NOM
tas Notaire *, pour dire, que C'est un hommequi cherche à emprunter de l’argent.
• Nom, cii style de Pratique, signifie, Titre,qualité en vertu de laquelle on agit, en vertude laquelle on prétend à quelque chose, commedans ccs phrases : Il procède au nom et commeTuteur. Ès noms qu’il procède.
On dit aussi en termes de Piatique, 'Celerscs ds‘oits , noms, raisons et actions, pour dire.,Transporter les droits et titres eu vertu desquelsoïl prétend quelque chose.
On dit quelquefois, Au nom de , pour dire,De la part de. Il est allé emprunter de large niau nom de soti maître. On dit aussi dans lemême sons, Eu mon nom, en son nom, etc.
On dit, Donner une bague au nom ou ennom de mariage, pour dire, Eli vue de ma-riage, dans le dessein d’épouser la personne àqui on la donne.
Au nom de, s'emploie aussi quelquefoisdans les demandes, dans les prières qu’on fait,pour dire, En considération. Je vous demandecehi au nom ch notre ancienne amitié, au nom'de tout ce que vous avez de plus cher. Je vousconjure au nom de Dieu .
Nqm, siguifie aussi, Réputation. Il s'est ac-quis, il a acquis un grand nom. Il s’esf fait ungrand ;wm dans les Lettres. C’est un hommequi a un grand, nom dans la guerre. Cet Au-teur a déjà quelque nom. Éterniser, immorta-liser son nom, avoir du nom.
On dit, qu’Un homme est sans nom , Lors-qu'on ne le commit point dans le monde, qu’ilest sans crédit, sans autorité; et que C’est unhomme de nom, pour dire, que C’est unhomme qui a de la naissance.
On dit, Le nom Chrétien , le nom Romain ,le nom François, etc. pour dire, Tous les Chré-tiens, le Christianisme; tous les Romains,l’Empire Romain, tous les François, la Monar-chie Françoise, etc. Il est ennemi du nomChrétien . Le nom Romain s’éioit déjà faitconnottre, s’étoit répandu par toute la terre.Les ennemis du nom François.
Nom, en Grammaire, sc dit d’Un mot quisert à désigner ou à qualifier une personne, ouline chose. Le nom, dans la Langue Françoise,est susceptible de nombre et de genre. Le nomest une des prîhcipales parties du discours. Onne peut former une proposition qu il n’y ait unnom et un verbe exprimés ou sous-entendus.Nom substantif. Nom adjectif. Nom propre.Nom appellatif. Nom collectif. Nom diminu-tif. Nom masculin. Nom féminin. Les Latinset les Grecs ont des noms neutres.
NOMADE, adj. des 2 g. Errant, qui n’apoint d'habitation fixe. Nation nomade. Peuplenomade. Il ne sc dit que des nations. Les Tar-tares sont des peuples nomades.
Il se prend aussi substantivement. C’est unpeuple de Nomades.
NGMBRÀNT. adj. m. Qui nombre. Il n’estd’usage qu’en celte phrase, Nombre nombrant.Voyez Nombre.
NOMBRE, s. m. ïl se du De Limite, ou'd'une collection d’unités. Le nombre se coasi-
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dère de deux manières , ou comme nombrepombranl , ou comme nombre nombre.
Nombre nombrant, se dit De tout nombreconsidéré en lui-même, sans application à riende déterminé ; et dans cette acception on dit :L’unité est le principe des nombres. Deux fontnombre. Multiplier un nombre par un autre.Diviser un nombre par un autre nombre. LesAnciens ont prétendu qu’il y avoil une grande,vertu dans les nombres. Les propriétés desnombres. Nombre pair. Nombre impair. Lenombre de dix. Le nombre de vingt. Le nombrede cent. La division des nombres.
On appelle Nombre cardinal, Quelque sortede nombre que ce soit, qui sert à marquer laquantité, comme, un, deux, trois , etc. jusqu’àl'infini ; Nombre dordre, ou ordinal, Toutnombre qui sert à marquer l’ordre, comme,premier, secbnd, troisième, et ainsi du reste;et, Nombre collectif , Tout nombre qui ex-prime l’assemblage de plusieurs nombres ,comme, une dizaine, une vingtaine, une cen-taine, etc. Nombre cutter, est Celui qui con-tient l’unité Un certain nombre de fois exacte-ment, comme, un, deux, trois, quatre, cinq,etc. Nombre rompu, ou fractionnaire, qu’onappelle autrement Fraction, est Celui qui necontient que des parties de l'unité, comme, undemi, deux tiers, trois quarts, etc.
On appelle Nombre premier, Tout nombrequi ne peut être divisé exactement et sans restepar aucun autre nombre que par J unité. Ainsi,trois, cinq, sept, onze, treize, etc. sont desnombres premiers.
Ou nomme Nombre carré, Tout nombre quivient de la multiplication d’un nombre par lui-meme; comme, quatre, qui vient de la multipli-cation de deux par deux ; neuf, qui vient de lamultiplication de trois par trois; vingt-cinq, quivient de la multiplication de cinq par cinq, etc.
Et on appelle Nombre cube, ou cubique .Un nombre carré multiplié par sa raciue. Ainsile nombre de huit est un nombre cubique ,parce que quatre, nombre carré, y est multi-plié par sa racine, qui est deux.
Nombre nombre, se dit De l’application dunombre nombrant à quelque sujet que ce soit.Un grand nombre d’hommes. Un nombre pro-digieux. Nombre innombi able. Il y avoit unnombre infini de monde à ce spectacle. LesJuges n’éloient pas en nombre suffisant, ennombre compétent ; ils n'étoient pas alors enassez grand nombre. Le plus grand nombreétoit d’avis. Ils étaient en nombre égal , en pa-reil nombre. Ils étoient en assez bon nombre.Le nombre est complet. Il a fourni le nombred’exemplaires convenu. Il n’y a place que pourdix, il ne veut pas qu'on passe ce nombre. Par-faire, accomphr le nombre. Remplir le nombre.Cela fait nombre. Augmenter, accroître lenombre. Mettre un nombre certain pour un in-certain.
En parlant d’Un homme qui n’est de nulleconsidération dans la compagnie dont il estmembre, on dit, q ail n'est là que pour fairenombre.
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On dit en tennes d’Arithméiique et de nu-mération, Nombre, dizaine , centaine, mille,etc. et alors Nombre se dit Du premier de plu-sieurs chiffres rangés de suite sur une méuialigne, en’commcnçant par la droite.
Dans le nombre, s’emploie quelquefois ad-verbialement, au commencement d’une phrase,quand la phrase précédente explique de quellequantité et de quelle chose il s’agit. J’ai vu scstableaux; dans le nombre ,'il y en a beau-coup de médiocres; il n’y en a qu’un d'excel-lent.
Nombre, se dit, en termes de Grammaire ,Des noms et des verbes, selon qu'ils s’appli-quent à une chose ou à plusieurs. Nombre sin-gulier, nombre pluriel.
On «appelle Le quatrième des Livres deMo:s2, Le Livre des Nombres , parce qu’il con-tient le dénombrement du peuple IJébivu.
On dit, Au nombre, du nombre , pour dire,Parmi, au rang. On Va mis au nombre desSaints , des Martyrs. Il est au nombre desHommes illustres. Ceux qui sont du nombredes Elus. Il m’à mis au nombre de ses amis.Il n’est pas du nombre, de ce nombre-là. L’an-cienne Rome mettoit souvent ses Empereurs aunombre des Dieux après leur mort.
Nombre, signifia aussi, Quantité, multi-tude. Il a nombre d’amis, il en a un bon nom-bre. Nous étions nombre de gens. Il faut quela valeur cède au nombre. Nombre d’Histo-riens Vont ainsi raconte.
Sans nombre. Façon de parler adverbiale,qui se dit d’Une grande multitude. Combien yavoit-il d’hommes dans cette assemblée? Il yen avoit sans nombre. Cet événement a eu destémoins sans nombre. Il a de l’urgent sa,nscompte et sans nombre.
En termes d’Àrmoiries , en parlant Despièces dont l’éeu est rempli, sans que le nom-bre en soit fixe, on dit, que Ces pièces seulsans nombre. Porter d’azur aux flews de lisd’or sans nombre. O11 dit autrement, Semé defleurs de lis d’or.
Nombre, se dit aussi De l’harmonie qui ré-sulte d’un certain airangeincnt de paroles, oudans la prose, ou dâns las vers. Cette période adu nombre, manque de nombre.
Nombre d’or. Les Astronomes et les Chro-nologistes appellent ainsi, La période au boutde laquelle le Soleil et la Lune reviennent à peuprès au meme point où ils sc trouvoient envi-ron dix-neuf années auparavant. On appelleaussi Nombre d'or , Le chiffre dont on se sertpour marquer les années de cette période.
NOMBRER . v. a. Compter, supputer com-bien il y a d un ies dans une quantité. On nesauroit nombrer les grains de sable de la mer.Qui powroit nombrer les désordres et les mal-heurs que causent les. guejres civiles? Cet ar-gent lui a été compté et nombre en présence desNotaires. Celte dernière phrase est de formulede Pratique.
Nombre, ée. participe.
NOMBREUX, EUSE. adj. Qui est en grandnombre. Un pe.upte nombreux. Armée nom-