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Il se dît encore figurement Des différentesbranches qu’on trouve dans une mine d’or,dV.rgent, etc. Une mine qui a plusieurs ra-meaux.
Il se dit figurement d’Une Science, duneSecte. Cette branche de Vllistoire naturelle abien des rameaux. Cette Secte s est partagée enune infinité de rameaux.
Il se dit aussi Des diverses branches qu’onconduit de la chambre d’une mine creusée sousles fortifications d’une Place, à une autre mine.Conduire un rameau d'une mine à Vautre.
Il se dit aussi figurément en Généalogie,Des différentes sous - divisions d’une meme ;branche d’une même famille.
RAMEE, s. f. Assemblage de branches en-trelacées naturellement ou par artifice. Uneverte ramée. Danser sous la ramée.
On appelle aussi Ruince, Les brandies cou-pées avec leurs feuilles vertes. Faites apporterde la ramée. Une voiture de ramée. On tapissala porte de ramée. On fit des cabinets de ramée.
RAMENDER. v. n. Baisser, diminuer deprix. Il se dit principalement Des vivres, desdenrées. Le blé , le vin est bien rumendè. Toutramende. Il est de peu d’usage.
Il est aussi actif. Les Boulangers ont ra-mendê le pain. Il est populaire.
R amendé, ée. participe.
RAMENER, v. a. et réduplieatif. Amenerune seconde fois. Vous m'aviez amené un telhomme, je vous prie de me le ramener.
On dit au Jeu des dés. Il avoit amené sept ,il ramena ce même nombre.
Il signifie encore, Remettre une personnedans le lieu d’où elle étoit partie. Les voiturespubliques mènent et ramènent les voyageurs.Ce soldat avoit déserté , on fa 7'epn’s et on Varamené à sa troupe. Son détachement étoit dequinze cents hommes, il n’en a ramené quecinq cents. Je vous le ramène sain et sauf. Cedentier est du style familier.
Il se dit aussi Des animaux. Ramener' uncheval à Vécurie. Ramener les troupeaux à lamaison , etc.
Rameneb, est aussi un terme de Manège,qui signifie, Faire baisser le nez d’un chevalqui porte au vent.
Ramenee, signifie, Faire revenir avec soi.Ramenez mon can'osse , et ramenez-le moi iciRamenez les troupes au combat. Il ramenal’armée datis ses quartiers.
On dit, Ramener une vieille mode, pourdire, La remettre en vogue.
Ramener , se dit aussi en parlant Des chosesqu on amène d'un lieu u son retour, quoiqu’onne les y eut pas menées. 71 a vendu son chevala vingt lieues d’ici, et enaramenè un meilleur.
On dit figurement : Ramener les errans à lavraie foi. Ramener quelqu'un à la raison , leramener à son devoir. Ramener les esprits. Leprintemps tious a ramené les beaux jours. Lapaix ramène l’abondance.
On dit aussi, Ramener un homme , pourdire, Le radoucir, le faire revenir de son em-portement; et, Je le ramènerai bien , pour dire,
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Je le ferai bien revenir, à la raison'. Il est dustyle familier.
On dit d’Un Médecin qui a rétabli une santédésespérée, Il a parfaitement ramené son ma-lade; il Va ramené des portes de la mort.
• On dit figurement, Ramener des affaires debien loin, pour dire, Rétablir des affaires quiparoissoieni désespérées.
On dit, qu’Un cheval se ramène bien , pourdire, qu’il porte bien sa tête; et q;ic Son morsle ramène bien , pour dire, qu’il lui fait bienporter la tête.
Ramener , se dit à la longue paume, pourdire , Rechasser un coup de volée. Cet homme-là ramène bien. Il a bien ramené ce coup-là.
Ramené , ée. participe.
RAMENTEVOIR, verbe actif qu’on trouveaussi employé dans des ouvrages anciens, avecle pronom personnel, et qui signifioit, Fair.•ouvenir, et se souvenir,
RAMEQUIN, s. masc. Espèce de pâtisseriefaite avec du fromage. On servit des ramequinsà Ventremets.
RAMER, v. a. Soutenir des pois, ou quelqueautre chove de meme sorte, avec de petitesrames qu’on plante en terre. Ramer des pois.Ramer des câpres , des capucines. En ce pays-là on rame le lin.
Proverbialement, en parlant De quelqu’unqui veut faire une chose qu’il ne sait nullementfaire, on dit, qu/l s'y entend comme à ramerdes choux.
Ramé, ée. participe. Pois rames.
On appelle Bulles ramées, Deux balles deplomb jointes ensemble par un fil d’archal tor-tillé.
Ramé, se dit aussi en termes de Blason .Voyez Chevillé.
On appelle en termes d’Àrtillerie , Bouletsrames, Des boulets composés de deux demi-globes de fer joints par une barre qui les as-semble. On se sert plus de boulets rames à lamer que sur terre.
RAMER, v. n. Tirer à la rame. Ce sont denouveaux forçats qui ne savent pas encoreramev.
Ramer , signifie figurement, Prendre biende la peine, avoir beaucoup de fatigue. Il aurabien « ramer avant que de parvenir où il veut.Il a bien ramé pour faù'c sa fortune. U est fa-milier.
RAMEREAU, s. m. Jeune ramier. Mangerdes ramereaux.
RAMETTE. suhst, f. Terme d’imprimerie.Châssis de fer qui n’a point de barre au milieu,et qui est propre à recevoir des placards, desaffiches, etc.
RAMEUR, s. masc. Celui qui tire à la rame.H gagna le devant, car il avoit de bons rameurs.Un rang de rameurs.
RAMEUX, EUSE. adject. Terme de Bota-nique . Qui jette beaucoup de branches. Le ro-marin est une plante fort rameuse.
RAMIER , s. masc. Sorte de pigeon sauvage,qui perche sur les arbres.
RAMIFICATION, s. f. Terme d’Anatomie.Division, distribution d’une grosse veine ou ar-
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tère en plusieurs moindres qui en sont commeles rameaux. La ramification des artères.
Il se dit figurement Des subdivisions nom-breuses d’une science qu’on analise, qu’on clas-sifie. Tl a observé jusqu’aux moindres ramifica-tions de sa matière.
RAMIFIER, se RAMIFIER, v. qui s’em-ploie avec le pronom personnel. Se partager,sc diviser en plusieurs branches, en plusieursrameaux. U se dit Des arbres, des artèresdesveines. U se dit figurement Des Sciences, desSectes qui sc partagent en plusieurs branches.
RAM1NGUE. adj. des % genres. U se dit Ducheval qui résiste à l’éperon , qui se roidiîquand il en est atteint, et qui refuse de se por-?er alors en avant.
RÀMOITIR. v. a. Rendre moite. Le brouil-lard a ramoiti le linge gui étoit déjà séché.
Ramoiti , ie. participe.
RAMOLLIR, v. a. Amollir, rendre mou etmaniable. Le soleil ramollit la cire. Les pluie*ramollissent la terne.
En Fauconnerie , Ramollir un oiseau , C’estredresser so:i pennage avec une éponge trempée,
Ramolli, ie. participe.
RÀMON. s. ra. Vieux mot. Voyez Balai .
RAMONER, v. a. Ndtoyer le tuyau d’unecheminée, en ôter la suie. Ramoner la che-minée.
Ramoné , ée. participe.
RAMONEUR , s. masc. Celui dont le métierest de ramoner les cheminées. Les ramoneursviennent presque tous de Savoie . Il étoit noircomme un ramoneur de cheminée.
RAMPANT, ANTE. adj. Qui rampe. Animalrampant. Insecte rampant
Il se dit aussi Des plantes qui n’ont pas Utige assez forte pour se soutenir. Le lierrerampant
On dit figurement, qu’Un homme est ram-pant, a le caractère rampant, Vâme rampante ,pour dire, qu’il a l’âme basse, vile et mépri-sable ; et qu’t/n Auteur a le style rampant ,pour dire, qu’il a le style bas et plat.
En termes de Blason , on dit, Lion ram-pant, pour dire, Un lion qui est représentémontant. Il est opposé à /non passant.
RAMPE, s. f. La partie d'un escalier par la-quelle on monte d un palier à un autre. Cetterampe a plus de degrés que les autres.
On appelle encore Rampe , La balustradede fer, de pierre ou de bois à bailleur d’appui,qu’on met le long de l’escalier pour empêcherde tomber.
On appelle aussi Rampe, Un plan incliné<pii tient lieu d’escalier dans lés Jardins et dansles Places fortes, par lequel on monte et l’ondescend sans degrés. On descendait dans ce par-terre par une rampe douce. Une rampe dont lapente est douce et insensible.
Il se dit figurement De la pente dune col-line. Cette colline vous mène par une rampedouce, dans une vallée charmante. Pente vautmieux. Il faut suivre la rampe.
RAMPEMKNT. s. m. Action de ramper. Lerampement du serpent.
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