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Tome second. L - Z.
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Princes L V Allemagne, eL qui dans son angine*signifie, Luge duu pays. Le Landgrave deHesse.

LANOGRAYIAT. s. lit. État, P a î' s solmusà un Landgrave. Le Landgraviet du Heste.

LANDIKR. S. m. Gros cl!e» et de 1er servant

a la cuisine. t

On dit proverbîaïeiw-ni « Un homme dont3e caractère est froid? il est froid comme unlandier.

LANDIT- s- m - Aom dune foire qui se te-noit à Saint-Denis près Paris , et qui étoit unjour de congé célèbre dans lUniversité.

Cctoit autrefois le nom de lhonoraire queles Écoliers doimoient à leurs Régens.

LÂNERET. s. m. Le mule du Lanier.

LANGAGE, s. m. Idiome d une Nation. Lelangage des Turcs , le langage Persan . Per-sonne nentend ce langage. Cest un langagebarbare, un langage inconnu. En ce sens on'dit, que La Poésie est le langage des Dieux.

Langage, signifie aussi, Discours, style, etmanière de parler. Un beau langage. Un lan-gage figuré, orné, affecté, fleuri, pompeux.Langage naïf, pur, simple, sans ornement. Lapureté du langage. U y a dans ce discoursquelques fautes de langage. Cela est écrit enbeau langage, en vieux langage.

11 signifie aussi, La manière de parler dequelque chose, eu égard au sens plutôt quauxmots ou à la diction. Vous me tenez unétrange langage. Celangage-làneme plaîtpoint.Je nentends point ce langage. Il a bien changéde langage. Il tient à cette heure un autrelangage. Cest le langage de lËcriture-Saintc.Le langage des Pères, des Théologiens scolas-tiiptes . Ce n'est pas le langage dun hommede bien.

U se dit figurément De tout ce qui sort afaire connoitre la pensée sans parler. Le lan-gage des yeux. Le geste est un langage muet.

Il se dit aussi par extension De la voix, duen, du chant, etc. dont les animaux se serventpour se faire entendre. Les oiseaux ont unesorte de langage. Le langage des bétes.

' LAISSE- s. m. Morceau détoffe ou de toiledont on enveloppe les enfaus au maillot. Deslanges fins, de beaux langes. Un lange de ra-ne , de satin , de brocard, etc. Le pape en-{°yoit des langes bénits au Roi, à la naissance

&aup!iin.

langoureusement. adv. dw ma-

nAt,1> e langouveuse. Regarder langoureusement.j LANGOUREUX, EUSE. adject. Qui est en

* ^S^eur. Il a été long-temps malade, il est en-eu r P t r

c l out langoureux.

j ^ dit par dérision, quUn homme fait U^9°nrci LX auprès dune femme, pour dire.

' Lu fient des propos tendres et doucereux,la signifie aussi, Qui marque de

^ a UU ^ an 9 ourmx H pnrleU Qs *° n kmgoureux. Un regard langoureux,langoureux.

L ( G WSTE. s. f. Sorte decrevissedemer.

. ^ des lanqoustes.

K. gjj a % a

llSs i le mon* dune espèce de sauterelle.

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LANGUE, s. f. Cette partie charnue et mo-bile qui est dans la Louche de lanimal, et quiest le principal organe du goût pour tous lesanimaux, et pour les hommes celui de la pa-role. Lalangue dun homme, dun oiseau, duncheval, dun poi&eon. Grosse langue. Langueépaisse. Langue mince, délice , pointue. ^Àvoirla langue sèche, la langue chargée , la languepâteuse, la langue noire et e?iflée. Remuer , ti-rer la langue par dérision. Se brûler, se mor-dre, s'écorcher la langue. Arracher la langue,percer la langue 'à quelqu'un. On Va saignésous la langue. Il lui est tombé un catarrhe surla langue. Les chienslèchent et guérissent leursplaies avec la langue. Les serpens dardent lew'langue. Des langues de mouton. Des lanquesde bœuf. Des langues de porc. Un pâté de lan-gues de carpe. Accommoder des langues en ra-goût. Un ragoiit de langues. Langues fumées.Langues fourrées.

En parlant dUn homme dont on na nullecompassion, on dit proverbialement, On luiverroit tirer la langue dun pied de long, qu'onne lui donneroit pas un verre deau.

On dit familièrement dUne chose mince etdéliée, quElle est mince comme lu langue dunchat. ,r

Ce mot étant considéré dans la seule signifi-cation dorgane de la parole, donne encore lieuh plusieurs façons de parler figurées. Ainsi ondit familièrement, Avoir la langue bien pendue,pour dire, Avoir une grande facilité de parler.Avoir une grande volubilité de langue , pourdire, Parler avec une grande rapidité. Cela luia dénoué la langue , pour dire, Lui a donnéplus de facilité à parler, Avoir la langue bienaffilée, pour dire. Parler Leaueoup et avec fa-cilité.

On dit figurément et familièrement de quel-quun qui parie facilement et élégamment, queCest une langue dorée.

On dit familièrement dUnc personne quiparle beaucoup, que La Langue lui va tou-jours.

On ék\ quUn homme a la langue grasse,pour dire, quil a la langue épaisse, et quilprononce mal certaiucs consonnes, et principa-lement les r.

On dit, q xxTJne personne ablcn de lalangue,qu Elle a la langue bien longue, qn'EÜe nesauroit tenir sa langue, pour due, que Cestune personne qui découvre tout ce quelle sait,et qui ne sauroit garder un secret. Ces façonsde parler sont du siyle familier.

On dit par opposition dUn homme secretet qui parle peu, qu/l na point de langue.

On dit encore dans le meme sens, quUnhomme est maître , ou nest pas maître de salangue.

On dit familièrement dUne personne quipar mégarde, ou autrement, dit un autre motque celui quelle voudroit ou devroit dire,quand ce mot nen diffère que de quelques let-tres, que La langue lui a fourché.

On dil familièrement, quOu a un mot surle bout de la langue, lorsqueu le cherchant

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dans sa mémoire, on croit être près de le trou-ver, de le dire.

On dil proverbialement, Beau parler né-corche point la langue, pour dire, quil esttoujours fion de parler honnêtement et civile-ment.

On dit figurément dUne personne qui aimeà médire et è déchirer la réputation dautrui,que Cesf une mauvaise langue, une méchantelangue, une langue dangereuse , unclangue deserpent, une langue de vipère.

On appelle figurément Coup de langue , Unemédisance ou un mauvais rapport que lon fuit.Et on dit proverbialement, quUtt coup delangue est pire quun coup de lance.

On dit figurément et familièrement,Donnerdu plut de la langue, pour dire? Flatter et ca-joler quelquun dans le dessein de le tromper,en lui donnant de fausses espérances.

On dil encore proverbialement, Qui languea, à Rome va, pour dire, que Quand on saitparler, on peut aller partout.

On dit,prendre langue, pour dire, Sinfor-mer de ce qui se passe, de letat dune affaire,du caractère, des dispositions de ceux avec quion doit traiter. On envoya quelques gens enavant pour prendre langue. Quand on arrivedans un pays Von n'a jamais c'ie', o?v a be-soin de prendre langue. Avant que de sen-gager dans cette affaire , il est bon de prendrelangue.

Langue, signifie aussi Lidiome, les motset le» façons de parler dont se sert une Nation.La Langue Grecque. La Langue Latine . LaLangue Françoise, etc. Les Langues Orien-tales. Une belle langue. Une langue abondante ,riche, féconde. Langue stérile, pauvre, rude ,barbare. Une langue énergique, forte , pom-peuse. Cette langue est fort étendue. Celte languea cours dans tout lOrient. Langue mère. Lan-gue matrice. Langue primitive , originale. LaLangue Italienne sest formée de la'Latine.Enrichir, polir, appauvrir une langue. Larichesse, la beauté, la politesse d'une langue.La pureté de la langue. Les propriétés de lalangue. Il sait bien celte langue. Il parle biensa langue. Il parle plusieurs langues. La con-fusion des langues à la tour de Babel. LesApôtres avoient le do» des langues. Professeur,en Langue Grecque, ai Langue Hébraïque *Enseigner les langues. Connoitre le génie dunelangue. Langue corrompue , dégénérée.

On dit proverbialement, que L'usage est letyran des langues, pour dire, quEn matièrede Langue, lusage lemporte sur les règles.

On appelle Langue vivante, Une langueque tout un peuple parle. Et Langue mortCjgrammaticale, Celle quun peuple a parlée,mais qui nest plus que dans les livres. LaLangue Françoise, la Langue .Espagnole , sontdes langues vivantes. La Langue Latine , laLangue Grecque littérale , sont des languesmortes.

On appelle aussi Langue mère, une langueprimitive, qui ne sest point formée par imita-tion ou par corruption dune autre.

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