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Tome second. L - Z.
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ij6

OBE

O. La quinzième lettre de l'Alphabet , et laquatrième des voyelles.

li est substantif masculin. Un grand O. Unpetit o. Former un o. Arrondir un o.

On dit proverbialement ’d’Un homme qu’onregarde comme inutile, et qui n’est propre àrien, que C’est un o en chiffre.

O, avec l’accent circonflexe, est une inter-jection qui sert à marquer diverses passions,divers mouvemens de Tàme, etc. ô siècle! 6temps! 6 mœurs! Ô le malheureux d'avoir faitune sî méchante action ! Ô le plaisant /tomme.de prétendre que.... O qu'il est difficile de semodérer dans une grande fortune ! O si je pou-vois! 6 que ne suis-je en pouvoir de....

O, sans accent circonflexe , désigne l’apos •troplie. O mon fils! O mon Dieu!

On appelle Les O de Noël, Neuf Antiennesqui commencent chacune par la particule O,etque l’Église chante neuf jours avant Noël , àcommencer le quinzième Décembre, pour finirle vingt-troisième.

OBE

OBEDIENCE, s. fém. Obéissance. ïl ne sedit ordinairement qu’en parlant des Religieux.Le Supérieur a commandé à ce Religieux envertu de sainte ohcdicnee.

Il signifie aussi, L’ordre, le congé par écrit,qu’un Supérieur donne à un Religioux, pouraller en quelque endroit, pour passer d’un Cou-vent à un autre. Il ne sauroit partir sans obé-dience , s'il nu son obédience, Il a montré sonobédience.

On appelle aussi Obédience dans une Mai-son religieuse, l’emploi particulier auquel unReligieux est attaché. Cette Religieuse est Cé-léj îère , c’cst son obédience.

On appelle Ambassadeur d'obédience, UnAmbassadeur envoyé par le Roi vers le Pape,pour l’assurer de son obéissance filiale. Et l’ondit,que L'Ambassadeur aété reçu à Yobedicnce,pour dire, qu’il a été reçu en cette qualité parle Pape en plein Consistoire, avec les cérémo-nies accoutumées.

On appelle Pays d'obédience , Les Pays oùle Pape nomme aux Bénéfices,ou dans lesquelsil exerce une Juridiction plus étendue que dansles autres. Dans cette acception on dit, queL’Allemagne est un Pays d’obédience. La Bre-tagne est un Pays d'obédience.

Dans les temps de Schisme, où il y avoitdeux Papes à la fois, on a dit, Y Obédienced’Urbain , Y Obédience de Clément , pour Dé-signer les difierens Pays qui reconnoissoieot cesPapes.

O

OBE

OBÉDIENCIEL, ELLE. adj. Qui appartientà l'obédience.

OBÉDÎENCIER. s. m. Religieux qui dessertan bénéfice dont il n’est pas titulaire.

OBÉIR, v. n. Se soumettre à la volonté, auxordres de quelqu’un, et les exécuter. Obéir àDieu . Obéir aux Lois. Obéir à un Prince.Obéir au Magistrat. Il n’obéit pas aux Arrêts.Obéir à Justice. Commandez et j’obéirai. Il saitbien se faire obéir. Il s est fait obéir par force.Il obéit aveuglement. Pour bien commander , ilfaut avoir obéi.

On dît, Obéir à la force, obéir à la nécessite,pour dire, Faire ce que la force, ce que la né-cessité contraint de faire.

On dit figurément, qu’Zl faut que les pas-sions obéissent à la raison, pour dire, qu’il fautque les passions soient soumises, soient assu-jetties a la raison.

Obéir, signifie aussi, Être sujet d’un Prince,d’un État. Les Provinces qui obéissent au Roi.Les peuples' qui gbéissoiènt d l’Empire Romain.En ce sens, il ne se dit point Des personnes par-ticulières, mais seulement dès Peuples, des Pro-vinces, des Tilles.

En parlant d’Un cheval qui sc laisse manieraisément, on dit, qu’Zl obéit bien à l’éperon j àla main .

Obéir, signifie figurément, Céder, plier; etil se dit Des choses inanimées. L’acier obéit plusque le fei'. Du fer qui obéit sous le marteau.Une lame d'épée qui obéit. L’osier obéit. Il obéitsans se rompre, sans se casser.

Obéi , ie. participe.

OBÉISSANCE, s. fém. Action de celui quiobéit. Grande obéissance. Humble-, obéissance.Prompte, parfaite , entière obéissance. Obéis-sance aveugle. Rendre obéissance à quelqu’un.Le fils doit obéissance à son père.

On dit, Vivre sous l'obéissance d’un Prince,pour dire, Être sous sa domination. Et on ditdans le même sens : Les Peuples qui sont sousl’obéissance. Il a réduit , il a rangé cette Pro-vince sous son obéissance. Dans tous les Pays,dans toutes îes terres de l'obéissante du Roi. Sesoustraire à l’obéissance , de Vobéissance d’unPrince. Rentrer dans l’obéissance, sous Vobéis-sance de son Prince. Rendre obéissance.

On dit, Prêter obéissance à un P rince, pourdire, Se soumettre solennellement à 1 obéis-sance d’un Prince.

On dit aussi, Être sous l’obéissance de pèreet de mère, pour dire, Être soumis à l’autoritéde son père et de sa mère de la manière pres-crite par les Lois.

On dit proverbialement, Obéissance vautmieux que sacrifice, pour dire, que Ce cpi’oa

OBI

fait par esprit de soumission, est ordinairementplus méritoire que tout ce qu’on fait de sonpropre mouvement.

Obéissance, signifie aussi, La disposition,l’habitude a. obéir, la soumission d’esprit auxordres des Supérieurs. Obéissance aveugle.Obéissance gliale. Obéissance servile. Obéis-sance chrétienne . Faire vœu de pauvreté, dechasteté et d'obéissance.

On disoit autrefois par civilité, Présenter àquelqu'un ses obéissances , l’assurer de sesobéissances.

OBÉISSANT, ANTE. adj. Qui obéit. Unfis obéissant. Des sujets obéissons. Il a toujoursété très-obeissant a son père, aux ordres duPrince. Une fille bien obéissante.

On dit par formule de civilité, en parlantou en écrivant, Votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Obéissant , se dit figurément dans les chosesmorales, et signifie, Soumis. Rendre ses pas-sions obéissantes à la raison.

Obéissant , se dit figurément en parlantDes animaux. Un chien'bien obéissant ,

Il se dit aussi figurément Do plusieurs chosesinanimées, et signifie, Souple, maniable, quicède, qui se plie facilement. Du cuir obéissant,de la matière obéissante.

OBÉLISQUE, s. m. Espèce de pyramideétroite et longue, élevée pour servir de monu-ment public. Tous les obélisques qui sont àRome ont été apportés d’Egypte . Drosser unobélisque. Ériger un obélisque. Un obélisquede tant de pieds de haut. Un obélisque chargéde caractères hiéroglyphiques. Obélisque depierre, obélisque de marbre.

OBÉRER, v. a. Endetter. Il a fort obéré samaison. Cet homme est fort obéré. On l'emploieavec le pronom personnel. S'obérer. Je crainsde m'obéi’er.

Obéré, ée. participe. Une succession obérée.Une famille obérée. Des qens obérés. Un Étatobéré.

OBÉSITÉ , s. f. en termes de Médecine, si-gnifie , Excès d’embonpoint.

O B I

OBIER, ou AUBIER, s. m. Arbre fort dur »qui ressemble un peu au Cornouiller, et quiporto de petites baies rouges.

OBIT. s. m. Service fondé pour le repos del’âme d’un mort, et qui doit être célébré en,certains temps marqués. Fonder un obit. Di ,eun obit. Chanter un obit. Les Prêtres ont tantpour leur assistance à chaque obit.

OBITUAIRE. a'dj. Qui n’est d’usage qu’en