4oo _ QUE
vous avez obliges. La personne que vousçonnoisjcz. Les espérances que vous lui avezdonnées. Il n'a rien fait de tout ce que je luiavois dit.
Que s’emploie quelquefois pour marquerplus particulièrement La qualité des chosesdont on parle. Tel que je suis. Tout grand Sei-gneur qu’il est. Quelles qu’elles soient. "Quelle:;que soient vos promesses. Quelque grand Sei-gneur qu'il soit. Quelque soin que j’en aie pris.De quelque nature que cela soif. Pour le peuqu'il m’en faut.
Il se met aussi, pour, Quelle chose. Quefaites-vous là? Que vous en semble? Que vousen reviendra-t-il ? Voilà ce que c’est. Que pen-sez-vous faire? Je ne sais qu’en penser, lines.ait plus que faire ni que dire.
On dit de meme familièrement, Que diablefaire? Que diable dites-vous là?
On dit dans le style familier, Je n’ai quefaire, pour dire, Je n’ai aucune affaire; Je n’aique faire de lui , pour dire, Je n'ai aucun be-soin de lui; Je n’ai que faire de vous dire,pour, Il n’est pas nécessaire de vous dire ;Je n’ai que faire à cela, pour 'dire, Je n’aiaucun intérêt il cela; et, Je n'ai que faire là,pour dire, Je lie suis pas necessaire là.
On dit aussi daus le style familier, Je nepuis que faire à cela , je n’y puis que faire.pour, Il ru dépend pas de moi d'y rien faire,d’y remédier.
Il s’emploie aussi pour, Que celui que, qircelle que; et alors il ne se met guère qu’avecune négative. Il a bien trouvé un autre hommeque vous ne disiez. Il a bien d’autres vues quevous ne croyez.
Que, est aussi particule, et sert à diversusages qui seront expliqués ci-dessous. Il s’em-ploie souvent entre deux membres de phrasequi ont chacun leur verbe exprimé ou sous-entendu , pour marquer que le dernier est régipar le premier. Je trouve que vous avez raison.J’avoue que cela est surprenant. Je crains qu’ilne s’en trouve mal.
Il est aussi particule cî’admiration, d’ironie ,et d’indignation : alors il signifie Combien. QueDieu est puissant ! Que je vous trouve plaisant!Que vous êtes importun !
Il est aussi particule de souîiait, d’impréca-tion , de commandement, de consentement, etc.'Alors il s’emploie par upe manière d'ellipse,en sous-entendant les verbes dont on se sertpour souhaiter, pour commander, pour con-sentir. etc. Que je meure si cela n’est. Qu’ilparle tout à l’heure. Qu'il fesse ce qu'il luiplaira.
Il signifie aussi Pourquoi. Que ne se corrige-t-il? Que ne demeurez-vous ? Que n attendez-vous? Q uc r? est-il plus soigneux? Que n’avez-v - ous so ”i de vos affaires? En ce sens, il s'em-ploie rarement sans la négative, excepté dansces phrases, Que tardez-vous? Que différez-vous? et quelques autres semblables.
Que, se joint aussi avec plusieurs noms,prépositions, conjonctions et adverbes, aprèslesquels il se met; comme sont ces mots, Afin,
QUE
avant, après , bien, dès, depuis , encore, loin,plus , puis, sans , et quelques autres de mémonature, qui se peuvent voir à leur ordre.
Quelquefois il s’emploie seul a la place dequelques adverbes ot de quelques prépositionsavec lesquelles on a accoutumé de le joindre.Ainsi on dit, Approchez que je vous parle ,pour dire, afin que je vous parle; Il ne faitpoint de voyage qu’il ne lui arrive quelquechose, pour dire, Sans qu’il lui arrive quelquechose; Je lui parlai qu’il étoit encore aulit,pour dire, Lorsqu’il étoit encore au lit; Il efoità peine sorti, que la maison tomba , pour dire,qu’Àussitot qu’il fut sorti la maison tomba;Retirez-vous qu'il ne vous maltraite , pourdire, De peur qu’il ne vous maltraite; Je n'iraipoint là que tout ne soit prêt, pouf dire, Àmoins que tout ne soit prêt; On le régala querien n’y manquoit, pour dire, on le régala sibien, on le régala de telle sorte, que rien n’ymauquoit ; et ainsi de plusieurs aulrcs de memeuaturc. Il uc s’emploie guère que dans le stylefamilier.
On dit familièrement, Sij’étois que de vous ,pour dire, Si j’élois h votre place. Si j'étois que,de vous, je m'y prendrois de cette manière.
On dit aussi, L'hiver qu'il ft si froid ,pourdire, pendant lequel il fit si froid; Le jourque cela arriva, pour dire, dans lequel celaarriva; Où cst-ce qu'on trouve, où est-ce qu’onvend uii tel livre? pour dire, Où est l’endroitoù l’on trouve, où Ton vend un tel livre?C’est là qu’il demeure , pour dire, C’est là oùil demeure.
Que, s’emploie encore par ellipse en diversesfaçons de parler. Ainsi on dit, Qu'il fasse lemoindre excès, il tombe malade , pour dire,S’il arrive qu’il fasse le moindre excès; Qu’ilperde ou qu’il gagne son procès, il partira , pourdire , Soit qu’il gagne son procès, soit qu’il leperde; Il ne dit autre chose que des sottises.pour dire, Il ne dit rien que des sottises ; Il nepende que par sentences, pour dire, Il ne parlepoint autrement que par sentences; Il ne faitque boire et manger, pour dire, Une fait autrechose que boire et manger ; Il ne cherche quela vérité, pour dire, Il ne cherche autre choseque la vérité.
Il s’emploie encore par ellipse et absolumentdans le titre des chapitres et des sections d’unlivre, pour indiquer De quelle matière on ytraite. Que la vertu est le plus grand de tousles biens.
Que , s’emploie quelquefois par redondance.Ainsi on dit, Que s\l m'allègue , que si vousm'objectez, pour dire simplement, S’il m’allè-gue, si vous m’objectez.
U s’emploie oncore par énergie, et pourdonner plus de force à ce qu’on dit. C’est unebelle chose que de garder le secret. C’est
trompei' que de ci’oire . Dans ces cas on peut
supprimer le que. C'est une belle chose de, gar-der le secret. C’est se tromper de croire... En cesens il s’emploie encore élégamment avec lessubstantifs, aussi-bien qu’avec les verbes, etmime on ne le saurait supprimée devant les
que
substantifs qu en changeant toute la construc-tion, comme dans cet exemple, C’est une qua-lité necessaire pour régner que la dissimula-tion. Ici on ne peut ôter le que, à moins duchanger toute la construction, et de dire, Ladissimulation est une qualité nécessaire pourrégner.
Que, s’emploie aussi dans une significationdistributive, connue dans cette phrase, Il s ’ ac .quitte de son emploi que bien que mal, qui s î~gnific, En partie bien, en partie mal. Il estfamilier.
On dit faniiîièrernent, Être toujours sur leque si, que non, pour dire, Être toujours prêtà contrarier.
QUEL, ELLE, adject. dont on se sert pourdemander ce que c’est qu’une chose, qu’unepnsonne, son nom, ses propriétés; ou pourmarquer de l'incertitude et du doute. Quelhomme est-ce qu'un tel? ou simplement, Quelhomme est - ce? Quel temps fait - il ? En quellemonnoie vous a-t-il payé? Quelle heure est-il?Quels arbres croissent en ce pays-là? Quel Ca-pitaine commundoit ce jour-là? Quel chevalvoulez-votis? Quel profit vous en revient-il?À quel homme pensez-vous avoir affaire? Enquel état sont les choses ? Je ne sais quel*/tomme c'est. Il ne sait quel parti prendre, dequel côté tourner. Quel est l’homme assez hardipour .
On s’en sert aussi affirmativement. Je vousai dit quel homme cest . Je vous ai fait con-naître quelles sont mes raisons.
Il se dit quelquefois par exclamation. Quellepitié! Quel malheur! Quelle disgrâce! Quelleimpudence! Quelle hardiesse! Quelle méchan-ceté! Quelle bonté! Quelle taille! Quel air!Quelle douceur! Quelle folie que d’agir ainsi!ou simplement, Quelle folie d’agir ainsi!
On dit, Quel que soit, quel qu'il soit • quelleque soit, quelle qu'elle soit; quels que soient ,quels qu’ils soient, etc. pour dire, De quelquesorte, de quelque espèce que ce soit, qui quece soit. Quel que soit rengagement qlie 110115avez. Je n’en excepte personne, quel qu’il soit,quel qu'il puisse cire. Quelle que soit votre in-tention. Quels que soient vos desseins. Quellesque soient vos vues.
Quel , se met quelquefois après Tel: Telquel ; ot c’est une façon de parler dont on sesert, pour marquer qu’Une chose est médiocredaii 9 son espèce, et plutôt mauvaise que bonne.C'est un Avocat, un Prédicateur tel quel. Onleur donne du vin tel quel. Des étoffes tellesquelles. Il n’est que du style familier.
QUELCONQUE, adject. des 2 genres. Quelque ce soit, que) qu’il soit, quelle qu’elle soit.Il ne sc met qu’avec la négative, et toujour»après le substantif. Il ne lui est demeuré choequelconque. It n'a mal quelconque . Il n'y ahomme quelconque. Il n’y a raison quelconquequi puisse l'y obliger. jSonobstant oppositionnu appellation quelconque. Il n’y a pouvoir,quelconqi qui m'obligcôt à cela.
Il se dit sans négative dans le style didacti-que , pour signifier, Quel qu’il soit, quelle