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Tome second. L - Z.
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PRO

l'huile, le poisson salé, les légumes, les fruitssecs, et tout ce que l’on mange ordinairementen ce temps-là.

Provision, se dit figurément dans le stylefamilier, en parlant Des choses morales. Aecherchez pas n lui donner des ridicules , il ena déjà sa tonne'provision. H fi nii: avoir unegrande provision de patience.

Provision, se dit en termes de Palais, enparlant De ce qui est adjugé préalablement àune partie, en attendant le jugement définitif,et sans préjudice des droits iéciproques au prin-cipal.! I u été ordonné par provision qu'il jouiroitde la terre , qu’il toucheroit la somme en don-nant caution. On lui a adjugé Une provisionde mille livres. Provision alimentaire. Sentencede provision. Cet homme ayant été battu , ou-tragé, a obtenu une provision de deux milleèens. Gagner la provision .

On dit figurément, Faire quelque chose parprovision, pour dire, Faire quelque chose euattendant et pre'alablement.

On dit, en termes de Palais,^voir provisionde sa personne, pour dire, Être mis hors deprison en attendant le jugement définitif.

Provision, en matière Ecclésiastique, se ditDu droit de pourvoir à un Bénéfice. Et danscette acception l’on dit, que La nominationd’un Bénéfice appartient à un tel Patron , etque la provision en appartient à l'Ordinaire.

Provisions, au pluriel, siguifie,Les Lettresper lesquelles un Bénéfice ou un Office est con-féré h quelqu’un. Obtenir des provisions. Pren-dre des provisions. Il n’a pas encore ses pro-visions. Il attend ses provisions. Les provisionsd’un Ojfice expédiées , scellées à la grandeChancellerie. On lui a fiait rapporter ses provi-sions. Faire insinuer , enregistrer ses provisions.Dans la même acception l’on dit, Des Lettresde provision , au singulier. Présenter ses Lettresde provision.

II s’emploie aussi au singulier, en parlantDes Bénéfices. La provision est nulle et vicieuse.Un fiaux exposé rend la provision nulle. Et encette acception il signifie, L’acte du Supérieurqui a donné le titre.

PROVISIONNEL, ELLE. adj. (Onpron.Provisionel.) Qui se fait par provision, en at-tendant ce qui sera réglé définitivement. Traiteprovisionnel. Partage provisionnel.

PROVISIONNE ELEMENT, adv. Par pro-vision. Cela a été ordonné p) ovisionnellement.

PROVISOIRE, adj. des 2 genres. Terme dePalais, qui se dit d’Un jugement rendu par pro-vision. Jugement provisoire. Sentence provi-soire. Arrêt provisoire.

On appelle Mainlevée provisoire, La main-levée qui a été ordonnée en jugement par pro-vision.

PROVISOIREMENT, adv. Par provision. Ilest guère d usage qu’en termes de Prat’que.Éela n’a été jugé que provisoirement.

PROV 1 SORERIE. s. f. Dignité de celuiest Proviseur. La provisorerie de Sor-bonne,

PROVOCATION, s. f. Action de provoquer.

PRU

Il a vomi sans aucune pi'ovocation. Provoca-tion au sommeil) à l’incontinence.

PROVOQUER, v. a. Inciter , exciter. Pro-voquer au combat. Il Va frappé , mais il yavoit été provoqué auparavant par beaucoupd’injures.

On dit aussi, Provoquer le sommeil , pourdire, Causer, faciliter le sommeil, faire dormir jet, Provoquer le vomissement, pour dire, Ex-citer à vomir.

On dit aussi, Provoque}' à, soit avec unnom , soit avec un verbe à l'infinitif. Ainsi ondit : Provoquer à la colère. Cela provoqué ausommeil. Provoquer à boire. Provoquer « sebattre.

Provoqué, ée. participé.

PROXENETE , s. m. Courtier, celui qui né-gocie un marché. Il ne s’emploie guère qu’enmauvaise part.

PROXIMITÉ, s. f. Voisinage d’une chose àl’égard d’une autre. La proximité des lieux oùVon a souvent affaire , est d’une grande com-modité. La proximité de leurs maisons leurdonne lieu de se voir à toute heure. L’Eglise està sa proximité.

Proximité, se dit aussi De la parenté qui estentre deux personnes. C’est la proximité dusang plutôt que Vamitié, qui . les a unis dansun même intérêt. Il y a proximité de sangentre eux. La proximité qui est entre nous. Laproximité du. degré.

PRU

PRUDE, adj. des 2 genres. Qui affecte unair sage, réglé el circonspect dans ses mœurs,dans ses paroles, dans sa conduite. C’est .unefemme qui a toujours été prude. Elle a tou-jours passé pour prude. Ce jeune homme a unair prude , un petit air prude dont on seroit ladupe.

Il est aussi substantif. C'est une prude. Lesprudes et les coquettes. Il ne se dit que Desfemmes,

PRUDEMMENT, adv.'Avec prudence. Agirprudemment. Se condaire pj'udernment.

PRUDENCE, s. t. Vertu qui fait connoîtreet pratiquer ce qui convient dans la conduitede la vie. La prudence est une des quatre Ver-tus cardinales. Agir, se condumeavec prudence.La prudence doit être la règle de toutes les ac-tions. Il n'y a pas de prudence à en user de lasorte. Il a bien manque de prudence dans cetteoccasion. Se conduire selon les règles de laprudence humaine. Une prudence consommée.Ce Magistrat s’est, conduit avec beaucoup deprudence. Ce Général a donné des marquesd'une grande prudence dans toutes ses cum-pagnes. Il y a eu de la prudence à lui , de s’ê-tre comporté comme il a fini.

Dans le style de TÊcrimrc-Sainte, on ap-pelle Prudence de la chair, L’habileté dans laconduite, lorsqu’elle ne regarde que les chosesdu monde, et quelle n’a point de rapport àcelles du Ciel. On dit dans le même sens, Pru-dence mondaine , prudence du siècle, par op-posit! >n à Prudence clnéiieunc.

PRU 387

J PRUDENT, ENTE. adj. Qui a de la pilL-dence, qui est doué de prudence. C'est unhomme très-prudent , une femme très-prudente.

Il se dit aussi De la conduite dans les affairesdu monde, et des choses qui y ont rapport. Ila tenu une'conduite prudente dans cette affaire.Il fit une réponse très-prudente. Ce fiat une ac-tion prudente que la sienne. Il fit une retraitefort prudente.

PRUDERIE, s. fém. Affectation de p croîtresage , circonspection excessive sur des chosesfrivoles qui semblent regarder la pudeur et labienséance. Elle affecte une certaine pruderie.Elle se pique de pruderie. C'est une pruderiehors de saison. Elle est d'une pruderie insup-portable. Elle a un air de pruderie. Il ne sedit qu’en parlant Des femmes.

PRUD’HOMME, s. m. Vieux mot qui étoitautrefois en usage pour signifier. Un vaillanthomme, un homme d’honneur et de probité,mais dont on ne sc sert plus que dans certainesformules de Pratique, pour signifier Un hommeexpert et versé dans la connoissance de cer-taines choses. L’Arrêt porte quon s’en rappor-tera au dire de pi'ud’hommes, et gens à ce coni-noissans.

PRUD’HOMIE, suhst. f. Probité. C’est unhomme d’une grande prud’homie. J'ai toujourseu bonne opinion de sa prud’homie. Il vieillit.

PRUNE, s. f. Fruit d’été qui est à noyau,et dont la chair est couverte d’une peau lisse etfleurie. Il y en a de diverses espèces. Grosseprune. Bonne prune. Prune qui quitte le noyau.Prune impériale. Prune de damas. Prune dau-phine. Prune de perdrigon. Prune diaprée .Prune de Sainte- Catherine. Prune de damasviolet. Prune de clamas blanc. Prune de damasnoir. Prune de damas rouge. Prune de BW-gnoles. Prunes de Reine-Claude, de la ReineClaude. Prunes de monsieur. Prunes de mira-belle. Prunes sèches. Prunes confites.

On dit proverbialement, Ce n’est pas poufdes prunes , pour dire, Ce n’est pas pour peude chose. Il est familier. Et dans celte accep-tion, en parlant De quelques personnes quisont ensemble pour affaires, on dit proverbia-lement, qu ’Elles ne sont pas là pour des prunes.Il n’est presque d’usage qu’avec la négative, oudans une interrogation qui vaut une négative.Suis-je donc venu pour des prunes?

PRUNEAU, s. m. Prune sèche cuite au fourou au soleil. Des pruneaux de Tours . Uneboite de pruneaux. Manger des p'uneaux à hcollation.

On dit populairement d’Une fille ou d une-femme qui i le teint extrêmement brun, queC’est un petit pruneau, ou un pruneau relavé.

PRUNELAIE. s. f. Lieu planté de prunier;*PRUNELLE, subst. f. Sorte de petite prunesauvage qui vient sur un arbrisseau dans le*haies. Ce fruit est aigrelet et styptique. Orl’emploie dans la dyssenterîe. On appelle Dmvin fort mauvais et fort apte, Du jus de pru-nelle.

PRUNELLE, s. f. L'ouverture qui pnroît; noire dans le milieu de l’œil, et par laquelle le*

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