REE
vo.'is trouve trop réduit , pour, Vous Clés troph l’étroit.
RÉDUIT, s. m. Retraite. Réduit agréable.commode, tranquille , paisible. Je me suis faitlà un joli petit réduit.
Il signifie aussi Un Heu où plusieurs per-sonnes ont accoutumé de se rendre pour con-verser, pour jouer, pour se divertir. La mai-son d'un tel est un réduit t ès-conimode. En cesens il n’est plus guère d usage.
En ternies de Fortification , on appelle Ré-duit y Une petite demi-lune ménagée dans unegrande, et dans laquelle les défenseurs de lademi-lune se retirent lorsque celle-ci est em-portée.
REDÜPLïCATIF, IVE. adj. Qui marqueredoublement, et qui n’est d’usage qu’en stylede Grammaire, et dans ces phrases : Particulerèduplicative. Redire, refaire, etc. ont un sensre.duplicati f Re crt une particule rèduplicative.Reprendre e;f quelquefois verbe réduplicalif.Ce verbe est pris dans un sens réduplicalif,
RÉDUPLÏGATïOjV. subst. fém. Terme quin’est d’usage que clans la Grammaire Grecque,et .qui signifie, Répétition dune syllabe oud’une lettre.
REE
RÉÉDIFICATION. s. f. Action de réédifier.La rééducation des églises, des lieux réguliers.La t'ééd'ijication du Temple de Jérusalem .
RKÉDIFÎER. v. a. Rebâtir. Réédijier uneEglise, un Palais, Réédijier de fond en comble.
RéédifîÊ, vx . participe.
RÉEL, ELLE. adj. Qui ^st véritablement,effectivement, sans fiction ni figure. Un êtreréel Une existence réelle. La présence réelle dueorps de Jésus-Christ dans l'Eucharistie . Ceque je vous dis est réel. Un payement réel Cene sont pas des chimères , mais des choses réel-les. Je ne vois rien de réel dans les offi'es quevous me faites. Il y a du réel dans toute celtefiction , pour dire, On y a mêlé quelques réa-lités. On a peint dans ce Roman un personnagetrès-réel L'aventure est réelle.
On appelle en termes de Droit, Actionsréelles, Celles qui s’exercent sur les biens im-meubles, à la différence des actions personnel-les, qui s’exercent contre les personnes et contreles biens meubles.
On appelle Saisies réelles , Les saisies qu’onlait par Justice, d’un fonds, d’un héritage,dune maison, ou d’autres immeubles. .
Cn appelle O/Jres réelles, Les offres qui sefont en argent comptant et à deniers décou-verts.
On appelle Taille réelle, Celle qrti s’imposesur. .les héritages, et non sur les personnes.Uans un tel pays on a établi la taille réelle.
RÉELLEMENT, adverbe. En effet, cffecti-'cnicnt, véritablement. L'argent lui a étéCo, npte réellement et de fait. Les choses quiEstent réellement.
Qn dit, Saisir réellement, pour dire, SaisirUTl Hûmeùble peur le faire vendre par autoritéde Justice.-
REE
R EF.
REFAIRE, v. a. (Il sc conjugue commeFaire.) Faire encore ce qu’on a déjà fait. Re-faire un voyaae. Refaire un tour de promenade.C'est un homme qui passe sa vie à faire, défait eet refaire.
Il signifie aussi, Réparer, raccommoder,j ajuster une chose minée ou g itée. Refaire unemuraille. Refaire une vieille maison. Il y atoujours d refaire à ceite machine-là. Refaireun habit. •
On dit, Refaire de la viande , pour dire.L’accommoder cn la faisant revenir sur la braiseou dans de l’eau chaude.
U signifie -aussi Recommencer. Si c'étoit àrefaire, je ne le ferois pas. Si c'étoit à refaire,il le feroit encore. En ce sens , on dit dans lestyle familier, Avec cet homme-là on n’a jamaisfini, c'est toujours fi refaire.
On dit au jeu de cartes, Refaire, pour dire.Redonner des cartes. Vous avez mal donné, ilfaut refaire.
Refaire, signifie aussi,Remettre en vigueuret en bon état. Rien n’est capable de refaire unmalade comme le bon air. Envoyer des che-vaux à l’herbe pour les refaire.
En ce sens il se met aussi avec le pronompersonnel. Je commence n nie refaire. Il va àla campagne pour se bien refaire. Ce chevals'est bien refait depuis peu.
On dit aussi au jeu, Çommen eer à se vêfh ire •pour dire, Perdre moins qu’on ne perdoit, oncommencer à regagner une partie de ce qu’onavoit perdu.
Refait, aite. participe.
On dit d’Un cheval ruiné, qirion a engraisséet laissé reposer quelque temps, que C'est uncheval refait. Il ne se prend qu’en mauvaisepart.
REFAIT, subst. m. C’est à de certains jeux,comme au Piquet, aux Echecs , un coup, unepartie qu’il faut recommencer. C’est un refait.
Refait, .en termes de Chasse, Veut dire, Lenouveau Lois 'du cerf. Le cerf a déjà du re-fait.
RÉFECTION, s. f. Réparation, rétablisse-ment d’un bâtiment. Il en a tant coûté pour laréfection de cette maison. Il ne s’emploie guèrequ’en style de Pratique.
Réfection , signifie aussi Repns. Prendre saréfection. À Vheure de la réfection. 11 n’estguère d’usage que dans les Communautés Re-ligieuses .
RÉFECTOIRE , s. m. On appelle ainsi Lelieu où les gens qui vivent cn communautéprennent leurs repas.Dîner au réfectoire, dansle réfectoire. Les Ficligieux étoient au réfec-toire. À Vheure du réfectoire.
REFEND, s. m. On appelle Mur de refend ,Un mur qui est dans œuvre, et qui sépareles pièces du dedans du bâtiment, a la diffé-rence des murs qui font le pourtour du bûti-vment.
On appelle Bois de refend , Les bois qui ontété sciés de long. Il csl oppose à Bois de brin.
RE F 445
REFENDRE, v. a. et rédr.pficatif. Fendrede nouveau.
En termes d’art, il signifie, Scier en long jfendre, divisor. Refendre une poutre.
Refendu , ue. participe.
RÉFÉRENDAIRE, s. m. Officier qui rap-^porte les Lettres Royaux dans les Chancelleries,pour savoir si elles doivent être signées et scel-lées. Il y a tant de Référendaires ù chacune despetites Chancelleries.
On appeloit Grand Référendaire, dans lespremiers temps de la Monarchie , Un Officierdont les fonctions ctoient à peu près semblablesà celles du Chancelier ou du Garde des Sceauxd’aujourd’hui.
En Pologne , on appelle Grand Référen-daire, Un grand. Officier au-dessous du Chan-celier.
On appelle parmi les Procureurs , Tiers Ré-férendaire, Celui qui est appelé en tiers pourla taxe des dépens.
On appelle à llome, Référendaires de Vuneet de Vautre signature , Certains Prélats d: 1 laCour de Rome qui rapportent les causes, soitde justice, soit de grâce.
RÉFÉRER, v. a. Rapporter une chose huneautre. À quoi référez-vous cet article ?
Il signifie aussi Attribuer. Il cn faut référerl'honneur, la gloire à Dieu . 11 vieillit dans c^lte .acception.
On dit en termes de Pratique, Référer le'serment à quelqu’un, pour dire, S’en rappor-ter au serment de quelqu’un qui vouloil s’eurapporter au notre. Le serment lui avoit été dé-féré, mais il le référa à sa partie.
On dit, Référer le choix à quelqu'un , pourdire, Lui laisser le choix de la même chose dontil nous donnoil le choix.
11 se met aussi avec le pronom personnel,et signifie, Avoir rapport. Cet article se réfèreù celui qui est ci-dessus.
On dit, Se référer à Vavis de quel u'un, se‘référer ù quelqu'un r se référer à ce qréil a dit 7pour dire, S’en rapporter à son avis, à ee qu’ila dit. On dit aussi, Je m'en réfère à l'événe-ment pour justifier mes conseils, ma prédiction.
On dit en termes de Palais, Référer, pourdire, Faire rapport ; et cn ce sens il est neu-tre. Il faut en référer à la Chambre. Il en seraréféré.
Référé, éje. participe.
Il est aussi substantif masculin, et signifie’,Le rapport que fait à sa Compagnie un desJuges chargé de I examen de quelque incidentd’un procès, ou un Commissaire devant le-quel les Parties ont formé des demandes surlesquelles il ne pouvoil pas statuer seul, t£qui doivent être décidées par la Compagnie,REFERMER, v. a. Fermer de nouveau. Entermes de chirurgie, Refermer une plaie, C’estreprendre et unir de telle sorte les chairs qu iln’y ait plus d’ouverture.
Refeiuie , le. participe.
RÉFLÉCHI, IE. adject. Qui est fait ou.ditavec réflexion. Action réfléchie. Pensee réfléchie.Crime réfléchi