Band 
Tome second. L - Z.
Seite
227
JPEG-Download
 

PAR

Une étoffe parante. Rien n'est si parant que lesâiiwians.

P AlïANYMPHE. s. m. Discours solennelqui se prononce dans la Faculté de ibéoiogieet dans celle de Médecine, à la fin de chaqueLicence.

PAn awtmthe, est aussi le nom que portoientchez les anciens Romains, dans les ceremoniesde noces, les jeunes garçons qui conduisoientla mariée chez son époux : ils étoient au nom-bre de trois.

Dans les temps postérieurs, ce nom fut par-ticulièrement affecté au Seigneur nomme pourconduire une Princesse d’une Cour à Vautre, etla remettre au nom de son père entre les mainsdu Prince son époux. Cet usage avoit passé deConstantinople à la Cour de nos Rois, sous lapremière Race.

PÀRÀPEGMK. subst. m. Nom de certaineslabiés de métal, sur lesquelles les Anciens ins-criraient les ordonnances et autres proclama-tions publiques.

Les Astrologues se servent aussi de ce nom,en parlant des tables sur lesquelles ils tracentleurs prétendues règles.

PARAPET , s. m. Elévation de terre ou depierre au-dessus d’un rempart.Le parapet d'unbastion. Le canon aâbit rasé le parapet. Lestroupes de la garnison bovdoient le parapet.

On appelle aussi Parapet , Une muraille àhauteur d’appui, élevée au-dessus d’une ter-rasse, d'un pont, etc. Les parapets d'une ter-rasse . Les parapets d'un pont, d’un quai.

Ou dit, Garn' r d’un parapet‘ orne)' d’unparapet: une grille tenant lieu de parapet.

PARAPHERNÀUX. adject. plur. Terme deDroit, qui n est en usage que dans cette phrase,Biens paraphernaux , usitée dans les Pays deDroit Écrit, et dans les Provinces où il n’y apoint de communauté, pour signifier, Les biensqu’une femme sc réserve, qui ne font pointpartie de la dot, et dont le mari n’a pas Vadmi-nistration.

PARÀPTTIMOSIS. s. m. Maladie dans la-quelle le prépuce est tellement renversé et gon-flé, qu’on ne peut le rabattre pour couvrir legland. •

PARAPHRASE, s. f. Explication plus éten-due que le texte. ou que la simple traductionlittérale du texte. Paraphrase du Cantique desCrtîifitpfes. La paraphrase Chaldaïque. Il y aplusieurs paraphrases sur les Psaumes.

R so dit aussi dans le discours familier, et |pr;ncipalcment en parlant Des interprétationsmalignes que des gens malintentionnesdonnenta ux cîioses qui sont d’ellcs-mèmes indifférentes.

a fait une. paraphrase maligne sur un pro-pos très-innocent.

PARAPHRASER, v. a. Faire des paraphra-RCs - Ceux oui ont paraphrasé le Pentaleuque.

a paravhrasé les Insiilutes de Justinien.

B signifie aussi, Étendre, ampli fi :r dans leVous ne rapportez pas le discours comme

es * ■> vous le paraphrasez.

Gn dit absolum. qu'il ne faut pas penmphra-S€r y pour dire, qu’il faut dire les choses sim-

PAR

plement ccgnme elles sont, sans les augmenter.Dites la chose comme elle est, sans paraphraser.Paraphrasé , ée. participe.

PARÀPHRÀSEUR, FUSE. s. Qui fait desparaphrases. Cela ne se dit qu’en style familier,et dans un sens de blâme. C’est un puraphra-seur èteiv.cl.

PARAPHRÀSTE. s. masc. Auteur de para-phrases. Les paraphe estes Chaldaïques.

PARAPLUIE, s. m. Sorte de petit pavillonportatif, qu’on étend au-dessus do la lôte pourse garantir de la pluie. Un parapluie de ioüecirée , de taffetas.

PARASANGE. subst. f. Terme d’Àntiquité .Mesure itinéraire chez les anciens Perses. Laparasange répond « environ trente stades grecsdes huit au mille.

PARASÉLÈNE. s. f. (On prou. l’S sifflant.)Image de la lune réfléchie dans un nuage.

PARASITE, s. m. Écornifleor, celui qui faitmétier d’aller manger à la table d’autrui. Unfranc parasite. Un parasite affamé. C'est le pa-rasite d'un tel.

On appelle Plantes parasites , Celles qui vé-gètent sur d’autres plantes, et qui se nourris-sent de leur substance. En ce cas il est adjeolif.

On dit aussi adjectivement et figiirémer.t.Mots parasites, expressions parasites , pourdire, Des mots, des expressions qui reviennenttrop souvent dans un même ouvrage. Un styleplein d’ornemens parasites.

PARASITIQUE, subst. fém. L’an du Para-site.

PARASOL, s. masc. (On pron. TL sifflant.)Sorte de petit pa\iiion qu'on porte au-dessusde la tète pour être h..couvert du soleil. Porterun parasol. Se couvrir d’un parasol.

On appelle Plante en parasol , Les plantesombellifi res. Voyez Omeeixifère.

PARATITT.ES. s. m. pl. F-xplicaîion abré-gée de quelques titres ou livres du Code ou duDigeste. Les Auteurs de cès explications senomment Paratitlaires.

PARAVENT, s. m. Sorte de meuble, faitordinairement d’elofîe ou de papier, attachéssur de grands châssis de bois, qui s’étendent etse plient l’un sur l’autre, et dont on se sertCans les chambres en hiver pour se parer duvent,pour rompre le vent qui vient des portes.Des feuilles de paravent. Châssis de paravent,paravent de la Chine . Paravent d’étoffe. Para-vent de Flandre . Paravent de tapisserie, etc.

PARC. s. m. Grande étendue de terre entou-rée ou de murailles, ou de fossés, ou de pieux,ou de baies, pour la conservation des bois quiy sont, ou pour le plaisir de la chasse, ou pourja liberté de la promenade. Grand parc. Faireun parc. Clore un parc. Un parc de cinq cents Narpens. Un parc ffune lieue, de deux lieues detour. Le parc de Vincennes . Le parc de Saint-Germain , etc. Il a enfermé ce bois, celle val-lée, etc. dans son parc. Les murailles d'un parc.Le grand parc , le petit parc de Versailles .

Parc , se dit aussi De l’endroit où l’on placei'artillerie, les munitions et les vivres, quandl’anuoc est en campagne. Le pure de Vartillerie.

PAR 22 7

Le Commissaire duparc. Les munitions doiventcire dans un parc. Le parc des vivres.

Parc, se dit aussi d'Un Pâtis entouré defossés, on l’on met les bœufs pour les engrais-ser. Mettre les bœufs au parc. C'est un parcassez grand pour engraissa' deux cents bœufs.

H signifie aussi, Une clôture faite de claies,où l’on enferme les moutons en e'té, quand ilscouchent dans les champs. Le Berger coudeau parc. Il y a des chiens pour garder le parc.Le loup est entré dans le parc.

Parc, signifie aussi, Ua fieu préparé poury mettre des huîtres, qu’on y laisse grossir etverdir.

En termes de Chasse, on appelle Parc , Uneenceinte de toiles dans laquelle on enferme lesbêles noires.

PARCAGE, s. ni. Le séjour des moutonsparques sur des terres labourables. On payetant par arpent à un Berger pour le parcagede ses moutons. f

PARCELLE, s. f. Petite partie dp quelquechose. Une parcelle de l’Hostie. Payer unesomme par parcelles.

PARCE QUE. Voyez Par.

PARCHEMIN , s. m. Peau de brebis ou demouton préparée pour éotire dessus, ou pourd’autres usages Feuille de parchemin. Parche-min timbré. Contrat en parchemin. Livre reliéen parchemin.

On appelle Parchemin vierge, La peaupréparée des petits chevreaux ou agneauxmort-nés.

On dit, Allonger h parchemin, pour dire,Allonger inutilement, et multiplier des écri-tures sans nécessité, et souvent par esprit dechicane on d’intérêt, b n Procureur, un Gref-fer qui allonge le parchemin. Tl est. familier.

On dit proverbialement et figuréinent, Lesparchemins, pour Les titres de noblesse. Fierde ses parchemins. Il n\i lu que ses parchemins»Il est toujours dans scs vieux parchemins.

PARCHEMINERIE. s. f. Li. u où l’on pïé-pare le parchemin. Il se dit aussi De l’art de lepréparer, et du négoce qui s’en fait.

PARCHEMINIER.s.m. Artisan qui préparele parchemin, et qui le vend. Matti'C P arche-minier.

PARCIMONIE, s. f. Épargne. Il y a de l’ex-cès dans sa parcimonie. Il n’est guère d’usageque dans le style soutenu.

PARCOURIR, v. a. ( Il se conjugue commeCourir.) Aller dun bout & 1 autre, courir çàet là. Il a parcouru toute l’Asie , toutes les mers.Il a parcouru toute î« Pr ovince. J’ai parcourutoute la Ville pour le trouver. Le Soleil par-court le Zodiaque en tin an.

II signifie aussi, Passer légèrement la vuesur quelque chose; et il ne se dit guère qu'enparlant. Des livres, des ouvrages d’esprit, despapiers sur lesquels on jette les yeux en pas-sant, J’ai parcouru tous ces livrolà en peu detemps. Il parcourut en moins de rien toutes leschartes , tous les titres de cette maison.

En parlant d’Un homme qui, en entrantdans une assemblée, j.ette les yeux sur toutes

2 3 -