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homme a unefgure proscrit?, de proscrit, pourdire, Sa figure déplaît à tout le monde.
On dit figurcment et proverbialement, J'aiun jeu de proscrit , des dés de proscrit , pourdire, J’ai vilain jeu, j’ai de mauvais dés.
PROSE, s. f. Discours qui n’es: point assu-jetti à une certaine mesure, à un certain nom-bre de pieds et de syllabes. Prose Grecque ,Prose Latine , Prose Françoise. Le langage dela prose est plus simple et moins figuré quecelui des vers. Écrire ert prose. Il a traité lemême sujet en vers et en prose. Il n'y a pas làde poésie, ce n’est que de la prose rimée. Cetécolier a remporté le prix de prose dans saclasse.
Prose, se dit aussi d’Une sorte d’ouvragelatin en rimes, où, sans observer la quantité ,on observe le nombre des syllabes. On clianteà la Messe immédiatement avant l’Évangile ,quelques ouvrages de cette nature 5 dans lesgrandes solennités. La prose du Saint Sacre-ment. La prose des Morts.
PROSÉLYTE, s. des 2 genres. Terme prisidu Grec, et qui signifie proprement, Étranger,mais qui se prend dans l’Écriture et chez lesÉcrivains Ecclésiastiques, pour Un homme quia passé Ru Paganisme à la Religion Judaïque.Un nouveau prosélyte. Les Juifs et les Prosé-lytes.
On appelle aussi Prosélyte , Un homme nou-vellement converti a la Foi Catholique. C’estun prosélyte. Faire des prosélytes.
U se dit par extension, Des Partisans qu’oD .gagne à une secte, à une opinion. Ce sentimenta acquis bien des prosélytes.
PROSÉLYTISME, s. m. Zèle de faire desprosélytes, il se dit d’ordinaire en mauvaisepart. La manie du prosélytisme.
PROSODIE , s. f. Terme de Grammaire . Pro-nonciation régulière des mots conformément àl’accenl et à la quantité. Il entend très-bien la pro-sodie.
PROSODIQUE!, adj. des 2 genres. Qui ap-partient à la prosodie. Accent prosodique.
PROSOPOPÉE. s. f. Figure de Rhétorique ,par laquelle l’Orateur introduit dans son dis-cours une personne feinte, ou une chose inanimee qu’il fait parler ou agir. Prosopopee di-recte. Prosopopée indirecte. Une belle proso-pof. ée.
PROSPECTUS, s. m. ( On pron. les S dansce motet dans les suivans. ) Mot emprunté duLatin, et que l’usage a introduit dans la Li-brairie, pour signifier Un programme qui sepublie quelquefois avant qu’un ouvrage pa-roisse, et dans lequel on donne une idée del’ouvrage, on annonce le format, le caractère,la quantité de volumes, et les conditions de lasouscription , s’il y en a.
Il se dit au même sens, d’Un établissement.Prospectus à un nouvel établissement,
PROSPÈRE, adj. dos 2 genres. Favorableau succès d un dessein, d’une entreprise. LeCiel vous soit prospéré! Il a eu les vents pros-pères. Les destins lui ont été prospères. Il a cjibi fortune prospéré. Toutes choses lui ont aie
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prospères. Il n’est plus guère d’usage que dansle style soutenu.
PROSPÉRER.v. n. Être heureux, avoir lafortune favorable. Dieu permet que les méchansprospèrent pour quelque temps. Il y a long-temps qu'il prospère . Il a fait une action tropnoire, il ne prospérera pas.
Il se dit aussi Des choses, et signifie, Réus-sir, avoir un heureux succès. Toutes choses -luiont prospéré. Les affaires pi'ospèrent entre sesmains. Celte mode n’a pas prospéré long-temps.
PROSPÉRITÉ, s. fém. Heureux e'tat, heu-reuse situation, soit des affaires générales, soitdes affaires particulières. Grande prospérité.Longue prospérité. Prospérité continuelle. Pros-périté de peu de durée. Il est maintenant dansune grande prospérité. Je vous souhaite toutesorte de prospérité. Il a eu un rayon de pros-périté. uns lueur de prospérité. On ne manquepoint d'amis dans la prospérité. Ne se laisserni enfler par la prospérité. ni abattre par l’ad-versité. La prospérité de VËtat. La prospérité ides affaires. La prospérité des armes. PrierDieu pour la prospérité et pour la santé deses parens.
U se dit aussi au pluriel, pour dire,Événe-xnens heureux. Tant de prospérités qui lui sontarrivées.
PROSTAPHÉRÈSE. s. f. Terme d’Astro-nomie ancienne. C’est la différence entre le lieumoyen d'une planète, il son lieu vrai.
PROSTATES, s. m. plur. Ternie d’Anato-mie. Coips glandnlcux, situés à la racine dela verge.
PROSTERNATION, s. f. État de celui qui -est prosterné.
PROSTERNEMENT. s. m. Action de seprosterner. Les Orientaux témoignent leur res-pect par de fréquens prosternemens.
PROSTERNER, v. qui s’emploie avec lepronom personnel. S’abaisser en posture desuppliant, se jeter à genoux aux pieds de quel-qu’un, se baisser jusqu’à terre. Il se prosternadevant lui . Se prosterner la face contre terre.Se prosterner aux pieds des Autels. Se pros-terner devant Dieu . Se prosterner devant leSaint Sacrement.
Prosterné, ée. participe.
PROSTITUER, v. a. Livrer à l'impudicitéd’autrui. Il se dit d’Une personne qui, par au-torité ou par persuasion, oblige ou engage unefemme ou une fille à s’abandonner à l’impudi-cité. Elle a prostitué elle-même sa fille, Elle l aprostituée pour de l'argent.
On dit aussi, qu ’Une femme, quune fille aprostitué son honneur , pour dire, qu’Elle s’estlivrée elle-même à l’impudicité. Ii se dit plusordinairement avec le pronom personnel. Elles'est prostituée.
On dit figurément, qu’Un homme a pros-titué son honneur, pour dire, qu’J.l s’est avilipar des actions indignes d’un homme d’hon-neur.
On dit à peu près dans le même sens, Pros-tituer sa dignité ; prostituer la Magistrature.
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Et l on dit d Un Juge corrompu, qu*Z7 prostUtue la Justice.
O11 dit figurement, 5 e prostituer à la faveur •se prostituer à la fortune ‘ se prostituer aucçpassions d’autrui.
Prostitué, ée. participe.
On dit d’Une femme ou 'd’une fîJIe aban-donnée à l’impudicité, que C’est une prosti-tuée ; et alors ce mot devient substantif. Danél'Apocalypse , Rome païenne est appelée Ba*bylone la gi'ande prostituée.
O11 dit d'Un homme dévoué aux volonté»des favoris, que C’est un homme prostitue ci lafaveur ; et d’Un Auteur dévoué aux passionsde ceux qui le font écrire, que C’est une plumevénale et prostituée.
PROSTITUTION, s. f. Ahandormement àl’impudicité. En ce sens, il ne sc dit que Desfemraes et des filles qui vivent dans cet aban-donncmenl. Elle a vécu dans une pi'ostilutiorthonteuse.
Dans le langage de l’Écriture, la prostitu-tion est quelquefois prise pour Abandonnc-ment à l’Idolâtrie.
On dit figurém. La prostitution de la Justice,la prostitution des Lois , pour dire, Le mau-vais usage qu’un Juge corrompu fait des Loiset de la Justice, en les faisant servir à ses in-,térèts.
PROSTRATION, s. fém. Mot tiré du Latia.Voyez Prosternation.
PROTASE. s. f. La partie d’un Poème dra-matique, qui contient l’exposition du sujet d«la Pièce.
PROTE. 5. ni. Terme d’imprimerie. On ap-pelle ainsi Celui qui, sous les ordres du ma'tre,est chargé de la direction et de la conduite detous les ouvrages, de recevoir et de Corriger lesépreuves.
PROTECTEUR, TRICE. subst. Défenseur,celui, celle qui protège. Dieu sera notre pro-tecteur. Avec un tel protecteur qu'avons-nous àcraindre? Nous avons un puissant pi’otecteur.fl est le protecteur des pauvres , le protecteurdes affliges. Cette Princesse est sa protectrice.Parmi les Païens, Minerve étoit regardéecomme la protectrice des Beaux Arts. Des airsde protecteur. On l’emploie quelquefois adjec-tivement. Il prend un ton protecteur.
Protecteur, est aussi Un titre. Le Chan-celier Séguier fut protecteur de l'AcadémieFrançoise.
En parlant du Cardinal qui est chargé âRome du soin des affaires consistoriales deFrance , on l’appelle Protecteur des affairesde France . Et de la meme sorte on appelleProtecteur des affaires d'Espagne , et Pro-tecteur des affaires de Portugal , Les Cardi-naux charges des affaires consistoriales de cesRoyaumes.
Le même titre de Protecteur se donn'e auxCardinaux qui sont particulièrement charge*du soin de protéger certains Ordres Religieux .Un tel Cardinal est le Protecteur des Domini cains . Il se donne pareillement en France auxPrélats et aux Magistrats qui sont chargés de