^ REM
RKMBUCHKR, se REMBUCHER. verbequi s’emploie avec le pronom personnel. Il sedit Des bêtes sauvages, lorsqu’elles rentrent(Uns le bois, La bête s'est rembuchée. Ce verbecomposé vient du simple, Embucher , qui n’estplus en usage.
Rembuché , ée. participe.
REMÈDE, s. m. Ce qui sert à guérir quelquemal, qu lquo maladie, ou ce qu’on emploiedans ce dessein. Remède doux , v oient , inno-cent, bénin. Remcde topique , chimique, spéci-fique , anodin , palliatif Remède souverain ,efjicace, infaillible. Remède éprouvé. Remèdepour la fièvre quarte, pour le mal de dents. Ap-pliquer un remède. User d’un remède. Le re-mède que le Médecin lui a ordonné. Prendrenu remède , des remèdes. Recourir aux remèdes.Ne faites pas telle chose , cela empêcheroit l’ef-fet du remède. Un Médecin qui ci d’excellensremedes. Il a quitté les remèdes. Les remèdes nefont qu'irriter son mal. Son mal s’obstine con-tre les r&mèdes. On a eu recours aux derniersremèdes. C’est un 7fomme qui a des j'emèdespour toutes sortes de maux.
On dit, que La diète, l’exercice, le bon air ,la joie , sont d’excellens remèdes.
En parlant d’Un remède dont on ne faitpoint He cas, on dit, que C’est un remède àtous mnua:.
On dit quelquefois, Remède de bonne femme,pour dire, Remède simple et populaire. C’estun remède de bonne femme qui m’a guéri. Leshdrmes femmes ont. quelquefois de bons remèdes ,!mcis il faut y prendre garde.
On dit, Etre dans les remèdes , se mettredans les remèdes , pour dire, Prendre des re-mèdes , commencer à prendre des remèdes.
Remède, signifie particulièrement, Un la-vcment. Prendre un remède. Garder long-temps un remède. Rendre un remède.
On appelle Legrandremède , Le mercure quise donne pour la guérison des maux vénériens.
Remède , se dit figurément De ce qui sert àguérir les maladies de l’âme. Se faire une occu -pation , est un grand remède contre Vennui.Laconnaissance de soi-même est un grand remèdecontre l'orgueil.
On dit proverimdem. d’Une femme vieilleou laide, que C’est un remède d'amour.
Remède, se dit aussi figurément De tout cequi sert à prévenir, à surmonter, a faire cesserquelque malheur, quelque inconvénient, quelqu. disgrâce. La Philosophie est un bon remèdecontre tous les accidens de la vie. Il n’est p vimpossible de trouver quelque remède au mal-leur dont vous êtes menacé. Son malheur estsans remède. Voyons s’il n’y a point quelqueremede à la perte de votre procès. On ne sau-roit apporter remède , apporter du remède àtous les inconvéniens. Le mal est fait , il n’y apoint de remède.
On dit proverbialement, qu’il y a remède àtout, fors à la mort. Et en parlant d’Un remèdeincommode, ou qu’oa croit dangereux, on dit,que Le remède est pire que le mal. Il se dit aupropre et au figuré.
REM
Remède , est aussi un terme Ue la fabriquedesmonnoies; et il signifie premièrement, Laquantité de grains d’afliage que les Monnoyeurspeuvent employer dans la fabrication des es-pèces d’or et d’argent au-delà de ce que la loi aréglé; et secondement, La quantité de grainsde poids dont les Monnoyeurs peuvent faire lesespèces plus légères que la loi du Prince ne l’aprescrit. Cet Edit accorde tant de grains de re-mède de loi , et tant de grains de remède depoids , dans la fabrication des nouvelles es-pèces.
REMÉDIER, v. n. Apporter remède, ap-porter du remède. Avec un bon régime , on re-médie à la plupart des incommodités. Vous né-gligez votre mal , vous devriez y remédier debonne heure.
Il s’emploie ausâi figurément. La sagesse re-médie aux troubles de l’dme, à toutes les passions.Nous avons fait une telle faute en ce procès,en cette affaire, il y faut promptement remédier.Remédier à un inconvénient , a des désordres.
REMEMBRÀNGE. s. fém. dérivé du verbeRemembrer , qui n'est plus en usage. Souvenir.J’en ai quelque remembrance. Il est vieux.
REMEMORÀTIF, IVE. adjeef. Qui sert àrappeler la mémoire. Les Fêtes sont remémora-tives de quelque événement , ou simplement.remémorafioes.
REMÉMORER, v. a. Remettre en mémoire.Je vais vous remémorer tout ce qui se passadans cette bataille. Il est vieux.
On dit aussi, Se remémorer , pour dire,Rappeler dans sa mémoire les choses passées.Je m’en vais tacher de me remémorer ce quevous dites U. Il vieillit.
REMENER, v. a. Mener, conduire une per-sonne, un animal au lieu où il étoit aupara-vant. Vous m’avez amené , vous me remènerez.Remenez cet enfant à son père. Remenez-la àson logis. Monsieur un tel m’a amené, vous meremènerez. Remenez ce cheval à son maître.Remenez ces bêtes à Vétable.
Remener, quand on parle De choses qui sevoiturent, signifie, Les revoiturer où ellesétoient auparavant. Il avoit mené des marchan-dises à la foire , il a été obligé de les remenerau lieu d’où il les avoit fait partir.
Remené , ée. participe.
REMERCIER, v. a. Rendre grâces. RemercierDieu de ses bienfaits. Je vous remercie très-humblement de la bonté que vous avez eue. Jevous remercie de l’honneur que vous me faites.Ce n’est pas moi qu’il faut remercier , c’est lui.Il ne m’en a pas seulement remercié. Il m’arendu un sei’vice essentiel, je ne puis assez l’enremercier , aidez-moi à Ven remercier. Je vousen ferai remercier par mes amis.
On dit, Il peut bien remercier Dieu que jene me sois pas trouvé là, pour dire, Il est bienheureux de ce que je ne me suis pas trouvé 1 1 .Il est du style familier.
Il signifie aussi, Refuser honnêtement. Ils’ofjroit pour exercer cet emploi, mais ou l’aremercié.
i On s’en sert aussi par civilité, pour marquer
REM
Le refus qu’on fait d’accepter quelque chose.Je vous remercie de vos offres. Je vous en re-mercie très-humblement. Il vouloit me donnertelle chose, je Ven ai remercié.
Quand le Roi licencie des troupes, celui quiest chargé de l’exécution de cet ordre, leur dit*Le Roi vous remercie. Et en parlant De cer-tains Officiers que l’on a destitués honnêtement,et sans leur ilire injure, on dit, qu’On les aremerciés.
On dit familièrement, En vous remerciant ,pour dire, Je vous remercie.
Remercié, ée. participe. C’est souvent uneexpression adoucie dont le sens est, Disgracié.Le -Uinisfre faillit à être remercié.
REMERCÎMENT. s. m. Action de grâces,discours par lequel on remercie. Très-humblesrcmcrcîmens. Faire un remerchnent. Cela vautbien un remercîmsnt.
RÉMÉRÉ, s. m. Terme de Palais. Rachat,recouvrement d’une chose vendue, de laquelleon rend le prix à l’acheteur. Ainsi l’on appelle,Faculté de réméré , Le droit, la faculté de ra-cheter dans certain temps la chose qu’on vend.Il a vendu sa terre avec la faculté de réméré.Kt l’on dit, qu’î/n homme rentre dans unhéritage en vertu du réméré, pour dire, qu’Hrentre dans un bien qu’il avoit vendu, en exer-çant la faculté du rachat qu’il s’étoit réservéelors de la vente.
REMETTRE, v. act. réd. (Il se conjuguecomme Mettre.) Mettre une chose au mêmeendroit où elle étoit auparavant. Remettre unlivre en sa place , ou à sa place. RemettreVépée dans le fourreau.
Il est encore reduplicatif du verbe Mettre,dans plusieurs de ses autres sens. Ainsi on dit :Remettre à la voile. Remettre les voiles auvent. Remettre une armée sur pied. Remettredes troupes en campagne. Remettre à la taille.Remettre en vente. Remettre une chose enquestion. Remettre dans le bon chemin. Se re-mettre à table. Se remettre au lit. Se remettreau travail, à l’étude , au jeu. Se remettre enmer. Il s’est remis au lait. Les Médecins Vontremis au lait , etc. Je veux me remettre au Grec.
Remettre devait,les yeux, signifie, Re-présenter, remontrer, faire considérer. J’ai eubeau lui remettre devant les yeux le péril où ils’exposoit. Sans cesse il lui remetloit devantles yeux les vertus et les grandes actions de sesancétie s.
On dit encore, Se remettre quelque chose,pour dire, S’en rappeler l’idée, le souvenir.Quand je me remets Véiat où je l’ai vu. Nevous remettez-vous point son visage? Je liesaurois me remettre son nom.
On dit en termes de Chasse, qu 'Une perdt'ixse remet , s’est remise en tel end/'oit, pour dire 5qu’Àprès avoir fait son vol, elle s’est abattueen tel endroit. Elle vient de se remettre. Elitne fait que de se remettre. Je Vai vue remettre,se remettre en tel endroit. EUe est remise , elles’est remise vers le bord du bois.
On dit aussi, Renfettre une question sur fetapis, pour dire, L’agiter de nouveau.
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