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choses, Discours malin . Interprétation ma aIhpic. Î 7 n sens malin. ï/n souris malin. Il adit cela d'an ton malin. Regarder d’un œilmalin. Pensées malignes. Il a le regard malin.
On appelle Maligne joie , La joie que l’on ata mal d'autrui, et qu’on voudroit cacher.
On dit, qu’C 7 u homme a un malin vouloir,du malin vouloir contre quelqu’un, pour dire,qu'il a mauvaise volonté, mauvaise intention.Il est du style familier.
On appelle le Diable, L'esprit malin, lemalin esprit, ou absolument, Le malin. Cedernier est du style familier.
Malin, sû dit aussi De ce qui a quelquequalité mauvaise, nuisible. Un suc malin.Cette herbe a une i>ertu , une qualité maligne.Il faut corriger ce que l’antimoine,‘ ce quel’opium a de malin.
Oïi appelle Fièvre maligne, Une fièvre quiest accompagnée de venin, de pourpre, etc, etd’eccidens plus fâcheux que le pouls ne semblel’indiquer.
On dit aussi, Un ulcère malin , une plaietnaliqnc.
MALUSE. s.f. Terme de Marine. Temps desgrandes marées à la nouvelle et à lu pleinelune.
?.IALINGRE. adj. des 2 g. Il se dit d’XJnepersonue qui a peine h recouvrer ses forces etsa santé après une longue maladie, ou qui estd’une complexion foible. Il a bien de la peineà revenir , il est encore bien mal ngrc. Je nesais ce qu’a cet enfiint, il est tout malingre. Ilest du style familier.
MALINTENTIONNÉ, ÉE. adj. Qui a demauvaises intentions. Cet homme est très-mc.Vintentionné. Ces personnes étoient tiès-malin-tentionnées.
Il sc prend aussi substantivement. Des malinteiïtionnés ont répandu ces nouvelles.
MALITORNE. adj. des 2 g. Grossièrementmaladroit et gauche. Il s’emploie ordinairementcomme substantif. Ce valet ne t qu'un mali-lorne. Il est famili. r.
MAL JUGE. s. m. Faute du Juge, maissans prévarication, en prononçant sur quelqueaffaire. Il faut prouver le mal jugé, sans quoiVArrêt aima lieu. Le mal jugé n’est pas unmoyen suffisant pour faire casser un Arrêt
MALLE, s. f. Sorte de coffre ordinairementïond par-dessus et par les côtés, couvert depeau, et qui est propre pour porter des hardesh la campagne, en voyage. Grande, petitemalle. On a fouillé dans sa malle.
On appelle aussi Malle, Ta valise que leseourriers et les postillons ont derrière eux, etd ms laquelle ils portent les lettres. La maüed’Angleterre, etc. La malle est arrivée.
On dit, Faire sa malle , pour dire, Mettre,jauger dans sa malle ce qu’011 veut emporterpour son voyage.
On appelle aussi'Malle, Une sorte de grandpanier où les petits Merciers portent leurs mar-chandises.
On dit proverbialement, Trousser en malle,pour dire, Enlever par surprise et prompte-
MAL
ment. Il trouva de la vaisselle d’argent dans^une chambre, et la troussa en malle.
On dit de quelqu’un qui est mort en peu dejours d’une maladie, qu’/l a été troussé enmalle.
MALLÉABILITÉ, s. f. Qualité de ctf quiest malléable.
MALLÉABLE, adj. des 2 g. Qui est dur etductile, qui se peut battre, forger et étendre àcoups de marteau. Les métaux sont malléables.Quelques-uns ont prétendu faussement que leverre étoil malléable,
MALLÉOLE, s. f. Terme d’Anatonne. L'osdo la cheville du pied. La maVcole interne. Lamalléole externe. (On fait sentir les deux l dansce mot et les deux qui précèdent. )
MALLET! E. s. f. Diminutif de maïle. Ilavoit sa mallette sur le dos. Un petit Mercieiqui porte sa mallette.
MALLIER. s. masc. Cheval sur lequel o>charge h malle. Bon mallier. Fort mailler. Iléioit monté sur le ni aller.
Gn appelle aussi Mcdlier, Le cheval qu’onmet entre les brancards d une c .aise de poste.
MALMENER, v. a. Réprimander, maltraiterde paroles. Il Va bien malmené.
On dit d’L’ne armée bien battue, qu’E lie aété bien malmenée.
On dit aussi en parlant d’Un procès, d’unedispute au jeu, Il Vu bien malmené au jeu ,dans celle dispute, dans ce procès.
Malmené, fe. participe.
MALMOULUE. adj. fém. Terme de Véne-•ie, qui 11c se dit que des futnées du cerf maldigérées.
MALOR DONNE, ÉE. adj. Termede Blason,qui se dit de trois pièces mises, une en chef,cl les /leux antres parallèles en pointe.
MALOTRU, UE. s. Ternie d’injure et demépris , par lequel on prétend signifier enméni'’ temps une personne maussade, malfaite, ntalbâîie. C’est un malotru, un francmalotru. Une qrosse malotrue.
MALPLAïSANT, ANTE. adj. Désagréable,fâcheux. Aventure malplaisante. Il se dit plusordinairement des choses, et quelquefois pour-tant des personnes. Il vieillit.
MALPROPRE, adj. des 2 genres. Qui n’estpas propre, qui est sale. C'est l’homme dumonde le plus malpropre. Il es l extrêmementmalpropre sur lui, sur sa personne. Des meu-bles malpropres. Des habits tnclj ropres. Unechambre malpropre. Des mains malpropres.
MALPROPREMENT, adv. Salement, avec-malpropreté. Il mange malproprement. Il foutout malproprement.
On dit, qu’ïin ouvrier travaille malpropre-ment, pour dire, qu’Ii travaille mal et grossiè-rement.
MALPROPRETÉ, s. f. Defaut de propreté,saleté. Sa chambre est d’une grande malpro-preté. Il mange avec une■ malpropreté insup-portable.
MALSAIN, AINE, adj. Qui n’est pas sain.qui a en soi le principe de quelque maladie. Cethomme est malsain. Cette femme est malsaine.
MAL'
I! signifie aussi, Qui est contraire à la santé.Cet a:r est malsain. Celte viande est malsaine.Les eaux de ce Pays -là sont malsaines.
MALSÉANT, TE. aoj. Mcsséant, qui eutcontraire à la bienséance. Cela est malséant.L’air dissipé est une chose malséante à un Ma-gistrat.
MALSEMÉ, a !j. Terme de Vénerie , qui nese dit qu’en parlant des bois de cerf, des têtesde daim et de chevreuil, dont les andouilîerssont en nombre impair.
MALSONNANT, ANTE. adj. Qui choque,qui réjiugne. Il se dit en Théologie, en quali-fiant des propositions condamnées ; et on ditpar extension, Cela est mahonnant, pour dire,Cela est choquant.
MA.LT. s. ni. (On prononce l et t.) Orge préparée pour fair * de la bière. En Angleterre,l’impôt sur le malt est considérable.
MALTOTE. s. f. Exaction, perception d’undroit qui n’est point dû, fait - en abusant dunom du ttoi. Fa re, exc cer la m.diète. Le Pu-blic appelle ainsi par abus toutes sortes denouvelles impositions.
On dit quelquefois familièrement, La mal-tôte , pour dire, Les maltôtiers.
/ MAI.TÔTIER. s. m. Celui qui exige desdroits qui ne sont point dns, ou qui ont étéimposés sans autorité légitime. C'est un malto-iier. U se dit aussi par abus De ceux qui re-cueillent toutes sortes de nouvelles impositions.
MALTRAITER, v. a. Traiter durement pardes coups ou par des paroles, fl Va maltraitéde coups. Il Va maltrait. de paroles. U l’a j .il.maltraiter. Ce mari maltraite sa femme.
Maltraiter , signifie aussi, I-’aire tort àquelqu’un, ne lui rendre pas la justice qui luiest due, ne le traiter pas favorablement. Ce filsa été maltraité dans Je testament de son père.
11 sig nifie aussi, Faire préjudice à quel-qu’un, lui faire un mauvais traitement, soit àtort, soit avec raison. Cet Auteur a été mal-traité dans cet ouvrage. Il a été maltraité danscet Arrêt.
INLyltraité , ée. participe.
MALVEILLANCE, s. f. Haine, mauvaisevolonté pour quelqu’un, ou à 1 egard de quel-que chose. La malveillance cherche à discrédi-ter les opérations du Gouvernement. Voilà deseffets de sa malveillance. 6 exposer à la mal-veillance du peuple.
MALVEILLANT, s. m. Celui qui veut dumal à quelquun, qui est malintentionné pourquelque chose. Le s malvcillans font courir disfausses nouvelles, pour augmenter le méconten-tement. C'est quelque malveillant qui lui a renduce mauvais office.
Il se prend aussi adjectivement. Caractèremalveillant.
Il est plus usité ait pluriel. Ses malveiUanslui ont rendu ce mauvais office. Il ne foc?t pusajouter fut aux malvedlans.
MALVERSATION, s. f. Délit grave commisdans l'exercice d’une charge, d’un emploi, d’uneadministration; comme corruption, exaction,concussion, larcin. Commettre des malversa-