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58 MAI
minel d* Lèsc-Majeslt divine el humaine. La.Majesté du Trône.
lise dit aussi Des Empires , des lois, desCompagnies, et des Assemblées augustes quisont revelues du caractère de l’autorité pu-blique. J.a majesté de l'Empire Romain , duPeuple Romain. La mujestè du Sénat La ma-jesté des Lois.
Majesté , est aussi Un titre particulier qu’ondonne aux Empereurs, aux Rois , et à leursEpouses. On dit en parlant h eux, Votre Ma-jesté; et en parlant d’eux, on dit, J.eurs Ma-jestés. S h Majesté. Votre Majesté, Sire, a or-donné. Plaise à Votre Majesté. Sa Majestépartit de Paris un tel jour.
On appelle l'Empereur, 5a Majesté Impé-riale; et quand on lui parle, Sacrée Majesté.Ou appelle le Roi de France,5<i Muje-té Très-Chrétienne; on appelle celui d’Espagne , SaMajesté Catholique; et celui dj Portugal, 5aMajesté Très-Fulèh. On dit aussi, Sa ,'i MajestéBritannique, Sa Majesté Suédoise, Sa MajestéPolonaise, Sa Majesté Danoise , pour dire, leRoi d’Angleterre, le Roi de Suède , le Roi dePologne , le Roi de' Danrmarch. On dit aussi,Sa Majesté le Roi d’Jngleterre , Sa Majesté leRoi de Suède , etc.
Majesté, se dit aussi dans le discours ora-toire, De tout ce qui a quelque chose de grand,d’auguste.' N’adnnrez-vous pas la majesté de ceTemj-le? La colonnade du Louvre a un air demajesté qui impose. lui majesté de ce lieu. Lamajesté de sou front. Une douce majesté. Il yu de la grandeur , de la majesté dans son style»
MAJESTUEUSEMENT. adv. Avec majesté,avec grandeur. U marche majestueusement.
MAJESTUEUX, FUSE. adj. Qui a de lamajesté, de l'éclat, de la grandeur. Un portmajestueux. Un air majestueux. Une taillemajestueuse. Une démarche majestueuse. Frontmajestueux. Temple majestueux. Style ma-jestueux.
MAJEUR, EURE . adj. Qui a atteint l’âgeprescrit par les lois du Pays pour user et jouirde ses droits, et pour pouvoir contracter vala-blement. Il ne falloit avoir que vinat ans pourêtre majeur en Normandie . On n’étoit majeuvdans la coutume de Paris qu’à vingt-cinq ans;actuellement on est majeur à vingt-un. Unefille majeure peut se marier sans le consente-ment de ses p are ns.
On appelle Majeurs, Les ancêtres ou lesprédécesseurs. Nos majeurs nous ont donne cesexemples de vertu. Il faut nous en tenir à*ladoctrine de nos majeurs. U est vieux.
Des sept Ordres Ecclésiastiques, il y en atrois qu’on appelle Majeurs, qui sont la Prê-trise, le Diaconat et le Êous-Diaconat.
On appelle Force majeure, Une force à la-quelle on ne peut résister. Causes majeures.
C rfaines causes d’uue grande importanceconcernant la Religion ou l’État. Une affairemajeure, un intérêt majeur. ,
On dit, La majeure partie , pour dire, Laplus grande partie.
En termes de Musique, on appelle Ton, ou
MA J
Mode majeur , Le ton dont la tierce est majeure.Et l’on appelle T ærce majeui e, La tierce qui estcomposée de deux tons. Ut mi est une tiercemajeure.
On dit aussi, Sixte majeure, Septième ma-jeure , pour désigner certains intervalles enmusique.
Tierce majeure, an Piquet, signifie qu’on al’As, le Roi et la Dame de même couleur. Ondit au meme jeu, Quarte majeure, Quintemajeure, quand on a les quatre, les cinq cartesde suite, k commencer par l’As. On disoit au-trefois, et Von dit encore quelquefois, Tiercemajor 7 Quinte major.
MAJEURE, s. fém. C’estla proposition d’unsyllogisme qui contient le grand terme, oul'attribut de la conclusion. Je vous accorde lamajeure, et cous nie la mineure.
Majeure ordinaire. Un des actes que l’onsoutient en Théologie pendant la Licence, etqui dure depuis huit heures du matin jusqu’àsix heures du soir.
MAJOR, s. m. Officier de guerre qui donneaux autres Officiers de son corps les ordresqu’il a reçus des Commandans. Le Major d'unRégiment, le Major de la Place. Sergent-Major.
On appelle Major général de l’armée, UnOfficier qui reçoit immédiatement les ordres duGénéral , et qui les distribue ensuite aux Ma-jors de chaque Brigade d’infanterie, etc. EtMajor de Brigade, Un Officier qui reçoit l’ordredu Major général ou du Maréchal general desLogis de la Cavalerie, et qui le donne aux Ma-jors de chaque régiment.
Major, se dit aussi adjectivement, et Von‘appelle Etat Major, L’état dans lequel sontcompris les Officiers qui commandent un Ré-giment en général, ou qui sont pour le servicede ce Régiment. Le Colonel, le Lieutenant-Co-lonel, le Major* VAide-.^ajor, l'Aumônier , leChirurgien, etc. sont de l’Etat Major. La payede l’Etat Major. Aide-Major , Chirurgien-Major , Tambour-Major.
L’État Major d’une Plaoe de guerre estcomposé du Gouverneur, du Lieutenant deRoi, du Major de la place, des Aide-Majors etdes Capitaines des portes.
MAJORAT, subst. masc. Droit d’aînesse enEspagne .
MAJORDOME, s. m. Terme qu’on a prisd’Italie ^ et qui signifie Un Maître d’hôtel. Onne s’en sert qu’en parlant des Officiers qui ser-vent en cette qualité à la Cour de Rome, dansles autres Cours dTtalie, et en Espagne . LeMajordome du Pape. Le Mujoidome du Roi ,de la Reine d’Espagne.
MAJORITÉ, s. fém. L'état de celui qui estmajeur, qui a atteint l’âge compétent pourjouir pleinement de ses droiis. Il a atteint}'dgede majorité. On remit celte affaire àlamujoriiédu Roi.
il signifie aussi la place de Major . Le Loilui a donné la Majorité d'un tel Régiment ,d'une telle Place.
MAJUSCULE, adj. des 2 genres. Il n’est
MAL
d’usage qü’en ces phrases, Lettre majuscule ,caractère majuscule, et signifie. Grande lettre.
Il est a :ssi quelquefois substantif. La pre-mière lettre d’un v<om propre doit toujoursêtre une majuscule.
M AK
MAKI. s. m. Animal qui ressemble au singepar le corps, les jambes et les pieds, et qui a lemuseau allongé comme le renard. Joli Maki.Maki fort adroit.
mal
SIAL, MALE. adj. Méchant, mauvais. £onpins grand lisage est dans quelques mots com-posés , qui se trouveront ch acun dans leur ordre,comme. Malheur, malaise, malencontre, etc.
il n’est d’usage au féminin qu’avec quelquesmots, comme, Malerage, malepeste , malemort,à la malehcure , malefaim, etc.
MAL. s. m. Ce qui est contraire ail bien. Iln’y a point de bien sans quelque mélange demal. Il n’y a pas grand mal « cela. Perserà mal.
Mal, signifie, Défaut, imperfection, soit ducorps, comme la difformité, la privation de lavue, etc. soit de l’esprit, de l’âme, commel’ignorance, la légèreté, la bassesse de cœur,etc.Je ne connois point de mal en hii , en elle. Diredu mal de quelqu’un. Il ne faut pas dire de malde son prochain.
Mal, se dit du vice et de toutes les mau-vaises actions. Il faut éviter le mal et faire tebien. Jl e.s*i enclin, endurci au mal. Il ne ptuipoint faire un mal, pour qu’il en arrive unbien.
’etlre quelqu’un à mal. Mettre une femme <•:ual.
Mal, signifie plus particulièrement, Dou-eur. Je sens bien du mal. Vous me faites mal.
!voir le mal de tête, grand mal de tête , niai à! a tête. La tête me fait mal.
Mal, signifie encore Maladie locale. Maldangereux. Mal contagieux. Mal de rate , devessie. Mal de mère. Mal d'aventure. Mal êpi-■‘.émique. Où a-t-il pris ce mal? Ce remède gué-rit bien des maux. Il fie guérira jamais de cemal-là. Ce n’est pas un petit mal. Chacun sentson mal. Montrez-moi où est votre mal. Depuisquand ce mal-là vous tient-il? Ce mal nous apris tout à coup, est venu bientôt. Ce mal s’gjjira comme il est venu. Mal incxtrable. Mai léqcr.Mal invétéré. Mal enraciné. Vieux mal. Malvénérien. On dit dans ce dernier sens et popu-lairement, Avoir du mal, donner du mal , gagner du mal.
On appelle Ma? d'enfant, Les douleurs d’unefemme qui accouche.
On dit proverbialement, De deux maux, ilfaut éviter 1e pire.
On dit proverbialement, Mai sur mal n’estpas santé, Quand plusieurs afflictions arriventtout à la fois.
On dit proverbialement, Toniber de fiçvrten chaud mal, pour dire, Tomber d’un petitaccident en un plus grand.
On dit, Mal caduc , haut mal, pour dire,