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EMBLAYURE. s.fém. Terre ensemencée deblé.
EMBLE. s. m. Voyez Ambre.
EMBLÉE, s. f. Ce mot ne se dit qu’adver-•bialemcnt avec la préposition jDc, et signifie ,Du premier effort, de plein saut, et n’est guèred'usage que dans ces phrases : Prendre uneViUe d'emblée. Emporter une Ville d’emblée.
On dit aussi figurément, Emporter une af-faire, emporte}' quelque chose d'emblée, pourdire , En venir à bout promptement et d’unpremier effort.
EMBLÉMATIQUE, adj. des 2 genres. Quitient de l’emblème. Figure emblématique.
EMBLÈME, s. m. Espèce de figure symbo -lique , qui est d’ordinaire accompagnée de quel-ques paroles en forme sentencieuse. Les em-blèmes d’Jlciat. Un tel emblème. Emblème in-génieux. Expliquer un emblème. Composer unemblème.
EMBLER. v. a. Ravir avec violence ou parsurprise. Vieux mot qui n’est plus en usage, elqui ne s’est conservé que dans cet endroit des«Gommandemcns de Dieu en vieux François,L'avoir d'autrui tu n’emblcras,
EMBOIRE. v. qui s’emploie avec le pronompersonnel. Terme de Peinture. S’imbiber.
Embu, ue. participe. Il se dit d’Un tableaudont les couleurs et les différentes touches de-viennent mates, et ne se discernent pas.
EMBOISER. v. a. Engager quelqu’un parde petites flatteries, par des cajoleries et pardes promesses, à faire ce qu’on souhaite de lui.Il ne vouloit pas faire cela, mais ils l'emboi-sèrent. Il est populaire.
EmboisÉ , ée. participe.
EMBOISEÜR, ECSE. s. Celui, celle quiemboise. C’est un emboiseur , une emhoiseuse.
EMBOÎTEMENT, s. m. La position d’un o.-:dans un autre. L’emboîtement d'un os.
EMBOÎTER, verbe act. Enchâsser une chosedans une autre. C'est une merveille de voircomme la nature emboîte les os les uns dans lesmitres.
Il se dît aussi Des assemblages de menuise-rie, et d’autres ouvrages de bois. Ces ais sontbien emboîtés l'un dans Vautre. Ces pièces d‘ ybois s'emboîtent l'une dans Vauti’e. On le ditaussi Des ouvrages de métal.
Emboîter des tuyaux , C’est mettre le boutd’un tuyau dans un autre tuyau.
Emboîté , ée. participe.
EMBOITURE. s. f. L’endroit où les chosess’emboîtent. L’embolture des os. Il signifie aussiL’insertion d’une chose dans une autre. Emboi-turc bien juste, bien fnite.
Les emboîtures et une porte, Ce sont les deuxaïs de travers en haut et en bas, dans lesquelsles autres ais sont emboîtés. Il faut mettre uneemboiiure d cette porte.
EMBOLISME, s. m. Terme ^Astronomie .Intercalation.
EMBOLISMIQUE. adj. 'des 2 genres.Termede Chronologie . Ce mot signifie Intercalaire, etse dit Des mois surajoutés dans certaines an-imes par les clironclogistes pour former le cycle j
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lunaire de dix-neuf ans. Mois embolismique.Année embolismique.
EMBONPOINT, s. m. Bon état, ou bonnehabitude du corps. Il se dit surtout. Des per-sonnes un peu grasses. Avoir de l embonpoint.Avoir trop d'embonpoint. Prendre de l'embon-point. Reprendre, recouvre}' son embonpoint.ila beaucoup perdu de son embonpoint.
On dit aussi, que Des bœufs, des chevaux,etc. ont repris leur embonpoint , pour dire,qu’ils sont bien charnus , qu’ils ont le poilluisant.
EMBORDURER. v". a. Mettre une bordureà un tableau. Il a fait embovdurer richementce tableau.
Emborduré, ée. participe.
EMBOUCHER, v. a. Ce verbe a diversessignifications selon les divers substantifs aveclesquels il se joint.
On dit, Emboucher une trompette, embou-cher un cor, pour dire, Mettre une trompette,un cor à sa bouche, afin d’en tirer des sons.
On dit figurément, Emboucher la trompettehéroïque , pour dire, Composer des vers épi-ques, un Poème épique.
On dit aussi Emboucher un cheval , pour.Lui faire uu mors convenable à sa bouche.Cet Epei'onnier s'entend, à bien emboucher uncheval.
On dit, Emboucher quelqu'un , pour dire,Le bien instruire de ce qu’il a à dire. Il l'a bienembouché. On l'a mal embouché. Il est dustyle familier.
O11 dit, qu’C/n homme est mal embouché.qu’ujie femme est mal embouchée , pour direqu’ils parlent impertinemment, qu’ils disentou des iujures, ou des paroles indécentes. Iln’est que du style familier.
On dit, que Des trains de bois , des bateaux•'ont embouchés dans un pertuis , dans les ar-ches d'un pont , pour dire, qu’ils y sont enga-gés , cl commencent à y passer.
S emboucher, v. qui s’emploie avec le pro-nom personnel. Tl ne se dit que d’Une rivièrequi se jette dans une autre, ou qui se déchargedans la mer. Cette rivière , après avoir passé lelong des murailles de la Ville, va s’emboucherdans la mer. À deux lieues de Paris , la Marnei’anboud.e dans la £cine.
Embouché, ée. participe.
Embouché , en termes de Blason , se ditd’Un cornet , d’une trompe , d’un cor dontle bout est d’un émail différent de celui ducor, etc.
EMBOUCIIOIR. s. m. Instrument de boisdont on se sert pour élargir les bottes. Mettredes bottes à Vembouchoîr.
Emuouciîoir, se dit aussi Du bout d’unetrompe tte ou d’un cor, qui se sépare, et qu’onapplique lorsqu’on veut en souner.
EMBOUCHURE, s. f. L’entrée d’une rivièredans la mer, ou dans une autre rivière. L'em-bouchure de la rivière de Seine . L'embouchurede la Loire. Celle rivière a tant de lieues delar ge à son embouchure dans la mer. À l'em- \bouchure de la Marne dans la Seine .
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Embouchure, se dit aussi De la partie dumors qui entre dans la bouche du cheval. Em-bouchure rude y aisee. Avoir diverses embou-chures pour toutes sortes de chevaux.
Embouchure, se dit encore De la manièredont on embouche certains instrumens. Cejoueur de flûte a l'embouchure excellente. Unedes grandes difficultés de la flûte traversière ,c’est l’embouchure.
On appelle Embouchure de trompette, de; flûte et de flageolet, La partie de ces instru-mens que l’on met dans la bouche pour eujouer ou pour en sonner.
EMBOUER. v. a. Couvrir, salir de boue. Ilest familier, et même populaire.
EMBOUQUER. v. n. Tenue de Marine. En-trer dans un détroit, dans un canal. C’est lecontraire de Débouqticr.
EMBOURBER, v. a. Mettre dans un bour-bier. Ce cocher nous a embourbés.
Il se joint avec le pronom personnel. Le car•rosse s'est embourbe. Nous nous sommes em-bourbés. Ou dit qu 'Un cocher , qu’un char-retier s'est embourbé, pour dire, qu’ils ont em-bourbé leur voilure.
U se dit en Médecine, pour dire, Se chargerd’humeurs épaisses ou corrompues. Le cerveaus'embourbe dans les épilepsies.
On dit figurément cl familièrem., Embour-ber quelqu'un dans une mauvaise affaire ,Quand on l’y engage si avant, qu’il ne s’enpeut tirer que difficilement. Il Va embourbédans cette affaire. Il se dit aussi en ce sens-làavec le pronom personnel. S'embourber dansune méchante affaire.
Embourbé , ée. participe. Qui est enfoncédans la bourbe. Cheval embourbé. Carrosse em-bourbé.
On dit proverbialement, Il jure comme uncharretier embourbé.
EMBOURBER, v. act. Garnir de bourre.Embourrer une chaise. Embourrer une selle.On dit plus communément, Rembourrer.
Embourré, ée. participe. Selle bien em-bourrée.
E-MBOURSER. v. act. Mettre en bourse.J'ai dépensé l’argent que j’ai reçu, je n’en oirien emboursé. Ce que nous jouons est poursouper, el non pour emhourser.
Emboursé, ée. participe. Argent emboursé.
EMBRASEMENT, s. ni. Grand incendie.L’embrasement de Troie. Une légère étincellepeut causer un grand embrasement.
Il se dit au figuré pour Combustion ,* désor-dre, grand trouble dans un État. Cet embrase-ment alloit gagner les Provinces , on l'arrêtahei^reusemcnt.
EMBRASER, v. a. Mettre en feu. Embraserune maison, une ville.
Il s’emploie aussi avec le pronom personnel.Cette matière s’embrase facilement.
Embraser, se dit figurément De la guerre*de l’amour. L’amour dtvin cnibruse soit cceur*La guerre a embrase toute l’Europe.
Embrasé , ée. participe.
EMBRASSADE. g. f. Action de doux p<’ r "