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Tome second. L - Z.
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râlement, Régénération . On l'emploîe pour ex-primer Une action que quelques Chimistes pré-tendent avoir observée dans les cendres ? etdans d’autres produits de l’analise chimique descorps organisés, soit végétaux, soit animaux,

par laquelle ces principes reproduisent un corps

semblable à celui dont ils ont été retirés, ou dumoius le fant une, 1 image, la forme de ce corps.

PALINOD. s. m. Poésie faite en l'honneurde l’immaculée Conception de la Vierge. C’està Caé'n principalement que sc donne le prix à lapièce de vers qui a paru la meilleure. Le Pc.li -nod se fait ordinairement en chant Royal,Ballade, Ode, Sonnet, etc. au gié du Poète.On donne aussi le prix du Palinod à Rouen eth Dieppe .

PALINODIE , s. f. Rétractation de ce qu’ona dit. U n’est guère ni usage qu’en cette phrase,Chanter la palinodie.

PALIR, v. n. Devenir pûle. Pâlir à Vaspectdu péril. Vous pâlissez , vous vous trouvez mal.La moindre chose le fait pulir. Il pâlit de co-lère.

Il est quelquefois actif; et alors il signifie,Rendre pâle. La fièvre tierce Va beaucouppâli.Le vinaigre pâlit les lèvres.

On dit figurément De quelqu’un qui ayantété heureux, cesse de l’être, ou dont le créditdiminue, que Son étoile pulit.

Pâli , ie. participe.

PALIS, s. m. Pieu . Un jardin clos de palis.Un hois entouré de palis. U se dit aussi Dulieu entouré de palis.

PALISSADE, s. f. Clôture de palis plantésen terre pour la défense d’un poste, ou de quel-ques dehors d’une place de guerre. La contrescarpe étoit défendue par une bonne palissade.Rompre une palissade. Couper une palissade.Tirer de derrière une palissade.

On appelle aussi Palissade, Un pieu de lapalissade. Il fut blessé en regardant entre deuxpalissades.

Palissade , se dit aussi d’Une suite deçbarmes ou d'autres arbres plantes à la ligne,dont les branches qu’on laisse croître dès lepiod, font une espèce de lwie, que l’on tond detemps en temps. Palissade de charmes, d'éra-bles, de buis, d’ifs, de troènes, de houx, etc.Tondre des palissades. Une palissade si bienentretenue qu'unebranche n’y passe pas l autre.Des palissades fort hautes, fort toufjiies. Fa-lissades ù hauteur d'appui.

PÀLISSÀDER . v. a. Entourer une fortifi-cation de palissades. Fraiser et palissader unedemi-lune.

U signifie aussi, Dresser des palissades au-tour des murailles d’un jardin, d’un parc. Fa-lissader les murailles d’un jardin ayec des char-mes , avec des ifs.

Palissade, ée. participe. Une contrescarpepalissadèe. Des allées palissadées.

PALISSANDRE, ou PALIXANDRE. s. m.Pois violet propre au tour et à* la marqueterie.Le plus beau est celui qui a le plus de veines.

PALISSER, v. a. Terme dont les Jardiniers se servent, pour dire , Attacher le longdesmu-

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milles d’un jardin, les branches des arbresfruitiers, par le moyen d’un treillage ou dequelque autre chose. Ptifisser des pêchers. Pa-lisser des poiriers.

Palissé , ée. participe. En termes de Blason ,il se dit Des pièces à paux aiguisés, enclavésles uns dans les autres. Une enceinte palisséed’or.

PALLADIUM, s. m. Mot emprunté du La-tin et dérivé du Crée. Il signifie proprementUne statue de PalJas. Comme cette statue pas-soit pour le gage de la conservation de Troie,on a désigné depuis sous le nom de Palladium,les divers objets auxquels les Villes , les Em-pires attachent leur durée. Le Bouclier sacragu on croyoit tombé du Ciel fous JSuma , étoitle. Palladium de l'Empire Romain.

PALLIATIF, IVE. adj. ( On prononce lesdeux L dans ce mot et dans les suivans: ) Quipallie. U n’est guère en usage qu’eu ccs douxphrases, Remède palliai if, cure palliative, pourdire, Un remède qui ne guérit pas à fond, unecure qui ne soulage que pour peu de temps.

U s’emploie aussi substantivement. Ce re-mède n’est qu’un palliatif.

PALLIATION, s. f. Dé gulsrmcnt, action depallier. U ne s’emploie qu’au figuré. Ce n’estpas une justification , c’est une palliation.

PALLIER, v. a. Déguiser, couvrir une chosequi est mauvaise, l’excuser en y donnant quel-que couleur favorable. Il tâche de pallier safaute. Il eut l'adresse de bien pallier son crime.Il n’allégua que de mauvaises 7'aisons pour pal-lier ce qu’il avoit fait.

En parlant De la cure d’une maladie, d’uneplaie, on dit, Pallier le mal , pour dire, Ne leguérir qu’en apparence.

Pallié, ée. participe.

PALLIUM , s. m. Mot latin, qui est passéen François. Ornement fait de laine blanche,semé de croix noires, et bénit par le Pape, quiJ’envoie aux Archevêques, pour marque deleur Juridiction. Cet Archevêque a obtenu lepallium. Les Archevêques portent le pallium encertaines cérémonies par-dessus leurs habitspontificaux. Il y a des Ëvêques à qui leursSièges donnent droit d’avoir le pallium.

PALME. s. f. Branche do palmier. Ils por-te ient tous une palme à la main. La Bénédic-tion dcspalmes se fait le dimanche des Rameaux.La palme est le symbole de la victoire.

Dans cette dernière acception,on dii,qu’I7/thomme a remporté la palme, p our dire, cju.Tia remporté la victoire; et cela se dit, tant desavantages qu’on remporte dans un combat, quede ceux qu’on remporte dans une dispute, etdans quelque contestation que ce soit.

On dit aussi, La palme du martyre,en par-lant De la mort que les Martyrs ont souffertepour la confession de la foi.

On dit poétiquement, Les palmes idumées,ou dTdumée, du nom d’un Pays ou il en croîtbeaucoup. On dit de même, Moissonner despalmes, de nouvelles palmes.,

PALME, s. m. Espèce de mesure communeeu Italie , et qui est de l’étendue de la main.

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Le palme n’est jms le même dans toutes les villesd’Italie . Le pahne Romain est de huit pouce*trois lignes et demie.

C est aussi le nom d’une mesure en usagechez les Anciens. Le palme Grec, étoit de quatredoigts , ou le sixième d’une coudée grecque. Lepalme Romain avoit douze doigts , trois quartsde pied, ou la moitié d’une coudée.

PALMIER, s. m. Arbre portant des fruitsqu’on nomme Dattes, et qui ne vient guèreque dans les Pays chauds. Païmte/’ mdlc. Pal-mier femelle. Branche de palmier. Les feuillesservent à faire des nattes. Les solitaires d’E-gypte s’en couvraient. Vêtu d’une natte de pal-mier.

PALMISTE, s. m. Sorte de palmier qnïcroît dans les îles Antilles . Il y en a de quatresortes, dont la principale est nommée Pahnistefranc , et sert à grand nombre d’usages. Outreson fruit, il porte sous les feuilles une espècede moeile qu’on appelle Chou-palmiste, et quia le goût de nos avelines.

PALMITE. s. m. Nom que l’on donne h lamoelle des palmiers. C’est une substance blan-che connue du lait caillé, fort tendre et d ungoût doux et agréable.

PALOMBE , s. f. Oiseau de passage. Espècede pigeon-ramier des Provinces voisines desPyrénées.

PALONNIER. s. m. Pièce du train d’unevoiture, qui est jointe au train de devant ou àla volée, parun anneau de fer, ou par une chaî-nette de cuir, et sur laquelle les traits des che-*vaux sont attachés. Il y a un palonnier de rompuau train de ce carrosse.

PÂLOT, s. va. Terme de mépris, qui se ditd’Un Villageois fort grossier. C’est un pâlot ,un gros palet , un franc pâlot. 11 est du stylefamilier.

PALPABLE, adj. des 2 genres. Qui se faitsentir au toucher. Tous les corps solides sontpalpables.

L’Écrit ure-Sainte, en parlant des ténèbresd'Égypte , dit, cpa’Elles étaient palpables, pouren marquer l’épaisseur et l’obscurité.

U signifie figurément. Fort évident, fortclair. Ce que je vous dis est clair et palpable.Raison palpable. C’est une chose palpable.

PALPÀBLEMENT. adverb . D’une manièrepalpable. On lui a montré palpablement saméprise.

PALPER, v. act. Toucher avec la main ,manier. Vous avez palpé la dot, largent. Il estfamilier,

PALPITANT, ÀNTE. adj. Qui palpité.Lesentrailles palpitantes. Les chairs palpitantei.Le cœur tout palpitant. Des membres palpitans.

PALPITATION, s. fém. Battement, mouve-ment déréglé et inégal du cœur. Il a une palpi-tation de cœur continuelle. Il est sujet à despalpitations de cœur,à de grandes palpitations.

PALPITER, v. n. Avoir un tremblementconvulsif. En celte acception, il n’est guèred’usage que dons les phrases suivantes, Lapaupière lui palpite ; le cœur lui palpite.

Quand les parties intérieures des animaux

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