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Tome second. L - Z.
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OFFICIANT, ad], m. Qui officie a l’Église.Le Prêtre officiant.

il est aussi, substantif. L'Officiant encensaUltl2Ï.

Dans les Monastères de filles, la Religieusequi est de semaine au chœur, se nomme Offi-ciante.

OFFICIEL, ELLE. adj. Il s’emploie dans lestyle des négociations, pour désigner Ce qui estdéclaré, dit, proposé en vertu d’une commis-sion expresse, d’une autorité reconnue. Décla-ration, proposition, réponse officielle.

OFFICIELLEMENT, adv. D’une manièreofficielle. La Cour n’a pas été instruite officiel-lement àe ce traité.

OFFICIER, v. n. Il est de quatre syllabes.Faire l’Office divin U l'Église. Ces Prêtres offi-cient bien. On officie bien en cette Eglise-là.

Il se dit plus particulièrement De celui quicélèbre une CrrnmVMosse, ou qui préside àl’Office divin. C’ctoit un tel Evêque quiofjicioitd celte cérémonie. C’est au Curé à officier dansson Éalise.

Cn dit familièrement, qu’Cbi homme officiebien, pour dire, qu’il mange et boit bien, qu'ilfait bien son devoir à table.

OFFICIER, s. m. Il nVsi que de trois sylla-bes. Qui a un Office, une Charge. Officier duRoi. Officier de Guerre. Officier du Parlement.Offi cicr du Seigneur. Officier del’Êvêque. Of-ficier de Ville . Officier de Justice. Les Officiersde la Couronne. Grands officiers. Petits Offi-ciers. Officier de la Maison du Roi , de laReine Un Officier de chez le Rai, de chezla Reine, etc. Officier dans les troupes. Offi-cier Général. Officier subalterne. Les hautsOfficiers. Les bas Officiers . Officiel' de la gar-nison. Officier en garnison , etc. Officier auRégiment des Gardes. Officier dans la Marine.Officier de Marine, Officier Marinier. OfficiersGénéraux ; et sous ce dernier nom Ton com-prend tous ceux qui ont un grade entre celuide Maréchal de France et celui de Brigadier.

OiT/ciEiï, signifie aussi , Le domestiqued’une grande Maison, -ui a soin de l’office,qui prépare le fruit, et qui garde le linge et lavaisselle, etc. C'est un Officier de maison. EtOfficiers au pluriel, comprend encore le Cui-sinier et le Maître d’Holel. Il est bien servi, il« de bons Officiai. Il ne sauroit donner à man-ger, car il n’a pas ici ses Ojf.ciers.

On appelle chez le Roi, Officiers de labouche, Les Écuyers de cuisine qui travaillentpour ln bouche du Roi ; Officiers du gobelet,Ceux qui sont ch rgés de fournir le vin pourla boucha du Roi; et Officiers du commun,Tous ceux qui travaillent pour les autres tablesde la Maison du Roi.

Dans l’usage ordinaire, par le mot Officier ,on entend un militaire, un homme qui sertdans les troupes. Dans les Cours de judicalure,on appelle Officiers , Ceux qui sont revêtus dequelque charge ; etda s la p’upra t des Compa-gnies , ozrappelle Officiers , Ceux qui sont cl. ar-gés de quelque cmpIo ; , ou qui sont à la tète dela Compagnie.

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OFFICIEUSEMENT, adv. D’une manièreofficieuse. Il s’est offert à moi fort officieuse-ment. Il Va accompagné officieusement chezson Juge.

OFFICIEUX, EUSE. adj. Qui est promptà rendre de bons offices, serviable. Il est siofficieux. Vous êtes trop officieux. Civil et of -ficieux. Une personne officieuse. Il s'emploiequelquefois dans un sens ironique, et substan-tivement pour, Flatteur empressé. Il fait l'offi-cieux. Il fiant écarter tous ces officieux.

On appelle Mensonge officieux, Un men-songe fait purement pour faire plaisir à quel-qu’un, sans préjudice de personne.

OFFICINAL, ALE. adj.Ternie de Pharma-cie. Il sc dit en cette phrase, Compositions of-ficinales, pour signifier,Les préparations phar-maceutiques qui se trouvent toutes composéeschez les Apothicaires ; ù la différence des Com-positions magistrales, qui sont celles qui sontcomposées conformément à l’ordonnance duMédecin.

OFFRANDE, subst. f. Don que l’on offre àDi eu. Belle offrande. Offir.nie agréable à Dieu .Faire une offrande. Les offrandes et les au -menés.

Offrande, sc dit aussi De la cérémonie quisc pratique aux Messes des Paroisses, et àquel-qui s autres Grand’Mcsscs, où le Prêtre tournévers le peuple, présente la patène à baiser, etreçoit les offrandes des Fidèles. Aller à l’of-frande, On donne ce qu’on a*eut à l’o/p’andc.Pendant l'offrande. Présenter le pain bénit àV offrande.

On dit, À Voffrande qui a dévotion , clL’offrande est à dévotion, pour marquer, queL’offrande est une chose purement libre, et quidépend de la bonne volonté;et cela s’appliqueordinairement par manière de proverbe, à toutce qu’il est libre de faire, ou. fie ne pas faire.

On dit proverbialement, A chaque Saintson offrande, pour dire, qu’il faut rendre desdevoirs, des civilités, des soins, à tous ceux quiont quelque pouvoir dans une affaire.

Les Poètes et les Orateurs étendent ce motOffrande, pour signifier,Tout ce que l’on offreà quoiqu’un pour lui marquer sou respect, sondévouement, son zèle.

On dit figur. et proverb., Aller à l'offrande,pour, Aller faire chacun son compliment par-ticulier à quelqu’un. Et -vous, ne viendrez-vous pas à l'offrande ?

OFFPtANT. adj. Celui qui offre. Il n’a pasde féminin, et n’est en usage qu’en cette phrasede Pratique, Au plus offrant. On a vendu sesmeubles à l’encan, cl on les a adjugés au plusoffrant et dernier enchérisseur.

OFFRE, s. fém. Action d’offrir. Faire nueoffre. Recevoir une offre. Offre de service.

Il signifie aussi Ce que î’on offre. Offrereelle.Une belle offre. De grandes offres. Accepterune offre , des offres. Agréer des offres. Refusa'des offres. Des offres suffisantes. C’est ma der-nière offre. On m'avoit fait des offres sédui-santes.

Il signifie aussi, La proposition qu’on fait

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de donner ou de faire telle ou telle chose à telle

telle condition. Ses offices ont été reçues enJustice, ontéte déclarées bonnes et valables. Cesoffres sont raisonnables, suffisantes. Je lui enai fait l'offre, on lui en. a fait l’offre par unSergent. Offres réelles, à deniers découverts.Offres par écrit. Offres verbales. Révoquer sesoffres.

OFFRIR, v. n. J’offre, tu off'cs, il offre'nous offrons , nous offrez , ils offrent. Jojjrois.J’offris. J’off-irai. Offre , offrez. Que j’offre.Que j'offrisse. J'offrirois, etc. Présenter ouproposer quelque chose à quelqu’un afin qu’ill’accepte. Offiir un présent. Offrir de l'ar-gent. Il m'a offert sa maison, son carrosse.Offiir l’u.uire d’une chose , en offrir la pro-priété.

On dit, Offrir le choix des armes à son en-nemi, pour dire, Lui en donner, lui en laisserle choix; Offrir son service, son crédit, sesamis, à quelqu'un, pour dire, Lai offrir de leservir de son crédit et de celui de ses amis ;Offi ir la main à un homme, à une dame, pourdire, Lui présenter la main pour l’aider àmarcher.

On dit figurément, Offrir son épée à quel-qu'un, pour dire, Lui marquer qu'on est prêtà tirer l’épée pour sa querelle.

U se dit aussi en matière de Religion. Off'ir,en sacrifice. Jésus-Christ s’est offert volontai-rement pour nous à son Père. Offrir un sacri-fice. Offrir en holocauste. Offrir des victimes.Offrir de l'encens. Offrir les pj'émices des fruitsde lu taire. Offiir ses actions de grâces à Dieu .

On djt figurément, Offrir à Dieu ses maux,ses douleurs , ses maladies, ses pertes, etc., pourdire, Les souffrir pour l’amour de Dieu, et lesprésenter à Dieu , afin qu’il les accipte commeune satisfaction pour nos péchés.

Qi-tbir , se dit aussi cn parlant De ce qu'onpropose de donner ou de faire, etc. Il offrecent mille écus d’une telle Charge. J'en ai re-fusé plus que vous n’en (ffrez. Il offre tantd’une telle ferme. Il off'c de le prendre àtelle et telle condition. Il s’est offert de bonnegrâce ù y aller, d'y aller. Il m’a offirt de mevendre sa maison. Il m’a offert sa protection,son secours.

On dit, Offrir à la vue, offrir aux yeux dequelqu’un, pour dire, Exposer à la \ue dequelqu’un, mettre sous les yeux de quelqu’un.N’offrez pas un si étrange objet à ma vue.

Il s’emploie aussi avec le prononfpersonnel.]l s'est offert de lui-même à me servir. Il fautprendre garde à ne pas s’offrir toujours soi-même. Le premier objet qui s'est offert à mesyeux.

On dit aussi dans la même acception : IlCoffre une grande difficulté. Il ne s’ofj'tira ja-mais d'occasion plus fcvorable. Il a pris le pic-mier emploi qui s'est offert.

Oefert, ER te. participe.

OFFUSQUER, v. a. Empêcher de voir, oud’èlrc vu. En quelques phrases, il signifie seu-lement, Empêcher d'être vu. Les nuées offus-quent le soleil, cfav.-qucnl le jour. En d’autres.