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Tome second. L - Z.
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MIE

On dit substantivement, Les miens , au plu-nel, pour dire, Mes proches, mes alliés, ceuxqui m'appartiennent en quelque façon. Il eslplein d’égards pcrir moi et pour les mieJis.

MIETTE, subst. f. 11 se dit proprement Detoutes les petites parties qui tombent du pair»quand on le coupe, ou qui restent quand on amangé. Petite miette. Les miettes qui tombentsous la table. Ramasser les miettes.

On s’en sert aussi pour dire, Un Irès-pcûmorceau de quelque chose à manger. Vous nelui avez donné qu’une miette. En voilà unebelle miette. Il n'est que du style familier.

MIEUX, adv. Parfaitement, d’une manièreplus accomplie, d une façon plus avantageuse.Personne n’entend mieux les affaires que lui,u entend mieux la guerre que lui, n’écrit mieux,ne parle mieux que lui. Il chante mieux, beau-coup mieux qu’il ne faisoit. Vous ne sauriezmieux faire. C’est l'homme du monde le mieux:fait. Il est « la Cour mieux qu’homme dumonde. Ses affaires vont mieux que jamais. Ila été mieux reçu qu’il ne croyoit.

Il signifie quelquefois Plus. Laquelle aimez-vous mieux de ces deux étoffes? J’aime mieuxlune que Vautre.

On dit qu’t/ne chose vaut mieux qu'uneautre , pour dire, qu’Ellc est meilleure ; etqu’Elle vaut plus qu’une autre , pour dire, queLe prix en est plus grand.

On dit, Il vaut mieux, pour dire, 11 estplus à propos, plus expédient. Il vaut mieuxattendre un peu. Il vaut mieux s’accommoderque de plaider. Il vaudroit mieux qu’il se Lui ,que de parler mal « propos.

On dit absolum. qu’L 7 » homme est mieuxqu'il n'étoit, pour dire, qu'il est en meilleuresanté, en meilleur état. Il est mieux , un peumieux, beaucoup mieux. Il n’est guère mieux.

On dit qu’Une femme est mieux qu’uneautre, pour dire, qu’Elle est plus belle, plusjolie. On le dit aussi du caractère, de la con-duite. Depuis ses voyages , cet homme est beau-coup mieux qu’il n’étoit.

On dit, Aller de mieux en mieux, pour'dire, Faire toujours quelque progrès vers lebien. Il fout espérer que cela ira de mieux enmieux. Ses affaires vont de mieux en mieux.

On dit proverbialem. À <pi mieux mieux ,pour dire, À l’cnvî l’un de l’autre. Il est dustyle familier.

Du mieux, le mieux , tout du rmaux, toutle mieux que , le mieux du monde, tout aumieux r Façons de parler adverbiales du stylefamilier. Il a fait du mieux qu'il a pu f lemieux qu’il a pu. Il s’en est tiré tout du mieuxqu’il a pu. Il en a usé le mieux du monde. Celava le mieux du monde, tout au mieux.

Mieux, tient quelquefois lieu d’adjectif , etsignifie, Meilleur, plus,convenable, plus pro-pre à la chose dort il s’agit. Il n’y a rien demieux que ce que vous dites.

On : dit aussi dans le style familier, qu’l/nhomme chante des mieux , pour dire, qu’ilchante aussi bien que ceux qui chantent lepueux.

MI G

Mieux, s’emploie aussi quelquefois substan*liveinent, comme dans ces phrases : Il fera deson mieux; j’ai fait de mon mieux ; c’est Umieux que vous puissiez faire.

On dit proverbialement, que Le mieux estl’ennemi du bien, pour dire, qu’On gale sou-vent une bonne chose en voulant la rendremeilleure.

On dit d’Un malade qui connu once à semieux porter, qu'il y a du mieux dans sonétat , qu’il y a un mieux sensible , que le mieuxse soutient

MIÈVRE, adj. des 2 genres. Il se dit pro-prement d’Un enfant vif, remuant, et un peumalicieux. Cet enfant est mièvre, est bien miè-vre. Il est du style familier.

MIÈVRERIE, s. f. Qualité de la personnequi est mièvre. Cet enfant est d’une mièvreriesingulière. On dit aussi dans le même sens,Mwvrcté. Il est du style familier.

On dit encore familièrem. Mièvrerie, poursignifier Une petite malice. Il m’a fait unemièvrerie. Ce n’est qu’une mièvrerie.

MI G

MIGNÀRD, ÀRDE. adj. Il signifioit autre-fois la même chose que Mignon ; aujourd’huiil ne s’emploie guère que pour signifier Un mé-lange de gentillesse et d’afféterie. Sourme mi-gnard. Parler mignard. Manières mignardes.Il est familier.

On dit familièrement d’Un jeune hommequi fait le beau, qu’il fait le mignard.

MIGNARDEMENT. adverb . D'une manièremignarde. Sourire mignardement.

Il signifie aussi, Avec trop de délicatesse.Cet enfant a été élevé mignardement. U est fa-fcnilicr.

On dit d’Un ouvrage de la main, travailléfinement, délicatement, qu’il est mignarde -ment travaillé, mignardement découpé.

M1GNARDER. v. act. Traiter délicatement.Mignardcr un enfant. Une femme qui se mi-gnarde trop. Il est du discours familier et seprend en mauvaise part.

U signifie aussi, Affecter de la délicatesse,de la grâce. Mignardcr son style. Mignardcrson langage.

Mi&naiujé, ée. «participe.

MIGNÀRDT^E. s. f. Délicatesse. En ce sensil ne se dit guère au singulier, que de la délica-tesse des traits du visage. La mignardise de sestvaits. U est familier.

Il signifie aussi, Affectation de gentillesse,de délicatesse. Avoir , mettre de la mignardisedans ses ntanières, dans so-n langage, dans sonstyle.

U se dit aussi au pluriel, pour signifier, At-traits, caresses. Il s’est laissé prendre aux mi-gnardises de cette femme.

On appelle Mignardise, Une espèce de petitsœillets.

MIGNON, ONNE. adj. Délicat, joli, gentil.Visage mignon. Bouche mignonne. Une beautémignonne. Des souliers mignons.

Il s’emploie aussi au substantif ; et alors il

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signifie Bien-aimé. De ces deux enfans-la, il yen a un qui est le mignon de la mère. Ellel’aime fort , c'est son mignon. U est familier.

C’est aussi un terme de flatterie dont on sesert en parlant à un enfant. Mon mignon. Monpetit mignon. Ma mignonne. Ma petite mi-gnonne.

PapA mignon, Maman mignonne. Termesdont se servent les petits enfans à l’égard deleur pero et de leur mère.

On appelle en style familier, Argent mignon',De l’argent comptant qu’on a mis en réservepour quelque dépense superflue. Pour fairecette dépense , il faudroit avoir de Varqent mi-gnon.

On appelle aussi en style familier, Pcchèmignon , Celui auquel on a le plus de pen-chant, auquel on est le plus attaché. La médi-sance est son péché mignon.

On dit par dérision à quelqu'un qui a faitou dit une sottise, qu’il est un joli mignon.

MIGNONNE, s. f. Caractère d’imprimerie,qui est entre la Nonparcille et le petit 'Texte.

MIGNONNEMENT. adv. Avec délicatesse,d’une manière délicate. Cela est mignonnementfait.

MIGNONNETTE. s. f. Sorte de dentelle lé-gère. Une coiffitre de mignonnelte .

On appelle aussi Mignonnette , Une sorte depetits œillets dont on garnit les plate-bandes.

On appelle encore Mignonnette , Du poivreconcassé en morceaux plus petits qu’à l’ordi-naire.

MIGNOTER. v. act. Traiter délicatement,dorloter, caresser. Vous gâtez cet enfant , dele mignoter comme vous faites. Il est popu-laire.

Migsoté, ee. participe.

MIGNOTISE. s. f. Flatterie, caresse. Il estdu langage familier.

MIGRAINE, s. f. Douleur qui occupe unemoitié de la tête. Il a la migraine. Il est tour-menté d'une migraine. Les odeurs très-fortesdonnent la migraine. La migraine cause d'or-dinaire des maux de cœur.

MIGRATION, s. fém. Transport, aciion depasser d’un Pays dans un autre pour s’y éta-blir. U ne so dit qu’en parlant d’une quantitéconsidcrablj de peuple.

M I J

MIJAURÉE, s. f. U se dit familièrem, d’Unefille ou ‘d’une femme qui montre des préten-tions avec de petites manières affectées et ridi-cules. Dffe lait la mijaurée. Voyez un peu celtemijaurée.

MIJOTER, v. act. Terme de Cuisine. FaireCuire doucement et lentement. Mijoter dubcenf« la mode.

Il se prend aussi familièrement dans le mêmesens que Mignoter. Mijota’ un enfant. Il aime.à se mijoter.

MIL

MIL. adj. nume'ral. Voyez Mille.

MIL. (Il faut mouiller l’L), ou MILLET,

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