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11 ne hue guère sans quelque maïs. Tl y a tou-jours avec lui des si et des mais.
MAÏS, s m. Voyez Blé de Turquie.
MAISON, s. fém. Logis, bâtiment pour yloger, pour y habiter. Maison commode, bienlogeable. Belle maison. Grande maison. Maisonà porte cochère. Petite maison. Maison basse.Maison élevée, exhaussée. Maison a un étage,à plusieurs étages. Maisonneuve. Une vieillemaison. Maison de brique. Maison de pierre detaille. Maison accompagnée de bois , de jar-dins, etc . Voilà une maison bien placée. Unemaison en bel air. Une maison située en tellerue. Bâtir une maison. Abattre, démolir unemaison. Maison de campagne. Maison de plai-sance. Il a maison à la ville, maison auxchamps. Maison à louer. Maison à vendre.Les forcdemens d’une maison.*Les gros mursd’une maison. La couverture d’une maison.Les divers appartemens d'une maison. Il est enmaison d'emprunt. Il tient le haut de la maison.Au bout du terme il faut qu’il vide la maison.Il va de maison en maison. Sa maison est ou-verte à tous venons. Il ne sort point, il nebouge de la maison.
On dit, qiïUn homme tient maison , pourdire, qu’il tient ménagé. Et on dit, Lever mai-son*, pour dire, Commencer à tenir ménage.
On dit qu 'Un homme a une bonne maison,pour dire, qu’il donne souvent à manger; etqu’/î a un grand état de maison , pour dire,qu’il a beaucoup de domestiques.
On dit qu'Un homme fait bien les honneursde sa maison, pour dire, qu’il reçoit bien ceuxqui viennent chez lui.
On dit, Garder la maison, pour dire, Res-ter chez soi, ne pas sortir.
On dit proverbialement d’t T n homme maîhabille'et tout en désordre, qu’H est fait commeun h'âleur de maisons.
On dit figurément et familièrement, Fairemaison nette, pour dire, Chasser tous ses do-mestiques. Et, Faire maison neuve , pour dire,En prendre d’autres.
On dit proverbialement, que Le Charbon-nier est maître datis sa maison, pour dire, queChacun vit chez soi comme il lui plaît.
On dit d’Un homme qui en voit un autreafflige d’un malheur qu’il a lieu de craindre pourlui-même, On a sujet d’avoir peur, quand onvoit brûler la maison de son voisin.
On dit aussi proverbialement d'Un hommequi va de tous les côtés, et qui mangé rare-ment chez lui, Il est comme les Ménétriers ,qui ne trouvent point de pire maison m que laleur.
On dit proverbialement, qu 'Une chose a été'vendue par-dessus les maisons , pour dire,qu’Elle a été vendue excessivement cher.
On appelle Maisons Royales , Les maisonsqui appartiennent à un Roi, et où il peut ha-biter avec sa Cour. Chambord, Fontainebleau ,Çhoisy, et autres, sont des Maisons j'oyalcs.
Maison , se prend aussi pour tous ceux quicomposent une mime famille. C’est une maisonde gens de bien.
MAI
On dit, Une maison bien réglée, pour dire,Une maison où il y a de l’ordre.
On dit, qu’Un homme a fait une bonne mai-son , pour dire, qu’il a amassé beaucoup debien, et qu’il est en état de bien établir sa fa-mille.
On nomme Maison, Une Compagnie, uneCommunauté d’Ecclésiasliques, de Religieux.Il est Docteur de la Maison ci Société de Sor-bonne. Il est de la Maison de Navarre. LaMaison de Saint Magloirc , de Saint Lazare,de Sainte Geneviève.
On dit, Faire sa maison ,pour dire, Prendredes domestiques. Cet Ambassadeur n’a pas en-core fait sa maison. La maison de ce Princen'est pas encore faite. Une se dit gue des Princeset des personnes élevées en dignité.
Maison du Jloi , signifie aussi Tous les Offi-ciers de la bouche,de la chambre, de la gai>le-robe, et autres, attachés au service 'domestiquedu Roi.
On appeloit aussi Maison du Roi, et Maisontout court, Les troupes destinées pour la gardede sa personne. Dans un tel combat , la Maisondu Roi fit merveilles. La Maison est partie pourl'armée.
Maison, signifie encore Race. Il ne se ditque des races nobles et illustres. Maison noble.Maison ancienne. Maison illustre. Grandemaison. Maison souveraine. La Maison deFrance. La Maison d’Autriche. La Maison deLorraine . La Maison de Coucy.
On dit. Un homme , une femme, un enfant ,une fille de benne maison , pour dire, C“ nabiet ancienne race. Et d’un jeune homme qui nles manières nobles, qu 'Il sent son enfant debonite maison.
On dit par menace à un jeune homme,qu’On le traitera , qu’on l’accommodera en enfaut de bonne maison, qu’On le châtiera commeil le mérite. Il est familier.
La Maison Ptoyalc, signifie Les Princes duSallg ‘
On dit, qu’Une maison est éteinte, finie ,pour dire, que Le dernier d’une race est mort.
On dit, qu’t/n homme a relevé sa maisonpour dire, qu’il a acquis des biens et des hon-neurs qui ont relevé sa famille.
Maison de Ville. L’Hôtel où s’assemblentles Officiers Municipaux. Il étoit allé à la mai-son de ville.
Il signifie aussi Le cotps des Officiers de ville.La maison de ville ordonna.,... Il est Procu-reur du Roi-, Greffier , etc. de la maison deville. La maison de ville fut mandee.
On-dit en termes d’Astrologie, Les douzemaisons du Soleil ,pour dire, Les douze signesdu Zodiaque.
On appelle l’Église, La maison de Dieu . Lamaison de Dieu est une maison de prière. Ilfaut entrer avec respect dans la maison de Dieu .
On dit proverbialement et populairementd’Une maison où l’on ne donne à manger àpersonne, C’est la maison de Dieu , on n’y boitni n'y mange.
MAT
pital où l’on renferme ceux qui ont l’esprit alié-né. Il le faut mettre, il devroit être aux PetitesMaisons.
On dît proverbialement en parlant d’un traitde folie, que Ce sont les Petites Maisons ou-vertes.
On appelle aussi Petite maison, une maisondestinée à des amusemens secrets.
MAISONNÉE, s. f. Tous les gens d’une fa-mille qui demeurent dans une même maison.On a mené en prison toutela maisonnée. Toutela maisonnée est venue dîner chez moi. 11 estpopulaire.
MAISONNETTE, s. f. Diminutif de Maison.Maison basse et petite. Il a fait bâtir une mai-sonnette. Il est logé dans une petite maison-nette.
MAÎTRE, s. m. Celui qui a des sujets, desdomestiques, des esclaves. Bon maître. Mau-vais maître. Rude maître. Maître fâcheux.Chercher maître. Servir son maître. Ce laquaisa changé de maître. Il a perdu son maître. Cetesclave s’est sauvé de chez son maître.
On dit proverbialement, Tel maître, tel va-let. Le bon maître fait le bon valet. Qui sertbon maître, bon loyer en reçoit.
On dit familièrement que Quelqu’un a bonmaître, pour dire,qull est au service ou dansla dépendance d’uu homme puissant qui ic pro-tégera.
On dit par une façon de parler tirée de l'E-criture-Sainte, que A T ul ne peut servir deuxmaîtres,
v n Ambassadeur ou autre Étranger, en par-ant duFrince dont il est sujet, l’appelle Sonmaître. Le Roi mon maître. L'Électeur mort,.naître, etc.
Maître. Supérieur qui commande, soit dedroit, soit, de force. Dieu est le maître de l’U-nivers. Un Roi est le maître dans ses Étals. Ilest le maître dans la Place. Il s’est rendu maîtrede la Place. Il a une grande armée, il a gagnéla bataille , il est le maître de la campagne. Cé-sar se rendit niaifre de la République. îl parleen maître. Chacun est maître, le maître chezsoi.
On dit, Heurter en maître, pour dire,Frap-per à la porte d’une maison plusieurs coups desuite, ou seulement frapper bien fort.
On dit, Se rendre maître des esprits, descœurs , pour dire, Prendre de l’empire sur lesesprits, gagner les coeurs. Et, Se rendre maîtrede ht conversation, pour dire, Attirer h. soitoute l’attention de la compagnie. Être maîtrede ses passions, pour dire, Les dompter, lesvaincre. Etre maître de soi , pour dire, Se pos-séder. Il a été dans celte occasion bien n%aîtrede lui;
Cn dit aussi, Être le maître, être maître defaire quelque chose , pour dire, Avoir 1 liberté,avoir le pouvoir de faire quelque chose. Vousêtes le maître de venir chez moi quand il vousplaira. Vous êtes le maître d'y aller, ou de n yaller pas. Et absolument, Vous êtes bien Umaître.
On dit, 5e rendre maître du fe u , pour dire,