PUT
ia force. C'est un jeune homme fort et puissant.ün dit aussi simplement, C’est un homme très-puissant 9 en parlant d’Un homme gras et gros.On dit de même, en parlant d’Une femme quiest devenue trop grasse, qu'EUe est devenuepuissante.
Puissant, s’emploie aussi au substantif;mais il n’est guère d’usage qu en cette phrasedu style de la Chaire, Les puissans du siècle,pour, Les grands du siecle.
Tout - puissant, Toute - puissante, adj.Qui peut tout. Dieu seul est tout-puissant.
On dit par exagération , qu’Un homme esttout-puissant , pour dire, qu’il a un très-grandpouvoir, un très-grand crédit. Il est tout-puis-sant à la Cour. Il est tout-puissant auprès duPrince. Vous êtes tout-puissant sur l’espi'it d'untel. Ils sont tout-puissans.
Tout-puissant, se dît aussi quelquefois ausubstantif ; mais il ne se dit que de Dieu seul.Le Tout-puissant. Le bras du Tout-puissant.
PUITS , s. m. Trou profond, creusé de maind’homme, ordinairement revêtu de pierre endedans, et fait exprès pour en tirer de l’eau.JJn puits fort profond , fort creux. Puits com-mun. Puits mitoyen. Le puits d'une basse-cour, d’un jardin. La mardclle ou lu margelled'un puits. Une corde à puits. La corde dupuits. Le boi'd d'un puits. Le rebord d’un puits.De Veau de puits. Curer un puits. Cureur depuits. Le seau est tombé dans le puits , est de-meuré dans le puits. Puits à roue. Puits à pou-lie. Puits à bras. Un puits creusé dans le roc.La chaîne d’un puits.
On appelle Puits perdu , Un puits dont lofond est de sable, où les eaux se perdent. Lespuisards sont des espèces de puits pei'dus.
On dit proverbialement et figurément, qu’IÎfaut puiser tandis cjue la corde est au puits,pour dire, qu’il faut profiter de l’occasion.
On dit proverbialement et figurément, queLa vérité est au fond du puits , pour dire,qu’En toutes choses on a beaucoup de peine àdécouvrir la vérité.
On dit aussi proverbialement et figurémentd’Un homme fort secret, que Ce qu’on lui dittombe dans un puits. Et en ce sens-là on ditd’Un homme, C'est un puits , pour signifier,qu’il est impossible de le faire parler surles choses qu'il doit cacher.
On dit, Cela ne tombera pas dans le puits,pour dire,qu’On s’en souviendra en temps etlieu; et, Cela est tombé dans le puits , en par-lant d’Une chose dont il a voit d’abord été ques-tion, et qui est absolument oubliée.
On dit figurément et familièrement d’Unhomme extrêmement savant. C’est un puits descience.
On appelle aussiPnùs, en fermes de Guerre,Îles trous creusés au-devant d’une circonvalla-tion ou d'un autre retranchement, et que l’on vrecouvre ordinairement de branchages et de'■erre, pour y faire tomber la Cavalerie quiVondroit s’en approcher. Les Espagnols avoientAù des pmts tout autour des lignes d'Arras .
Puits, se dit aussi d’Un creux très-profond
PUM
en terre, qu’on fait dans un siège, pour décou-vrir et pour éventer les mines des ussiégeans,
PUL
PULLULER, v. n. Multiplier en abondance,en peu de temps. Le chiendent pullule beau-coup. La fougère pullule extrêmement. Leschenilles ont beaucoup pullulé cette année.
U se dit figurément Des Hérésies , des er-reurs, et de toutes les opinions dangereusesqui se répandent facilement parmi les peuples.Cette opinion, cette hérésie a pullulé en peu detemps.
PULMONAIRE, adj. des 2 g. .Qui appar-tient au poumon. Artère pulmonaire , veinepulmonaire. Il est aussi substantif, et signifie,Une plante propre aux maladies du poumon,la Pulmonaire. On l’appelle aussi Consolide.
Pulmonaire , pris substantivement, est en-core Une espèce de mousse qui s'attache sur lestroncs des chênes ou des hêtres, et quelquefoissur les pierres. Celle de chêne est employée enMédecine comme rafraîchissante, dessiccative,vulnéraire, astringente, et utile dans les affec-tions du poumon.
PULMONIE. s. f. Maladie du poumon. Ilest menace de pulmonie.
PULMONIQUE. adj. des 2 g. Qui est ma-lade du poumon, qui aies poumons affectés. Ilest pulmonique. Un jeune homme pulmonique.Une fille pulmonique.
U est aussi substantif. C’est un pulmonique.Les pulmoniques guérissent difficilement,
PULPE. $ t f. Terme de Botanique . Subs-tance médullaire ou charnue des fruits et deslégumes.
Les Anatomistes disent, La pulpe cérébrale,en parlant De la partie molle du cerveau.
PULSATIF, IVE- adj. Terme de Médecine,qui se dit d’Un battement douloureux qui ac-compagne ordinairement les inflammations.Douleur pulsative.
PULSATION, s. f. Terme didactique, quin’est guère d’usage que pour signifier Le batte-ment du pouls. Pulsation fréquente. Pulsationinégale. Son pouls fait tant de pulsations dansl’espace d’une demi-heure, d'un quart d’heu-re , etc.
PULVÉRIN. s. m. Poudre à canon très-fine, et plus menue que la poudre ordinaire,dont on se sert pour amorcer les armes à feu.Mettre du pulvérin dans le bassinet A
Pulvérin, signifie aussi, Une espèce depoire où Fou met cette sorte de poudre,.
PULVÉRISATION, s. f. Action de pulvéri-ser, ou l’effet de cette action.
PULVÉRISER, v. a. Réduire en poudre. Ila trouvé le secret de pulvériser les corps les plussolides et les plus compactes.
Pulvériser , se dit figurément pour signi-fier, Détruire entièrement. Il a pulvérisé cetécrit. Cette objection a été pulvérisée .
Pulvérisé, ée. participe.
PUM
PUMICIN. s. m. Huile de palme.
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PUS
PUKAIS, AISE. adj. Qui rend par le nezune odeur infecte, et qui est presque privé dusentiment de l’odorat par le défaut de l’organe.On ne sauroit durer aupi-ès de lui, il est pu-nais. Il avoit épousé une femme punaise. Il nesent point les odeurs, il faut qu'il soit punais.
U se prend aussi substantivement au mascu-lin. C’est un punais .
PUNAISE, s. f. Insecte et vermine de figureplate, qui s’engendre ordinairement dans lesbois de lit, et qui sent très-mauvais. Un litpleut de punaises. Être mange de punaises. Dela drogue pour faire mourir tes punaises. Rien11'est plus puant qu'une punaise écrasée. Il y ades punaises de bois.
On dit proverbialement et populairement.Avoir le ventre plat comme une punaise, pourdire, Avoir le ventre vide. Et cela se dit d’L'ahomme qui a été long-temps sans manger.
PUNÀISIE. s. f. Maladie du punais.
PUNCH. Voyez Ponche.
PUNIQUE, adj. On ne s’en sert guère quedans ces phrases, Les guerres Puniques, Lestrois guerres des Romains contre Carthage ; etLa foi Punique : c’est Une expression d’ironie >empruntée du Latin, par laquelle les Romainsdésignoient la perfidie des Carthaginois.
PUNIR, v. a. Infliger la peine, faire subir àquelqu’un la peine de son crime, de sa faute.On Va puni comme il le méritoit. Après ce qu’ila fait, on ne le sauroit trop punir. Punir ri-goureusement. Punir sévèrement. Il faut punirles traîtres. On l’a puni de ses malversations.Il a été puni de ses crimes. Il a été puni pourcette faute. Punir un criminel du dernier sup-plice. Punir les médians, et récompenser lesIons .
Punir, signifie quelquefois, Infliger unepeine sans fin, par opposition à Châtier, quidésigne une peine de correction, qui peut êtresuivie du pardon, du retour à l’amitié. Dieu nous châtie en ce monde, et dans l’autre U nouspunit sans retour.
On dit aussi, Punir un crime , une faute.C’est un crime quon ne sauroit punir trop sé-vèrement. Punir les moindres fautes, jusqu’auxmoindres fautes. Punir le vice , récompenserla vertu.
Puni , ie. participe.
PUNISSABLE, adj. des 2 genres. Qui mé-rite punition. C'est un homme très-punissable.Rien n'est plus punissable qu’une pareille tra-hison. Crime punissable de mort.
PUNITION, s. f. Châtiment, peine qu’onfait souffrir pour quelque faute, pour quelquecrime. On lui ordonna pour punition.... Unefaute si légère ne méritoit pas une si grandepunition. On doit proportionner lu punitionaux fautes, aux crimes. On en a fait unepunition exemplaire. Cela mérite une puni-tion corporelle.
On dit, qu Un malheur , qu’im accident estarrivé à tin homme par punition de Dieu , purpunition divine, que c'est une punition de