Band 
Tome second. L - Z.
Seite
238
JPEG-Download
 

a.38 PAR

Lorsque quelqu'un court le risque d'essuyerquelque mauvais traitement, on dit. Ors pourrabien lui faire un mauvais parti, un méchantparti.

Il se dit aussi d’Un traité que l’on fait pourdes affaires de Finances. Mettre une affaire enparti. Le parti des vivres, le parti ides pou-dres, etc. Il s’est enrichi dans les partis.

On dit au jeu de Lansquenet , O//; ir leparti ,donner, prendre , tenir, faire le parti, pourdire, Parier d une carte double ou triple contreune carte simple, ou d’une carte simple contreune carte double ou triple, en proportionnantla somme que joue chacun des joueurs, aurisque plus ou moins grand que court l’und’eux plutôt que l’autre ; et Lorsque la partieest faite sous la condition de prendre et dedonner le parti, on dit que L’on joue le partiforcé , ou absolument, que Von joue parti force.

Parti, signifie encore, Profession, genre devie, emploi. Il a pris le parti de l'Eglise, leparti de l'épée, le parti des armes , le parti de.la robe. Il ne sait encore s'il prendra parti dansVépêe ou dans la robe.

On dit aussi, Prendre parti , sans rien ajou-ter, pour dire, S’enrôler dans les troupes. Lagarnison a pris parti dans nos troupes. Il a dé-serté, et a pris parti chez les ennemis.

Parti, se dit aussi d’Une troupe de gens deguerre, soit de Cavalerie , soit d’infanterie, quel’on détache pour battre la campagne, recon-iioîlre l'ennemi, faire des prisonniers, etc. Unparti de cinq cents chevaux. Un gros parti. Alla'en parti, il/ener, conduire, commander un varti.

On appelle Parti bleu , Un petit parti de geur.de guerre sans commission et sans aveu. Il ren-coniraun parti bleu gui le vola et le dépouilla.

Parti, se dit aussi d’Une personne à ma-rier, considérée, soit par rapport à la nais-sance, soit par rapport aux biens de la fortune.Cette fille est le plus grand parti gui soit enFrance . Cette fUe-là est un bon parti. C'estun grand parti , un riche parti. Il veut se ma-rier, il cherche un parti sortable. On lui pro-pose un bon parti. Elle n’est pas un assez bonpm'ti pour lui. C’est un mauvais parti. On lesmarie ensemble , ce sont deux bons partis. Ilest d’une grande naissance, pis unique , et très- ,riche , c’est un excellent parti.

PARTIAL, ALE. adj. (Prononcez Parcial.)Qui prend les intérêts d’une personne, d’uneopinion, par préférence h ceux d’une autre ;qui s'affectionne à une personne, à une opi-nion , plutôt qu’à une autre, par esprit de pré-vention. Vous n’êtes pas croyable , vous êtespartial. Il est trop partial. Il veut un arbitregui ne soit point partial.

Partial, s’emploie dans le didactique,pourdire, Qui appartient à la partie d’un tout.Eclipse partiale .

PARTIALEMENT, adv. Avec partialité. 5econduire partialement dans une affaire. Agirpartialement,

PARTIÀLISER, se PARTIALISER. v. rcc.Prendre jui parti de manière à ne vouloir pasécouter ce qui est contraire. i

PAR

PARTIALITÉ, s. f. Attachement aux inté-rêts d’un parti, ou d’une personne, par préfé-rence à une autre. Les partialités sont dangereu-ses dans un Etat, dans une Communauté. Lespartialités nuisent extrêmement au bien public.C'est un homme gui témoigne trop de partia-lité. Ce Juge a marqué trop de partialité pourvous dans votre apAre.

PARTIBUS. (IN PARTTBUS.) On sons-en-tend/n^deïîum. Phrase latine adoptée enFrançois, et qui se dit De celui qui a un titre d’Évêcbé dans un pays occupé par les Infidèles.Un Evêque in partibus.

PARTICIPANT, ANTE. adj. Qui participaà quelque chose. Si cette affaire produit quel-que utilité, vous en serez participant.

On appelle Protonotaires participons, Ca-mériers participons , Les Protonotaires, les Oamériers en charge à la Cour de Rome.

PARTICIPATION, s. f. L’action de partici-per à quelque chose. La participation aux( mérites de Jésus-Christ, auxprières des Saints,aux prières des Fidèles. La participation auCorps et au Sang de Jésus - Christ. La parti-cipation <wx Sacremens. La participation auxsaints Mystères.

Participation , signifie aussi, La connois-satice qu’on nous a donnée d’une affaire, et lapart que nous y avons eue. Cela s'est fait sansma participation, sans sa participation.

On appelle parmi les Religieux, Lctti'ts depcu'ticipution , Des Lettres qu’un Ordre Reli-gieux donne à une personne séculière, et envertu desquelles elle participe aux prières etaux bonnes œuvres de l’Ordre.

PARTICIPE, s. m. Terme de Grammaire .C’est une modification du verbe. On l’appelleParticipe , parce que c’csl un mot qui tient à lafois de la nature du verbe et de celle du nom :il lient du verbe, en ce qu’il exprime les attri-buLs d’exivSlenee, d’action et de temps qui cons-tituent cette partie d’une langue : Etant, ayant,faisant , dormant, etc. U y a quelques verbesqui n’ont point de participe.

Il tient du nom, en ce qu’il fait les fonctionsd’adjectif, et que semblable à l'adjectif décli-nable, il s’accorde en genre et en nombre avecle sujet auquel il se rapporte : Un homme mar-chant, une dme aimante, des troupeaux er-rant.

On distingue les participes en deux classesrelatives au mode de temps qu’ils expriment.On appelle les uns Participes piesens, et lesautres Participes passés. Les premiers se ter-minent toujours en ant, Aimant , ayant , étant.Les participes passés prennent différentes ter-minaisons, Aimé, lu, suivi , etc.

On les distingue aussi en Participes actifset en Participes passifs; Actifs, lorsqu’ils expri-ment une action et sont suivis d’un régime :Portant un livre, buvant du vin. parlant à unhomme} Passifs, lorsqu’ils sont joints au vrrbe !

auxiliaire Etre : Je suis venu, étant suivi, étr* I. , 7aime, etc.

Ayant, suivi d’un participe, marque lou-jours un passé, Ayant chanté, fini, bu, écrit, etc. ■

PAR

Lé participe passif acquiert une significationactive et un régime dans tous les temps où ilentre, soit du verbe actif, soit de celui qu’onemploie avec le pronom personnel. J’ai aiméla musique. Je me suis reproché mes fautes.

I Le participe en Ant ne s’emploie guèrequ’au singulier, et 11e s’emploie jamais au fé-minin, si ce n’est dans les cas ou le sens de laphrase le rend adjectif, comme, Eau courants,les personnes assistantes, et dans quelqu. >phrases de Palais, comme, Déclarée non jouis-sante de ses droits.

Pour savoir quand le participe prend ou neprend pas le genre et le nombre (ce qui s’ap-peloit autrefois décliner), il faudrait entrer dansun délai! qui paraît moins convenir à un Dic-tionnaire qu’à une Grammaire.

Participe, est aussi un terme de Finance,qui se dit De celui qui a part dans un traité,dans une affaire de finance. L’arrêt porte quetous les traitons et leurs participes seront obli-ges de ....

PARTICIPER, v. n. Avoir part. Je veuxque vous participiez à ma fortune, comme vousavez participé à ma disgruce. Il est en sociétéavec eux, il participe « tous les profits et «toutes les pertes de la société. On l’a accusad'avoir participe à la conjuration, d'avoir par-ticipé à cette trahison. C’est participer en quel-que sorte au crime, que de ne le pas empêcherquand on le peut. Je ne veux point participer,à vos mauvais desseins.

En parlant Des choses de la Religion, l’ondit : Participer aux prières des Fideles. Parti-ciper aux saints Mystères. Participer aux Sa-cremens. Participer au Corps et au Sang deJésus-Christ. Participer aux mérites de Jésus-Christ .

Participer, signifie aussi, Prendre part,s’intéresser ; et alors c’est ordinairement unterme de civilité et de compliment. Je participea votie douleur, a votre joie. Il n’est guèred usage, et on dit plus ordinairement, Prendrepart.

Participer, signifie aussi, Tenir de la na-ture de quelque chose. Un minéral qui parti-cipe du viti iol. Cela participe de lu nature dufeu. Le mulet participe de l’dne et du cheval,participe de l'un et de l'autre, participe de tousles deux. Son système participe de celui desAnciens. L’enthousiasme de cet Auteur participede la folie.

PA RTïCULARISER. verb. act. Marquer ledétail, les particularités d’une affaire, d’unévénement. Il est bon dans de certaines affairesde particulariser jusqu'à la moindre circons-tance. Particulariser un, fait.

E 1 matière criminelle, en parlant d’Uncrâne commun entre plusieurs personnes ,comme une sédition, etc. on dit, Particulariserune affaire, pour dire, La poursuivre contreun seul de ceux qui y ont eu part.

Particularisé , ku. participe.

PARTICULARITE, s. f. Circonstance parti-culière. Particularité essentielle. Il m’a contetoutes les particularités de cette affaire. Je ne