ETR
s’Étrècir. Devenir plus étroit. Celle toile s'é-trécira au blanchissage . Le cuir s’étrécit à lapluie , au feu. Le canal de la riViére, le cheminva en s'étrécissant.
Étréci , ie. participe.
ÉTRÉCISSEMENT, s. m. L’action par la-quelle on étrécit, et l’état de ce qui est étréci.L'étrécissement du canal de la rivière par lesquais, fait remonter Veau .
ÉTREINDRE, v. a. (Il se conjugue commeAtteindre.) Serrer fortement en liant. Étrei-gnez cette gerbe, ce fagot , ce lien.
On dit proverbialement, Qui trop embrassemal étreint, pour dire, Qui entreprend trop dechoses ne réussit pas.
On dit proverbialement, Plus il gèle , plusil étreint , pour dire, Plus il arrive de maux,plus il est difficile de les supporter.
On dit figurément, Étreindre les nœuds, lesliens d’une amitié , d’une alliance.
Etreint, einte. participe.
ÉTREINTE, s. f. Serrement, action par la-quelle on étreint. Ce nœud-là s’est défait, parceque l’étreinte n’en étoit pas assez forte.
ÉTRENNE. s. f. Présent qu’on fait le pre-mier jour de Tannée. Je vous donne cela pourétrenne. Donner les êtrennes. Il a eu ses étren-ncs, de belles élrennes. En ce sens il est plusordinaire au pluriel.
Les Mutchands appellent Étrenne, Le pre-mier argent qu’ils reçoivent dans la journée,dans la semaine. Je n'ai rien vendu aujour-d’hui , voilà mon êtrenne. C’est son étrenne decette semaine. Dieu vous donne bonne êtrenne.
Étrenne , signifie aussi Le premier usagequ’on fait d’une chose. Ce linge , celte vaissellen'a point encore servi, vous en aurez Tétremie.
ÉTRENNER. v. a. (On prononce Ëtrêner.)Donner les étrennes. Il Va étrenné d’une boursede jetons d’argent , d’un tableau.
Il signifie aussi, Être le premier qui 'achèteà un Marchand. C’est moi qui vous ai étrenné.'Etrennez-moi, je vous ferai bon marché.
Il signifie encore, Avoir le premier usaged’une chose qui n’a point encore servi. Ce car-rosse n’a pas encore roulé , vous Vétrennerez.
Il est quelquefois neutre, et se dit Du pre-mier a reçut que reçoit un Marchand de sa marchandise dans la journée, dans la semaine. Je'n’ai rien vendu d’aujourd’hui , je n’ai pasétrenné. Je souhaite que vous étrennicz.
Etrenné, ée. participe.
ÉTRÉSILLON. s. m. Pièce de bois qui sertd’appui ou d’arc-boutant pour soutenir desmurs qui déversent, et tout ce qui a besoincltitre appuyé de même.
ÉTRÉSILLONNER. v. a. Mettre 'des étré-cillons.
Étrésillonné , ée. participe*
ÉTRIER , s. m. Espèce d'anneau de fer oud autre métal, qui pend à droite et à gauche parune courroie à une selle de cheval, et qui serta appuyer les piçds du Cavalier. Mettre, avoirle pied « 1 étrier pour monter à' cheval. Il estferme sur ses etriers. Porter les étriers dourls.longs. Çes etriers sont- Us à votre point? Ac-
EïR
courcir, allonger les étriers d'un point , dedeux points. Tenir lètrier à quelqu’un lors-qu'il monte à cheval. Se lever sur les étriers.Perdre les étriers.
On appelle Vin de Véb’ier, Le vin qu’on ap-porte aux voyageurs quand ils ont payé, etqu’ils sont à cheval , ou près de monter à che-val ; Le pied de l’étrier, Le pied gauche du de-vant , celui du montoir.
On dit, qu’Un homme a le pied à Vitrier ,pour dire, qu’il est près de partir.
On dit encore figurément et familièrement,qu ’Un homme a le pied à Vitrier , por.r dire,qu’il entre dans le chemin de la fortune.
On dit familièrement, qu ’Un homme a tou-jours le pied à l’étrier, pour dire, qu’il s’arrêtepeu dans un même lieu, qu’il fait xle fréquensvoyages.
On dit, Courir à franc étrier , pour dire,Courir la poste à cheval.
On dit figurément et familièrement, qu’L'nhomme est ferme sur ses étriers , pour dire ,qu’il n’est pas aisé à ébranler dans ses maximes,dans scs résolutions, dans se» opinions.
Cn dit aussi figurément, Tenir Vitrier «queiuiVun , pour dire, L’aider dans quelque en-treprise; et, Fuive perdie les étriers ù qutl-qu’iin, pour dire, Le déconcerter, le mettre endésordre.
On appelle Bas à étriers, Des bas qui n’ontpoint de pied, et qui sont coupés en étrier.
Étrier. Terme de Chirurgie . Nom d’un ban-dage dont on se sert pour la saignée du pied.
ÉTRILLE, s. f. Instrument de fer avec le-quel on ôte la crasse, l’ordure qui s’est atta-chée à la peau et au poil des chevaux. Il n’apas donné un coup d’étrille a ce cheval. Ce che-val n’a pas eu un coup d’étrille d’aujourd’hui.
On dit proverbialement et populairement,Qu’Une chose ne vaut pas un manche d’étrille ,pour dire, qu’Elle n’est d’aucun prix.
On appelle proverbialement et populaire-ment , Un cabaret où Ton fait payer trop cher.Une étrille. Ne logez pas à ce cabaret, c’esiune étrillé.
ÉTRILLER, v, a. Frotter avec l'étrille.Etriller un cheval. Ces chevaux sont bienétrillés.
On dit figurément et familièrement, Etrillerquelqu'un , pour dire, Le battre. On Va étrillécomme il faut. Je l’étrillerai en chien courtaud.Si'nous rencontrons les ennemis , nous les étril-lerons bien.
On dit aussi d’Un homme qui a en une ma-ladie violente, qui a perdu beaucoup au jeu,ou autrement, qu’il a été bien étrillé .
Étrillé, ée. participe.
ÉTRIPER. v. a. Ôter les tripes d’un ani-mal. Étriper un veau. Étriper un cochon.
On dit figurément et familièrement, Aller àétripe cheval, pour dire, Presser un cheval ex-cessivement.
Étripé, êe. participe.
ÉTRIQUÉ, ÉE, adject. Qui n’a pas l’am-pleur suffisante. Il est familier, et ne se ditguère que 'des habits. Cet habit est tout étriqué.
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Cette robe est étriquée. Ces rideaux sont bienétriqués.
KTRIYIËRE, s. f. Courroie qui sert à por-ter les étriers. Raccourcir ur.e étrivière. Il s'estfaic des étrivières de cordc.
On dit,-Donner des coups d'éti'ivière, don-ner les él/'Wières, pour dire, Battre, frapperavec des étrivières. Il faut donner les étriviè-•'es, çent coups d’étrivières à ce coquin-là. Cepalefrenier , ce laquais a mérite les étrivières.fl a eu Iss étrivières. Menacer quelqu’un desétrivières. Dans ce dernier sens, Étrivières sedit toujours au pluriel.
Il signifie aussi figurément et familièrement,Maltraiter extrêmement, et d’une manière dés-,honorante. Il s’est laissé donner les étrivières.U en est revenu honteusement avec les étri-vières.
ÉTROIT, O STE. adj. Qui a peu de largeur.Chemin étroit, fine étroite. Cette toile , cetteétoffe est étroite. VotJ-e justaucorps est trop étroit.Des bas , des souliers trop étroits.
On dit en parlant d’Un homme, que C’estun crâne etivit, pour dire,qu’il manque dejugement.
Cn appelle Génie étroit , esprit étroit , Ungénie, un esprit de petite étendue.
On dit figurément, Etroite alliance , étroiteamitié, étroite union, étroite familiarité , étroitecorrespondance, liaison fort étroite , pour dire,Une alliance,une amitié, une union intime, etc.
Étroit, signifie figurément, Ce qui est se-lon la rigueur do la loi, de Tordre, etc. paropposition à Relâché. Cela est de droit étroit.Étroite défense. Les Frères Mineurs de VétroiteObservance. L’étroite Observance de Cttcaux.
On dit en style didactique, Prendre quelquechose dans le sens étroit, pour dire, Prendrequelque chose dans toute la rigueur de la lettre,
On dit proverbialement, qu ’Un homme ala conscience étroite comme la manche d’unCordelier , pour dire, qu’il a la consciencelarge , et qu’il n’est pas scrupuleux. Ce qui sedit par allusion aux Cordeliers à lu grandemanche.
En termes de TEcriture, on dit, La voie■ trotte , le chemin étroit, pour dire, La voie,le chemin du Cie!, par opposition à La voielarge, qui est le chemin do la perdition.
A l’étroit, phrase adverbiale. Dans un es-pace étroit. Vous êtes logé fort ù i’éfroit.
On dit figurément, qu’Un homme est à l’é-troit , réduit à Vêtroit , Pour dire , qu’il estpauvre, qu’il n’a pas toutes les commodités dela vie.
Et Ion dit dans le même sens, V‘Vre àl'étroit.
ÉTROITEMENT, adv. À l’étroit. Vous vieslogé bien étroitement.
On dit au figuré, Étroitement uni, étroite-ment joint, pour dire, extrêmement uni.
Étroitement, avec çcrlains verbes, signifiedans un sens figure , A la rigueur. Observerctroiiement le Carême. S'attacher étroitementà une règle.
11 signifie aussi, Expressément, sur touV’a