ijo NAS
veaux que Jasori mit sous le joug, jetaient lefeu par les narines.
NARQUOIS, OISE . s. Homme fin, subtil,rusé, et qui se plaît b tromper les autres. C’estun narquois, un fin narquois, un franc nar-quois. C’est une narquoise. Il est du discoursfamilier.
On dit familièrem. Parler narquois , pourdire, Parler un ceitain jargon, un certain lan-gage qui n'est entendu que de ceux qui son»d’intelligence ensemble pour tromper quel-qu’un.
NARRATEUR, s. masc. (On fait sentir 1er.deux R dans ee mot et les suivans. ) Celuiqui narre, qui raconte quelque chose. CVsfun narrateur ennuyeux , un narrateur fasti-dieux.
NARRATIF, IVE. adj. Qui appartient à lanarration. Style narratif Poésie narrative.
Il s’emploie quelquefois avec la prépositionDe. Procès verbal narratif du fait. Mémoirenarratif de ce qui s’est passé à la réception deV Ambassadeur.
NARRATION, subst. f. Récit historique ouoratoire. Belle narration. Narration simple,naïve, sans oriicment. Narration pompeuse ,magnifique , éloquente. Narration obscure,confuse, sèche. Narration historique. Narra-tion oratoire. Narration poétique. Le fil de lanarration. La narration est la partie du dis-cours où l'Orateur déduit le fait. Cicéron , Dc-mostliène, excellent dans la narration , Narra-tion diffirse.
NARRÉ, subst. m. Discours par lequel onnarre, on raconte quelque chose. Long narré.Narré ennuyeux. Faire le narré d une chose.Il a insinué dans son narré, par son narré,
T ls .
NARRER, v. a. Raconter. L’une des pre-mières qualités d'un historien est de bien narrer.Il narre bien le fait. Il narre agréablement.Cette histoire est bien narrée,
Naivre, ée. participe.
NARVAL , subst. ni. Gros poisson de la merGlaciale, armé d’une corne. Il a au-dessus dtla télé un trou par lequel il fait jaillir de l’eau.
NAS
NASÀL, ALE. adj. Terme de Grammaire ,q'ùi se dit d’Un son modifié par le nez, commeil l'est dans les premières syllabesd’Emhrasser,tinter j tomber ‘ et dans les dernières d’Océan,raison, parfum. Son nasal. Prononciationnasale.
H se dit aussi substantivement en Gram-maire , en parlant Des voyelles dont la prononcialion est nasale. Nos quatre nasales sont an.comme dans la première syllabe du mot An-chois ; en, dans la dernière syllabe de Bien,dans la dernière de Frein , dans la premièred’Ainsi, dans la première d' Ingrat, etc. on,dans la première syllabe de Onze; et un, dansla dernière syllabe de Commun, de Parfum, ,de Jeun.
Il se dit en Anatomie, Des muscles , fentes,etc. qui font partie du nés.
NAT
NÀSÀL. s. m. Terme de Blason . Partie su-périeure de l’ouverture d’un casque, tViraheaume, qui tomboit sur le nez du Cavalierquand il l’abaissoit.
NASALEMENT. adv. Avec un son nasal.L’n dans Océan doit être prononcé nasalement.
NASARD. s. m. Sorte de jeu qu’on appelleainsi dans les orgues, parce qu'il imite la voi\d’un homme qui chante du nez. Joue» 1 le nasard.
NÀSAllDE. s. fém. Chiquenaude sur le nez.Donner une nasardc. Recevoir des nasardes.
On dit figurément et familièrement d Unhomme fait pour être méprisé et moqué impu-nément, que C’est un homme à nasardes.
NÀSÀRDER. v. a. Donner des nasardes. Ilsignifie aussi figurément et familièrement, Semoquer de quelqu’un avec des marques demépris.
i NASEAU, s. m. L’une des ouvertures dunez par lesquelles l’animal respire. Un chevalqui a les naseaux fort ouverts. Fendre les na-seaux à un cheval.
On dit proverbialem. d’Un bravache, d’unfanfaron, que C’est un fendeur de naseaux.
NASI. s. m. Nom du Président du Sanhédrinchez les Juifs.
NASILLARD, ÀRDE. adj. Qui nasille, quiparle du nez. Farder d’un ton nasillard.
Il est aussi substantif. C'est un nasillard.
NASILLER, v. u. Parler du nefc. On neVentend pas parlei', il ne fait que nasiller.
NÀSILLONNER. v. n. Diminutif de nasiller.
NASSE, s. f. Instrument d’osier servant bprendre du poisson. La nasse d'un Pêcheur.
On dit figurément d’Un homme qui est en-gagé dans une affaire fâcheuse dont il ne peutse tirer, qu’il est dans la nasse.
NAT
NATAL, ALE. adject. dont le masculin n’apoint cle pluriel. Il se dit Du lieu, du Pays, etc.où l’on a pris naissance. Son Pays natal. Sonlieu natal. Sa Ville natale. Respirer l’airnatal , etc.
NATATION, subst f. L’art de nager. On aétabli des écoles de natation. Il se dit aussi del’action de nager. La natation est bonne « lasanté.
NATTE, IVE. adj. Il ne se dit qu’eu parlantDe la ville, du lieu où l’on a pris naissance, Ilest natif de Paris, natif de Lyon .
On dit aussi, De l'or natif, de l’argentnatif, pour dire, De l’or, de l’argent qui a ouitiré de la terre tout formé, et non dans létalde mine.
NATION, s. fém. Terme collectif. Tous leshabitons d’un même Etat, d’en môme Pays ,qui vivent sous les mêmes lois, parlent le memelangage, etc. Nation puissante. Nation belli-queuse , guerrière. Nation civilisée. Nation po-licée. Nation peu considérable. Nation barbare',
. auvage. Méchante nation. Chaque, nation ases coutumes , ses mœurs. Il n’a aucun des dé-fauts de sa nation. La nation Françoise. Lanation Espagnole. La nation Allemande . Lanation Angloise. L’humeur , l’esprit , le génie
NAT
dune nation. Toutes les nations de la lareLes nations Septentrionales. Les nations Méri-dional es. Un Prince qui commande à diversesnations. Il est Espagnol de nation, Italien denation.
Natiox , se dit aussi Des habitons duumême Pays, encore qu’ils ne vivent pas sousles mêmes lois, et qu’ils soient sujets de diffé-rons Princes. Ainsi, quoique l’Italie soit partagéeen divers États et en divers Gouvcrncmens, onne laisse pas de dire, La nation Italienne.
En parlant De tous ceux d’une meme nation'qui se trouvent dans un Pays étranger, on dit,La nation, toute la nation. Dans cette occa-sion VAmbassadeur assembla la nation. Toutela nation se rendit chez l’Ambassadeur .
En termes de l’Écriture-Sainte, Nations si-gnifie Les peuples infidèles et idolâtres.
La Faculté des Arts de l’Université de Pari*est composée de quatre Nations, qui ont cha-cune leur titre particulier : L'honorable Nationde F rance, la fidèle Nation de Picardie , lavenej'able Nation de Normandie , et la cons-tante Nation d’Allemagne . Les Procureurs deces Nations et les Doyens des trois autres Fa-cultés composent le Tribunal du Recteur.
NATIONAL, ALE. adj. Qui est de touteune nation. Assemblée nationale. Concile na-tional. Les Conciles nationaux. L’Eglise deSaint-Louis est à Rome l’Eglise nationale desFrançois.
On appelle Troupes nationales , Les troupescomposées des sujets naturels de l’État qu’elle»servent; et il se dit par apposition, à Troupesétrangères, qui sont celles que le même Étattient b sa solde.
On donne, à Rome , la qualité de National ,à un Cardinal attaché b quelqu’une des Cou-ronnes, par sa naissance, ou par un engagementpersonnel cl connu. Dans le dernier Conclave ,il y avoit tant de Cardinaux nationaux.
NATIONALEMENT, adv, Dune manieranationale.
NATIVITE, s. f. Naissance. Il se dit princi-palement De la naissance de Notre-Seignenr,ou de celle de la Sainte-Vierge , et de quelquesSaints . La nativité de Notre-Seigneur. La na->iivitc de la Vierge. La nativité de Saint Jean-Baptiste. On ne fête dans l'Eglise que ces trois*nativités.
Nativité, signifie, eil termes d’Àstrologie ,L’état et la disposition du ciel et des astres , aumoment de la naissance de quelqu’un. Les As-trologues ont fait le thème de sa nativité. Dres *•ser une nativité. Juger une nativité
NATRON ou NATRUM. s. m. Sel alcali na-turel , qui se trouve b la surface de la terre dansles Pays chauds.
NATTA, s. m. Sorte de broncocèle. VoyenBnoscocÈLK.
NATTE, s. fém. Sorte de tissu de paille oude jonc, fait de trois brins ou cordous entrela-cés, et servant ordinairement b revêtir les mu-railles des chambres, ou à couvrir les planchers.Natte de paille. Natte de jonc. Faire de lanatte.Brocher de la natte avec de la ficelle. Assembler