OPT
Ï1 se prend aussi absolument. Malheur àceux gui oppriment.
Opprimé , êe. participe.
OPPROBRE, s. m. Ignomin'e, bonté, a.-front. Grand opprobre. Opprobre éternel, ouf-,frir, endurer un opprobre, des oj>probre.\ Il eutcouvert d'opprobres.
On dit, ([u Un homme est Vopprobre de samaison, de sa nation, du genre humain, pour'dire, qu’ Il fait honte à sa nntisün, a sa nation ,au genre liumahi.
O P R
OPRAS. s. m. Titre des grands Seigneurs d 1royaume de Siam. On les nomme aussi Oyas.
OPS
OPSIGONE. adj. dt-s a genres. Terme didac-tique, qui se dit de ce qui est produit dans untemps postérieur. Les dents molaires s’uppellenopsigones.
OPT
OPTATIF, s. m. Terme de Grammaire . Onappelle ainsi dans certaines langues, Un modequi sert à exprimer le souhait, et qui est dis-tingué du subjonctif. Ce mode manque à notrelangue ; il ne s’exprime que par le subjonctif.
Optatif - , ivE,est aussi quelquefois adjec-tif , pour signifier Ce qui exprime le souhait.Mode optatif. Formule optative.
OPTER, v. n. Choisir entre deux ou plu-sieurs choses qu’on ne peut avoir ensemble. Deces deux Charges, il a opté pour celle gui htiéto't la plus convenable. Ce Prêtre a une Cureet un Canonicat , il ne peut pas posséder lesdeux Bénéfices, il faut gu’il opte. Voilà uneFerre,voilà uneCharge, optez-. lia etc ordonné'gu’il opterait dans six. mois.
U est quelquefois actif. On lui proposoit'un Canonicat et une Cure, il a opté te Cano-fiic-at.
11 se dit aussi, en parlant d’Une seule chosequ’on est maître de prendre ou do ne pas pren-dre. Vouleouous cette Charge, ou ne la voulez-vous pas? oplez.il faut opter entre les deuxpartis.
Opté,ée. participe.
OPTICIEN, s. m. Celui qui suit, qui enseignel optique, qui est versé dans 1 optique. HabileOpticien.
OPTIMISME, s, m. Terme didactique. Sys-tème des Philosophes qui soutiennent que toutçe qui existe est le mieux possible.
OPTIMISTE. s. m. Celui qui admet l’opti-misme. I eibtntz doit Optimiste.
OPTION, s. f. Pouvoir, faculté, action d’op-ter. Cela est « votre option. Cela n’est pas àsuotre option. Je laisse cela à votre option. Jenous donne F option de ces deux choses-là, jetous en réfère l’option. Il a fait son option dansle temps prescrit, Avoir l'option.
OPTIQUE, s. f. Partie des Mathématiques,qui traite de la lumière et des lois de la visi&n.Traité d’optigue . C‘est un effet, un secret, uneillusion d’optigue, de l'optique, de faire paroi-
OR
fre proche ce gui est éloigné. Entendre bienVopligue.
Optique, se prend aussi dans le sens dePerspective, pour signifier ? Les apparences desobjets vus dans l’éloigncm; ut. Les illusions del’optique. L’optigue du théâtre.
OPTIQUE, adject. des 2 genres. Qui a rap-port à la yision ; qui sert à la vue. Le nerf op-tique. Apparence optigue. Illusion optiguc.
Optique , pris substantivement, se dit quelquefois pour, spectacle optique; et dans ce casles uns le font masculin , les autres féminin. UneIrès-helie optigue. Un ti'ès-bel optigue.
O PU
OPULEMMENT. adv. Avec opulence. Il vitopuleniment.
OPULENCE, s. f. Grande richesse, abon-dance de biens. Grande opulence. L’opulencede cePays-là. Il est dans Vopulence. Vivre dan:,l’opulence. Il y a dans cette maisen un grandair d’opulence.
OPULENT, ENTE. adj. Très-riche, qui estdans l’opulence. Cet homme est devenu opulent,etc. Le commerce rend les Villes opulente?. Ccslune maison opulente.
OPUNTIA , s. f. Plante qu’on appelle aussiFiguier d’I.nde. Ses feuilles, qui sont fort épais-ses , poussent des raci-nes lorsqu’on les met enterre,et produisent daulresfeuilles. V. .Figuierd’Inde .
OPUSCULE, s. m. Petit ouvrage en matièrede science et de littérature. Oj -usrule j o thume.Les opuscules de Plutarque . Il a laissé guelguesopuscules très-curieux.
OR
OR. Particule dont on se sert pour lier undiscours à un autre. Or, pour revenir à ce guenous disions.
Or, est aussi une particule qui sert à lier uneproposition à une autre, comme la mineured’un argument à la maicure. Le sage est heu-reux : or Socrate est saqe; ou, or est-il gneSocrate est sage : donc, etc.
Il sert aussi de particule qui exhorte, quiconvie; et dans cette acception, il n’est que dudiscours familier. Or diler-nous. Or sus com-mençons notre ouvrage. Or çù , Monsieur.
OR. s. m. Métal jaune, le fins précieux, leplus parfait, le plus ductile et le p ! us pesant deton s. Bon or. Vrai or. Faux or. Or pur. Or fin.Or de dueaf. Or de coupelle. Las or. Or àvingt-quatre carats. Or de rivière. Or de Hon-grie . Or paie. Paillettes d’or. Grains d'or. Sa-ble d’or. Poudre d’or. Mine d’or. Fondre de l’or.Épurer l'or . Afftneur d'or. Or eu Imqof. Lin-got d'or . Or nus en couvre. Enchâsser en or. rémaillé. Battre'de For. Batteur d’or. Or battu.Or en feuille..Or de coquille. Or trait. Ti ‘eurd’or. Or mat. Or bruni. Or moulu. Écriture enlettres d T or. Un marc d’or.-Une- once d’or, etc.Cela se vend au poids de l’or, plus cher gue l’or.L’on a pesé cela juste comme l’or. Filets d’or.Chaîne d'or. Agrafe d’or. Bouton d o.'. Epée àgarde d’or. Tout cela était d’or ? de pur or. Qv
OR ,J 97
massif. Étui, manche de couteau, etc. garnid’or. Écus d’or. Louis d’or de poids. Cela vautcent louis d’or. Médaille d’or. On a décrié Foj-léger , For d’Allemagne . ,
Or , signifie plus particulièrement De lamonnaie d or, des espèces d’or, par oppositionà celles qui sont d argent ou d’autre métal. Il?n’ti payé tout en or. Il cherche de l'or pourporter en voyage. Demander de l'or pour del’argent blanc.
On, signifie figurément Richesse, opulence.L’or supplée souvent au mérite et à la beauté.
On dit figurément et familièrement, Je neferai cela ni pour or ni pour argent, pas pourtout l’or du monde.
Ou dit d’Un homme fortpécunietvx, qu’l! ades monceaux d’or - et familièrement, qu’fl esttout cousu d’or.
On dit figurément et familièrement d’Uneff t, d’un billet, d’une promesse , C’est de l'oreu bari-e, pour dire, qu’On en aura de l’argentcomptant quand on voudra, que cela est aussisé.r que de l’argent comptant.
On dit aussi familièrement, d’Un hommequi réunit les qualités sociales les plus essen-tielles, que C’est un homme gui vaut soupe-sant d’or ; et cela se dit encore d’Un subalterne,d’un domestique laborieux (t attaché U ses de-voirs.
0)1 dit figurément et familièrement, qu Unhomme dit d’or, parle d’or , pour signifier.,qu’U dit cc qu’il y a de mieux à dire dans lacirconstance, ou de plus satisfaisant pour c« luià c,uî il parle; et on appelle populairement)5<n'nf Jean bouche d’or , Un homme qui dittoujours sa-pensce avec franchise et sans ména-gement.
On dit proverbialement, Tout ce gui reluitn’est pas or, pour dire, que Tout ce qui al’apparence detre bon, ne 1 est pas; Promettrades monts d’or , pour dire, Faire de glandespromesses , promettre de grands avantages, degrands biens, de grandes richesses; et qu ’Ilfaut faire un pont d’or à l'ennemi. V. Pont.
Or , se dit aussi De ce fil d’argent doré dontsont faits les passemens, galons, dentelles-,cordons, rubans, etc. Oi - de Paris . OrdeLyon.Dentelles d’or. Clinquant d'o*. .Frange d or.Cordon d’or. Toile d’or. Drap d or. Fond d or.Or trait. Frùé d’or. Broché d'or. Brodé d’or,brodé en or. Broderie dor, hroaene en or.
aîllettes d'or. Parsemons do: - et d’urgent. Esre sens oij dit, On a défendu l’or et Vargent ,pour dire, qu’in a difendu de porter desétoffés, des d. nielles, cto. tissues de fil d’argentdoré.
Cn dit figurément et familièrement, Unmarché dor, une a t p ire d’or, pour dire, Unmarché très-avantageux, une affaire très-avau*"tageuse..
Or moulu. Voyez Moulu.
Or blanc. Voyez Platane.
Or, se d'it'auxsi. au pluri d, pour signifierLes différentes couleurs qu’on peut donner ivl’or. Une boite de deux ors . Les ors de diffè 1 -ventes couleurs.