MAL
1/épilepsie. H tombe du m al caduc , du haut jmal. Le peuple dit, Mal de Saint- Jean , etplus communément, Mal de Saint, pour dire,Le haut mal. .
Mal, signifie aussi, Dommage, perte, cala-mité. La gelée a tout perdu, U y « encore plusde mal que l’on ne croit. On disait que les en-ncfuis'üvoieut désaie tonte la s lovutce , mais lemal n’est pas si grand qu'on le faisoit. Dieu vous garde de mal. Si vous faites cela, il vousen prendra mal. Il ne se7it pas encore son mal.Cela ne fait ni bien ni mal. Vous lui voulezmal. Il ni'en veut mal. Il m’en veut du maiQue le mai que je lui veux me puisse arriver.•le ne mi veux point de mal. Vous ne lui jerezpas fp’and mal. Quel mal lui faisiez- vous ?
On dit proverbialement, Mal d’autrui «Wque songe , pour dire, qu’On est peu touché dumalheur des autres.
Mal, signifie aussi, Inconvénient, malheur.Vous pouvez pure telle {fiose, mais le mal es.'que... C’est un grand mal qu\l soit absent.
On dit, Tourne!' une chose en mal, l’expli-quer en mal, pour dire, Lui donner un mauvais sens.
On dit, Prendre quelque cl ose en mal, formai, pour dire, S’en offenser. Il a pris cela e.mal, fort mal. H prend tout en mal.
Mal, Incommodité, peine, travail. Il a eubien du mal à l’armée. On a trop de mal chezce maitrc-là. Il a bien du mal ci gagner sa vie.Il se donnebien du mal pour nourrir sa famille.
Il e^t du style familier.
MAL. ndv. De mauvaise manière, autrementrpi’il ne faut, qu’il ne convient, qu’on ne dosi-reroit. Cette affaire va mal. 'lia mal fait sesaffaires. Il a mal réussi. Que cela est mal bdti.mal fait , mal tourné! J’ai mal entendu. Vchante mal. Il écrit mal II prend mal les avis(pion lui donne. Mal vu, mal pensé, mal in-terprété.
On dit proverbialement, Mal vit qui ne s’a-mende, pour dire, C’est faire un mauvais usag:de la vie, que de ne se pas corriger.
MALACHITE, s. fém. Pierre verte et opaque |qui est une vraie mine de cuivre. U y en a qui ‘ont des veines blanches et des taches noires oubleues; on voit meme des Malachites bleues enentier. Cette pierre est formée par couches con-centriques comme une sorte de stalactite.
MÀLACIE. s. f. Terme de Médecine. Appé-tit, désir excessif de certains alimens. La ma Lu-cie est une maladie des femmes grosses.
MALACOÏDE. s. fém. Plante qui croit dansles pa\s chauds : ses fleurs sont semblables acelles de la mauve, et ses vertus sont presqueles mêmes.
MÀLACTrQUE. adj. des 2 genres. Terme deMédecine. Il se dit Des médicamens 1 éniollicns.
Il se prend aussi substantivement, et au mas-culin.
MALADE, adj. des a genres. Qui sent, quisouffre quelque dérangement, quelque altéra-tion dans la santé. Bien malade. Fort malade,Légèrement malade. Grièvement malade. Dan-gereusement malade. Malade à la mort. Ma-.
MAL
1 fade à mourir. Il est malade d’un mal incura-ble. Il s'est chagriné , il en est malade. Il esttombé malade. Cela l’a rendu malade, llest aulit malade.
On le dit aussi Des parties du corps, il fautappliquer le remède à la partie malade.
il se dit figurément Des corps politiques.Un litat est bien malade , quand il est troublépar les guerres civiles.
On dit d’CJne personne, qu’Tllle a Pair ma-lade, pour dire, qu’Elle paroit maln'de; etquille ala couleur malade, pour dire, qu’Ellea le t dut mauvais.
On dit figurément, que Du vin a la cou-leur malade , pour dire, qu’il pèche en cou-leur.
On dit Des plantes, des arbres qui dépéris-sent, qu’ils sont malades.
Il se dit aussi De l’esprit et de l'imagination.C’est un esprit malade. Il est plus malade del'esprit cpie du corps. Il est malade d'imagi-nation.
On dit ironiquement et figurément dans lestyle familier, Vous voilà bien malade, pourdre, Vous vous plaignez injustement, vous»i’avez pas sujet de vous plaindre.
On dit en se moquant d’un «a«gcr,d’unmal, dune perte qui menace plusieurs person-nes, et dont on croit pouvoirs' 1 tirer sa ns peine,Il n'en mourra que les plus maludes. Il est dustyle familier.
Il se met quelquefois substantivement. Jeviens devoir un malade. C'est un bon malade,un fâcheux malade. Visiter les malades. Guérirles malades. Garder les malades. Il y a tant demalades dans cet Hôpital. Il fait le malade ;
MALADIE, s. f. Indisposition, dérangement,altération dans la santé. Maladie légère. Grand. 1 ,maladie. Fâcheuse maladie. Longue maladie.Maladie incurable, mortelle. Maladie compli-quée. Maladie populaire. Maladie contagieuse ,épidémique. Maladie chronique. Maladie aigut.Maladie dangereuse. Maladie honteuse. H y ades maladies héi éditâmes. J’ai appris sa mortavant sa maladie.il relevait de maladie. Il courtde fâcheuses maladies cette année. Maladied'armée. Il a mauvais visage, il couve quelquemalad e. Il s'est tellement échauffé , fatigué,qu il en a gagné une bonne maladie.
Cn dit figurément, que Les passions sont lesmaladies de l'âme.
On dit absolument La maladie, Quand onparle d’une épidémie. Il a la maladie. La ma-ladie est en tel lieu. N 1 allez pas dans cette Ville -là, la maladie y est.
Maladie, signifie aussi figurément L'affec-tion ou l’aversion excessive qu’on a pour quel-que chose. Il «fine excessivement les tableaux,c’est sa maladie. Il a la maladie des médaillésdes pierres gravées, etc. Il aime passionnémentles fleurs, cest une maladie.
On appelle Maladie du Pays , Le désir vio-lent que quelqu’un a de retourner eu son Pays,jusqu’à en être quelquefois malade. Il a la ma-ladie du Pays.
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sujet à être malade. Il est très-maladif. Il aépomé une fen.mc bien maladive.
MÀLÀDRERtE. s. f. Hôpital anciennement
affecté pour les mahides de la lèpre, cl qu’onappelle aussi Léprotcrie. La JÎaladreric d’untel heu. ïl est Administrateur d’une telle Ma-ladrerie. Le revenu des Maladreries .
MALADRESSE, s. f. Défaut ,d*adresse. Lamaladresse de cet Ouvner.
lise dit aussi figurément,en parlant de quel-que chose qui a été mal conduit. Il y « bien dsla maladresse dans ce discours, dans cette apo-logie. Et d’une personne qui manque d'art, d’a-dresse dans la conduite, Elle est d’une extrêmemaladresse dans tout.
MALADROIT, OITE. adj. .Qui manque d’a-dresse, il se dit au propre, en pariant du corps.C’est un Ouvrier fforlmahdroit. Il est maladroitdans tout ce qu'il fut. Avoir la main mal-adroite.
Il est aussi employé substantivement. C’estun maladroit.
Il se dit an figuré, pour exprimer le manqued'adresse dans la conduire. C’est qn mtihtdro;t.Cela n’est pas d’un maladroit. Cela 11 ’cst pasmaladroit.
MALADROITEMENT, ndv. Sans adresse.Au propre et, au figuré. Il fait toutes chosesmaladroitement, il s’est conduit lien muladroilcme:it.
MALÀGME. s. m. Ci lapl sme émollient.
MALÀGUEITE. S. fém. Espèce de poivrequ'on nomme aussi Graine de Paradis.
MALAL subst. m. Nom de lu langue la pluspure de l’Inde Orientale. Le .Valut, qui était lalangue savante de Vlnde , est devenu celle ducommerce. Plusieurs écrivent Malais.
MALAISE, s. m. Etal fâcheuxincommode.Il n’est pas accoutumé à souffrir le malaise.Avoir du malaise. Sentir du mai isc.
On dit figurément, il est dans le malaise,pour dire, H est à l’étroit, il est nul dans sasaffaires.
MALAISÉ, ÉE. adject. Difficile. Cela n’cs£pas si malaisé que vous croyez, il est malaisede faire telle chose. Il est mal thé à qouctvner.Il est bien aisé de reprendre, mais malaise defu ire mieux.
BIalàjsé , Incommode, dont on ne se peutservir aisément. Je ne me saurois servir de cetinstrument , il est malaLé. Cet escalier est mal-aisé.
Il signifie aussi, Qui est à l’étroit dans sesaffaires, qui a de la peine ù faire la dépense àlaquelle il est obligé. Ilic/ie malaisé. Princemalaisé,
MALAISÉMENT, adv. Difficilement , avecpeine, Vous réussirez malaisément à cc que*vous entreprenez .
MALÀjXDRE. s. f. Espèce de crevasse ci defente qu’on aperçoit aux plis du genou d uncheval, et d’où découle une humeur séreuse etfétide. Les malandres ri intéressent que la peaudu cheval
On dit d’Un homme Agé, qu7I n’a nïsurosni malandre, pour dire, qu’il* ne sent aucune8 ,