Band 
Tome second. L - Z.
Seite
11
JPEG-Download
 

LAN

On dit provcrbialem. d’Un homme qui veutfaire croire des choses impertinentes, et tout-à-fait éloignées du sens commun, qu U veuffaire croire que des vessies sont des lanternes.

On appelle Lanterne magique, Une lanternequi, par des verres disposés de certaine façon,fait voir différens objets sur une toile, ou surune muraille blanche.

Les Essayeurs d’or et d’argent pèsent lesmatières dans une Lanterne , pour c\lier l’ac-tion de l’air sur le trébuchet.

Lanterne, en Architecture, est Une formede tourelle ouverte par les cotés, et posée surle comble d’une Eglise ou d’un autre Lutiment,et d’ordinaire au-dessus d’un dôme.

On appelle aussi Lanternes, Certains petitscabinets places dans les lieux où se font des ac-tions publiques, et d'ou, sans être vu, on peutvoir et écouter. Lorsque le Roi tenoit son Litde Justice, ou qu'il y «voit quelque autre actepublic au Parlement, les Dames alloient dansles lanternes de la Grand'Chambrc.

Lanterne, en termes do Mécanique, est Unepetite roue formée de plusieurs fuseaux, danslaquelle engrènent les dents d’une autre roue.Elles tiennent lieu de ce qu’on appelle Pignonsdans les machines délicates, telles que les mon-tres.

Lanternes , au pluriel, signifie figurémentet familièrement, Des fadaises, de sots contes,des choses impertinentes. Tout ce qu d nous adit là , ce sont des lanternes. Conter des lan-ternes.

LANTERNER, v. n. Être irrésolu en aflàires,perdre le temps à des riens. Il ne fait que lan-terner, et n'avance rien. Il s'est amusé à lan-terner. Il est dn style familier.

On dit familièrement, Vous me lanternezdepuis long-temps , pour dire, Depuis long-temps vous me remettez de jour en jour, enm’amusant par de vaines paroles.

U est aussi actif à l’égard des choses et despersonnes : dans le premier cas, il signifie Tenirdes discours impertinens et hors de propos ; etdans le second cas, Importuner quelqu’un desemblables discours. Je ne sais ce qu’il me vientlanterner tous les jours. Il me lanterne depuissix mois. Il est familier.

LANTERNERIE. s. f. Irrésolution, difficultéfutile qui retarde quelque affaire. Il est d uneLinternerie qui ne finit point. Il a manque sonobjet à force de. lanterneries. U est du stylelamilier.

LÀNTERNIER, 1ÈRE. s. Ne se dit pointau propre pour Faiseur de lanternes. On ne ledit qu’au figuré, Diseur de fadaises. Ne vousamusez pas à ce qu'il dit, c'est un lanternier,un vrai lanternier. Qui est le lanternier quivous a dit cette nouvelle?

Il se dit aussi, d’Un homme irrésolu, indé-terminé en toutes choses, avec qui on ne peuttien conclure. Vous ne finirez jamais rien aveclui, c’est un lanternier , un franc lanternier.f e n'est qu'un lanternier.

Dn appelle aussi Lanternier, Celui qui asom d’allumer les lanternes publiques.

LAP

LÀNTÏPONNÀGE. s. m. Action de lanfci-'ponuer, Discours frivole et importun. Pointtant de lantiponnage. U est populaire.

LANTIPONNER. v. n. Tenir des discoursfrivoles, inutiles et importuns. Il ne fait quelantiponner, au lieu de venir au fait. Que meuient-il lantiponner ? Il est populaire.

LANTURLU. Façon de parler tirée d’unrefrain de chanson, et qui n’a aucun sens pro-pre. On ne l’emploie que pour marquer unrefus accompagné de mépris. Il lui a répondulanturlu. Il est du style fiuniJier.

LANUGINEUX, EUSE. adj. Terme de Bo-tanique . Il se dit De toutes les parties desplantes, feuilles, fruits, tiges, etc. qui sontcouvertes de poils ou d’une espèce de duvetsemblable à de la laine. Le fruit de l'abricot,de la pèche , est lanugineux.

LAP

LÀPATUM, ou PARELLE. Voyez Pa-tience.

LAPER, v. n. Boire en tirant l’eau avec lalangue. Il ne se dit proprement que du chien.Les chiens lapent.

LAPEREAU, s. m. Jeune lapin de trois ouquatre mois ou au-dessous. Une tourte de la-pereaux. Une accolade de lapereaux.

LAPIDAIRE, s. m. Ouvrier qui taille lespierres précieuses.

Lapidaire , est aussi adjectif ; mais danscelte acception il n’est d’usage que dans cettephrase, Ntyle lapidaire, Qui se dit du styledes inscriptions sur la pierre, le marbre, etmême sur le cuivre, etc. •

LAPIDATION, s. f. Sùpplice de ceux qu’onassommoit h coups de. pierres. La lapidationde Saint Étienne.

LAPIDER, v. a. Assommer h coups depierres. Les Juifs lapidoient les adultères , lesblasphémateurs et les faux Prophètes. Les Juifslapidèrent Saint Julienne ,

Il se dit figurément en parlant de plusieurspersonnes qui s’élèvent avec chaleur contrequelqu’un. Quand je leur ai reproché cela ,elles m'ont pensé lapider , j*ai vu l'heure quellesn'alloient lapider. Vous vous ferez lapider, sivous dites cela, 1

Lapidé , ée. participe.

LAPIDIFICATION, s. f. Forma (ion despierres.

LAPIDIFIER. v. a. Terme de Chimie . Ré-duire les métaux en pierre.

LAPIDIFIQUE. adj. des ?, g. Qui sc dit dessubstances propres à former les pierres. Lessucs lapidifiques.

LAPIN, s. m. Petit animal sauvage, 5 lon-gues oreilles, qui creuse sous terre, et qu’onchasse de différentes manières. Lapin de ga-renne. Lapin de clapier. Lapin gris. Lapinblanc. Fourrure de lapin. Manchon de lapin.Gants de poil de lapin. Teri'ierde lapin. Chas-ser, fureter, tirer des lapins.

On dit proverbialement et populairementd’Un homme habille de neuf, qu'il est bravecomme un lapin.

L A R ii

I, \PINE. s. f. La femelle d’un lapin. Unelapine prête à mettre bas.

On dit populairement d’Une femme qui faitbeaucoup d’enfans, que C'est une lapine , unevraie lapine.

LAPIS , s. ni. (La lettre S s’articule forte-ment dans ce mot. ) Sorte de pierre précieusequi est de couleur bleue foncée et veinée d’or,et qui n’est point transparente. Il y a de petitesveines dans le vrai lapis. L’azur se fait avecle Japis mis en poudre , et cet azur s'appelleoutremer.

LAPMUDE. s. f. Nom qu’on donpe dans leNord à des robes de peau de Renne.

LAPS, subst. m. (On prononce le P et US.3Terme de Droit dans l’origine. Il n*est d’usagaqu’au singulier et dans cette phrase, Laps detemps, qui signifie, Écoulement de temps, es-pace de temps. Après un grand laps de temps *Cette coutume s'est abolie par laps de temps.

LAPS, SE. adj. Tombé. Il ne se dit que decelui qui a quitté la Religion Catholique ; et iln’est d’usage qu’avec le réduplicatif Relaps. Ilest laps et relaps.

L AQ

LAQUAIS, s. m. Valet de livrée, destiné Asuivre son maître ou sa maîtresse. Grand la-quais. Petit laquais. Il a trois ou quatre grandslaquais.

LAQUE, s. f. Sorte de gomme qui vient desIndes Orientales, et qui entre dans la composi-tion de la cire d’Espagne . On appelle Couleurde laque, Une couleur rougeâtre qui tire sur lepourpre.

On appelle aussi Laque , Le beau vernis dela Chine , ou noir, ou rouge. En ce sens il estmasculin. Voilà de beau laque. On n'a pu en-core parvenir à imiter parfaitement le beaulaque de la Chine .

LAQUÉAIRE. subst. ru. Sorte d’athlète quitenoit d’une main un lacet, et de l’autre unpoignard*

LÀQL'ETON. s. m. Diminutif familier delaquais.

LAR

LÀRAIRE. s. m. Terme d’Antiquiié. Oitdonnoit ce nom, chez les Romains* à une petiteChapelle destinée à placer les Dieux Lares.

LARCIN, s. m. Action de celui qui dérobe,qui prend furtivement. F aire un larcin. Com-mettre un larcin. Être accusé, être convaincude larcin.

Il signifie aussi La chose dérobée. Il allacacher , porter son larcin en tel endroit. Recelerun larcin.

Larcin, se dit aussi d’Un passage ou d'un.cpensée, qu’un Auteur prend entièrement d’unautre pour se l’approprier. Les plus beaux en-droits de son livre sont des larcins , sont autantde larcins.

LARD, subst. m. Cette partie grasse qui estentre la couenne et la chair du porc. Bon lard.Lard à larder. Petit lard. Lard frais. Lardferme. Du lard jaune. Lard rance. Du vieux.

2 «