QUE
quelle soit; et alors il a un pluriel. Une lignequelconque étant donnée. Deux points quel-conques étant donnés. Donnez-moi un pointquelconque, une ligne quelconque.
On dit quelquefois dans la conversation ,D'une manière quelconque , pour dire , Dequelque manière que ce soit.
QUELLEMENT. adverbe. Il ne se dit qu’enCette phrase du style familier, 'lellement quel-lement, pour dire, Ni fort bien ni fort mal,mais plutôt mal que bien. Il fait son devoir,il fait sa charge tellement quellement. Je meporte tellement quellement.
QUELQUE, adj. des 2 genres. Un ou plu-sieurs, entre un plus graud nombre. Si celaétoii , quelque îhstojicn en auroit parlé. Con-noissez-vous quelque personne qui soit de cetavis? Savez-vous quelque chose qu’on lui puissereprocher? Cela seroit bon à quelque dupe ,à quelque sot. Adressez-vous à quelque autrepersonne. Quelques Ecrivuins ont traité cesujet.
On dit familièrement et par ellipse, Quelquesot, pour dire, Je ne suis pas assez sot pourfaire, pour dire cela.
On s’en sert aussi pour marquer. Diminu-tion et quelque adoucissement de la cîiose donton parle, soit à 1 égard de la qualité, soit à Téngardde la quantité. Ainsi l'on dit, Celte affairesouffre quelque difficulté, pour dire, Un peuide difficulté. Il a quelque sujet, quelque petitsujet de se plaindre. Il y a quelque apparenced cela. Il vous en coûtera quelques pistolcs.Cela me fait quelque peine. Il y a quelquetemps. Il y il quelques années.
U se joint aussi avec Peu. Ainsi l’on dit .Quelque peu d 1 argent, quelque peu d’amitié,pour dire, Un peu d’argent, un peu d’amitie'.
Quelque , signifie encore , Quel que soitle,... quelle que soit la.,.. Quelque raison qu’onlui apporte , il nen croit rien. Quelques effortsque vous fassiez. De quelque sorte , de quelquemanière qu’on prenne la chosp. Quelque remèdequon lui donne. De quelque Religion, de quel-que Pays qu’il soit. Quelque chose qui arrive.De quelque péril que vous soyez menacé.
Quelque , s’emploie aussi comme adverbe :alors il se joint toujours avec un adjectif ou unadverbe, et signifie, Â quelque point quc,équelque degré que. Quelque sage , quelque riche ,quelque préoccupé qidtlsoif. Quelqucbelle qu ellepuisse être. Quelque puirsans qu'ils soient , jene les crains point. Quelque bien qud sc con-duise. Quelque adroitement qu'il s'y prenne.
U signifie encore, Environ, peu près. Il ya quelque soixante ans. Il y avait quelque cinquante chevaux.
QUELQUE CHOSE. Voyez Chose. .
QUELQUEFOIS, adverbe. De fois à autre,'parfois. Cela est arrivé quelquefois.
QUELQU’UN, UNE. adject. Un, une, plu-sieurs. Nous attendons des hommes , il en vien-dra quelqu'un. Plusieurs femmes m'ont promisdevenir , nous en aurons quelqu'une.
Quelqu'un, pris absolument et substantive-ment , se dit également pour les 2 genres, etTome II»
QUE
: signifie Une personne. Quelqu’un m'a dit. Ilviendra quelqu’un. J’attends ici quelqu'un.
Quelques - uns. Plusieurs dans un plusgrand nombre. Quelqites-ims assurent.... Entreles nouvelles qu'il a débitées , il y en a quel -ques-unes de vraies .
QUÉMANDER, y. n. Mendier clandestine-ment. Il se dit particulièrement De ceux quifont métier d aller demander l’aumône dans lesmaisons.
QUÉMANDEUR, EUSE. s. Celui ou cellequi quémande.
QU’EN-DIRA-T-ON. s. m. Les propos quepourra tenir le Public. 11 est toujours précédéde l’article Le. Se moquer du Qu’en-dira-t-011.Se mettre au-dessus du Quen-dira-t-on. Mé-priser le Qu'en-dira-t-oii.
QUENOTTE, s. f. Terme dont on se sertdans le style familier et en badinant, pour si-gnifier Les dents des petits enfuns. Cet enfanta mal ù ses quenottes. De belles quenottes,
QUENOUILLE, s. f. Sorte de petite canneou de bâton, que l’on entoure vers le haut desoie, de chanvre, de lin, de laine, etc. pourfiler. Charger une quenouille. Coiffer une que-nouille. Monter une quenouille. Une quenouilleet un fuseau.
Il se prend aussi pour La soie, le chanvre, lelin et la laine dont une quenouille est chargée.Filer une quenouille. EUe a achevé sa que-nouille. Elle ne se mêle que de fier sa que-nouille.
On dit proverbialement à une femme quiveut se mêler de chose s qui passent sa capacité,Allez filer votre quenouille.
On dit figurément, qu'Une maison est tom-bée en quenouille, pour dire, qu’Une fille enest devenue héritière. Et 011 dit Des Royaumeset des Etats où les filles sont appelées à la suc-cession, qu’ils tombent en quenouille. LeRoyaume de France ne tombe point en que-nouille.
On ditaussi figurcment, et familièrement, queL’esprit est tombé en quenouille dans quelquefamille, pour dire, que les filles y ont plusd’esprit que les garçons.
On appelle Quenouilles de lit, Les colonnes,les piliers d’un lit. Attacher à la quenouilled'un lit. Quenouilles de cèdre. Quenouillesdorées.
QUENOUILLËE, s. f. se dit De la quantitéde laine, de chanvre, etc. nécessaire pour gar-nir une quenouille.
QUERAÏBA. s. m. Arbre du Brésil , dont onpile l’écorce pour l’appliquer sur les ulcères etles plaies; elle passe pour un excellent vulné-raire.
QUERELLE, s. fém. Contestation, démêlé,dispute avec aigreur et animosité. Grande que-relle. Grosse querelle. Petite, légère, sanglantequerelle. Vieille querelle. Querelle de maison.Querelle héréditaire. Querelle de ménage. Que-relle de dix ans. Querelle de vingt ans. Avoirquerelle avec quelqu'un. Etre en querelle avecquelqu 'un. Faire querellai quelqu'un, lui susciterune querelle. Emouvoir une querelle. Prendre
QUE 4oi
querelle. Ils prirent querelle au jeu, sur le jeu.Accorder une querelle , des querelles. Terminer ,apaiser , assoupir une querelle. Semer des que-relles. Renouveler, réveiller une querelle. Mettredes gens en querelle. Voilà le sujet de leur que-relle. C’est ce qui a fait leur querelle. Le com-mencement, l’origine de la querelle. Sur la futde leur querelle. Il a une grande querelle surles bras. La querelle se renouvela , se ralluma.Vider une querelle par le combat. Il s'est faitdes querelles , qu'il les démêle tout seul. Il en-gage scs amis dans ses querelles. Je ne veuxpoint de querelle. Il y a querelle entre eux. Il asont en querelle.
Cn dit, Entrer dans une querelle , pourdire, S’intéresser dans une querelle, y prendreparti.
O11 dit aussi, Embrasser, épouser , prendrela qûerelie de quelqu'un, pour dire, Prendre laparli de quelqu’un contre ceux avec qui il aquerelle ; et, Prendre querelle pour quelqu'un ,pour dire, Déclarer qu’on entreprend de levenger de ceux qui Tout offensé, prendre sonparti avec chaleur, malmener ceux qui en par-lent mal.
On dit proverbialement, Querelle d’Alle-mand, pour dire, Une querelle faite légère-ment et sans sujet. Il cherchoit à lui faire unequerelle d’Allemand . Il m’a fait une que relisd'AUemand.
Querelle d’ikofficiosité. Terme de Palais.Voyez IxoFFictosiTÉ.
QUERELLER, v. a. Faire querelle à quel-qu’un. Il est venu nous quereller mal à propos.Ne querellez personne.
On dit que Des gens se sont querellés, pou»dire, qu’ils ont eu dispute Tun contre l’autreavec des paroles aigres. Ils sp querellent tou-jours.
Quereller, signifie aussi, Dire des parole*aigres et fâcheuses, gronder, réprimander. Sonpète la querellé. C’est un homme qui que-relle toujours ses valets.
H se met aussi absolument. Cet homme làaime fort à quereller. Ne querellons point.
Querellé, ée. participe.
QUERELLEUR, EUSE. adj. Qui fait sou-vent querelle. C’est un homme fort querelleur.U est f bible et querelleur. Cette femme est mé-chante et querelleuse.
Il est oueîquefois substantif. C est un grandquerelleur. C’est une querelleuse perpétuelle.
" QUÉRIMONIE. s. f. (On prononce Cuè.)Terme d'Officialité. Requête présentée au Juged’Église, pour obtenir la permission de fairepublier un moniloire.
QUERIR, v. act. 11 signifie proprement ’Chercher avec charge d’amener celui qu'onmous envoie chercher, ou d’apporter la clmsAdont il est question; mais il n’est d’usage qu’àI infinitif, et avec les verbes ^fller, venir , en-voyer. Allez me quérir un tel. Il est allé quérirdu vin. Je l’ai envoyé quérir. Envoyez-nousquérir telle chose. Il m'est venu quérir de lapart d'un tel.
On dit proverbialement' et populairement
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