PAT
du fer. Fer « patin avec Panneau. Fer à patinélevé et avec des espèces de colonnes.
PATINER, v. a. Manier indiscrètement.Ces fruits ont perdu toute leur, fleur , on les atrop patines.
Ii signifie aussi, Prendre et manier les mainset les bras d’une femme ; et en ce sens il estlibre.
Patiné, ée. participe.
PATINER, v. n. Glisser sur la glace avecdes patins. Dans les pays froids, c’est un diver-tissement commun pendant Vhiver que de pa-tiner, (Palier voir patiner.
PATINEUR , s. m. Celui qui prend et manieles mains et les bras d’une femme. C’est ungrand patineur, un patineur insupportable.Les patineurs n’ont pas beau jeu avec elle.Il est libre.
PATINEUR , s. m. Celui qui glisse sur laglace avec des patins. Il y avoit beaucoup depatineurs sur la rivière.
PATIR, v. n. Souffrir, avoir du mal, êtredans la misère. V armée pâtit beaucoup danscette marche. Les chevaux y ont plus pâti queles hommes. Il faut quun soldat sache pâtir.Les Religieux qui vont nu-pieds pâtissent enhiver. Il a été long-temps malade , il abienpâti■avant que de mourir.
On dit, Pâtir de quelque chose, pour quel-que chose, pour dire, En être puni, en souf-frir du dommage. Il a fait la faute, et j’en aipâti. Votre bien en pâtira. Tel en pâtira quin'en peut mais. Vous vous êtes trop laissé allerà vos plaisirs, votre santé en pâtij'a. Vous enpâtirez. Il ne faut pas que Vinnocentpâtissepourle coupable.
On dit proverbial., que Les bons pâtissentpour les méchans.
On dit d’Un homme qui se fait violence pourcacher le ressentiment qu’il a d’un affront,<1 une injure, qu’£n cet état nature putit. Onle dit aussi d’Un homme de guerre, qui, con-noissant le péril, ne laisse pas de s’y exposer.
On dit , Pâtir , au sens de Souffrir du dé-chet, de l’altération, diminuer de profit. Quit'.i pâtira? sinon vous. Ce champ , ce jardin apâti. Cet arbre a pâti. Ce tableau a un peupâti. Mon commerce .en a pâti.
PATIS. s. m. Le lieu où l’on met paître desbestiaux. Mettre des moutons , des vaches ,dam le pâtis , dans U 7 i pâtis.
Le pâturage diffère du Pâtis , en ce que Pâ-turage indique quelque chose de meilleur quePâtis. Ce n'étoit qu'un pâtis, j'en ai fiiit unpâturage .
PATISSER. v. n. Faire de la pâtisserie. Ilpâtisse fort bien.
Patissé, ée. participe. Cela est bien pd-f iisê. k
PATISSERIE , s. f. Pâte préparée et assai-sonnée d’une certaine manière, et qu’on, fuit■ouirc ordinairement dans le four. Bonne, excel-le pâtisserie. Manger de la pâtisserie. Lapâtisserie charge Vestomac.
Il se prend aussi pour L’art de faire de lapâtisserie, /I travaille bien en pâtisserie. Les
PAT
' pâtés, les tourtes, les biscuits , les gâteaux, etc.,sont des ouvrages de pâtisserie.
PÂTISSIER, 1ÈRE. s. Celui ou bien cellequi fait des pâtés et autres pièces de feur.Bon pâtissier. Mauvaise pâtissière.
PATISSOIE. s, m. Étoffe de soie façonnéeen gros de Tours.
PÀTISSOIRE. s. f. Table avec des rebords,sur laquelle on pâtisse.
PATOIS, s. m. On appelle ainsi Le langagedu peuple et des paysans, particulier à chaqueProvince. Parler patois. Je n’entends point sonpatois. Il parle en franc patois. Il me dit enson putois 5 que .
On donne aussi quelquefois par extensionle nom de Patois, à certaines façons de parlerqui échappent aux gens de Province, souventmême, quelque soin qu’ils prennent pour s’endéfaire. Cela est du patois. Il a encore dupatois.
PATON. subst. masc. Certain morceau depâte dont on engraisse les chapons, les pou-lardes, etc.. On a engraissé ce chapon avec despâions.
Pâton, signifie aussi, Certain morceau decuir dont on renforce le bout d’un soulier endedans, afin de le rendre plus ferme. Le pâtond’un soulier.
PATRAQUE, s. fém. Machine usée ou malfaite et de peu de valeur. Cette montre n’estqu'une patraque, une vieille patraque. Il estfamilier.
Il se dit aussi d’Unc voiture : Ce Sellier-làm’a livré une patraque ; et même d’Une mai-son : H est logé dans une patraque • il parle deson château, c’est une patraque. Il se Rit aufiguré d’Une personne foible et usée. Je ne suisplus qu’une vieille patraque. Il devient patra-que, patraque fieffée. U est familier dans tousces usages.
PATRE , s. m. Celui qui garde des troupeauxde boeufs, de vaches., de chèvres, etc. Il y abeaucoup de Pâtres dans ce Pays ,
PATRES. Voyez Pateh.
PATRIARCAL , ALE. adj. Qui appartientà la dignité de Patriarche . Siège patriarcal.Trône patriarcal. Dignité patriarcale . Croixpatriarcale.
PA1RIARCAT. s. ni. Dignité de Patriar-che. Il fut élevé au Patriarcat de Constanti-nople .
PATRIARCHE, s. m. Nom qu’on donne àplusieurs saints personnages de l’ancien Testa-ment. Noë, Abraham, et les autres Patriarches.Les saints Patriarches.
On dit figurément d’Un vieillard qui a unefigure respectable, qu’il a Vair d'un Patriar-che. Orï dit aussi d’Un vieillard qui vit au mi-lieu d’une famille nombreuse, que C’est unPatriarche.
Patiuabche, est aussi Un titre de Dignitédans l’Église, qui se donnoit autrefois auxEvêques des premiers Sièges Episcopaux. P a*triarche de Constantinople. Patriarche d'A-lexandrie. Patriarche d'Antioche . Paù'iavchcde Jérusalem . Oa donne aussi ce titre h quel-
PAT aï-.
ques Évêques. Le Patriarche de Lisbonne . LePatriarche d’Aquilée.
On appelle aussi du nom de Patriarche ,Les premiers Instituteurs desOrdrcs Religieux,comme Saint Basile , Saint Benoît, etc.
PATRICE, s. m. Titre d’une Dignité insti-tuée dans 1 Empire Romain par Constantin .Les Patrices avoient le ‘premier rang dansl’Empire après les Césars. La Dignité de Pa-trice étoit à vie. Il y avoit en même temps plu-sieurs Patrices.
PATRICIAT. s. m. Dignité de Patrice. Ou neparvenoit ordinairement au Patriciat, qu’aprèsavoir passe par les plus grandes Charges , commede Consul, de Préfet du Prétoire , de Préfet dela Ville.
fl signifie aussi l’Ordre des Nobles dan Ie\Gouvernemens ou ils sont appelés le* Patri-ciens. Cela offensa le Patriciat .
PATRICIEN, ÏENNE.adj.On appeloït ainsiparmi les Romains, ceux qui étoieut issus despremiers Sénateurs institués par Romulus. Dan:,les premiers temps de la République Romaine ,on ne faisoit point de Consuls qui ne fussentPatriciens. La famille Cornelia étoit Patri-cienne. Clodius étoit Patricien, et se fit Plébéien.
Dans plusieurs Gouvernemens, on appelleLes familles Nobles , Familles Patriciennes.
U est aussi substantif. Les seuls Patriciensont été long-temps en possession du Consulat.Les anciens Patriciens. Les nouveaux Patri-ciens. Les Patriciens de Sienne, de Bologne .
PATRIE, s. fém. Le Pays, l’État où l’on estné. La France est notre Patrie. L? amour depatrie. Pour le bien de sa patrie. Pour le ser-vice de sa patrie . Servir sa patrie. Défendre sapatrie. Il est doux de mourir pour la patrie. Ledevoir envers la patrie est un des premiers de-voirs. Cicéron a été appelé le Père de la patrie.On étend quelquefois ce mot û des Provinces,âdes Villes . Parts est sa patrie.
On appelle Céleste Pati'ie , Le Ciel considérécomme le séjour des bienheureux.
PATRIMOINE, s. m. Le bien qui vient dupère et de la mère, qu’on a hérité de son pèreet de sa mère. Ample patrimoine. Son père etsa mère lui ont laissé un grand patrimoine, unpatrimoine opulent. Biens de patrimoine. Il aeu cent mille écus de patrimoine. Il a dissipé,mangé son patrimoine.
Cn appelle en certains lieux, Patrimoinepaternel, Les biens qui viennent du côté dupère; et, Patrimoine maternel, Les biens quiviennent du côté de la mère.
On dit figurément d’Une chose qui est h: re-venu ordinaire et naturel d’un homme, queC est son patrimoine. Les mauvais procès sontle patrimoine des Procureurs fripons. Les fermesdissipateurs sont le patrimoine des usuriers.
On dit, en parlant Des biens qui ont étédonnés à l'Eglise, qu'ils sont le patrimoinedespauvres.
On appelle Patrimoine de Saint Pierre , etLa Province du Patrimoine , Une partie duDomaine que le Pape possède en Italie , et dontVitrjbe-est la capitale.
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