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Tome second. L - Z.
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lu loi divine nous obligent à honorer père etmère. / es sujets sont obligés d T obéir au Prince.Votre devo r vous y oblige. Les fidèles sontobligés d'obéir <î l'Eglise. L’Eglise nous obligede jeunei' tels et tch jours. La justice nousoblige à restituer ce gui ne 71011s appartientpas. Obliger à restitution. La Sentence, VAr-rêt l'oblige À rapporter.... On Va obligé à celamalgré lui.

Il signifie encore, Porter, exciter, engager àfaire quelque chose. Ses persuasions, ses ex-hortations m’ont obligé fl faire.... L'envie deparvenir Va obligé d'étudier. Quelle raisonvous oblige « faire ce gue vous faites? Celavous doit obliger a prendre garde à vous deplus près. Ce gue Von dit l'obligea à change1d'avis. Vous m'obligerez à me jucher.

Il signifie aussi, Rendre service, faire plai-sir; et dans cette acception, il n’est jamaissuivi de la proposition à. Il m'a obligé dan:mon besoin. Vous m'obligez extrêmement, in-finiment. C'est un honnête homme, il obligede bonne grâce, h ès-promptement. U faiigloire d'obliger. Il oblige tout le monde. Ilm'a obligé de son crédit, de sa bourse. Vousm'obligerez beaucoup de me recommander Àmes Juges , pour dire, En me recommandantà mes Juges.

Obliger un apprenti, C’est l’engager chezTîn maître, pour y apprendre pendant un cer-tain temps le métier du maître avec lequel onF oblige

Obligé, ée. participe.

On appelle en Musique, Pécitatif obligé,Uu récitatif accompagne et coupé par les ins-tiumens.

Il est aussi ad;cctif, efc signifie Redevable.Je vous sms fort obligé de voti’c attention, deIn peine que vous avez prise.

On dit b. quelqu'un dont on a reçu un ser-vice , de suis votre obligé; et dans ce sens,Obligé est un substantif.

OBLIGÉ, siilist. masc. Acte passé entre unapprenti et un maître, sous des conditions ré-ciproques.

OBLIQUE, adj. des 2 genres. Oui est debiais , ou incliné. Ligne oblique. Couper uncône par une section oblique. Sphère oblique,Celle où l’équateur n’est ni parallèle ni perpen-diculaire à l'horizon. Les rayons du soleil sontplus obliques en hiver qu'en été.

On dit figurément, Moyens obliques, voiesobliques, pour dire, Des voies détournées, sus-pectas et frauduleuses.

On appelle Louange oblique , accusationoblique, Une louange, une accusation où l’oune nomme pas les personnes, mais où l’on secontente de les désigner par des choses qui lesfassent connoitre.

Eu termes de Grammaire, et dans les Lan-gues où les noms se déclinent, on appelle Casobliques, Tous les cas, hors le nominatif sin-gulier.

Ordre oblique. Voyez OunnE.

Pas oblique. Voyez Pas.

URUQUEMENX. adv. De biais, d’une ma-

OBR

nière oblique. Une ligne tirée obliquement. LeZodiaque coupe obliquement l'Equateur.

Il signifie figurément, D’une manière frau-duleuse. Cet homme ne va pas droit en beso -‘ gne, il va toujours obliquement en tout cequ'il fait.

Il signifie encore, Indirectement. Louer ,blâmer, désigner obliquement.

OBLIQUITÉ, s. f. Inclinaison d’une ligne,d’une surface sur une autre. Il n’est guère enusage qu’en Mathématique. L'obliquité d'uneligne. L’obliquité de la Sphère .

En Astronomie , on appelle Obliquité de

I Ecliptique, L’angle de l’Ecliptique avec l’É-quateur, qui est d’environ vingt-trois degrés. ingt-huit minutes.

OBLITÉRER, v. a. Effacer insensiblementet de manière à laisser des traces. 11 se dit prin-cipalement De ce qui a souffert du laps dutemps, ou de quelque autre cause naturelle.Des caractères oblitérés dans un manuscrit.Une inscription oblitérée.

Il se dit principalement en Anatomie. Unvaisseau oblitéré, pour dire, Un vaisseau dontle canal est fermé, et dont les parois sont adhé-rentes Tune à l’autre, en sorte qu’il ne paroîtpresque plus.

OBLONG, ONGUE. adj. Qui est beaucoupplus long que large. Un jardin oblong. Uneplace oblongue. Ce jardin, cette place est d'unefigure oblongue.

En termes de Librairie, on appelle Oblong,TJn livre imprimé et relié de manière que sahauteur est moindre que sa largeur. Un in-folie,un in-quarto oblong. Les Livres de Musiquesont souvent oblongs.

OBO

OBOLE, s. f. C’étoit autrefois une petitemomioie de cuivre valant la moitié d’un de-nier tournois. On l’emploie encore dans lescomptes, papiers terriers, etc. Un tel est im-posé par quartier ù quinze sous trois deniers etune obole.

O11 s’en sert encore pour marquer Ua très-petit prix. Je n'en donnerons pas une obole.

Obot.e, est aussi un petit poids qui pèsedouze grains.

Obole, parmi les Athéniens, étoit une pe-tite pièce d? monnoie, dont les six faisoient ladrachme attique.

OSOMBRER. v. a. Couvrir de son ombre.

II ne s’emploie guère que dans le seus mys-tique.

Obombré, Ée. participe,

OBR

OBREPTICE. adj. des » genres. Terme deChancellerie, qui se dit Desgrûccs obtenues entaisant une vérité qui anroit du être exprimée

I pour les rendre valables; au lieu que les sub-rcptices sont c;lles qui ont été obtenues surl’exposé d’nn fait faux. Privilège obreptice.Lettres obreptices. Provisions obreptices. Voyez\ âUBREBTiCEt

OBS

CBREPTICEMENT. adverb . D’une manièreobreptice.

OBREPTION. s. f. Terme de Chancellerie.Réticence d'un fait vrai qui anroit dû être ex-posé, et qui rend les lettres obreptices. Il y aobreption dans ces lettres. Déduire des moyensd'obreption.

OBS

OBSCENE, adj. des 2 genres. Qui blesse lapudeur. Paroles obscènes. Mot obscène. CePoète est obscène. Chanson obscène. Il y aquelque chose d'obscène..dam ce tableau. Celalaisse des idées obscènes. .

OBSCÉNITÉ, s. f. Parole, image, actionqui blesse la pudeur. Il y a de Vobscénitèdans ce discours. Celte Comédie est pleined'obscénités. Il y a de Vobscénitè dans ce ta-bleau.

OBSCUR, ÜRE. adj. Sombre, ténébreux,qui n’est pas éclairé. Lieu obscur. Chambreobscure. Antre obscur. Prison obscure. Egliseobscure. Nuit obscure. Temps obscur.

On dit, Il fait obscur, pour dire, que Letemps est bas, que l’air est obscur. Et Ton dit,qu*/I fait obscur en quelque endi’oit, pour dire,qu’On n’y voit pas bien clair, que le lieu n’estguère éclairé.

On appelle Obscur, dans les couleurs, Cequi est moins clair, moins vif, moins éclatant,plus brun, plus chargé. Couleurs obscures.Bleu obscur. Un cheval bai-obscur.

En termes de Peinture, on appelle ClalrJobscur, L’imitation de l'effet que produit la lu-mière en répandant des jours sur les surface.?qu’elle frappe, et en laissant dans l’ombre cellesqu’elle ue frappe pas. Le clair-obscur est luprincipale source de l'illusion de ht Peinture.C'est à laide du clair-obscur qu'on fait sentirle relief des objets peints sur une surface plate.Les Peintures des Chinois font vo : r qu'ils ontpeu de connaissance des principes du clair-obscur. et des règles de la perspective.

Il signifie aussi, Ce qui est peint sans mélanged autres couleurs que du blanc et du noir, oudu blanc avec une seule couleur, comme lescamaïeux. Des dessins de clair-obscur.

On appelle figurément Obscw', Ce qui n’estpas bien clair, bien intelligible dans un dis-cours, dans un livre, etc. Discours ob-cur. Li-vre fort obscur. Passage obscur. Terme obscur,En termes obscurs. La glose de ce livre est plusobscure que le tarte.

Il se dit aussi Les personnes par rapport austjîe. Cet Auteur est obscur, il a etc d'êtreobscur, pour dire, Il ue s’explique pas nette-ment. Dans ce sens on dit, que Les oraclesétoienj obscurs.

Obscur, signifie aussi, Caché, peu connu.C'est un homme obscur. Il mène une vie obscure.Mérité obscur. Vertu obscure. Et Ton dit, qn'Unhomme est d'une naissance obscure, ne de pa-reils obscurs , d'une famille obscure, pour dire,<;uTl e.st d’une naissance vulgaire, d’uiie famillenconnue.

OBSCURCIR, v. act. Rendre obscur. Les