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aussi Piliers , Les poteaux qu’onmot dans les écuries, pour séparer les placésdes chevaua les unes des autres.
On appelle
On appelle encore du même nom, Les po-teaux entre lesquels on met un cîieval dans unmanège, pour commencer à le dresser. Metticun cheval entre les piliers , entre deux piliers ,dans les piliers.
On dit figurément et populairement, 5efrotter au pilier , pour dire, Prendre les mau-vaises habitudes de ceux qu on hante. Ce do-mestique servoit bien d'abord, mais il s’estfrotté au pilier, et ne vaut plus rien.
On dit d’Un homme qui ne bouge du Palais,que C’est un pilier de Palais • et d’Uu hommequi est toujours au cabaret a que C’est un pilierde cabaret.
Eu parlant d’Un homme qui a de grossesjambes, on dit familièrement.et populairement,qu’/î a de gros piliers.
PILLA CE. subst. m. (Bans ce mot et dansle verbe Piller avec scs dérivés, on mouille lesdeux L.) Action de piller, ou ie dégât qui enest la suite. Mettre au pillage. Livrer une villeau pillage. La ville fut abandonnée au pillage.On promit le pillage de la ville aux soldats.
On dit d’Un homme dont les habits, lescheveux, etc. sont extrêmement en désordre,qu’il semble qu’il revient du pillage , qu’il esîfait comme un diable gui revient du pillage.
On dit d'Une grande maison où il y a peud'ordre , et où les domestiques prennent ettirent chacun de leur côté, que Tout y est aupillage.
En termes de Marine, on appelle Pillage ,La dépouille des coffres et hardes de l'ennemipris, et l'argent qu’il a sur lui jusqu’à trentelivres; le surplus se nomme Butin.
PILLARD, ARDE. adj. Qui aime à piller-Cette troupe est bien pillarde. Il esi d’humeurpillarde. U est du style familier.
U est aussi substantif. C’est un grand pil-lai’d.
PILLER, v. a. Emporter violemment lesBiens d’une ville, d’une maison, etc. Piller uneville, un château. Les gens de guerre ont pillece village. La ville fut emportée d’assaut , etpillée.
Il se dit aussi en parlant Bes personnes quiabusent de leur autorité pour s’enrichir par desextorsions et des concussions. Les Iraitans ontpillé celte Province. Il a abusé de son autoritépour piller cette Province.
On dit, Piller une collation , Un fruit, Lors -que. plusieurs personnes se jettent sur les platspour emporter des fruits, des confitures, etc.
On dit aussi , Piller un air , piller desvers, etc., pour dire, Donner, comme étant desa composition, un air qu’on a pris d’un Mu-sicien , des vers qu’on a pris dans un Poète.Cet air est pillé de Lulli. Ces vers sont pillés deRacine. Cet auteur pille partout.
Piller , sa dit aussi en pariant Des chiensqui se jettent sur les animaux,ou sur les per-sonnes. Ainsi on dit, qu’Un chien a pillé unkU re chien -, pour dire, qalî s<&t jeîo dessus
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pour le mordre. C’est un chien gui pille tousles passans . Il Va fait piller par son chien.
En termes de Chasse, quand on veut exciterun chien à se jeter sur le gibier, on lui dit ,Pille . On le dit aussi pour agacer un chiencontre d’autres animaux,,ou contre des per-sonnes. .
On dit figurément et populairement, queDeux personnes se sont pillées , pour dire,qu’Elles se sont prises de paroles, et qu’elles sesont dit des injures.
Piller, se dit aussi à de certains jeux quise jouent avec des cartes, comme la triomphe,où celui qui fait, Pille quand il tourne un as,c’est-à-dire, qu’il a droit de prendre las, eltoutes les cartes qui suivent de cette même cou-leur , et d’en mettre d’autres à la place.
Pillé, ée. participe.
PILI.ERIE. s. f. Volerie, extorsion, actionde piller. Il s’est enrichi par ses pillcries. C'estun brigandage et une pillerie.
PILLEUR, s. m. Celui qui pille, qui aimeà piller. C’est un grand pilleur. Ce sont degrands pilleurs.
PILON, s. m. Instrument dont on se sertpour piler quelque chose dans un mortier.Pilon de fer. Pilon de fonte. Pilon de bois.Pilon de verre.
On dit, Mettre un livre au pilon , pourdire, En déchirer tous les feuillets, de sortequ’il ne puisse servir qu’aux Cartonniers quiles pilent pour les réduire en pâte.
PILORI, s. m. Machine qui tourne sur unpivot, et qui sert à la punition des personnesdiffamées, que la Justice expose à la risée dupublic. Mettre un banqueroutier au pilori. OnVa exposé au pilori pendant trois jours demarché.
PILORÏER. v. a. Mettre au pilori. Pilorierun banqueroutier. On le dit au figuré, pour,Diffamer quelqu’un, manifester son infamie.Il a été pilorié dans vingt écrits publics.
Pilorié, ée. participe.
PILORIS, s. m. Rat musqué des Antilles ,beaucoup) plus grand que nos rata, et bon àmanger, lorsqu'on a pris la précaution de jeterla première eau dans laquelle on l a fait cuire,parce qu’elle a pris une trop forte odeur demusc.
PILOSELLE. s. f. Plante qui croît aux lieuxarides et montagneux. Elle est couverte depoils, d’où lui vient son nom. Elle est vulné-raire et astringente.
PILOTAGE, s. m, Ouvrage de pilotis. Il ena tant coûté pour le pilotage.
PILOTAGE, s. m. Tenne de Marine. L’artde conduire un vaisseau. Il y a des écoles ouVon enseigne le pilotage.
PILOTE, p, masc. Celui qui gouverne, quiconduit un vaisseau, une galère, ou tout autrebâtiment de mer. Un bon Pilote. Un mauvaisPilote. Un sage Pilote. Un Pilote habile. Lemaître Pilote. Le premier P ilote. Le sous-Pilote.Sur les galères, on appelle Pilote Réal, Le Pi-lote qui gouverne la Réale.
PILOTER, verbe neutre. Enfoncer des pi-
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lotis pour bâtir dessus. Dans les lieux où lefond n est pas solide , il faut piloter avant quede bâtir.
On le fait aussi quelquefois actif. Ainsiquelques-uns disent, Piloter un terrain , pourdire, Y enfoncer des pilotis.
Piloté , ée. participe.
PILOTIS, s. m. Gros pieu, grosse pièce debois pointue, et ordinairement ferrée par Jebout, qu’on fait entrer avec force pour asseoirles fondemens d’un édifice, ou de quelque autreouvrage, lorsqu’on veut bâtir dans l’eau, oudans quelque lieu dont le fond n’est pas solide.Bâtir sur pilotis. Enfoncer des pilotis.
PILULE, subst. f. Composition médicinale,qu’on met en petites boules. Prendre des pilu-les. Purger un malade avec des pilules. Pilulespurgatives.
On dit figurément, Dorer la pilule , Lors-qu’en présentant à quelqu’un des apparencesagréables et flatteuses, on essaie de le porter àune chose pour laquelle il a de la «répugnance.On lui a si bien doré la pilule , qu'il s’esl résoluà faire ce qu’on vouloit. U se dit aussi, Lors-que pour consoler quelqu’un d’un refus, onl’accompagne de promesses et de flatteries. Oului a doré la pilule , pour lui adoucir le refusde la grâce qu'il denumdoit. ‘
On dit figurément, Avaler la pilule, pourdire, Se déterminer à faire quelque chose, àquoi l’on a beaucoup de répugnance. On lui afait avaler la pilule. Il a été contraint d'avalerlu pilule.
PIM
PIMBECIIE. s. f. Terme de mépris, dont onse sert en parlant d’Une femme impertinentequi fait la précieuse. C’est une pimbêche, unevraie pimbêche, une petite pimbêche. Il est dustyle familier.
PIMENT, s. m. ou MILLE-GRAINE , s. f.Plante qui croît aux lieux humides, et qui ms’élève que d’un demi-pied. Elle est propre auxaffections de la poitrine, parce quelle facilitel’expectoration. Elle entre dans beaucoup depréparations médicinales.
On appelle Piment , ou Poivre d’Inde , Uneplante qu’on-cultive au Pérou , dont la semenceest extrêmement chaude et piquante. On l’em-ploie pour assaisonner les viandes. Les Espa-gnols du Pérou sont fort attaches .à cette sorted’épicerie.
PIMPANT, ANTE. adj. Terme de plaisan-terie, dont on se sert pour signifier, Élégant etrecherché dans ses habits. Vous ttoifà bien pim-pant aujourd’hui. EUe était extrêmement pim-pante. Faire le pimpant.
PIMPESQUEE. s. f. Terme qui s'emploiedans le style familier, en parlant d’Une femmequi fait la délicate et la précieuse. C’est unevraie pimpesouée.
PIMPRENELLE. s. f. Herbe potagère quientre quelquefois dans les salades. On dit quela pimprenelle purifie le sang et nettoie k*reins .