MIN
Mineure, est aussi une thèse que celui quiétudie en Théologie soutient durant la Licence,et dans laquelle il ne s’agit ordinairement quede Théologie positive. On l’appelle Mineure ,parce que c’est l’acte le plus court de tous ceuxqu’on soutient durant la Licence. Noufemr unemineure. Faire sa mineure. On la nomme aussiMineure ordinaire.
MINIATURE, s. f. (On prononce ordinaire-ment Mignature.) Sorte de peinture délicate,qui se fait à petits points ou à petits traits ,avec des couleurs très-fines, délayées avec del’eau et de la gomme. Portrait en miniature.On pointillé la miniature.
On appelle quelquefois Miniaturiste, UnPeintre en miniature.
MINIERE, s. f. La terre, la pierre, ou lesable, dans lesquels on trouve une mine ou unmétal. Minière d’or. Il y a quantité de minièreseu ce Pays -là, Surintendant des mines et mi-nières de France . Cela sort de la minière,
MINIME, s. m. Religieux de l’Ordre fondépar Saint François de Paul.
MINIME, adj. des 2 genres. Qui est d’unecouleur tannée, fort obscure, comme celle del’habit des Religieux Minimes. Drap minime.Serge minime,
MINIMUM, s. m. Terme de Mathématiqueemprunté du Latin, qui signifie Le plus petitdegrc auquel une grandeur puisse être réduite.
MINISTÈRE, s. m. L’emploi, la chargequ’on exerce. SntLfaire aux obligations de sonpiinistère. Cela n’est pas de mon ministère. Sebicti acquitter de son ministère.
U se dit aussi de l’entremise de quelqu’undans une affaire, du service qu’il rend à quel-qu’un dans quelque emploi, dans quelque fonc-tion. Si vous avez besoin en cela de mon mi-nistère , vous n'avez qu’à parler. Il nous offritson petit ministère.
U se prend absolument pour la fonction,le gouvernement d’un Ministre d’Etat. Le mi-nistère du Cardinal de Richelieu, du CardinalMazarin .
On s en sert encore quelquefois comme d’unmot collectif, pour signifier Les Ministres d’État.Le Ministère ctoit entièrement opposé.ù cela,pour dire, Les Ministres y étoient entièrementopposés.
Ministère public , sc dit au Palais des fonc-tions qui sont réservées aux Avocats et Procu-reurs généraux, et à leurs Substituts. La pour-suite des crimes , et tout ce qui intéresse le bonordre et la tranquillilé-publiqîic , est réserve auvninistère jmblic.
C’est aussi le nom collectif des Magistratsqui sont chargés de ces fonctions.
MINISTÉRIEL, ELLE. adj. Qui est propre®ti ministère, qui appartient au ministère. Têtem '-nistérielle. Politique ministérielle. Lettre mi-nu te''ielle.. Opération ministérielle.
Mi NïSTÉIUELLEMENT. adverb . Dans laforme mh 1 i sE ^ r ; e [j e> m’a rC p 0n d u minùté-rie'lement.
M 1 N 1 SI RE. s. m. Celui dont on se sert pourlexécut.oii de quelque chose. En ce sens il
MIN
n’est guère d’usage que dans les choses mondes.Être le ministre des passions d’autrui , le mi-nistre de ses volontés, le ministre de sa colère.Les Démons sont les ministres de la vengeancedivine.
On appelle Ministres d’État, Ceux dont lePrince a fait choix pour les charger des princi-pales affaires de son État, et pour en délibéreravec eux. Le Pioi l’a fait Ministre d'Etat. Lepremier Ministre d'Etat d’une telle Cour. Onles appelle aussi absolument, Ministres. LesMinistres jurent d’avis. En France , les Mi-nistres entrent dans tous les Conseils.
On appelle encore du nom de Ministre fLes Ambassadeurs, les Envoyés, les Résidons,que les Princes tiennent dans les Cours étran -gères. Les Ministres étrangers jouissent de cer-. tains privilèges dans les Cows où ils sont.
En quelques Ordres Religieux , le Supérieurdu Couvent est appelé Le Père Ministre.
Parmi les Luthériens et les Calvinistes, onappelle Ministre du saint Evangile , ou Minis-tre de la parole de Dieu, ou simplement Mi-nistre , Celui qui fait le proche. Les MinistresCalvinistes. Les Ministres Luthériens. Les Mi-nistres Protestans.
MINIUM, s. m. Matière rouge qui se faitavec une chaux de plomb réverbérée au feu.
MINOIS, s. m, Il se disoit autrefois pourtout visage. Aujourd’hui il ne se dit plus guèreque du visage d’une jeune personne plus jolieque belle. Cette jeune fille a un joli minois,un joli petit minois. Il est du style familier.
MINON. subst. masc. Nom que les femmesetlesenfans donnent aux chats quand ils lesappellent.
MINORÀTIF. s. m. Terme de Médecine etde Pharmacie, qui se dit d’un remède quipurge doucement.
MINORITÉ, s. fém. État d’une personnemineure, ou le temps pendant lequel 011 estmineur. Le privilège de la minorité est de fairedéclarer nids tous les Actes qui sont préjudi-ciables à un mineur. Cela est arrivé pendant saminorité. Durant la minorité du Prince. Ondit quelquefois, Minorité , absolument, enparlant de la minorité des Souverains, Durantla derniere minorité. Les minorités sont ordi-nairement des temps de troubles.
MINORITÉ, s. fém. Le petit nombre, paropposition à Majorité, qui signifie, Le plusgrand nombre. La minorité des voix dans uneassemblée. O11 appelle Minorité d’une assem-blée , La partie moins nombreuse qui tâche des’opposer à certaines opinions, certaines me-sures préférées par la partie la plus nombreuse.Il ètoit de l'avis de la minorité. La minorité nedoit pas Vempovter.
M 1 NOT, s. m. Vaisseau qui contient la moitiéd’une mine. Ce minoi est tout neuf , est rompu.Etalonner un minot. Le minot dè Paris con-tient un pied cube.
Mjx'ot, se prend aussi pour ce qui est con-tenu dans le minot. Un minot de sel. Un minotde blé , d'avoine. Un minot de charbon. Unminot de chaux.
■ MIN m
Ou dit proverbialement, Nous ne mon-gérons pas un minot de sel ensemble , pourdire, Nous ne serons pas long-temps unis.
MINUIT, subst. masculin. Le milieu de lanuit. Allez vous coucher, il est minuit. Mi-nuit est sonné. En plein minuit. Jusqu’à mi.nuit. Sur le minuit, La Messe de minuit . À mi-nuit et demi.
MINUSCULE, adj. des 2 genres. Il n’estd’usage qu’en cette phrase, Lettre minuscule,caractère minuscule , cl signifie Petite lettre.
U est aussi substantif féminin, et se dit despetites capitales par opposition aux grandes,
MINUTE, s. fém. Petite portion de temps,faisant la soixantième partie dune heure. Laminute contient soixante secondes. Une minuteet deux secondes. L’heure est composée désoixante minutes. Compter les heures et les mi-nutes. Quand on attend impatiemment desnouvelles, on compte jusqu’aux minutes.
U se prend souvent dans la conversationpour un petit espace de temps qui n’est pasprécisément déterminé. Il n'y a qu’une minutequ'il est parti. Je reviens à vous dans une mi-nute, dans la minute.
Minute, signifie aussi La soixantième partiede chaque degré d’un cercle.
MINUTE, s. fém. Lettre, écriture extrême-ment petite. Ecrire en minute.
Il signifie aussi L’original et le brouillon dece qu’on écrit d’aboîd pour en faire ensuiteune copie, et le mettre plus au net. Faire laminute d'une lelti'e. U ne fait point de minutesde ses lettres , il n’en garde point les minutes.
Minute, se dit plus particulièrement de l’o**riginal des actes, qui demeure chez les No-taires, pour faire foi des copies qu'ils expé-dient, et qu’on appelle Crosses et Expéditions.La minute de ce contrat est chez un tel No-taire . La minute lui en est demeurée. C est luiqui en gai-de la minute. Délivrer une grosse enparchemin, sur la minute. Ou p?*étendoit q«h’l yavoit une omission dans la grosse , il fallubavoir recours à lu minute. Toutes les minutesdoivent être en papier marqué.
Il se dit aussi de l’original de 3 Sentences,des Arrêts, des comptes qui demeurent dansle Greffe. La minute d'une Sentence. La mi-nute d’un Arrêt La minute d'un compte.
MINUTER, v. a. Faire la minute d’un écritqu’on se propose de mettre ensuite âu net.Avez-vous minuté cela comme on vous a dit ?Minuter une dépêche.
Il signifie aussi figurcmeut, Projeter quelquechose pour l’accomplir bientôt. Il minute sondépart. Il minute sa retraite. Il minutoit des en aller. Il minute quelque chose. Il y a long-temps Cju’il minutoit de faire ce qu'il a fait.
Minuté, ée. participe.
MINUTIE. (On prononce Minucie .) s. fém.Bagatelle, chose frivole et de peu de consé-quence. Il ne faut pas s’arrêter à des minuties.Ce sont des minuties qui ne valent pas lapeine .... Ce que vous dit&s là est une minutie .n’est qu’une pure minutie.
MINUTIEUX a EUSE. adject, Qui s’attache