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humeurs visqueuses. On luit aussi usage .de laracine même en substance et pulvérisée.
PARELÏE. s, ni. Image du Soleil réfléchidans une nuée. On vit ce jour-là deux parelies.
PARE LL E. s. fém. Plante. Voyez Patience.
PAREMENT, s. m. Ornement, ce qui orne,ce qui pare. Ce mot n’est guère d usage qu en jparlant, soit Des étoffes dont on pare le devant ;d’uu autel; et c'est dans cette acception qu’ondit, Un beau parement d'autel ; un paj'ementde velours, en broderie du perles; donner unparement à une Eglise; soit en parlant De cer-taines étoffes riches ou voyantes, que leshommes portent sur les manches de leurs ha-bits, et les femmes sur le devant de leursrobes : Avoir des paremens. Faire mettre denouveaux paremens ù des manches. Faire mettredes paremens à une robe.
On appelle aussi Paremens, Les gros bâ-tons d’un fagot.
On appelle encore Paremens, en termes deMaçonnerie , Le côté dune pierre qui doit pa-roiirc en-dehors du mur, les grosses pierres detaille dont l’ouvrage est reuHu, et les grosquartiers de pierre ou de grès qui bordent unchemin pavé.
PAKE2ÏCTIÏME. s. m. Terme de Médecineet d’Anatomie. Nom que I on donne à la subs-tauce propre de chaque viscère.
Il se dit aussi De la moelle ou pulpe desfruits et des plantes.
PARÉNÈSE . s. f. Terme didactique. Dis-cours moral, ix^orlution à la vertu.
PARENÈTIQUE. adj. des 2 genres. Qui arapport à la parénèse, à la moral:'. On diviseles discoiû’S de Religion en Dogmatiques, Pa-rénétiques , Ascétiques, et Mystiques .
PARENT , ENTE s. Qui est de même fa-mille, qui est de même sang, qui touche parconsanguinité à quelqu’un. Parent paternel.Parent maternel. Parent au troisième degré.C’est mon parent. Il est de mes purens. De quelcôté êtes-vous parens? Ils sont pareils. Ils sontparens éloignés. Elle est ma parente. Il a faitoffice de bon parent. Il n’a aucuns parens. Ilsne sont ni pai'ens ni amis. Faire une assembléede parens* Ln avis de parens*
Ou dit proverbialement, Un bon ami vautmieux qu'un parent. Et on dit dans le style fa-milier, Nous sommes tous parens en Adam.
Paiie:îs, se dit aussi De ceux de qui on des-cend. Il est né de parens illustres.
Il se prend quelquefois plus particulièrementpour le père et la mère. Il s’est marié sans le \consentement de ses parens.
Quand on dit, Nos premiers parens , on en-tend ordinairement parler d’Adam et d'Ève.
On étend le nom de Purens joix alliés. Il estdevenu mon parent en épousant ma cousine.
On ne se sert jamais du mot de Parent , Pu* Ifente, au singulier, en parlant du père et de la |mère. J’ai dîné chez mon parent, chez ma pa-rente, signifie Tout autre parent que le père etla mère. j
On dit familièrement, Les grands parens, jpour signifier Les plus proches, et entre ceux- j
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là Es plus considérables. J’aie ouï dire « mes 'grands parens. On consulta les grands parens. ;
PARENTAGE, s. m. Parenté. H vieillit.
PARENTÉ , s. f. Con sanguinité, et par ex- |tension, Alliance avec les consanguins. Il y a 1parenté entre eux. Degré de parenté. j
Il signifie aussi, Tous les parens d’une même1 personne; et en ce sens il est collectif. Il a l! donné à dîner n toute sa parenté. Il fallut as- jj sembler lu parenté. Il n’a vu tju’une partie de| sa parenté.
PARENTÈLE , s. f. coll. Les païens.
PARENTHÈSE, s. f. Phrase formant unsens distinct et séparé de celui de la période où •elle est insérée. Grande parenthèse. Longue pa- irentlèse. JSe faites point de parenthèse. Cela j:oit dit pur parenthèse. Il faut mcitre cela en jparenthèse. Quand U parenthèse est trop Ion - ;que, elle rompt le sens. Style embarrassé de Iparenthèses. Il ne finit point à force de paren-thèses.
Parenthèse , se dit aussi Des marques dont: on se sert dans récriture ou dans l'Imprimerie ,pour enfermer les paroles d’uuc parenthèse.Ces marques sont (). Mettre des pai’oles entredeux parenthèses. Ouvrir la parenthèse.Fermerla parenthèse.
Lorsque dans la conversation on interromptle discours, pour dire quelque chose qui n’y apas un rapport direct, on dit : Par parenthèse,j'observerai , je remarquera:, j’ajouteiai telle. chose.
PARER, v. a. Orner, embellir. Parer uneEglise. Parer un autel. Parer une maison. Pa-rer une chambre. Elle met trois heures à separer.
Dans le style familier, en parlant Ü’Uncfemme qui est excessivement parée, on dit,qu’-EUe est parée comme une épousee, commeune châsse , comme un autel .
On dit aussi d’Un homme très-hicn fait, etsimplement vêtu, qu’i 1 est asses paré de sabonne mine.
En parlant d’Un homme qui s'approprie ce\ qui appartient à un autre, on dit figurément,
| que C’est un homme qui séparé des plumes dui paon , des plumes d’autrui. Cela se dit princi-• paiement d’un Auteur qui pille 'dans d’autresAuteurs la plupart des choses qu’il éciit, et quiles donne ensuite comme étant de lui.
Parer, signifie aussi, Apprêter, et se ditd’Une certaine façon que l’on doune aux cuirs.
> Parer un cuir. De la vache parée.
I On dit, Parer le pied d’un cheval , pour! dire, Oter de la corne du pied d’un cheval ,
! pour le ferrer. Il faut paver le pied à ce cheval.
! On a paré le pied de ce cheval jusqu’au vif.
Parer, signifie aussi, Empêcher, éviter uncoup, soit en le détournant, soit en y opposant! quelque chose qui l'arrête. Parer un coup . Pa-rer une botte. Parer une estocade. Parer unIrait Parer le coup. Parer et porter en mêmetemps. Parer du fort de Vépée. Parer de la main.Parer la balle.
On dit figurément, Parer un coup, j arerune boite . pour dire, Se défendre d un mauvais
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office, d’une demande fâcheuse, importune, etqui est à charge.
K Parer , se joint avec les prépositions de eteoutre, pour dire, Mettre à couvert de, défen-dre contre les attaques, les incommodités. Celavous pavera du soleil. Porter un manteau pourse parer de lu pluie/Il tâche de se parer contreles incommodités de la saison.
On dit figurément dans le même sens : Il estdifficile de se parer d’un ennemi couvert, de separer des mauvais offices secrets. Je saurai bienme parer de ses coups.
s Parer , devient neutre avec la préposition à.En parlant d'Un homme qui ne fait que se dé-fendre contre un autre sans lui porter aucuncoup, on dit, qu7l n'a fait que parer auxcoups. On dit encore, qu’Ott ne peut pas parerà fout, pour dire, qu’On ne peut pas tout pré-voir, qu’on ne peut pas remédier à tout. On ditde même, Il faut parer ù cet inconvénient.
Parer un cap, en termes de Marine, C’estle doubler, le laisser a coté en passant au-delà.
On dit aussi, Parer un câble , parer une an-cre, parer une barrique, pour dire, Préparerun câble, une ancre, etc.
Parer, en termes de Manège, signifie, Ar-rêter. El on dit, qu’t/n cheval pare bien sur leshanches, pour dire, qu’il arrête bien sur leshanches. En ce sens il est neutre.
On emploie Parer, absolument, au sens deMettre à couvert, défendre. U n’a fait que pa-rer. Vous ne parez pas. Parez donc.
Paré, ée. participe.
En tenues de Pratique, on dit, qu’Utt fifreest paré , qu il porte une exécution parée, pourdire,qu’il est en forme exécutoire, et que, sansavoir recours à aucun Juge, on peut en vertude ce titre contraindre !c débiteur au payement,i Les grosses de Contrats , Obligations, Sen-tences, Arrêts, etc. sont des titres parés.
On appelle Cidre paré, Du cidre qui a fer-menté. Voyez Cidre.
PARÈRE, s. m. Avis, sentiment de Négo-ciai! s sur des questions de Commerce. Le Livredes parères de Savary.
PARESSE, s. f. Fainéantise, nonchalance,négligence des choses qui sont de devoir, d’o-bligation. Grande paresse, lîoi'rible paresse.Perdre toutes ses affaires par paresse, par saparesse. Quelle paresse/ La paresse est un de*sept péchés capitaux.
Proverbialement, en parlant De quelqu’unsur qui on a autorité, et qui par paresse man-que à ce qu’il est obligé de faire, on dit,qu’Oiile relèvera bien du péché de paresse.
Paresse , dans le langage familier, a souventune signification moins dure, et se prend pourOne certaine foihlesse de tempérament, quiporte à se dispenser de faire tout ce qui de-mande un peu d’action. C’est dans cette accep-tion qu’on dit : C’est par paresse qu’il ne vajamais se promener. Une paresse qui impa-tiente.
Paresse , dans ce même langage familier,prend même quelquefois une signification obli*