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Tome second. L - Z.
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mitre et la crosse. En quelques Eglises les Cha-noines portent la mitre.

En ternies d’Antiquité, on appelle Mitre .Une coiffure en usage chez les femmes Romai-nes , et qui venoit originairement des Perses.

Oïl appelle aussi Mitre, Des tuiles quondispose en forme de nuire au-dessus dune che-minée, pour l'empecher de fumer.

MmiÉ,ÉE. adj. Xi n’est d’usage qu’en cesphrases, Abbé crossé et mitre} Abbaye crosséeet mitree.

MITRON. s. maso. Garçon Boulanger. Il estpopulaire.

MIX

MIXTE, adj. des 2 genres. Qui est mélangé,qui est composé de plusieurs choses de diffé-rente nature, et qui participe de la nature desunes et dûs autres. Corps mixte.

On appelle Causes mixtes , Les causes quisont de la compétence du Juge Séculier et duJuge Ecclésiastique en meme temps , ou quisont en partie personnelles, en partie réelles.Causes personnelles , réelles et mixtes. On duaussi dans le même sens, Une action mixte.

Mixte, est aussi substantif; et dans cetteacception il ne se dit que d’un corps mixte.Toutes les parties d'un mixte. Réduire lesmixtes à leurs principes.

MULTILIGNE. adj. des 2 genres. Terme deGéométrie. Il se dit des figures terminées enpartie par des lignes droites, et en partie pardes lignes courbes.

MIXTION, s. f. Mélange de plusieurs dro-gues dans un liquide,pour la composition dunremède. Ce médicament se fait par ta mixtionde telle et telle drogue.

MIXTIONNER. v. a. Mélanger, mêler quel-que drogue dans une liqueur, et faire qu’elle«y incorpore. Mixtionner du vin. Mixtionnerun breuvage. Il se prend plus ordinairement enmauvaise part.

Mixtion»*; , ée. participe.

On dit,Du vin mixtionné , pour dire, Duvin qui n’est pas naturel, qui est mélangé, fre-laté.

MOB

MOBILE, adj. des 2 genres. Qui se meut,ou qui peut ctre mû. Il y « des corps plus mo-biles les mu que les autres. Cette roue n est pasassez mobile.

Certaines Fêtes de l’année sont appelées Fêtesmobiles , parce que le jour de leur célébrationchange tous les ans, selon la différence des lu-naisons .Pâques, la Pentecôte, l’Ascension, etc.sont des Fêtes mobiles.

On dit figurément, Caractère mobile , pourdire, Caractère changeant; ZmuqMiîfion mo-kûe, pour dire, Imagination qui reçoit aisé-et promptement des impressions diffé-rentes.

f'.' 1 ^canique, on dit substantivement, EeW *° 1 C ' _R° Ur due, Le corps qui est mû. U sedit aussi pour signifier I.-a force mouvante.L-tau est le mobile de celle machine.

MOD

Le premier mobile , C'est, selon les anciensAstronomes, un ciel qui enveloppe et qui faitmouvoir tous les autres cieux.

On appelle figurément, Premier mobile, Unhomme qui donne le branle, le mouvement àune affaire, à une compagnie. Un tel est le pre-mier mobile de cette affaire, de cette conjura-tion.

On dit aussi, L’intérêt est le mobile de laplupa? t des l.ommes. L’argent est le mobile uni-versel.

MORTUAIRE ou MOBILIÈRE, adject. Quiconcerne le mobilier. Richesse mobiliaire. Con-tribution mobiliaire.

MOBILIER, ÈRE. adject. Il n’est en usageque dans le style de Pratique, et il se dit Detout ce qui tient nature de meuble. Les biensmobiliers de celte succession. Les effets mobi-liers.

On appelle Succession mobilière , La succès-sion aux meubles ; et Héritier mobilier , Celuiqui hérite des meubles.

Mobilier, se prend aussi substantivement,et seulement au singulier, pour signifier Lesmeubles. Il a hérité d’un gros mob,lier.

MOBIIIT;.. s. f. Ternie didactique. Facilitéà Être mû. La mobilité des corps sphéiùques.

On dit figurément, Mobilité de caractère ,d'esprit , d'imagination , pour dire, La facilitéà passer promptement d’une disposition à uneautre, d’un objet à un autre,

MOD

MODALE, adj. f. Terme de Logique. Il sedit Des propositions qui contiennent quelquesconditions ou restrictions.

MODALITÉ, s. f. Mode, qualité, manièred’être. La blancheur est une modalité du pa-pier.

MODE. s. f. Usage passager qui dépend dugoût et du caprice. Nouvelle mode. Mode ridi-cule, extravagante. La mode n’en est plus. Cen'est plus la mode. Inventer des modes. Se met-tre à la mode. Un habit à la mode, une étoffeé la mode , etc. C’est un mot qui est fort à lamode. Une opinion de mode. Un système à lamode. Être esclave de la mode. Les caprices, lesbizarreries de la mode. Vieille mode. Celaétait autrefois à la mode. La mode en est pas-sée.. On revient aux vieilles modes.

On dit, Modes , au pluriel, pour signifierLes ajustemens, les parure^ b. la mode. Mar-chande de modes.

On appelle Bccuf ci la mode , Un ragoût faitd’une tranche de bœuf lardée de gros lard.

On dit fumilièrein. qu 'Un homme, qu’unefemme est fort à la mode, pour dire, qu'Unhomme, qu'une femme sont fort fêtés, fort re-cherchés.

Cn dit proverbialement, Les fous inventen'les modes, et les sages les suivent.

On dit, À la mode d'Italie, d Espagne , etc.pour cire, Suivant les usages d’Italie, d’Es-pagne .

Mode, signifie'aussi simplement, Manière;et en ne sens on dit proverbialement, Chacun

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vit à sa mode, pour dire, que Chacun en m*comme il lui plaît en ce qui le regarde. Il fautle laisser vivre à sa mode, le laisser faire à samode.

MODE. s. m. Terme de Grammaire . Mœuf.Manière de conjuguer les verbes en envisageantla manière d’être qu’ils expriment, sous diiïé-rens points de vue, indépendamment des tempset des personnes. Il y n cinq modes dans cha-que verbe régulier ; le mode Indicatif, l’Impé-ratif, l’Optatif, le Subjonctif et l'Infinitif .

MODE. s. masc. Terme de Philosophie . Ma-nière d’être. Les divers arrangements des partiesd’un corps en sont des modes.

On dit aussi en Logique, Modes des arRu-mens , pour signifier Les différentes manière*!de disposer les propositions d’un syllogisme parrapport à la quantité cl à la qualité.

Mode , en Musique, signifie proprement Leton dans lequel une pièce de Musique est com-posée. U est déterminé ordinairement par lanote finale, qu'on appelle pour cette raison, Latonique. Ainsi on dit, Le mode d’A-mi-la %pour dire, Le mode dont la note la est la to-nique.

On appelle Mode majeur, Celui où la tierceau-dessus de la tonique est majeure; et Modemineur , Celui où la tierce au-dessus de la to-nique est mineure. Et comme la gamme estcomposée de douze demi-tons, dont chacunpeut être la tonique d’un mode, il s’ensuitqu'il y a vingt-quatre modes en tout, douzemajeurs et douze mineurs.

On appelle dans le Plain-Chant, Mode au-thentique, Celui où la quarte de la tonique estau grave, et la quinte à l’aigu ; et Mode plaqal,Celui où la quinte est à l’aigu, et la quarte augrave.

Les Grecs avoiont plusieursModes,lToiiicn.leDorien, le Phrygien, l’Éolien, le Lydien ,etu

MODÈLE, s. m. Exemplaire, patron en re-lief, soit d’une statue, soit de quelque autreouvrage de Sculpture , d’Architecture, d’aprèslequel on travaille ensuite pour exécuter cequ’on s’est proposé. Modèle en grand. Modèleen petit. Modèle de carte. Modèle de cire, deplaire, de terre. Le modèle d’une statue. Lemodèle d un bâtiment Faire un modèle. Don-na’ un modèle. Travailler sur un modèle , (Sui-vre un modèle.

Parmi les Peintres et les Sculpteurs , on ap-pelle Modèle , Tous les objets d’imitation queces Artistes se proposent. La nature est le mo-dèle des arts.

On appelle aussi particulièrement de ocnom, Un homme, une femme, d’après lesquelsles Artistes dessinent ou peignent. Être faitcomme un modèle, signifie, Être très-bien fait,avoir toutes les parties du corps dans des pro-portions régulières et élégantes. Poser le mo-dèle, C'est mettre le modèle dans l’altitudequ’on veut représenter.

Modèle, se dit aussi figurément, tant desouvrages d’esprit, que des «actions morales, etsignifie, Exemplaire qu’il faut suivre. Homèreet Virgile sont de beaux modèles. Formez-vous