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vuiss grâce. Prononcer lentement , distincte-ment. La pièce étoit bien composée , mais ellefut mal prononcée.
Il signifie encore, Déclarer avec autoritéjuridique. Le Concile prononça anathème con-tre Arius . Prononcer un Arrêt, une Sentence .un Jugement. Il se dit, Lorsqu’un Magistralqui préside dans une Juridiction, déclare puhliquement ce qui a été jugi à la pluralité de:voix. Le Président ayant prononcé VArrêt.L’Arrêt fut prononcé en robes rouges.
On dit cpiUn Président prononce bien.pour dire, qu’En prononçant, il résume avecbeaucoup d’ordre et de netteté les différonschefs d’un Jugement.
On dit aussi, qu’ï/n Greffier prononce unAi'i'é.t à un criminel, Lorsqu’il lui lit le Juge-ment qui a été' rendu contre lui.
On dit figurcmcnt, qu’ZTu homme a pro-noncé lui-même sa condamnation , sa sentence,pour dire, qu’il s’est condamne lui-même parses paroles, par son propre témoignage.
On sc sert du mot Prononce)', pour, Décla-rer son sentiment sur quelque chose, décider,ordonner. J'attends que vous ayez prononcé.Vous n’avez qu’à prononcer. Dès que vous au-rez prononcé , on obéira. On n'a pas encoreprononcé sur cette question.
En termes de Peinture et de Sculpture ,Prononcer se dit pour, Marquer fortement lesparties saillantes du corps. Prononcer les mus-cles. On dit aussi clans le même sens, que Ladraperie prononce le nu.
On dit figurement, Se prononcer dans uneoccasion , dans une affaire, pour dire, Y fairevoir, y développer son intention, son carac-tère. Il s'est bien prononcé dans celte occasion.Il s’est trop prononcé , pour (pt’en pu sse donter de son intention. D’opinion publique s’e;Uprononcée sur cette affaire.
PRONONCÉ, ke. participe.
Il s’emploie aussi au substantif dans celtephrase, Le prononcé de l'Arrêt, qui signifie.Ce qui a été prononcé par le Juge.
En termes de Peinture, et en parlant desdifférentes parties d’une figure, on dit, queLes muscles sont trop prononcés, pour dire,qu'ils sont trop fortement, trop durementmarqués.
On dit, Des traits prononcés , pour dire.Bien décidés, fortement marqués. On dit, parextension, Votre pensée, votre intention n’estpas a*sez prononcée , pour dire, N’cst pas suffi-samment exprimée.
On dit figurément, Un caractère prononce,pour, Un caractère qui n’a ri n d’indécis. Cetenftni a déjà ün caractère prononcé.
PRONONCIATION. s. f. Articulation, ex-pression des lettres, des syllabes, des mots.Leprononciation des lettres. Cet enfant bégaye,il n'a pas la prononciation libre. Il a la prononciation embarrassée. Il manque dans laprononciation de certains mots. La prononcia-tion de ces lettres-là est difficile.
Prononciation, signifie- aussi, La manièrede prononcer. Prononciat.on vicicre. Pro-
PRO
uonciation locale. Et cela regarde ordinairementl’accent.
U signifie aussi La manière de réciter. Il ala prononciation belle. La prononciation ajoutequelquefois une grande beauté, une grandeîorce à la composition. La prononciation estune des principales parties de l'Orateur .
11 se dit aussi d’Un Jugement- qu'on pro-longe. ylprès la prononciation de la Sentenceu Jugement, etc.
PRONOSTIC. s. m. Jugement et conjectureJe ce qui doit arriver. Ce Médecin fait ordinalrement des pronostics fort justes. Il y a peude Médecins qui aieijt le pionostic sur. Sonpronostic n’a pas été véritable. Il n’a pas réu sidans son pronostic. Les politiques se trompentsouvent dans leurs pronostics. Vous faites là demalheureux pronostics.
Il se dit aussi Des prétendus jugemens queles Astrologues tirent de l’inspection des signe:,célestes. Les Astrologues ont fait de grands pro-nostics là-dessus.
U se prend quelquefois pour, Les signes etles marques par où l’on conjecture ce qui doitarriver. Ce fut un pronostic de ce qu’il devoitêtre uh jour.
PRONOSTIQUER, v. a. Faire un pronos-tic. Il a pronostiqué tout ce que nous voyons.Dès que le Médecin le vil, il pronostiqua ce quien est arrivé. Cet Astrologue n’a pas bien pro-nostiqué.. Les sages pronostiquent les événe-mens pur la connoissance qu’ils oit de Vitaldes choses .
Pnccsos'viQtTR, ée. participe.
PRONOSTIQUEUR, s. m. Celui qui pronostique. U est familier, et le plus souventironique.
PROPAGANDE, s. f. On appelle ainsi laCongrégation De propaqandu fuie, établie àRome pour les affaires qui regardent la propa-gation de la Foi. La Propagande vient d'en-voyer six Missionnaires à la Chine .
PROPAGATEUR, s. m. Il se dit De ce cpopère la propagation de quelque chose, dequelque être.
PROPAGATION, s. f. Multiplication panvoie de génération, La propagation du gennhumain. La propagation de Vespcce.
On dit figurément,La pi'opagation des counoissanc.cs, des lumières, de la philosophiepour, Le progrès qu’elles font dans un grandnombre d’esprits; La propagation de la Foi.pour dire, L’< xtens : on, l’accroissement, le progrès, l’augmentation de la Foi dans les Pay:Infidèles. Il a fait de grandes choses pour lepropagation de la Foi ,
Propagation , se dit aussi en Physique, De!a lumière et du sou. La pro]-agation du sonest beaucoup plus lente que celle de la lu-mière.
PROPAGER, v. a. Étendre, augmenter, ré-pandre, faire croître. Propager la Foi, l’erreur ,la vérité, les lumièi'cs, les connaissances.
Propager, s’emploie aussi avec !e pronon:personnel, surtout en Physique, et se dit prin-cipalement De Ja manière dont le son et la lu-
PRO
mière sc répandent. La lumière se propage enligne droite. Le son se propage en tous sens.
On dit aussi, que Les piejugés, les lumièresse propagent.
PROPENSION, s. f. Pente naturelle descorps pesans vers le centre de la terre. Tous lescorps pesans ont une propension naturelle àdescendre.
Propension, signifie aussi figurément», Péc-hant, inclination de iïane. Propension au bien.Propension au mal. On se sert plus communé-ment des mois Pente et Penchant.
PROPHÈTE, subst. masc. Celui qui préditl’avenir.
On appeloit proprement du nom de Pro-■diète, parmi les Hébreux, Ceux qui par inspi-ration divine prédisoient l’avenir,ou révéloiuitquelque vérité cachée aux hommes. Imiter letyle des Prophètes. Cet homme a proprementle ton d’un Prophète ; il parle avec Vautou'itêd’un Prophète ,
Cn appelle David, Le Prophète Iloi , leProphète Royal. On appelle Isaic, Jérémie,Ezéchiel et Daniel, Les quatre grands Pro-phètes. El quant aux autr. s douze Prophètesdont on a les prophéties dans l'Ancien Testa-ment, on les appelle Les douze petits Lro-phètes.
On appeloit aussi parmi les Gentils, dunom de l'rophcte, Certains Devins adonnés auculte des faux Dieux, et qui, par uue permis-sion de Dieu , ont quelquefois prédit la vérité.Le Prophète Balaam avoit été appelé pourmau-dtre le Peuple d'Israël , mais Dieu lui com-manda de le bénir. Êlie fit mourir les Pro-phètes de Baal. Les faux Prophètes.
Ou appt lie dans le discours ordinaire, FauxProphète , Un homme qui se trompe dans lesprédictions qu’il fait; cl, Prophète de malheur ,Cn homme qui prédit des choses désagréable»#.
On dît proverbialement, que Xul n’est Vro-yhète eu son Pays, pour dire,, q;:’Un hommedémérité est ordinairement moins considéré enson Pays qu ailleurs.
PKOPTIÉTESSE. s. f. Celle qui prédit IVvenir par inspiration divine. Débora est appeléeProphétesse dans l'Ancien Testament. Anne laProphétesse fut une des premières àreconnollreJésus-Christ pour le Messie.
PROPHETIE, s. f. Prédiction des chosesfutures par inspiration divine. Le don de pro-phétie. L'accomplissement des prophéties.pliquev les prophéties. Le sens de la prophétie-La prophèt e d’Isaïe. La prophétie d’Èzéihiel-La prophétie a été accomplie.
Prophétie d’Isaïe , Prophétie d'Fzcch- ei ' ef(wsignifie aussi Le recueil des prophéties faitespar ces-Prophètes, ,
Cn «appelle pur extension, Prophétie , T onUiprédiction bonne ou mauvaise. Les prop ictie*de Nostradamus . Les pro ; héties de l Ahnanac ide Liège .
PROPHÉTIQUE, ndj. dés a genres. Q™
est de Prophète, qui tient du Prophète. & lScours prophétique. Esprit prophétique. $ L % 0prophétique..