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Tome second. L - Z.
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la réputation, qu’il a ruiné sa santé par sefdébauches, qu’il est accablé de dettes.

On dit proverbialement Des choses donton veut faire entendre que la perte est facileà réparer, Pour un perdu, deux retrouvés,deux recouvrés. On disoit autrefois incorrecte-ment recouverts

On dit encore proverbialement f Courircomme un perdu. , crier comme un perdu, pourdire, Courir, crier de toute sa force.

On dit d’Un homme, d’une femme sansressources peur la santé, pour la fortune,pour l’honneur, etc. que C’est un homme per-du , une femme pei'duc.

PERDREAU, s, m. Perdrix de l’année, quin’a pas encore sa juste grosseur. Perdreaumaillé. Tuer des* perdreaux. Manger des per-dreaux*

PERBRIGON. s. m. Sorte de prune. Per-drigon blanc. Perdrigon violet. Des prii"~s deperdrigon.

PERDRIX, s. f. Oiseau de la grosseur à peuprès d’un gros pigeon, et qui est un excellent'gibier. Perdrix grise. Perdrix rouge . Unecompagnie de perdrix. Quand les perdrix sontà la pariade. Il n’y a guère de meilleur gibierque la perdrix. Tuer des perdrix, à la re-mise.

On dît proverbialement, À la S aint-Remitous perdi'eaux sont perdrix.

On dit, que Du vin est de couleur d’œil deperdrix , Quand il est paillet, fort vif et fortbrillant

PÈRE. s. m. Celui qui a un ou plusieursjenfans. Un bon père . Un père dénaturé. Êtrepère de plusieurs en fans. Tendresse de père.Amour de père. Avoir des entrailles de père. Il'faut honorer so>i père et sa mère., respecter sonpère, obéir à son père. Les enfin s ne peuventavoir trop de déférence , trop de respect pourleur père.

On dit ’d’Un père dont les enfans sont biennés, que C’est un père heureux en enfans; etd’Un père dont les enfans sont bien placés,bien pourvus, que C’est un père heureux dan.;ses enfans.

On appelle Père de famille , Celui qui ofemme et* enfans , ou seulement des enfans.C’ed un bon père de famille. C’est un vraipère de famille. Viwe en père de famille. Danstous les baux à forme, pour marquer que celuih qui on donne son bien à ferme est obligé dele ménager, de l’administrer avec autant d’économie que le propriétaire pourroit faire, on se•ert de cette formule : À la charge d’en useren bon père de famille.

On appelle Grand-père paternel, le père dupère; et Grand-père maternel, le père de lapaêre.

Oïi dit, Nos pères, pour dire, Nos aïeux,nos ancêtres.

PÈISTÎ, se dit aussi De relui qui est le clicfd'une longue suite de desceadans, soit dansl'ordre de la nature, soit autrement. Ainsi ouappelle Adam, Notre premier père; Et Abra-ham, Le père clés cr oyons , le pere des fideles.

PER

On appelle Saint Joseph, Le pértJ putatif deJésus-Ckrist.

Chez les Romains, le nom de Père se don-noit aussi à Celui qui avoit adopté quelqu'un.Nerva éloit père de Trajan par adoption.

On appelle Père nourricier ,, Le mari de lanourrice d’un enfant; et figurément on ditd’Un homme, qu’il est le père nourricier d'unetelle famille , pour dire, qu’il la fait subsister.

On appelle La première personne de la Tri-nité , Dieu le F ère , le.Père éternel. Dans l’Écri-ture-Sainte, Dieu est appelé Le Père des misé-ricordes , Le Père des lumières ; et dans l'Orai-son Dominicale, il est appelé Notre Père .

On appelle Père de la patrie , Un grandPrince ou un grand personnage qui a fait degrandes choses pour le bien de sa patrie. Ci-céron fut appelé le Père de la patrie par toutle Sénat et par tout le peuple. On appelle dansle même sens, Père du peuple, Celui qui a laitdes choses considérables pour le soulagementdu peuple. Louis XII a été appelé le Père dupeuple. On appelle aussi Père des.pauvres, Celuiqui fait de grandes charités aux pauvres ; et,Père des soldats , Un général quia un très-grandsoin de la subsistance des soldats, et qui ne lesexpose pas sans nécessité.

On donne dans le langage familier le nom. de Père, à un homme d'un rang inférieur. Bon-jour, Père; prenez par-là, Père. Cela se dit demême à un pauvre Moine . Quand on luiparle avec considération, on lui dit Mou Père.Son titre d’honneur est Mon Révérend Père.Bien des Religieux souffrent impatiemment letitre de Révérend Père. N'allez pas appeler unGêiiovéfain mon Père , il le trouveront mau-vais. Les Pères Capucins , les Pères de laTrappe, etc. Le Père Général. Le Père Supé-rieur. Le Père Gardien , etc. Père tel. Le révé-rend Père tel, etc.

, On appelle Dcmosthène et Cicéron , Lespères de l’éloquence; et Hérodote , le père del'histoire. La protection que François I er don-noit aux gens de lettres, l'a fait appeler Lepère des lettres.

En parlant du Pape, on l’appelle Le SaiiîtPère, notre Saint Père, notre Très-SaintPère, et notre Saint Père le Pape. On l’appelleaussi, Le Père des fidèles.

On appelle Pères de l'Église , Les SaintsDocteurs dont l’Église a reçu et approuvé ladoctrine et les décisions sur les choses de la foi,ou sur la morale et la discipline chrétienne .On les appelle aussi absolument, Les Pères.Les Pères de l'Eglise Grecque. Les Pères del’Eglise Latine. Les Pères Grecs . Les Père.<

Latins. La plupart des Pères tiennent que .

C'est le sentiment de tous les Pères. Je m'entiens à la décision des Pères. Les Pères des pre-miers siècles. Les anciens Pères. C’est, un hommequi a lu tous les Pères, qui est profond dansla doctrine des Pères, qui possède tous les Pères.

On appelle Pères du Concile , Les Évêquesqui assistent au Concile. Tous les Pères duConcile furent du même avis.

On appelle Pères du Désert, Les anciens Àna

PER

chorètos, qui se rctiroient dans les déserts poury faire pénitence.

p£itES Coxsckipts. Façon de s’exprimerd après les Latins, pour désigner Les Sénateursde Rome . Les Peres Conscripts, dit-on, e»parlant] d’eux. Pères Conscripts , disoit-on, caleur adressant la parole.

En parlant De tout Prêtre Séculier ou Ré-gulier , par rapport h celui ou à celle dont ildirige la conscience, on dit, que C’«st «onPère Spirituel.

Dai s les Ordres des UVÏendians, qui ne re-çoivent point d’argent, on appelle Père tempo-rel, Le Séculier qui a soin de recevoir les au-mônes qu’on leur fait. Un tel est le Père tem-porel des Capucins de cette 'Ville .

On dit populairement, d’Cu rieur, d’un 1homme qui excite les autres h la gaieté, C’estun père la joie; d'Uu homme qui aime extrê-mement à prendre ses commodités, que C’estun père douillet - et d’Un Bourgeois fort riche,que C’est un pçre aux écus.

On appelle poétiquement Le Soleil, LePèrcdu jour.

On dit en sTylede l'Écriture, que Le Diableest le Père du mensonge.

PÉRÉGRINATION, s. f. Voyage fait dansdes Pays e'Ioigne's., Il est: revenu de ses longuespérégrinations. Il est vieux,

PÉRÉGRINITÉ. s. f. Terme de Jurispru-dence . État de celui qui est étranger dans unPays. On appelle vice de pérégrinité, Vincapa «•

^ cité résultante de la qualité d'étranger.

PEREMPTION, s. f. Tenue de Pratique,

. qui ne se dit qu’en parlant d’Une instance pa-rie. Il y a péremption d'instance, c’est-à-dire.L’instance est périmée, faute d’avoir été suiviependant un certain temps limité.

PÉREMPTOIRE, adj. des 2 g. Terme dePratique, qui n’est guère d’usage que danscette phrase, Exception péremptoire, qui sedit Des défenses qui consistent dans la seuleallégation de la péremption. Il y a exceptionpéremptoire.

Il signifie dans le langage ordinaire, Décisif,contre quoi il n’y a rien à alléguer, à répliquer.Raisons péremptoires. Cela est péremptoire.Réponse péremptoire.

PÉREMPTOIREMENT, adv. D’une manièrepéremptoire.

PERFECTIBILITÉ, s. f. Qualité constitu-tive de ce qui est perfectible. La perfectibilitéde l'espèce humaine.

PERFECTIBLE, adj. des 2 g. Qui est sus-ceptible d’être perfectionné, ou 'de se perfec-tionner. L’homme est de sa nature un ctrepa -fectible.

PERFECTION, s. f. Qualité constitutive dece qui est parfait dans son genre. En ce sens iln’a point de pluriel. Il faut chercher la perfec-tion dans tout ce qu on fuit. Il faut aspiVer à faperfection*. Il est difficile d’atteindre à la per-fection, d’arriver à fa perfection. Il est encorebien éloigné de la perfection. Approcher de htperfection. Porter un ouvrage à sa perfection.

On dit en termes de Spiritualité, La perfec-*