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MIROITERIE. subst. fém, Commerce demiroirs.
MIROITIER, s. m. Marchand qui fait, ré-pare et vend des miroirs et des lunettes.
MIROTON, s. m. Nom d’un mets composéde tranches de viandes déjà cuites avec diversassaisonnçjneus.
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MISAINE, si f. Terme de Mariné. On ap-pelle ainsi le mât qui est entre le beaupré et legrand mat d’un vaisseau. Le mut de misaine .Quand on dit simplement, La misaine, on en-tend La voile du mât de misaine.
MISANTHROPE, s. m. Celui qui liait leshommes. lise dit particulièrement d’Un hommebourru, chagrin, et qui semble être ennemide la société. C'est un misanthrope , un vraiMisanthrope. La Comédie du Misanthrope.
MISANTHROPIE, s. t. La haine des hom-mes. On n’a jamais vu une misanthropie pa-reille a la sienne.
MISCELLÀNÉES. s. ni. plur. Mot formé r duLatin, qui se dit d Un recueil de différons ou-vrages de Science, de Littérature, qui n’onlquelquefois aucun rapport entre eux. On s’ensert rarement. Cet auteur a donné d’excellensMiscellanées ou Mélanges .
MISCIBILITÊ , s. f. Qualité de ce qui sepeut mêler, s’allier. La miscibiïité des métaux:
MISCIBLE, adj. des 2 . g. Qui a la propriétéde se mêler avec quelque chose. L'huile n’estpoint miscible avec Veau .
MISE. s. f. L’emploi de l’argent qu’on areçu, qu’on a dépensé, et l’état que l'on endresse dans un compte. Chapitre de mise,chapitre de recette. La mise excède la recette,doit tant à la recette. Toute la mise monte à tant.Il commence à vieillir dans cette acception.
Mise, se dit encore de Ce qu’on met, soitau jeu, soit dans une société de commerce.Sa mise étoit de cinquante louis.
Mise, signifie aussi Enchère. La dernièremise de cette maison est à tant. Ma mise acou-vert la sienne.
Mise , se dit aussi du Débit, du cours de lainonnoic ; mais en ce sens on ne l'emploie guèreque dans les phrases suivantes. A/owioie demise. Argent de mise. Ces espèces-là ne sontplus de mise, c’est-à dire, N ont plus de cours,ne sont plus de débit.
On dit figurément et familièrement, qu 'Unhomme est de mise , pour dire, qu’Û est propreà la société, qu’on peut le présenter partout.
On dit aussi familièrement, qu’Une raison ,qu'une excuse n’est pas de mise, pour dire,qu’Une raison n’est pas valable, qu’une excusen’est pas.recevable.
Mise en possession, est dans quelques Cou-tumes une formalite nécessaire pour la validitéd’une acquisition.
MISÉRABLE, adj. des 2 g. Malheureux,est dans la misère, dans la souffrance. Cethom me CS ( bien misérable. Etre réduit a unétat misérable. Une misérable famille ruinée.C est une misérable condition que celle deTome IL,
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l'homme. Il mène , il traîne une vie bien misé-rable.
•On dit, qu’Un homme a fait une fin îfiisé-rable, pour dire, qu’il est mort dans la misère,ou qu’il a péri d’une manière très-fâcheuse.
Il signifie aussi Méchant. Il faut être bienmisérable pour ^aire une telle action.
Il signifie aussi, Qui est mauvais dans songenre. Toutes les raisons qu’il allègue sont mi-sérables. Il a fait un discours , une pièce misé-rable. Un livre , un auteur misérable. Unesanté misérable.
On s’en sert aussi comme d’un terme demépris. Se tourmenter pour de misérables hon-neurs. Crait-il , pour un misérable repas qui}
a donné , que . Jl n'a qu'un misérable cheval
dans son écurie.
Misérable, est aussi substantif, et signifieordinairement, Celui qui est dans la misère.Assister les miséi'ables. Secourir les misérables.Avoir pitié des misérables .
On dit par injure, C’est un misérable , cen’est qu’un misérable , pour dire, C’est unhomme de néant, ou c’est uii très-malhonnêtehomme. Dans ce dernier sens, on dit encore,C’est un grand misérable. On dit aussi d’Unenfant, d’un jeune homme vicieux, C’est unpetit misérable.
Et on dit aussi d’Une femme décriée pour samauvaise conduite, que C’est une misérable.
MISÉRABLEMENT, adverb. D’une manièremisérable. Vivre misérablement. Finir jniséra-blement. Écrire misérablement.
MISERE, s. f. Etat malheureux, conditionmalheureuse, extrême indigence, privation deschoses nécessaires à la vie. Grande misère.Etranqe misère. Il est au comble de la misère.Il est dans la dernière misèredans une ex-trême misère. Il est mort de faim et de misère ,de pure misère.
Il signifie aussi,Peine, difficulté, incommo-• ite. C’est une grande misère que les procès.C’est une misère que d'avoir affaire à lui.
On s’en sert pour exprimer la foiblesse ell’imperfection de l’homme. Ce qui nous paroîtde plus grand dans le monde n’est que misèreet que vanité. On n’est jamais content de sonétat, rien ne marque davantage la misère del’homme.
On appelle figurément, Collier de misère ,Un travail assidu auquel on s’engage, ou quel’on recommence après l’avoir quitté quelquetemps. Il a acheté depuis peu une charge bienassujettissante, il va prendre le collici■ de mi-sère. Les vacances sont finies , il faut que lesÉcoliers repi'ennenl le collier de misère. Il estdu style familier.
Misères , sc dit aussi au pluriel, pour signi-fier des bagatelles, des choses de peu d’impor-tance et de valeur. On ne iui reproche que desmisères. Il n'a dit que des misères. Je suis unpeu souffrant, mais ce ne sont que des misères.Il a l’air de se bien porter , mais il a toujoursquelques misères.
MISÉRÉRÉ. subst. m. qui se dit de l’espacede temps qu’il faudroit pour dire le Psaume
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cinquantième. Je reviendrai dans un misé-ré ré.
MISÉRÉRÉ. s. masc. Terme de Médecine,Sorts de colique très-violente et très-dange-reuse, dans laquelle on rend les excrémens parla bouche. Avoir le miséréré. Une colique demiserere. Le miséréré emporte unhomme en peude temps. Il est mor't d un miséréré.
MISÉRICORDE, subst. f. Vertu qui porte bavoir compassion des misères d’autrui, et h lessoulager. Pratiquer les œuvres de miséricorde.C’est un homme sans miséricorde. Exercer lamiséricorde.
On dit aussi, La miséricorde de Dieu , pourdire, La bonté par laquelle Dieu fait grâce auxhommes, aux pécheurs. La miséricorde divine.Les entrailles de la miséricorde de Dieu . C’estune grande miséricorde que Dieu nous a faite.Il faut espérer que Dieu nous fera miséricorde.Chanter les miséricordes de Dieu . Les Evêqueidans leurs titres se disent Évêques par la mi-séricorde divine.
11 signifie aussi, La grâce , le pardon accordéâ ceux qii’on pourroit punir. Demander misé-ricorde. Crier miséricorde. Implorer la miséri-corde du Prince. Faire miséricorde. Il ne leur,a fait aucune miséi'icorde.
Préférant miséricorde À jttstice. Formuledont on se sert dans les Lettres de rémission oud’abolition.
Ou dit proverbialement, A tout péché misé-ricorde, pour dire, qu’U n’y a rien dont on nadoive espérer le pardon, quand on le demandeavec un véritable repentir de sa faute : et celase dit tant des offenses commises contre Dieu ,que de celles qui regardent les hommes. On ledit aussi à ceux que Ton veut porter à par-donner.
On dit., Etre à la miséricorde de quelqu'un ,pour dire, Dépendre absolument de Ja pitié dequelqu’un dans une circonstance où l’on a be-soin qu’il fasse grâce.
Et on dit, 5e remette , s'abandonner à lamiséricorde de quelqu’un, pour dire, Se re-mettre, s’abandonner à sa merci, à sa discré-tion.
On dit quelquefois par exclamation,-et pourmarquer une extrême surprise, Miséricorde !Eton crie, À l'aide, miséricorde , quand on estbattu, outragé, et qu’on demande du secours.
On dit aussi d’Un homme qui souffre degrandes douleurs, et qui pousse de grands cris,Qu’il crie miséricorde . Il est du style familier.
Miséricorde, -est aussi une petite saillie debois attachée sous le siégé d’une stalle, et surlaquelle an est en quelque manière assis lors-que le siège est levé. Sans cette saillie, le Clergé seroit presque continuellement debout.
MISÉRICORDIEUSEMENT, adverbe. Avecmiséricorde. Dieu reçoit miséricordieusementles pécheurs qui reviennent à lui.
MISÉRICORDIEUX, EUSE. adj. Qui a dela miséricorde, qui est enclin à faire miséri-corde. Dieu est miséricordieux. L’Évangile dit.Bienheureux sont les miséricordieux , car ilsobtiendront miséricorde.
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