LA R
'iruv'e de larmes, pour dire. Se livrer à unegrande douleur.
On dit proverbialement, Ce que maître veutet valet pleure sont larmes perdues, pour dire,que C’est inutilement que l'inférieur veut ré-sister aux volontés du supérieur, et que le plusfoible s’oppose à ce que veut le plus fort.
On appelle figurément et proverbialement,Larmes de crocodile , Les larmes que répandune personne dans le dessein d’en tromper uneautre. Et cela se dit parce qu’on prétend que lecrocodile, pour attirer les passans et les dé-vorer, contrefait le cri d’un enfant qui pleure.
En parlant d’Un drap mortuaire où il y ades larmes représentées, on dit, Un drap mor-tuaire semé de larmes.
Larme , se dit aussi d’Une goutte ou dunepetite quantité de vin ou de quelque autre li-queur. Une larme de vin. Il n'a pris qu'unelarme de vin . Il est du stylo familier,
On appelle aussi Larmes , Le suc qui coalede plusieurs arbres ou plantes , quand on lestaille, comme le sapin, la vigne et autres.
On appelle 'Larme de verre , Un petit mor-ceau de verre fait en forme de larme, et qui,dès qu’on eu rompt la pointe, s,e réduit enmenue poussière avec bruit.
On appelle Larmes de cerf , Une liqueurjaune qui sort de deux ouvertures que cet ani-mal a au-dessous des yeux, et qu’on appelleLavmières. On l’emploie en Méduciue,
LARME DE JOB. s. f. Plante dont lesfeuilles ressemblent beaucoup à celles du blé deTurquie , .et qui porte une graine très-dure,unie, luisante, rougeâtre dans sa maturité, etde la grosseur d’un pois chiche. On lui attribueles memes vertus qu’au grcmil. On enfile eesgraines, et on en fait des chapelets.
LARMIER, s. m. Terme d’Architecture ,qui se dit d’Une saillie qui est hors de l’aplombdelà muraille, et qui sert à empêcher que l’eaune découle le long du mur.
Larmier , Nom d'un membre d’ Architecture ,plat et carré, qui esta la corniche, au-dessousde la cimaise.
Larmier , est aussi une Pièce de bois miseen saillie au bas d’un châssis, pour empêcherque l’eau ne coule dans l’intérieur de la chambre.
LARMIÈRES. s. f. pl. Fentes qui sont au-dessous des yeux du cerf. Il en sort une liqueurjaune, qu’on nomme Larmes de cerf.
LARMIERS, s. m. pl. Terme de Médecinevétérinaire. Parties qui, dans le cheval, répon-dent aux tempes dans les hommes. Saigner uncheval aux larmiers .
LARMOYANT, ANTE. adj. Qui fond enlarmes. On la tj'uuva toute larmoyante.
On appelle Comique larmoyant ^ Comédielarmoyante , un genre de Comédie qui danstout le cours de l’action, ou dans quelques par-ties seulement, présente des situations propresà faire verser des larmes. Quelques Littérateursn approuvent pas le contiguë larmoyant 7 la co-médie lurmoyante.
LARMOYER, v. n. Il se conjugue commeEmployer. Pleurer, jeter des larmes de douleur.
LAS
LARRON, ESSE. s. Celui ou celle qui dé-robe, qui prend furtivement quelque chose.Fin larron. Subtil larron. C’est un larron. Ilest larron comme une chouette, comme une pie.C est une larronesse. Le larron a été découvert.On a pris le larron.
On ditprovcrbialement,que L'occasion faitle larron , pour dire, que L’on est tenté par laprésence de l’objet.
On dit aussi proverbialement, Au plus lar-ron la bourse, pour dire, Se couder à celuidont on devroit se défier le plus. On dit dansle même sens, Donner sa bourse à garder auhrrron. Et proverbialement aussi, que Les groslarrons font pendre les petits , pour dire, queQuelquefois ceux qui sont établis pour jugerles autres, ne sont pas moins coupables qu’eux.
On dit proverbialement, Ils s’entendentcomme larrons eu /oire, En parlant des per-sonnes qui sont d’intelligence pour faire desfriponneries.
Quand on n’a acheté une marchandise quece quelle vaut, on dit proverbialement, Il nefaut point crier au larron.
Il est à remarquer, qu’encore que par le motLarron on n’entende pas ordinairement un vo-leur de grand chemin, cependant^ en parlant desdeux voleurs qui furent mis en croix avec Notre-Seigncur Jésus-Christ , on ne se sert que dumot Larron. Notre-Scigneur fut crucifié entredeux larrons. Le bon larron. Le mauvais larron.
En termes de Librairie, on appelle Larron,Le pli d’un feuillet, qui, quand on a relie lelivre, n’a pas été rogné. Ce Relieur a laissé plu-sieurs larrons dans ce volume.
LARRONNEAU, s. m. Petit larron qui nedérobe que des choses de peu de valeur. Il estfamilier.
LARVES, s. ni. pl. Terme d’Antiquité . LesPoètes (Umnoientcenomaux Génies malfaisans,aux âmes des médians qu’on croyoit errer sousdes figures hideuses.
LARYNGOTOMIE . Voyez Bhoncotomïe.
LARYNX, s. m.-Ternie d’Anatomie. La par-tie supérieure de la trachée-artère.
LAS
LAS. Interjection plaintive. Las qui le pour-voit croire! Las que j’ai souffert de peine! Us emploie plus ordinairement dans le style naïfet familier.
LAS 7 ASSE. adj. Fatigué. J’ai bien fait duchemin aujourd’hui, j'ai bien travaillé , je suislas , bien las , fort las. Être las de marcher. Las \de travailler. Reposez-vous, si vous êtes las. Jesuis si las, que je n'en puis plus.
Il signifie aussi, Importuné, dégoûté , en-nuyé à l’excès de quelque chose que ce soit. Jesuis las d'entendre des sottises. Je suis las deces impertinences. Je suisbien las de celhommc-là. Il est las d'être bien. Êtes-vous déjà las debien faire?
On dû proverbialement, Las d'aller va en-core loin. On dit aussi De guerre lasse, pourdire, De lassitude.
On appelle' proverbialement et populaire*
LÀT i3
ment, Un Las-d’aller, Un homme mou .pares-seux et lâche.
LASCIF, ÏVE. adj. Fort enclin, fort portéà la luxure. Le bouc est un animal très-lascif.
U se dit aussi Des choses qui portent, quiexcitent a la luxure. Une posture lascive. Unedanse lascive._ Un tableau lascif. Des regardslascifs , des vers lascifs , des paroles lascives.
LASCIVEMENT, adv. D’une manière las-cive. Regarder lascivement. Danser lascive-ment
LASCIVETÉ, s. f. Forte inclination à laluxure. Sa lasciveté Va perdu , a ruiné entière-ment sa santé.
Il signifie aussi, Ce qui porte, ce qui excitea la luxure. Il y a trop de lasciveté dans ce ta-bleau , dans ces vers.
LÀSERPtTIU-M. s. m. Plante omhellifére,dont il y a plusieurs espèces. La plus connuecroit aux environs de Marseille . Ses racines sontpleines de suc,et odorantes. Le I/ascrpitium estalexipharmaquc , incisif et vulnéraire.
LASSANT, ANTE. adj. Qui fatigue. Untravail lassant. Une besogne lassante.
LASSER, v. a. Fatiguer. C’est uit * travailqui lasse extrêmement. Le chemin Va fort lassé.Il les a tous lassés Vun après Vautre. Une tropgrande contention lasse Vcsprit.
On dit aussi, Lasser la patience de quel-,qu'un,.
Il signifie encore Ennuyer. Il lasse tout lemonde par ses importunités. Il nous lasse avec,ses vieux contes.
Il se met aussi avec le pronom personnel,et s’emploie dans tous les sens de l’actif. On selasse plus à demeurer debout qu'à marcher. Ilne se lasse point , il est infatigable. L'esprit selasse par une trop grande application. Ma pa-tience se lasse. Il se lasse d’entendre toujoursdire les mêmes choses. On se lasse de tout.
Lassé, ée. participe. Lassé du chemin , dutravail.
LASSITUDE, s. f. L’abattement où Von setrouve après avoir trop marche ou trop tra-vaillé. Grande lassitude. Tomber de lassitude.
II se dit aussi de l’indisposition où Von setrouve quelquefois, sans avoir ni trop marcheni trop travaillé. Sentir de grandes lassitudesdans les membres , dans tout le corps. Je nesais d’où me vient cette lassitude.
Les Médecins appellent Lassitudes sponta-nées, Certaines lassitudes dont la cause n’esipoint apparente. Les lassitudes spontanées pro-nostiquent des maladies.
LASTE. s. m. Terme de Marine. Poids dodeux tonneaux. Un vaisseau chargé de centListes, est un vaisseau de deux cents tonneaux *
LAT
LATÀNIER. 3. m. Arbre qui croît dans leBrésil et dans les Antilles . C’est une espèce depalmier.
LATENT, ENTE. adj. Caché. Ce mot n’estguère usité que dans cette phrase, Vices la-tens, qui se dit Do la pousse, de la morve et dela ccurhfitù/e, qui sont les trois maladies des