Band 
Tome second. L - Z.
Seite
205
JPEG-Download
 

GRI

Peintres. De bons originaux. L'original vauttoujours mieux que la copie.

Omg-ixal, sc dit aussi quelquefois Des per-sonnes dont on a fait le portrait. Ce poi'trait-làvous paroît beau-, Voriginal est encore touteautre chose.

On dit aussi figurément d’Un Auteur quiexcelle en quelque'genre, sans s etre formé suraucun modèle, que C’est un original Les An -ciens sont les vrais originaux gu il fiiut etu—dier.

On dit'par raillèrie, d’Un homme qui estsingulier en quelque chose qui le rend ridi-cule, que C’est un original , un vrai original ,un p ane original, un grand original.

On- dit adverbialement, En original. Cetraité existe'en original dans les archives. Lesactes doivent rester en original chez le Notaire .

On dit adverbialement aussi, qu’On saî;une chose d'original , pour dire, qu’On l’a ap-prise de ceux qui en doivent être les mieux in-formés.

ORIGINALEMENT, adv. Dune manièreoriginale. Il pense, il s’exprime toujours origi-nalement, Il ne se dit guère dans un sens d’e-] 0 «>e j on préfère de dire, Cela est pensé, exprinié d’une manière neuve.

ORIGINALITÉ, s. f. Caractère de ce qui estoriginal. Il se dit- Des personnes et des choses.L’orûpnalité du caractère. L'originalité dustyle , de la pensée.

ORIGINE, s. f. Principe ou commencementde quelque chose. L’oriqine du monde. Des sepremière origine. Savez-vous l’origine de cettecoutumede cetle ^cérémonie? etc. Il faut allerà l’origine , remonter à l’origine, connoître le tchoses dans leur origine. L’origine en est obs-cure.. L’origine de ce proverbe est douteuse.

Ce mot sc prend quelquefois dans une ac-ception moins exacte que celle de principe; etc’est dans ce rens qu’on dit : intempéranceest Vorigine de la plupart des maladies. L’ori-gine de-ses malheurs est que....

Origine, se dit aussi. De l'extraction d’unepersonne, d’une race, d’une nation. L’originedes Fennecs . Je connois son origine. Il est debasse origine. Il est dé noble origine. Il estFrançois d’origine. D’ou tire-t-il son origine:Il dément son origine.

Il'signific aussi Étymologie. L’origine dunmot. Les origines des mots. Les origines duneLangue.

ORIGINEL, ELLE, adj. Qui vient de l’ori-gine, qui remonte jusqu’à l’origine. Il ne s em-ploie guère que dans ces phrases : Justice ori-ginelle, Grâce originelle , pour dire, Lotaid’innocence où Adam a été créé; et, Péchéoriginel, pour dire, Le péché que tous leshommes ont-contraelé en la p r.soi ne: d’Adam.On dit figurément et familièrem. qu’ L n homm ea U’péché oriqincly pour dim, qu’il a en luiun empêchement qui l’exclût de quelque pré-tention, à cause de sa-famille, de sa nation, oude ses liaisons avec des personnes odieuses.

ORIGINELLEMENT, adv. Dès l’origine,dans l’origine. Il ne se .dit guère qu’en parlant

o RM

• du péché originel, ou de la Justice originelle.L'homme est originellement pécheur.

ORIGNAL, s. m. Les Canadiens donnent cenom à l’élan.

ORILLARD , ARDE. adject. (Les L sontmouillés.) Il se dit d ? Un cheval ou d’une cavalequi a de grandes oreilles, et qui les remue d’or-dinaire en marchant. Un cheval orillard. Unejument orillarde.

GRILLON, s. ni. ( On mouille les L. ) Petiteoreille. Il n’est point en usage au propre : maisau figuré on dit, Les orillons d'une charrue ,pour désigner Les pièces de bois qui accom-pagnent le soc de la charrue pour verser horsdu sillon la terre enlevée par le soc; Uneêcuelleà orillons , pour dire, Une écuelle à oreilles ; eten termes de Fortification, Bastion à orillons ,pour dire, Un bastion aux côtés duquel il y ades avances, des épaulemens de figure rondeou carrée pour couvrir le canon qui est dans leflanc retiré;

Omllon, se dit aussi d’Une certaine tumeurqui vient ordinairement aux enfans dans lesglandes qui sout derrière les oreilles. Un jeuneenfant qui a les orillons. En ce sens il ne se ditqu’au pluriel.

ORIN. sv m. Terme dé Marine. Câble quifient par un bout à la croisée d’une ancre, etpar l’autre h la bouée.

ORION. s. m. Nom d’une constellation derhémisplière méridional.

ORIPEAU, s. m. Lame de cuivre très-mince,polie et brillante, qui de loin a l’éclat de 1 or.On dit généralement De toute étoffe en brode-rie qui est de faux or ou de faux argent, etfigurément d’Une ancienne étoffe ou d’un vieuxvêtement'dont l’or est passé, Ce n'est que del'oripeau. Il se dit aussi figurément et familiè-rement, De tout ce qui n’a que de faux brillans.Il y a là bien de l’oripeau.

ORL

ORLE. s. m. Terme de Blason . Pièce hono-rable qui est faite en forme de bordure, niaisqui ne touche'pas les bords de lccu, Il portede sable à Voi le d’-or., huit tours en ovle.

ORM

ORME. s*, m. Grand arbre fort'connu, qu’onplante ordinairement pour faire des avenuesux grandes maisons de campagne, et-des allées!ans les jardins. Grand orme. Bel orme. Orme■ndlc, ou ù petite feuille; Orme femelle, ou àarge feuille. Le bois de Vorme est forLpropi'epour le chanvnnage. Planter des oi-mes, unerllce d'ormes. Une salle d’ormes. Danser sousVorme.

On dit ironiquement et proverbialement,Àtlendez-moi sous Vorme, pour dire, qu’Onvoit bien qu’il ne faut pas s’attendre à ce quequelqu’un nous a promis.

ORMEAU, s. m. Jeune orme. Danser sousl’ormeau , à l’ombre des ormeaux ;

ORMILLE, s. fém. Nom collectif. Plant depetits ormes. Boite d'ormilles.

ORMIN, subst. m. Plante labiée , et dont les

ORN aof»

tiges sont carrées, rougeâtres et lanugineuses.Elle a peu d’odeur; son goût est amer. Sesfeuilles et ses fleurs approchent de celles de lasauge.

ORMOIE. s, f. Plant d’ormes. Sous Vormoic.

ORN

ORNE, ou FRÊNE SAUVAGE, s. m. Arbrequi ressemble beaucoup au frêne ordinaire.

ORNEMENT, s. m. Parure, embellissement,ce qui orne, ce qui sert à orner. Sei'vir d’orne-ment à quelque chose. Les cheveux sont ungrand ornement, d'un, grand ornement. Cetouvrage est dépourvu d'ornemens , il y faudroitquelque ornement. Ornement de bon goût. Desornemens superflus.

On appelle dans le discours oratoire, Orne-ment, Les figures ot autres choses dont on sesert pour embellir le discours. Ornemens natu-rels. Ornement superflu. Oi'nemens affectés',recherchés. La simplicité tient lieu d'ornementLes oi'nemens du style. Ce récit est trop chargéd'ornemens..

On dit,, Des ornemens d’Architecture, devSculpture, de’Peinture. Les ornemens de celteArchitecture n’ont pas été soignés. Cette façade, est trop chargée d’ornemens. Cette boiserie de-manderait quelques ornemens de 1 Sculpture.

En termes da Peinture, on appelle Orne-mens y Les peintures faites dans une galerie,pour servir d’accompagnement au sujet princi-pal, au tableau principal, et qui n’en fontpoint partie. Ce Peintre réussit dans les figures,mais il n'entend pas les oi'nemens'.

Ornement, se dit figurérn. De ce qui sert àrendre plus recommandable. Il est l'ornementde son siècle. La modestie est un grand orne-ment pour le mérite.

Ornement , se dit aussi Des habits sacerdo-taux, ou autres dont on se sert polir l’Officedivin. En ce sens, il se met toujours au pluriel;et comprend plusieurs pièces différentesycommela chasuble, l’étole, etc. Le Prêtre revêtu de sesornemens. L’Evêque officia avec les ornemenspontificaux.

Il se dit au singulier De plusieurs piècesd’une même couleur ou d’une même parure,faisant un assortiment entier, dans lequel lesabits -sacerdotaux et les devans d’AUtel sontcompris. Un ornement blauc. Un ornementrouge. Un tel a donné un ornement riche , ma-. gnifique , superbe ; a une telle Eglise. En cesens il a aussi son pluriel, pour signifier plu-sieurs assorlimens de cette nature. Dans cetteSaa-Uik ; ii y a quantité de beaux ornemens.

ORHER. v. a. Parer, embellir une chose, jen ajouter, y en joindre d'autres qui lui don-nent plus d éclat, plus d’agrément. Orner une-Eglise , une Cita pelle, un Autel; Les miroirs ,les tapisseries, les beau# meubles, ornent bienun appartement. La coiffure, la frisure , les ru-bans, servent à orner les femmes.

Il se 1 dit Des choses morales. Les vertusornent l'âme. Il a orné son esprit des plus bellesconnaissances.

i On dit aussi,* Orner son langage, son dis -