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homme est. sage, est grand, est vertueux, estfou , Ti’est pas savant. Il est couché. Il est de-bout. Nous étions en Eté, en Hiver . Il est entel endroit . Cela est bien. S'ilest bien, qu'il s’ytienne. Son Médecin dit qu'il est mieux. Je neveux pas Pire plus que je ne suis.
On appelle figurément Les aises et les com-modités de la vie, Le bien-être ; et dans cettepli rase il s’emploi^substantivement.
Cn dit aussi, Sentir du mal-être , pour dire,Se sentir indisposé.
On dit, Il sera longtemps à cet ouvrage.pour dire, Il y sera occupé long-temps.
On dit, /V ’étoit que, n’eût été que je suis devos amis, pour dire, Si je n’élois pas de vosamis. Il est du style familier.
On dit, Si j'étois. de vous , si j'étois que devous , peur dire, Si jetois à votre placo^ Il estdu style familier et populaire. ■
On met souvent le pronom Ce devant ceverbe, pour, Désigner, indiquer : C’est unhomme, c’est lui ; ou après, pour Interroger :Qui est-ce, qu'est-ce ? ou pour Résumer : Aussiest-ce. Si est-ce. Ce dernier est vieux.
Être, se met aussi impersonnellement. Ilest nuit. 1,1 est jour. Il est onze heures. Il est àcroire, à présumer, pour dire, On peut croire,on peut présumer.
On dit, Il n’est pas en moi de faire tellechose , pour dire, Il n’est pas en mon pouvoir,il n’est pas dans mon caractère.
Il se dit surtout dans le style soutenu, pour,Il y a. Il est. des hommes assez médians. Il enest de bons. Il en est de mauvais.
Être, précédé de la préposition Eli, sertquelquefois à comparer, à marquer la simili-tude, la conformité des choses. Il en est desPeintres comme des Poêles, ils out la libertéde feindre.
Il se dit encore De ce qui peut arriver, dece qui peut s'ensuivre de quelque chose. OnVa traité outrageusement, et il n’en a rien été.Quand il Vauroit maltraité, qu'en seroit-il? iln'en serait rien. Il en sera ce qu’il plaira aDieu . Il sera, il en sera de celte affaire ce qu’ilplaira aux Juges.
On dit, Il est du devoir d'un homme, il estd'un honnête homme de faire cela, pour dire,Un honnête homme doit faire cela ; Il est de lajustice de faire telle chose, pour dire, La jus-tice oblige à faire telle chose. Et l’on dit demême, Cela est de justice, cela est de droit,cela est d’usage , cela est de bon goût, pourdire, Cela est conforme à la justice, au bondroit, h l’usage, au bon goût.
Être , suivi de la préposition À , signifie sou-vent Appartenir. Tout est tt Dieu . Cetle mai-son, cette terre est à un tel. Cet enfant est àmoi. Je suis à un tel. Cet Officier est au Roi.Ce valet est à vous.
On dit aussi dans le sens d’Appartcnîr,C’est à vous à parler, c'est au Juge a pro-noncer.
Ond*E, Je suis tout à vous, entièrement à■nous, pour dire, Je suis dans la disposition devous servir : ce qui se met quelquefois par for-
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mule de compliment à la fin d’une lettre à uninférieur.
G*i dit, Être bien, être mal'avec quelqu’un,pour dire, Être dans scs bonnes grâces, ou êtrebrouillé avec lui.
II sert à marquer l’origine d’une cliose, lelieu d’où elle vient, l’auteur qui l’a faite, dequelle profession il est, la pairie de quelqu’un.Ce vin est de Bourgogne , Ce tableau est duPoussin, du Titien. Ces vers sont d’Homère ,de Virgile. Il est d'Êqlise. Il est d’Êpée . Il estde Robe. Il est de Paris .
On dit, Cela est bien de son caractère, cehest bien de lui, pour dire, Cela est conforme àson caractère, à son génie.
U signifie aussi, Faire partie d’une chose,d’un nombre. Cet effet est de la succession. Celaest de mou partage. Cela n’est pas du compte.Il n'est pas des complices. Il sera de mes Juges.Tl est du Parlement, fi est de notre parti.Voulez-vous cire de la partie?
Il signifie aussi, Entrer cn part, en socie'té,s’intéresser. Il y a un grand marché à faire,en voulez-vous être? Je serai de moitié. Hn’est jamais de rien. Cet homme est de tout.
On dit, qu’On est pour un dixième dansune affaire, pour dire, qu’On y est intéressépour un dixième.
On dit figurément et familièrement, quandune personne fait ou dit quelque chose qui nese devoit pas faire ou dire, et à quoi on nes’nttendoit pas : Cela n'en est pas. Celui-làu*ch est pas.
Il se dit aussi Du point, de l’état où est uneaffaire. Où en sommes-nous « cette heure ?Voilà ou nous en sommes. Oà en êtes-vous devotre procès? J’en suis à faire nommer unRapporteur.
On dit ù quelqu’un, En êtes-vous là? pour,Croyez-vous cela? ou bien, êtes-vous doncdans cette résolution, dans cette erreur ?
On dit, ([\i'Un homme en est, qu’il en aele pour son argent, pour dire, qu’il lui en acoûté son argent sans aucun avantage. Danscette banqueroute, il en a été pour mille ècus.
On dit aussi par indignation, par forme deplainte, quand on voit quoique grand désordre,Hé! oà en sommes-nous?
On dit à une personne qui ne devine pasbien, qui ne comprend pas, qui ne touche pasle point d’une affaire, Vous n’y êtes pas; etdans un sens contraire, Vous y êtes.
On dit d’Uu homme troublé, embarrassé,qui ne sait ce qu’il fait, qui ne sait par où sor-tir d’affaire, q n’Il ne sait ou il cn est.
On dit aussi d’Un hemune agité d une vio-lente passion, qu’il n’esl point à lui.
Être, dans les temps où ce verbe prend l’auxi-liaire Avoir, est quelquefois synonyme dé Aller.
Ou dit, J’ai été à Rome , pour dire, qu’O»y est allé, et qu’on en est revenu; et, Il estallé à Rome , pour marquer, qu’il n’en est pasencore de retour.
On dit aussi dans la conversation, J'aurohete ou je scrois allé vous voir. Je fus ou j’allaihieç à l’Opéra.
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Il signifie aussi, Se trouver en un lien. Jene serai pas a l’assemblée. Je n’y veux pas être.Cet Évêque êtoit au ConcUe.
ïl signifie aussi lanûnèrement,Se rendre au-près de quelqu’un, ou faire ce que quelqu’unsouhaite. Attendez un moment, je snis à vous.
U sert aussi a marquer Le sentiment, l’opi-nion. Je suis pour un tel. Je suis pour cette opi-nion. J’ctois pour Ovide à quinze ans • j e suis'pour Horace à trente, je le serai tant que jevivrai. Dieu est pour nous, marchons, c’est-ù-.dire, Dieu nous protège.
La troisième personne singulière du Sub-jonctif de ce verbe, qui est Soit, s’emploie,pour Consentir, accorder. Hé bien, soit.
On dit, par une manière de souhait, Ainsisoit-il.
Il est quelquefois conjonction, et se met de-vant les choses qui sont opposées ou diverses,comme : 5oit qu’il veille, soit qu’il dorme. Ilfit une telle entreprise, soit qu’il eût desseinde.... soit qu’il se promît que....
On dit proverbialement,Il faut être tout unou tout autre , pour dire, Il faut s’attacherconstamment à un parti; Ou ne peut pas étrfiet avoir été., pour dire, On ne peut pas êtrevieux et jeune tout ensemble.
Un des principaux usages de ce verbe estd’être auxiliaire , et de servir à former lesverbes passifs, et à conjuguer quelques verbesneutres, et tous les verbes qui prennent le pro-nom personnel, étant joint avec leur participe.Je suis aimé, il a été aimé.Quand il sera aimé.Que je fusse aimé , etc.Il est passé. ïl est venu.Il s’est dégagé. Tl s’en est allé. Il est tombé. Hest descendu. Il s’est blessé. Ils se sont entr-brassés.
Il sert aussi à conjuguer en quelques tempstous les verbes actifs qu’on met impersonnelle-ment. Il s’est bdti bien des maisons à Paris de-puis trente.ans. Il s’étoit commis un grandcrime en ce lieu-là. Il s’est tenu une assenw.blée, etc.
ÊTRE. s. m. Ce qui est. Dieu est un être in\fni, incréc. Être souverain. Le premier être.Etre des êtres. Êti'e réel. Les Ange s s6nt desêtres purs et incorporels. L'être en général estl’objet de la métaphysique.
On appelle, Être de raison, par oppositionà Être réel, Ce qui n’existe que dans l’imagi-nation de celui qui le forme.'
On dit, Le non-être , pour dire, Le néant. •
Être , signifie aussi Existence, C’est Dieu qui nous a donné l’étr*.
Êtres, subst. m. pl. Les degrés, corridors,salles . v chambres, etc. d’une piaison; et souplus grandi usage est dans ces phrases : Il faittous les êtres de cette maison. Il cojinoît lesêtres.
ÉTRÉCIR. v. a. Rendre étroit, rendre plusétroit. Etrécir un chemin , une rue. Il a fuitétréci/' son justauco/’ps.
En termes de Manège, Ëtrécà ■ un cheval,c’est Le ramener insensiblement sur un terrainmoins étendu- que celui qu’il parcouroit.
Étreciii, s emploie avec le pron. personnel^