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Tome second. L - Z.
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dire, Attaquer, offenser, choquer. Vous mepoussez trop. Si vous le poussez davantage, ilsei'a obligé de se défendre.

Il signifie aussi, Presser, importuner, excé-der. Vous me poussez de guestions.il Va poussévivement dans la dispute.

Pousser, signifie aussi, Avancer, favoriserquelqu’un. C’est un tel gui Va pousse. Pourfaire fortune à la Cour , il faut avoir quelqu'ungui vous pousse.

On dit, Pousser un écolier , un élève, pour,Lui faire faire des progrès. Ce maître ne poussepas assez ses elèves.Il la poussé assez loin dansles Mathématiques.

On dit, Pousser scs succès, pour, Les éten-dre, les augmenter, les continuer.

On dit, Pousser son chemin , pour dire,S’avancer, acquérir du crédit, de la considéra-tion. Il s*est poussé dans le monde, dans le ser-vice, à la Cour, dans les finances. On dit dansce sens,Il a bien poussé sa fortune , il a pousséloin sa fortune. Familièrem. on dit, Pousser sapointe J et populairement, Pousser son bidet.

Pousser , est aussi verbe neutre. Il se dit Dumouvement qui se fait dans lçs arbres et dansles plantes au printemps. Les arbres commen-cent à pousser. Ces fleurs poussent déjà. Lesblés ont déjà pousse. En ce sens, il est quel-quefois actif. Cet arbre pousse bien du bois, nepousse gue du bois.

Il signifie aussi, Battre des flancs; et il ne sedit en ce sens, que Des chevaux, lorsqu’ils ontla respiration difficile. Un cheval gui pousse.Ce cheval pousse beaucoup.

On dit, qu ’Un mur pousse en dehors , pourdire, qu’il se jette en dehors, qu’il fait unventre, et qu’il menace ruine.

On dit figurément et familièrement, Pousserù la roue, pour dire, Aider. Il auroit obtenucette grâce, si quelqu'un avoit poussé à la roue.

On dit aussi figurément et familièrem. Pous-sez , pour dire, Continuez, allez en avant.

Pousser a. Engager fortement, induire, in-citer. On Va poussé à se jucher, à se battre, àdéshériter son fils.

Pousser a bout, signifie figurém. Choquerun homme au dernier point, ne le ménager enaucune manière. Vous me poussez à bout. Vouspoussez à bout ma patience.

Ou dit aussi, en parlant d’Une dispute,Pousser à bout quelqu'un, pour dire, Le ré-duire à ne pouvoir répondre.

Pousser de. Excéder, charger outre mesure.

Il sc dit en style familier De la nourriture: OnVa poussé de bonne chère. Il faut éviter de scpousser de nourriture.

On dit aussi, Pousser quelqu'un de plaisan-teries, pour dire, Le plaisanter beaucoup.

Poussé , ék. participé.

On appelle Vin poussé , Du vin qui se gâte parune chaleur qui le fait fermenter hors de saison.

POUSSIER, suhst. m. On appelle ainsi Lamenue poudre qui demeure au fond d’un sacde charbon. Ce n'est point du charbon, ce n'estque du poussier. Il se dit aussi en parlant De lapoussière de poudre à canon.

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POUSSIÈRE, s. f. Terre réduite en poudretrès-fine. Faire élever la poussière en marchant.Lapoussière vole partout, pénètrepartout. Il faitbeaucoup de poussière. Il s’éleva des tourbillonsde poussière . La poussière entre dans les yeux.Des meubles tout perdus de poussière. La pous-sière d’une bibliothèque. Des livres pleùis depoussière. Secouer la poussière d’un habit. Se-couer la poussière de ses souliers. La pluie aabattu la poussière. Réduire en poussière, met-tre en poussière. L'homme n’est que cendre etque poussière devant Dieu .

On dit poétiquement, qu’On a fait mordrela poussière à son ennemi, pour dire, qu’Onlui a ôté la vie. Et en parlant d’Un homme deguerre qui s’est trouve dans plusieurs combats,on dit, qu’Zl s'est couvej’t d’une noble pous-sière.

En parlant d’Un homme de rien qu’on a tiréde la misère, ou dit figurément, qu’On Va tiréde la poussière.

Poussière , en termes de Botanique , estUne espèce de poudre qui est contenue dansles sommets des étamines, et qui est le prin-cipe de la fructification.

POUSSIF., IVE, adj. Qui a la pousse. Il nese dit proprement que des chevaux. Un chevalpoussif.

Par extension et populairement, en parlantd’Un gros homme qui a quelque peine à respi-rer, on dit, que C’est un gi'os poussif. Et dansce sens, Poussif est pris substantivement.

POUSSIN, s. m. Petit poulet nouvellementéclos. La poule et les poussins. Une poule quiappelle ses poussins, qui rassemble ses poussins.

On dit figurément et familièrement, d’Unhomme qui s’embarrasse trop de peu de chose,qu’il est empêché comme une poule qui n'aqu’un poussin.

POUSSINIÈRE. s. f. Constellation dans lesigne du Taureau, autrement appelée LesPléiades.

POUSSOLÀNE , ou POUZOLANE, ouPOZZOLÀNE . suhst. f. Sable des environs dePouzzol en Italie . On l’emploie pour foire desenduits, des cimens, etc.

POUTRE, s. f. Grosse pièce de bois carrée,qui sert à soutenir les solives ou les planchesd’un plancher. Poutre de chêne. Poutre de sa-pin. Êquarrir une poutre. Une poutre <ï vivearête. Mettre une poutre en place.

On se sert aussi de Poutres dans d’autresouvrages, comme dans ia construction desponts, des navires, etc:

On dit dans le style de l’Écriture, Voir unepaille dans l’œil de son prochain, et ne pasvoir une poutre dans le sien , pour dire, Re-marquer jusqu’aux moindres défauts d’autrui,et ne pas voir les siens, quelque grands qu’ilssoient.

On appelolt autrefois Poutre ou Poultve .,Une jeune cavale qui a passé trois ans, et quicommence à porter.

POUTRELLE, s. f. Petite poutre. Dans cebâtiment il ne faut que des poufrelles.

POUVOIR, v. n. Je puis ou je peux, tu

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peux, il peut' nous pouvons, vous pouvez, ilspeuvent. Je pouvois. Je pus, tu pus, il put;nous pûmes, vous putes, ils purent . Jiai pu. Jepouirai. Que je puisse. Que je pusse. Que

j’eusse pu. Je pourvois. Avoir la faculté de.

Être en état de.,.. Pouvoir marcher. Je pour-vois sortir. Je puis dépenser. Je ne puis vousrépondre. Je ne peux pas dormir. Puis-je en-trer? Il n’a pu réussir dans cette affaire.

On fuit Pouvoir conditionnel en certains cas.

fl se pourra faire que . Il se powroit que,...

c’est-k-dire, Il pourra, il pourroit arriverque. ... H est familier.

On dit, Sauve qui peut, pour dire, Sesauyequi pourra, se tire du péril qui pourra.

Au trictrac, on dit Jean qui ne peut , dansle même sens que, Battre a faux.

On se sert aussi de cette phrase, pour signi-fier, Le coin battu à faux , et même pour Unedame qui ne peut être jouée.

On dit, N'en pouvoir plus, pour dire, Êtredans un accablement causé, soit par la vieil-lesse, soit par la maladie, soit parla fatigue,le travail, la faim, la soif, etc. Je nen puisplus. Il est fatigué à n’en pouvoir plus. Il estaccablé de travail , il n'en peut plus. Je n’enpuis plus de soif, de chaud, de lassitude. Quandil est arrivé chez lui , il n’en pouvoit plus. Cethomme n'a plus guère à vivre, il n’en peutplus.

On dit, qu’Uit cheval n'en peut plus, pourdire, qu’il est extrêmement las.

On dit dans le style familier, Ne pouvoirmais de quelque chose , n’eii pouvoir mais ,pour dire, N'avoir contribué en aucune ma-nière à quelque chose de fâcheux, à un mal-heur, n’en être pas cause. Je ne puis mais decela. Je nen puis mais. On l'accuse fort injus-tement de telle chose , il n’en peut mais. Onemploie cette façon de parler u l’affirmativeavec une interrogation. Si cela est arrivé , enpuis-je mais? Pouvoit-il mais de cela? Puis-jemais de ce qui vous est arrivé?

Quand le pronom je doit suivre le verbe,on emploie mieux puis, que peux. On ditmieux, puis-je uous être utile? que, peux-jevous être utile?

Proverbialement, en parlant d’Un hommequi porte la peine d’une faute où il n’a pointde part, on dit, Tel en pâtit qui n’en peutmais .

On dit aussi proverbialement, Si jeunessesavoit et vieillesse pouvoit, pour dire, Si V*jeunesse avoil l’expérience, et que la vieillesseeût la force.

Pôuvoir, se dit aussi pour marquer La pos-sibilité de quelque événement , de quelque des-sein. Cela pourj'a arriver . Cela se peut faire»Cela sc peut, Cela ne sc peut. Il se peut quevotre projet réussisse. Ce malade poiu'roit bienen mourir.

Pouvoir , s’emploie quelquefois activement ;et alors il signifie, Avoir l'autorité, le dédit,le moyen, la faculté, etc. de faire. Vous, pouveztout sur lui, sur son esprit. Si je puis quel-que chose pour votre service, je m’y emploierai