s. m. La partie du corps qui joint latête aux épaules. Long cou. Grand cou. Groscou. Avoir un mal de cou . Avoir mal au cou.Mouchoir de cou. Un tour de col ou tour decou. Avoir le cou de travers. Allonger le cou.Tordre le cou a un poulet. Il a pensé se romprele cou. Se casser le cou. Pencher le cou. Char-ger quelque chose sur son cou. Porter sur soncou , « sort cou. Le chignon du cou. La nuquedu cou.
On dit d’Une personne qui a le cou long etgrêle, qu’Eîle a le cou d'une grue „
On dit proverbialement d’Une personne quie or te un grand fardeau et d'autres choses ,qu’Elie en a son cou chargé.
On dit, Sauta' au cou, se jeter au cou dequelqu'un , pour dire, L’embrasser avec beau-coup de tendresse, beaucoup d’affection.
Un dit populairement, q a*Un homme sera.
COU 325
pendu par son cou, pour dire simplement,qu’il sera pendu.
On dit parmi,le peuple, Prendre ses jambesa son cou, pour dire, Partir sur l’heure , ons’enfuir. Il prit ses jambes à son cou, et s'enalla.
On dit, Couper le cou à quelqu’un, pourdire, Séparer sa tête de son corps, lui trancherla tête. Il fut condamné à avoir le cou coupé.
On dit îgurément, Rompre ou casser le couà un homme , pour dire, Lui rendre de mau-vais offices qui ruinent sa fortune.
On dit d’Un homme qui est tombé et quis’est blesse, qu’il s’est casse le cou.
On dit aussi, qu’Urt homme s , est casse lecou, pour dire, qu’il a ruiné scs affaires, safortune ;
Et, Rompre le cou à un projet, pour dire,Empêcher qu’il ne réussisse, le faire .échouer.
Dans la Poésie, pour éviter la rencontre desvoyelles, on dit, Col au lieu de Cou. On le ditaussi dans quelques phrases du langage ordi-naire. Col tors. H a le col court.
On dit, Le col ou le cou d’une bouteille, lecol ou le cou d'un matras, pour désigner Cettepartie longue et étroite par où on emplit et onvide ces vases.
On dit aussi, Cou de chemise, tour de cou,mouchoir de cou.
COUARD, s. m. Poltron, qui n’a point decourage. C’est un franc couard. Il est vieux.
COUARDISE, subst. f. Timidité, lâcheté,poltronnerie. On lui a reproché sa couardise.Il vieillit.
COUCHANT, adject. Quï se couche. Il n’esten usage que dans ces deux phrases : Chiencouchant, et soleil couchant.
Chien couchant. Espècede chien de chasse,qui se couche ordinairement sur le ventrepour arrêter les perdrix, les cailles, les lièvreset autre gibier. Dresser un chien couchant. Ilchasse avec le fusil et le chien couchant, avecla tirasse et le chien couchant. Ce chien cou-chant est bon au poil et ù la plume.
On dit proverbialement qu 'Un homme faitle chien couchant, que c’est un bon chien cou-chant, pour dire, qu’il sait bien faire l'humbleet le soumis auprès de quelqu’un pour venir àses fins.
Soleil couchant , se dit Du soleil, quandil est près de descendre sous l’horizon. H arrivaau soleil couchant. Depuis le soleil levant jus-qu'au soleil couchant*
On dit proverbialement et figurcment, qu’Onadore plutôt le soleil levant que le soleil cou-chant, pour dire, que L’on considère plutôt lapuissance naissante, la faveur naissante, quecelle qui est sur le déclin.
Couchant, est aussi substantif, et signifie,La partie occidentale de la terre. Une telle ré-fjion est au couchant, vers le couchant. Du le-vant au couchant. Entre le midi et. le couchant.Du côté du couchant.
U signifie aussi quelquefois L’endroit où h:soleil se couche. Le couchant d’hiver, le cou-chant d'été. Maison exposée au c ouenanh