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Tome second. L - Z.
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MYS

présentation de certaines pièces de théâtre ,dont le sujet étoit tire de la Bible , et où ils fai-soient intervenir les Anges, les Diables, etc.Le mystère fut beau et fort dévot. Les Diaolesjouèrent plaisamment le mystère. Ce mot a passed'usage avec les pièces de ces temps anciens.

MYSTÉRIEUSEMENT, adv. D’une façonmystérieuse. Les Prophètes ont parlé mysté-rieusement. C’est un homme qui se conduitmystérieusement en tout. j

MYSTERIEUX, EUSE, adj. Qui contient ■quelque mystère, quelque secret, quelque sens jcaché. Il se dit proprement en matière de Re- ili;;ion. Les anciens Égyptiens ont caché les se- !crels de leur Religion sous des caractères mys- Il'neux. Les paroles mystérieuses de l’Écriture. !Les sens mystérieux de la Bible . Cela se doit jentendre dans un sens mystéi'ieux , d’une façonmystérieuse. j

Il se dit aussi en matière d'affaires, et pourl’ordinaire en mauvaise part. Il y a quelque ■chose de mystérieux dans cette affaire. C’est unhomme qui a une conduite toute mystérieuse.

Il se dit encorç. Des personnes, et signifie,

MYS

Qui fait mvsirre des choses qui n'en valent pasla peine. C'est un homme fort mystérieux , toutmystérieux. Il est mystérieux en toutes choses.

MYSTICITÉ, s. fém. Raffinement de dé-votion. Donner dans la mysticité.

MYSTIFICATEUR, s. m. Celui qui a l’artde mystifier.

MYSTIFICATION, s. fém. Action de mys-tifier.

MYSTIFIER, v. a. Abuser de la crédulitéde quelqu'un pour le rendre ridicule. Il a etemystifié sans s'en douter.

MYSTIQUE; adj. des 2 genres. Figuré, allé-gorique. Il ne sc dit que des choses de la Reli-gion. Le sens mystique de VÉcriture-Sainte.Il ne faut pas entendre ce passage à la lettre ,cela est mystique. L'Eglise est le corps mystiquede Jésus-Christ .

Il signifie aussi, Qui raffine sur les matièresde dévotion, et sur la spiritualité. Auteur mys-tique. Livre mystique.

En ce dernier sens, il s’emploie aussi subs-tantivement. C'est un grand mystique. Lesvrais mystiques. Les faux mystiques.

MYU i,î 7

MYSTIQUEMENT, adv. Selon le sens mys-tique. Ce passage se doit expliquer , se doit en-tendre mystiquement.

MYSTRE. s. m. Terme d’Anliquitc. C’étoitune des mesures dont les Grecs se servoient pourles liqueurs. Il y avoit le grand et le petit mystre.

M Y T

MYTHOLOGIE, s. f. Science ou explicationde la Fable . Il sait la Mythologie. il a bienécrit de la Mythologie. La Mythologie desDieux .

MYTHOLOGIQUE, adj. des 2 genres. Quiapp'Tticnt à la Mythologie. Discours mytho-logique. Livre mythologique.

MYTIIOLOGISTE, ou MYTHOLOGUE,s. m. Celui qui traite de la Fable , et qui euexplique les allégories. Telle est l’opinion desMythologistcs .

MYU

MYURE. adj. m. Terme de Médecine,qui sedit Du pouls dont les pulsations s'affaiblissentpeu ^ peu.

N

NAC NAG NAG

N ; subst. fém, suivant l’appellation ancienne , |qui prononçoit EnnC ; et masc. suivant l’appel- ;iation moderne, qui prononce Ne, comme dansla dernière syllabe de lionne. Lettre consonne,U quatorzième de l’Alphabet .

Cette lettre, quand elle est finale, change :quelquefois la prononciation de la voyelle après

nonce fortement, ce qui ne peut être suffisam-ment expliqué que dans la Grammaire.

N À B

NABAB, s. m. On appelle ainsi dans l’Inde ,Une sorte de Princes, supérieurs aux Nobles,revêtus par l’Empereur Mogol d’une grandepuissance civile et militaire, ayant le droit debattre monnoie, de lever des troupes, etc.I/Empereur, pour honorer M. Dupleix, Gou-verneur François de Pondichéry, ïe créa Nabab ,et lui fit présent d’un territoire qui composoitSa Nababie.

NABABIE, s. f. signifie, i° La dignité deNabab ,2° Le territoire soumis à sa puissance.La Nababie d’Arcate.

NABOT, OTE. s. Terme de mépris, qui neje dit que d’Une personne do très-petite taille.C'est un nabot , un petit nabot , une petite na-bote, Il est du style familier.

NAG

NACARÀT. adj. indécl. Qui est d’un rougeclair entre le cerise et le rose. Satin naearat.Banne naearat.

Il est aussi substantif, et signifie La couleurnaearat. Le nacavat tire sur le rouqc de la nacrede perle. Cette étolfe est d'un beau naearat.

NACELLE, s. f. Espèce de petit bateau quin’a ni mât ni voile. Nacelle dePècheur. îlpassaleau dans une nacelle,

Cn dit figurément, La nacelle de Saint

marne .

On appelle Nacelle , en termes d’Architec-ture , Les membres creux en demi-ovales dansles profils.

NACRE, s. f. Coquille lisse d’une couleurmêlée d’argent et d’un rouge tendre, au-dedansde laquelle se trouvent ordinairement les per-les. Nacre de perles. Un couteau de nacre , àmanche de nacre.

N AD

NADIR, s. m. Terme d’Àstronomîe pris desArabes. Le point du Ciel qui est directementopposé au Zénith ou poiut vertical.

N AF,

NAFFE. s. f. Il n est en usage qu’en cettephrase, Eau de naffc } qui est Une certaine eaude senteur.

NAG

NAGE. s. f. Il ne s’emploie que dans lesphrases suivantes: À la nage, pour dire, Ennageant. Il passa la rivière à la nage. Il s'est

j sauvé à la nage. On dit, Se jefer à la nage,j pour dire, Se jeter h l’eau pour nager,j O 11 dit familt Tcment qu’Un homme^ qu’uncheval est en nage , tout en nage , pour dire,f qu’il est tout trempé, tout mouillé de sueur.

I Oit vous êtes-vous si échauffé? vous êtes touten nage. Vous avez fait trop galoper ce cheval ,il est tout en nage.

On dit adverbialement, À nage pataud , enparlant d’Un chien qu'on a jeté à l’eau. On ditaussi, par plaisanterie, d’Un homme qui esttombé dans l’eau , et; qui se débat pour en sor-tir, Le voilà à nage pataud. On dit aussi figu-rément et populairement, d’Un homme qui acertaines choses en abondance, gu77 est a nagepataud,

NAGEOIRE, s. f. Cette partie du poissonqui est faite en forme d’aileron, et qui lui sertà nager. Les nageoires d’un poisson.

Il se dit aussi De ce qu’on se met sous lesbras pour se soutenir sur l’eau, lorsque l’unveut s apprendre à nager. 5e servir de na-geoires,

NÀGER . v. ri. Se soutenir sur l’eau par uncertain mouvement du corps. C’est un hommequi nage bien. Il nage comme un poisson. Na-ge!' sur le dos, Nagci' entre deux eaux ,

On dit figurément et familièrement, Nageren grande eau , pour dire, Être en grande abon-dance, dans une grande fortune, se trouverdans de grandes occasions d'avancer ses affaires.

On dit figurément et familièrement d Unhomme qui, entre deux factions, entre deux

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laquelle elle est mise; quelquefois clic se pro- ! Pierre , pour dire, L’Eglise Catholique Ro-