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Tome second. L - Z.
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PUT

ia force. C'est un jeune homme fort et puissant.ün dit aussi simplement, Cest un homme très-puissant 9 en parlant dUn homme gras et gros.On dit de même, en parlant dUne femme quiest devenue trop grasse, qu'EUe est devenuepuissante.

Puissant, semploie aussi au substantif;mais il nest guère dusage qu en cette phrasedu style de la Chaire, Les puissans du siècle,pour, Les grands du siecle.

Tout - puissant, Toute - puissante, adj.Qui peut tout. Dieu seul est tout-puissant.

On dit par exagération , quUn homme esttout-puissant , pour dire, quil a un très-grandpouvoir, un très-grand crédit. Il est tout-puis-sant à la Cour. Il est tout-puissant auprès duPrince. Vous êtes tout-puissant sur lespi'it d'untel. Ils sont tout-puissans.

Tout-puissant, se dît aussi quelquefois ausubstantif ; mais il ne se dit que de Dieu seul.Le Tout-puissant. Le bras du Tout-puissant.

PUITS , s. m. Trou profond, creusé de maindhomme, ordinairement revêtu de pierre endedans, et fait exprès pour en tirer de leau.JJn puits fort profond , fort creux. Puits com-mun. Puits mitoyen. Le puits d'une basse-cour, dun jardin. La mardclle ou lu margelled'un puits. Une corde à puits. La corde dupuits. Le boi'd d'un puits. Le rebord dun puits.De Veau de puits. Curer un puits. Cureur depuits. Le seau est tombé dans le puits , est de-meuré dans le puits. Puits à roue. Puits à pou-lie. Puits à bras. Un puits creusé dans le roc.La chaîne dun puits.

On appelle Puits perdu , Un puits dont lofond est de sable, les eaux se perdent. Lespuisards sont des espèces de puits pei'dus.

On dit proverbialement et figurément, qufaut puiser tandis cjue la corde est au puits,pour dire, quil faut profiter de loccasion.

On dit proverbialement et figurément, queLa vérité est au fond du puits , pour dire,quEn toutes choses on a beaucoup de peine àdécouvrir la vérité.

On dit aussi proverbialement et figurémentdUn homme fort secret, que Ce quon lui dittombe dans un puits. Et en ce sens- on ditdUn homme, C'est un puits , pour signifier,quil est impossible de le faire parler surles choses qu'il doit cacher.

On dit, Cela ne tombera pas dans le puits,pour dire,quOn sen souviendra en temps etlieu; et, Cela est tombé dans le puits , en par-lant dUne chose dont il a voit dabord été ques-tion, et qui est absolument oubliée.

On dit figurément et familièrement dUnhomme extrêmement savant. Cest un puits descience.

On appelle aussiPnùs, en fermes de Guerre,Îles trous creusés au-devant dune circonvalla-tion ou d'un autre retranchement, et que lon vrecouvre ordinairement de branchages et de'erre, pour y faire tomber la Cavalerie quiVondroit sen approcher. Les Espagnols avoient des pmts tout autour des lignes d'Arras .

Puits, se dit aussi dUn creux très-profond

PUM

en terre, quon fait dans un siège, pour décou-vrir et pour éventer les mines des ussiégeans,

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PULLULER, v. n. Multiplier en abondance,en peu de temps. Le chiendent pullule beau-coup. La fougère pullule extrêmement. Leschenilles ont beaucoup pullulé cette année.

U se dit figurément Des Hérésies , des er-reurs, et de toutes les opinions dangereusesqui se répandent facilement parmi les peuples.Cette opinion, cette hérésie a pullulé en peu detemps.

PULMONAIRE, adj. des 2 g. .Qui appar-tient au poumon. Artère pulmonaire , veinepulmonaire. Il est aussi substantif, et signifie,Une plante propre aux maladies du poumon,la Pulmonaire. On lappelle aussi Consolide.

Pulmonaire , pris substantivement, est en-core Une espèce de mousse qui s'attache sur lestroncs des chênes ou des hêtres, et quelquefoissur les pierres. Celle de chêne est employée enMédecine comme rafraîchissante, dessiccative,vulnéraire, astringente, et utile dans les affec-tions du poumon.

PULMONIE. s. f. Maladie du poumon. Ilest menace de pulmonie.

PULMONIQUE. adj. des 2 g. Qui est ma-lade du poumon, qui aies poumons affectés. Ilest pulmonique. Un jeune homme pulmonique.Une fille pulmonique.

U est aussi substantif. Cest un pulmonique.Les pulmoniques guérissent difficilement,

PULPE. $ t f. Terme de Botanique . Subs-tance médullaire ou charnue des fruits et deslégumes.

Les Anatomistes disent, La pulpe cérébrale,en parlant De la partie molle du cerveau.

PULSATIF, IVE- adj. Terme de Médecine,qui se dit dUn battement douloureux qui ac-compagne ordinairement les inflammations.Douleur pulsative.

PULSATION, s. f. Terme didactique, quinest guère dusage que pour signifier Le batte-ment du pouls. Pulsation fréquente. Pulsationinégale. Son pouls fait tant de pulsations danslespace dune demi-heure, d'un quart dheu-re , etc.

PULVÉRIN. s. m. Poudre à canon très-fine, et plus menue que la poudre ordinaire,dont on se sert pour amorcer les armes à feu.Mettre du pulvérin dans le bassinet A

Pulvérin, signifie aussi, Une espèce depoire Fou met cette sorte de poudre,.

PULVÉRISATION, s. f. Action de pulvéri-ser, ou leffet de cette action.

PULVÉRISER, v. a. Réduire en poudre. Ila trouvé le secret de pulvériser les corps les plussolides et les plus compactes.

Pulvériser , se dit figurément pour signi-fier, Détruire entièrement. Il a pulvérisé cetécrit. Cette objection a été pulvérisée .

Pulvérisé, ée. participe.

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PUMICIN. s. m. Huile de palme.

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PUKAIS, AISE. adj. Qui rend par le nezune odeur infecte, et qui est presque privé dusentiment de lodorat par le défaut de lorgane.On ne sauroit durer aupi-ès de lui, il est pu-nais. Il avoit épousé une femme punaise. Il nesent point les odeurs, il faut qu'il soit punais.

U se prend aussi substantivement au mascu-lin. Cest un punais .

PUNAISE, s. f. Insecte et vermine de figureplate, qui sengendre ordinairement dans lesbois de lit, et qui sent très-mauvais. Un litpleut de punaises. Être mange de punaises. Dela drogue pour faire mourir tes punaises. Rien11'est plus puant qu'une punaise écrasée. Il y ades punaises de bois.

On dit proverbialement et populairement.Avoir le ventre plat comme une punaise, pourdire, Avoir le ventre vide. Et cela se dit dL'ahomme qui a été long-temps sans manger.

PUNÀISIE. s. f. Maladie du punais.

PUNCH. Voyez Ponche.

PUNIQUE, adj. On ne sen sert guère quedans ces phrases, Les guerres Puniques, Lestrois guerres des Romains contre Carthage ; etLa foi Punique : cest Une expression dironie >empruntée du Latin, par laquelle les Romainsdésignoient la perfidie des Carthaginois.

PUNIR, v. a. Infliger la peine, faire subir àquelquun la peine de son crime, de sa faute.On Va puni comme il le méritoit. Après ce quila fait, on ne le sauroit trop punir. Punir ri-goureusement. Punir sévèrement. Il faut punirles traîtres. On la puni de ses malversations.Il a été puni de ses crimes. Il a été puni pourcette faute. Punir un criminel du dernier sup-plice. Punir les médians, et récompenser lesIons .

Punir, signifie quelquefois, Infliger unepeine sans fin, par opposition à Châtier, quidésigne une peine de correction, qui peut êtresuivie du pardon, du retour à lamitié. Dieu nous châtie en ce monde, et dans lautre U nouspunit sans retour.

On dit aussi, Punir un crime , une faute.Cest un crime quon ne sauroit punir trop sé-vèrement. Punir les moindres fautes, jusquauxmoindres fautes. Punir le vice , récompenserla vertu.

Puni , ie. participe.

PUNISSABLE, adj. des 2 genres. Qui mé-rite punition. C'est un homme très-punissable.Rien n'est plus punissable quune pareille tra-hison. Crime punissable de mort.

PUNITION, s. f. Châtiment, peine quonfait souffrir pour quelque faute, pour quelquecrime. On lui ordonna pour punition.... Unefaute si légère ne méritoit pas une si grandepunition. On doit proportionner lu punitionaux fautes, aux crimes. On en a fait unepunition exemplaire. Cela mérite une puni-tion corporelle.

On dit, qu Un malheur , quim accident estarrivé à tin homme par punition de Dieu , purpunition divine, que c'est une punition de