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ferme quinze unités. Une quinzaine de pistolesle tirera , le tireroit d’crffcnre. Une quinzaine dejours. Une quinzaine d’années.
Quand on dit absolument Quinzaine ou laquinzaine y on entend Une quinzaine de jours.Faire'assiqner quelqu’un à la quinzaine. Onlui a donné terme de quinzaine. Les Parties luiont accordé quiitsaine. Adjugé sauf quinzaine.
On appelle La quinzaine de Pâques , Les.quinze jours depuis le Dimanche des Rameaux ,jusqu’à celui de Quasimodo inclusivement.
QUINZE. adj. numéral des 2 genr. Nombrecontenant trois fois cinq, ou dix et cinq. Quinzehommes. Quinze jours. Quinze pistolcs.
On dit, Quinze cents , quinze mille , etc.pour, Quinze fois cent, quinze fois mille.
On dit proverbialement cl par exagération,qn’Un homme fait en quinze jours quatorzeLeucs, pour dire, quïl marche, qu'il voyagefort lentement. On le dit aussi figurément etfamilièrement d’Un homme qui est fort lent àce qu’il fait.
On dit proverbialement et populairement,qu 'Un homme fait passer douze pour quinze,pour dire, qu’il trompe,
Cn dit proverbialement rt par plaisanterie,Celui-là en vaut quinze , pour dire, Cria estremarquable, cela est plaisant.
On appelle à Paris , Les Quinze-vingts,J/hopital fondé par Saint Louis pour troiscents aveugles. L’hdpiial des Quinze-vinqts.Les Administrateurs des Quinze - vinqts. UnQuinzc-vingt.
Quinze, est aussi, en termes de Paume,Undes quatre coups dont un jeu est composé. 11 agagné le premier quinze. Quinze et bisque. J’aiquinze à trente , c'est-à-dire, J’ai quinze contretrente.
On dit, Donner quinze, pour dire, Donnerl’avantage de quinze, à chaque jeu de la partie.
On dit figurément, qu’t/n homme a quinzesur la partie , pour dire, quïl a déjà quelqueavantage dans l’afîaire dont il s agit.
On dit encore figurément, qu’Z 7 n Jiommcpourroit donner quinze et bisque à quelqueautre en telle ou telle chose , pour dire, qu’l]lui est fort supérieur.
On appelle Demi-quinze , au jeu de Paume,L’avantage de quinze qu’on donne à prendre,de deux jeux l’un, dans tout le cours de lapartie.
Quinze, est aussi le nom d’Un jeu qui scjoue avec des cartes, et où gagne celui desjoueurs qui le premier a quinze par les pointsde ses cartes, ou qui en approche le plus prèsau dessous. Tl a perdu cent pistoles au quinze.
Quinze , se dit encore pour Quinzième.Nous sommes au quinze du mois. Il est auquinze de sa petite- vérole. Grégoire quinze,Pape. Le Koi Louis quinze.
QUINZIÈME, adj. des 2 genres. Nombred’ordre qui suit, immédiatement le quatorzième.Il 71 ’ est que le quinzième. Au quinzième jour.Au quinzième mois. Le quinzième siècle. LeQuinzième jour de la lune. On dit aussi abso-luajeni, Le quinzième , pour, Le quinzième
QUI
jour. Le quinzième jour de la lune. Le quin-zième du mois. Le quinzième de sa maladie.
Il est aussi substantif, et signifie, Une quin-zième portion. Il est dans cette affaire pour unquinzième.
QUIPROQUO, s. m. Expression emprun-tée du Latin, pour signifier une méprise. Il afait un quiproquo , un étrange quiproquo. I]est du style familier. Il n’a point d 's au pluriel.Cet homme fait sans cesse des quiproquo.
O11 appelle proverbialement, Un quiproquod'Apothicaire, Un remède pour un autre. Lesquiproquo d’Apothicaire sont très-dangereux.
QUIS. s. m. Forte de marcassite de cuivre.dont on fait du vitriol.
QUITTANCE, s. f. Déclaration par écritque l’on donne à quelqu’un, et par laquelle onle tient quitte de quelque somme d’argent, oude quelque autre redevance, qu’on reconnoitavoir reçue. Quittance valable. Quittance gé-nérale. Quittance sous seing privé. Quittancepar- devant Notaire. Donner quittance. Four-nir une quittance. Compter sur quittance. Celavaut quittance. Cela sert de quittance. J’ai reçutelle somme de TL... dont quittance.
On appelle Quithuice de Finance, Unequittance d’une somme qui a clé payée au:coffres du Roi, pour prix d'un Office, d’un ■Charge, d’une augmentation de gages, d’undomaine aliéné, etc.
On dit figurément et ironiquement, Donnciquittance à quelqu’un, au meme sens, que L**tenir quitte, le congédier, refuser scs offres.Voyez Quitte.
QUITTANCER, v. a. Décharger une obliga-tion, un contrat, en écrivant sur le dos, au basou à la marge, que le débiteur a payé tout oupartie de la somme à laquelle il étoit obligé.Quittancer un contrat , une obligation.
Quittancé , ée. participe.
QUITTE, adj. des 2 genres. Qui est libéréde ce qu’il dcvoit,qui ne doit plus rien. Quandvous aurez payé , vous serez quitte. Quitte enpayant. Je suis quitte envers vous. Je voustiens quitte de ce que vous pouvez me devoir, ilm’a vendu ce bien franc et quitte de toutesdettes et hypothèques. Après avoir joué deuxheures , nous sommes sortis quittes.
Quitte, sc prend adverbialement dans laphrase suivante. Jouer à quitte ou double.Jouons quitte ou double; ou absolument,Quitte ou double.
On dit figurém. Jouer à quitte ou double , àquitte ou à double , pour dire, Risquer, hasar-der tout, pour se tirer d’uneTnaiwaisc affaire.
On dit dans le jeu, dans‘les affaires, dansles comptes que l’on se rend les uns aux autres,qu’On est quitte à quitte, pour dire, qu’On nese doit plus rien de part, ni d'sutre. Nous voilàquitte à quitte. Nous sommes quitte à quitte. Ondit familièrement, Faisons quitte à quitte ; ouabsolument, Quitte à quitte ; et quelquefoisproverbialement, Quitte à quitte et bons amis.
Lorsqu’on a reçu quelque déplaisir de quel-qu’un, et qu'on lui a rendu la pareille, on dit,Nous -voilà quitte à quitte.
. Qui
On dit ironiquement De quelqu'un dontles services sont ù charge ou suspects Je fattiens quitte, pour, Je l’en dispense.
Quitte, signifie aussi, Qui est délivré, dé-barrassé de quelque chose. Me voilà quitte decelte corvée , de ce compliment , de cette visiteque j’avois à faire. Cette affame me donnoîtreauccup de peine, m’en voilà quitte; j’en suisquitte. Il a un procès , une affaire fâcheuse , ilvoudroit en être quitte pour mille ecus. Vousn’avez eu que trois accès de fièvre, vous en êtesquitte à bon marché. On croyoii quil seroit con-damne à mort, mais il en a etc quitte pour un ban-nissement de cinq ans. Il est quitte de sa fièvre.
Quitte, sc met quelquefois absolument; eton dit dans le style familier, Quitte pour êtregrondé y quitte à être grondé , pour dire, J'en.serai quitte pour être grondé, il ne m’en arri-vera que d’etre grondé. Hé bien , vous dites quej'aurai la fièvre, quitte pour l’uvoir.
QU ITTi AIE NT*, adv. Terme de Pratique,qui 11’cst d’usage qu* pour marquer, Que la
■ liose qu’on vend, qu’on achète, dont on hé-
■ ie, dont on compose, etc., est franche de;^utcs dettes; en sorte que celui ù qui elle est,ou à qui elle passe, peut en disposer libre-ment. Il lui a vendu un tel bien franchementet quiltement. Cette maison lui est demeureefranchement et quittement. Ce mot, Quitte-ment, se joint toujours avec Franc 1 ement.
QUITTER, v. a. Laisser en quelque lieu,en quelque endroit, se séparer de quelqu'un,s’absenter, se retirer de quelque lieu, aban-*donner. Je viens de le quitter à deux pas d’ici.Je vous quitte pour un moment O 't avez-vousquitté vos gens? Il a quitté la compagnie enun tel endroit. Il est fâcheux de quitter sesamis, de quitter ce qu’on aime* Quitter père etmère. Quitter sa famille et ses enfans. Il ne lequitte ni nuit ni jour. Il ne le quitte non plusque l’ombre fait le corps. Ils ne se pouvoient
quitter. Ils se promirent en se quittant _
Quand Vume quitte le corps. Il a quitté lamaison où il logeoit, pour en prendre uneautre. Il quitta la Cour pour aller vivre enProvince. Tl a quitté son Pays , et s’est mm?iêen Italie . Il a été contraint de quitter le Pays.Les ennemis ne purent jamais lui faire quitterson poste. Il a quitté un tel parti. C'ètoit unbrave Officier , mais il y a déjà quelque tempsqu’il a quitté le service. Un domestique quiquitte le service de son maître. Quitter toutpour se donner d Dieu . Il faut tout quitterpour Dieu . Quitter une Religion.
O11 dit, Quitter le grand chemin ,pour dire*S’écarter , se détourner du grand chemin îQuitter le commerce du monde, pour dire, £ epriver du commerce du monde; et, Quitter I emonde , pour dire, Embrasser la vie religieu se ‘On dit aussi, qn'Un homme a quitté safenin^ipour dire, qu’il s’en est séparé pour n’avoirplus de communication avec elle.
O11 dit proverbialement et populairement »
Qui quitte sa place la perd, pour dire, q ueQuand on a abandonné sa place, on n’y aplus de droit.