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Tome second. L - Z.
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vend des pots de terre, et toute sorte de vais-selle de terre.

On appelle Potier d’étain, Celui qui fait ouqui vend toute sorte de vaisselle d’étain.

POTIN, s. m. Cuivre jaune, qu’on appelleainsi, pour le distinguer du cuivre rouge,qu’on appelle autrement Cuiwe de rosette. Cen’est pas là de la rosette , ce n'est que du potin.

POTION, s. f. Boisson , breuvage. U ne scdit guère qu'en tenues de Médecine. Potioncordiale.

POTIRON, s. m. Espèce de citrouille ronde.fiîanger du potiron. Soupe de potiron.

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POU. s. m. Insecte qui s'attache ordinaire-ment aux cheveux et à la tête des enfans et de;gens malpropres. Avoir des poux. Tuer des poux.Chercher ses poux. Gagner des poux; et dansle même sens, Prendre des poux. On dit, qu’Z7uenfant est pleto de poux , qu’il est mangé depoux, que les poux, le mangent , pour dire,qu’il est fort incommodé des poux. Il mourutmangé des poux. Les cochons, les sanghei's etla plupart des oiseaux sont sujets aux poux. Lamalpropreté engendre des poux.

Popidairement et bassement, en parlantd’Un homme gueux et avide de gain, qui entredans quelque emploi lucratif, on dit, que C'estun pou affamé; et d’Un homme fort laid, qu7Zest laid comme un pou.

POUÀCRE. adj. des a genres. Terme d’in-jure. Salope, vilain. Il faut être bien pouacrepour faire de ces saletés-là. Il est populaire.

Il est aussi substantif. C'est un pouacre ,c’est un vilain pouacre.

POUAH. Interjection qui exprime le dégoût.On ne le trouve guère que dans les Auteurs deComédies.

POUCE, subst. masc. Le plus gros et L.plus court des doigts de la main. Avoir mal aupouce.

On dit figurément, Serrer les pouces « quelcju'un, pour dire, Faire quelque violencequelqu’un, afin de lui faire avouer ce qu’onveut savoir de lui.

Figurément et familièrement, pour faire entendre qu’On fera repentir quelqu’un de <■■qu’il a fait, ou simplement, qu’il s’en repentira, on dit, qu71 s’en mordra les pouces. -

On dit figurément et populairement, Jouedu pouce , pour dire, Compter de l’argent pou:faire un payement. Il lui a fallu jouer dupouce pour sortir d'affaire.

On dit familièrem. en parlant d’Un hommequi prend avidement et malproprement dansun plat ce qui est à sa portée, qu7l y met les'quatre doigts et le pouce; et cela se dit en gé-néral De tout ce qu’on fait sans ménagement etsans délicatesse.

On dit familièrem. en parlant d’Une chosequi fait peu de plaisir, qu’Ou aimeroit autanttaiser son pouce.

Pouce, se dit aussi d’Une mesure qui fait ladouzième partie d’un pied de roi, et qui se di-vise en douze lignes. Il y a douze pouces au

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pied. Cela a dix pouces de long, deux pouceset demi de large.

Pour dire, qu’Un homme n’a aucun bien enfonds, on dit figurément, Il n’a pas un poucede terre.

On dit proverbialement, Quand un inférieurabuse de la liberté qu’on lui donne, que Si onlui en donne un pouce, il en prendra longcomme le bras.

On appelle Pouce d'eau , La quantité 8’eauqui s’écoule par une ouverture circulaire d’unpouce de diamètre faite à l’un des côtés 'd’unréservoir, un pouce' au-dessous du niveaude l’eau, ce qui produit environ i4 pintespar minute. Il y a tant de pouces d’eau dansson jardin.

POUDING, s. m. (On pron. poudingue.)Mets composé de mie de pain, 'de moelle debœuf, de raisin de Corinthe et autres iugré-diens. Le pouding est un ragoût Angloisj II ya des poudings de plusieurs sortes.

POUDINGUE, s. m. Les Naturalistes appel-lent ainsi Un mélange de petits cailloux, réunisensemble par une matière lapidifique, quiforme une pierre fort agréable, dont on fait dejolis ouvrages. On ne connoissoit que le pou-dingue d’Angleterre etd’Écosse : on en a trouvéà Chantilly, et en d’autres lieux.

POUDRE, s. f. Poussière, petits corpusculesde terre desséchée, qui s’élèvent en l’air à lamoindre agitation, au moindre vent. Poudrelégère , menue , épaisse. Il y a beaucoup depoudre dans la campagne. Il seroit nécessairequ'il plut pour abattre la poudre. Il fait au-jourd’hui beaucoup de poudre. La ■poudre vole.On ne se voit point à cause de la poudre. Untourbillon de poudre. Faire tomber la poudre.Secouer la poudre de dessus ses habits. Dessouliers tout blancs de poudre, tout couverts depoudre.

Dans l’Écriture-Sainte, Dieu dit au premierhomme, Tu es poudre , et tu retourneras enpoudre.

On dit, que Du pain sent la poudre , Quandil est fait avec du blé qui a contracté un' goûtde poudre. Je ne saurois manger de ce pain-làil sent la poudre, il sent trop la poudre.

On dit figurément et familièrement, Jeter’e la poudre aux yeux , pour dire, Imposer,blonir par ses discours et par ses manières.

On dit, Mettre en poudre , réduire en poudretn corps solide , pour dire, Le réduire, en lebroyant ou en le pilant, en molécules très-pe-tites. Sucre en poudre. Tabac en poudre.

On dit, Mettre en poudre , réduire en poudreune ville , un château , des fortifications , pourdire, Les ruiner,les abattre, les détruire. Le ca-non a réduit ces murailles , cetteplacc enpoudre.

On dit figurément, Mettre en poudre un ou-vrage, un raisonnement , pour dire, Critiquerun ouvrage, réfuter un raisonnement, de ma-nière à n’en laisser rien subsister.

On dit figurément et poétiquement, Fairemordre la poudre à ses ennemis , pour dire, Lestuer dans un combat.

Poudre , se dit aussi De diverses composi-

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lions qui servent h la Médecine, lesquelles étantdesséchées et broyées, ressemblent à de lapoudre. Poudre médicinale. Poudre impériale.Poucb’e devipere. Poudre purgative. Poudre d'a-cier. Poudre d’alun. P oudre d’yeux d’écrevisses.Poucb'e de perles. Une poudre de grande vertu.

On appelle Poudre de diamans, Une poudrefaite de diamans broyés, et dont on se sert pourtailler les diamans. Il se dit par extension, Desdiamans qui sont si petits, qu’â peine les peut-on mettre en œuvre. Ce n’est là que de la pou-dre de diamans.

On appelle Poudre d'or , L’or qui est en pe-;tites parcelles. De la poudre d’or de Guinée .

On appelle Poudre impalpable, XJ ne poudresi déliée, qu’on ne la sent presque pas sous ledoigt; Poudre à vers, Une sorte de poudrequ’on donne aux enfans pour faire mourir lesvers qu’ils ont dans le corps ; et, Poudre deprojection , Celle à laquelle les Alchimistes at-tribuent la puissance de convertir en or lesautres métaux.

On dit vulgairement et populairement, enparlant d’Un Charlatan, qu’il guérit de toutessortes de maux avec un peu de poudre de per-limpinpin.

Poudre , se dit aussi De ce qu’on met ordi-nairement sur l’écriture pour la sécher, et pourempêcher qu’elle ne s’efface. De la poudre debuis. De la poudre de bois de Brésil . Mettre dela poudre sur une lettre.

Poudre , se dit aussi De l’amidon pulvérise,dont on se sert pour les cheveux. Poudre d’iris,Poudre de fèves. Poudre de senteur. Poudre deChypre . Poudre d’ambrette. Poudre de fleur,d’orange. Poudre de jasmin. Mettre de lapoudre.

On dit, Un œil de poudre, uri petit œil depoudre, pour dire,Une teinte légère de poudre,i Ses cheveux n’avoient qu’un œil de poudre. Sonperruquier ne lui a mis qu'un œil de poucb'e.

Poudre, est aussi Une composition de soufreet de salpêtre mêlés avec du charbon, laquelles’enflamme aisément, et sert à charger les ca-nons , les fusils et autres armes à feu. On l’ap-pelle plus particulièrement Poudre à canon.Bonne poudre. Grosse poudre. Poudre fine.Une livre de poudre. Baril de poudre. Magasinà poudre. On ne trouva pas un grain de poudredans le magasin. Moulin à poudre. Le jeu pritaux poudres. On fi sauter les vaisseaux enmettant le feu aux poudres. Le fisil ne prit pasfeu, parce que la poudre étoit mouillée. Lapoudre la plus fine, qui sert à la chasse, s’ap-pelle Poudre à giboyer, et plus communémentPoudre à tirer.

On dit d’Un Pays qui est frontière des en-nemis, qu7l sent la poudre à canon.

On dit proverbialement, Tirer sa poudreaux moineaux , pour dire, Se mettre en frais,prendre beaucoup de peine pour une chose quine le mérite pas.

On dit encore proverbialement d’Un hommesans esprit, qu’J/ n’a pas inventé la poudre.

On dit figurément, en parlant De quelqu’unqui entre tout à coup en colère, que Le fé u