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X
X. Substantif masculin. Lettre consonne, quiest la vingt - troisième lettre de l'AlphabetFrançois. Suivant l’ancienne appellation, on lanommoit ics , et suivant la nouvelle, on l’ap-pelle xe , comme dans la dernière sjllabe desmots Axe , fixe, luxe.
X tantôt a le son de CS joints ensemble,comme 'dans Xantippe , Xerxès , Extrême’tantôt d,e GZ aussi joints ensemble, commedans Exercice , Xavier ; tantôt d’un C dur,comme dans Excepter’ tantôt le son du S fort,comme dans Auxerre , Bruxelles’ tantôt celuidu‘ Z ou du S adouci, comme dans Deuxième,sixième, etc.
À la fin du mot, il a le son tantôt de CS.joints ensemble, comme dans ceux-ci, qui'ontpassé de la Langue Grecque dans la nôtre,Styx, Sphinx , Lynx , etc. et dans ce mot prisdu Latin, Préfix ; tantôt il se prononce commeS à la fin d’un mot, c’est-à-dire que devantune voyelle il a le son adouci du Z , comme,Baux à longues années : dans certains mots l’a;détermine le pluriel au lieu de l’s, comme dansChoux j oiseauo;, etc.
X
XER
ï?n certains mots, tels que Dix et si#, il ne6e prononce point devant le substantif dont ilmarque le nombre, lorsque ce substantif com-mence par une consonne ; il a le son du Z de-vant une voyelle ; et quand il est final, ouqu’il est suivi d’un repos, il se prononce forte-ment comme S.
X AN
XÀNTHIUM. s. m. Plante qui croît dans lesétangs et les marais desséchés. Elle est ape'riliveet propre à faire sortir le sable et les graviers.On applique avec succès ses feuilles pilées surles tumeurs scrofuleuse3.
XEN
XÉNÉLASIE. s. f. Terme d’Antiquité . In-terdiction faite aux etrangers du séjour d’uneVille. C’étoit une des Lois de Lycurgue. LaXênélasie étqit particulière aux Lacédémoniens,
-XER
XÉROPHAGÏE. s. f. Nom qu’on ’donnoitdans la primitive Église à l’abstinence des pre-i
XYL
mlers Chrétiens, qui pendant le Carême nemangeoient que du pain et des fruits secs.
XÉROPHTALMIE, s. f. Ophtalmie sécha,qui consiste dans une cuisson, une démangeai-son et rougeur dans les jeux, saus enflure niécoulement de larmes.
XIP
XIPHIAS. s: masc. Constellation de ITlen.:]-sphère austral, qui n’est point visible dans nosclimats.
XIPHOIBE, ad). Terme d’Ânatomie , qui nese dit qu’en cette phrase, Cartilaqe xipiioide.C’est ainsi qu’on nomme Le' cartilage qui estau bas du sternum, et qu’on appelle vulgaire-ment La fourchette.
XYL
XYLON. subst. masc. Plante qui porte lecolon.
XYLOSTÉUM. s. m. Arbrisseau qui croitsur les Pyrénées et autres montagnes couvertesd? bois. Ses baies sont enjetiques.
Y
Y. Substantif masculin. On l’appelle I Grec.C’est la vingt - quatrième lettre de l’AlphabetFrançois, tantôt caractère simple, tantôt ca-ractère double.
Caractère simple, il n’a pas d’autre valeurque celle de 17 voyelle, et il n’est plus admisdans notre orthographe, quant aux mots pure-ment François, que dans le très-petit nombrede ceux qui vont tire rapportés ci-dessous;niais nous continuons à l'employer, pour mar-quer l’origine de plusieurs mots dérivés duGrec, Hymen, Hymne , Étymologie, Physique,Hypocrisie , etc. On le conserve aussi dans lesnoms propres, et dans quelques mots emprun-tés des Langues étrangères, York , Yacht ,Ynca, etc.
Caractère double, ce sont ‘deux I accouplés,dont le premier finit une syllabe, et le seconden commence une autre, comme dans Citoyen ,employer, royal, appuyer, pays, etc. qui se
Y
Y
prononcent comme s’il y avoit Éitoi-ien, em-pïoi-icr, roi-ial, appui-ier, pai~is. C’est mal àpropos que quelques Auteurs ou Imprimeursécrivent Citoïen, moïen, etc. avec un ï tréma.
Y. adv. relatif. Il signifie, En cet endroit-là.Voulez-vous y aller? Rendez-vous-y. Y est-il F J’y passerai. X’allez pas là , il y faitchaud.
Y, dans cette acception, n’est quelquefoisqu’Une espèce de particule explétive, commedans ces phrases : Il y a des gens. Y amt»ilquelque chose pour votre service?
U signifie aifôsi, A cela, à cet homme-là.J’y répondrai dans la suite. Quant à la raisonque vous m’alléguez , je m’y rends. C'est unhonnête homme, fez-vous-y.
Il faut observer que quand Y est mis immé-diatement après la seconde personne singulièrede l’impératif, le mot finit par S, comme : Vas-y. Donnes-y tes soins. Cueilles-y des fruits.
YPR
Y A G
YACHT, s. m. Sorte Se batiment qui va àvoiles et à rames. Les yachts sont fort en usaejeen Angleterre et en Hollande. (On prononcelaque. ) Dans ce mot l’y est aspiré;
YEU
YEUSE, s. f. Sorte ‘de Chêne . Voyez Chêne
VEflT.
YEUX. Le pluriel d’OEil . Voyez OEil . Pourla douceur de la prononciation, on dit, Entrequatres yeux.
YPR
YPRÉAU. S; masc. Espèce d’orme à largesfeuilles, qui est venu premièrement des envi-rons de la Ville d’Ypre. Une allée d’ypréaux.Une avenue d’ypréaux.'
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