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Tome second. L - Z.
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ouvrage csf marqué au bon coin , pow dire ,que Cet homme a de bonnes qualités, qu'il esthomme de bien ; que cet ouvrage est bon.

On dit, Avoir pour quelqu'un Des atten-tions marquées, pour dire, Des égards, desmanières qui prouvent un désir de l’honorerparticulièrement. On dit aussi, Un qoùt mar-qué pour une personne, pourîa poésie, pourla musique, pour la raillerie. On dit, Un des-»ein marqué, pour, Une intention évidente.

On dit d’Un borgne, d’un boiteux, d’un bi-gle, d’un bossu, qu’il est marqué au B. 11 estdu style familier.

On dit aussi figurément, qu’Un homme estmarqué sur le livre rouge, pour dire, qu’il estnoté pour quelque faute.

On appelle Papier marqué , parchemin mar-qué , Du papier, du parchemin qui est marquéavec un timbre, pour servir aux actes qui fontCoi en Justice.

On dit d’Un homme que la Justice a faitmarquer d’un fer chaud, quTJ a élé marqué.

On dit au Piquet, au Trictrac, etc. Êtrefnai'que, pour dire, Avoir perdu un des parisqui composent la partie.

MARQUETER, v. a. Marquer de plusieurstaches, ]\ïarqueley une peau en manière de peaude tigre. Lès faons de biche sont tous marquetésjusqu’à un certain âge.

Marqueté , ée. participe.

MARQUETERIE, s. f. Ouvrage de piècesde rapport de diverses couleurs. Une table demarqueterie. Un cabinet de marqueterie. Unplancher de marqueterie. Travailler en marque-terie. Ouvrage de marqueterie.

MARQUETTE, s. f. Pain de cire vierge.Une marquette de cire.

MARQUEUR, subst. m. Celui qui marque.Marqueur de cuir, de draps, etc.

Au jeu de la Paume, on appelle absolumentMarqueur , Celui qui a soin de marquer leschasses, et qui compte le jeu dans les partiesde paume. Il faut demander au marqueur si lecoup est bon.

MARQUIS, s. m/On Sppeloit ainsi autre- jfois un Seigneur préposé à la garde des mar-ches , des frontières d’un État ; et c’est d« làqu’on dit encore , Le Marquis de Brandebourg.

Aujourd’hui c’est un titre de dignité qu’ondonne à celui qui possède une Terre érigée enMarquisat par Lettres patentes, pour lui, oupour ses ancêtres. Le Marquis d’un tel lieu. Ilprend à bon titre la qualité de Marquis, ûn leprend aussi comme un simple titre de noblesse.

L’air avantageux et faussement noble dequelques petits-maîtres, leur fait donner pardérision le titre de Marquis , surtout quand ilsme sont pas nobles. C’est un Marquis , un deces Marquis, un Marquis de Carmagnole. Lesairs de nos Marquis, On dît pareillement d Unhomme qui prétend posséder grand nombre deterres, C’est un Marquis de Carabas.

On appelle Marquise , La femme d’un Mar-quis.

MARQUISAT, s. m. Titre de dignité, at-taché à une Terre qui est composée d’un certain j

MAR

| nombre de fiefs. Le Roi a érigé cette terre enMarquisat. Il se dit aussi de la Terre mêmequi a ce titre. Il est Seigneur duMarquisat de...

MARQUISE, s. fém. Tente de toile qu’unOfficier fait tendre par-dessus sa tente, pour yêtre plus ù l’abri des injures de l’air. Tendreune marquise.

MARRAINE, s. fém. Terme relatif. Cellequi tient un enfant sur les fonts de Baptême .Où est la marraine? Le parrain et la mar-raine. Cette file porte le .nom de sa marraine.Sa marraine lui a fait un beau présent.

MARRI, IE. adj. Fâché. Êt re marri d'avoiroffensé Dieu . Il en est fort marri. Il vieillit.

MARRON, s. m. Espèce de grosse châtaignebonne à manger. Marrons de Lyon . De grosmarrons. Un chapelet de marrons. Faire rôtirdes marrons.

On appelle Marrons glacés, Des marronsconfits et couverts de caramel, qu’on mangeau dessert.

On dit proverbialement, Faire comme lesinge , tirer les marrons du feu avec la pâte duchat , pour dire, Se servir adroitement d’unautre pour faire quelque chose dont on espèrede l’utilité, mais qu’on n’ose faire soi-même.

On appelle des ebeveux frisés en grossesboucles rondes, Des cheveux frisés en marrons.

Marron, s’emploie aussi adjectivement dansces phrases.

Marron. Ce mot s’emploie avec différentesacceptions, dans les phrases suivantes.

En termes d’imprimerie, on appelle Marron,Un ouvrage imprimé furtivement

En termes de Guerre, on nomme Marron , ‘Une pièce de cuivre sur laquelle sont gravéesles heures auxquelles les Officiers doivent faireleurs rondes, et qui sc place dans des boîtesfaites exprès.

Les Artificiers appellent Marron , Une es-pèce de petard fait d’un fort carton, et de fi-gure cubique.

On dit dans les Colonies d’Amérique, qu’Unnègre est marron, qu’i£ est devenu marron,pour dire, qu’il s’est enfui, qu’il s’est retiredans les bois, dans les déserts, pour y vivre enliberté. Il se dit aussi des animaux, qui de do-mestiques sont devenus sauvages. Cochon-marron.

MÂRRONNER. v. a. ( Prononcez Maroner. )Friser des cheveux en grosses boucles.

Marronne, ée. participe;

MARRONIER. s. m. Arbre qui porte lesmarrons.

On appelle Marronia‘ dinde, Un grand etbel arbre qui a élé apporté en France avec lespremières anémones doubles. Ses fleurs sonten bouquets , qui , mêlés avec de grandesfeuilles d’un beau voi t , fout un très-bel effet.Son fruit, appelé Marron d'Inde , qui res-semble à la châtaigne, est d’un goût très-âcreet très-amer. On cherche depuis long-temps àtirer quelque ptilité de ce fruit.

MARRUBE. s. m. Plante. On en distinguoprincipalement de deux sortes , le blanc et lenoir, appelé aussi Ballotte. Toutes deux sont

MAR

labiées, fort communes, et d’un grand usage enMédecine.

Le Marrube blanc dissout les humeurs vis-queuses, les squirres, et passe pour un excellentremède dans l’asthme humoral.

Le 3Ja77'ube noir, appliqué extérieurement,

résout les tumeurs, apaise les douleurs, etguérit les ulcères. On le prend rarement enpotion, à cause de son odeur fétide et dés-agréable.

MARRÜBIÀSTRE , ou Faux Màbrcbe.

s. m. Plante labice, qui a beaucoup de rapportavec le Marrube noir. Elle est vulnéraire. Sau-poudrée de sel, elle est bonne contre les mor-sures faites par les chiens.

MARS, (prononcez l’S) dans la Religiondes Romains, étoit le Dieu de la Guerre. EnPoésie, on dit, Les travaux de Mars , le métierde Mars, pour dire, Les travaux de la guerre,le métier de la guerre.

MARS . s. m. Une des sept planètes, quiprend son nom du Dieu de la Guerre. LaPlanète de Mfirs. Mars en conjonction avec laLune .

Mars , Terme de Chimie, signifie Le fer; etl’on donne le nom de Mars à tous les médica-mens dans lesquels il entre du fer. Il prend de. la teinture de Mars. Du safran de Mai's .

Mars , Le troisième des mois de l’année. Lemois de Mars. Il fait bon planter en Mars . LaLune de Mars. À la Notre-Dame de Mars. Àla Mi-Mars, Les giboulées de Mars. Bière deMars,

On dit proverbialement d’Une chose qui nemanque jamais d'arriver en certain temps, Celavient comme Mars en Carêrne,

MARS. s. ni. plur. (Pron. l’S.) L.^s menusgrains qu’on sème au mois de Mars, commesont les orges, les avoines., les millets, etc. Letemps a été bon pour les mars de cette année.S'il ne pleut , tous les mars sont perdus.

MAR5ÈCHE. s. f. Nom que l’on donne ül’orge en plusieurs Provinces.

MARSOUIN, s. m. Espèce de gros poissonde mer,que plusieurs croient être le même queles Anciens appelaient Dauphin . En quelquesendroits on le nomme Pourceau de mer. Lapèche des marsouins. Du lard de marsouin.

On appelle populairement et par injure,Gros marsouin, vilain marsouin , Un hommelaid , malbâti et malpropre.

MÂRTAGON. s. m. Espèce cïe lis sauvage ,mais dont les pétales sont plus petits et ren-verses. On cultive cette plante dans les jardins,à cause de la beauté de sa fleur. Le Martagon ales propriétés du lis ordmai/'e;

MARTEAU, subst. m. Outil de fer qui a unmanche ordinairement de bois, et qui est pro-pre à battre, à forger, à cogner. Gros marteau.Petit marteau. Marteau d'Orfèvre . Marteau deMaréchal. Marteau à frapper devant. Marteaude Couvreur . Marteau de grosse forge . Mar-teau de Tailleur de pierres. Tous les Artisansqui travaillent du marteau. Battre avec le mar-teau. Battre au marteau , à grands coups demarteau. La tête du marteau. Cogner avec un