REM
i’une chose qu’il a faite, ou qu’il est sur lepoint de faire. Remontrance honnête et res-pectueuse. Permettez que je vous fasse mes re-montrances sur telle et telle chose. Su remon-trance fut écoutée, fut bien reçue. On ne tintpas grand compte de ses remontrances.
Il se dit aussi Des avertïssemens qu un su-périeur donne à son inférieur, pour ] obliger àsé corriger. Remontrance paternelle. Sévèreremonti'aîice.
Remontrances. Discours adressés aux Roispar les Compagnies souveraines, surtout parles Parlcmens, et dans lesquels ils exposent lesinconvenicus d un Edit, d’une Loi fiscale,d’unabus d autorité, etc. La Cour arrête qu’il serafait des remontrances au Roi; ordonne qu’ilsera fait d’itératives remontrances.
REMONTRER, v. act. Représenter à quel-qu’un les inconvéniens d’une chose qu’il afaite, ou qu’il est sur le point de faire. 'Vousme permettrez de vous remontrer que.... Il leurremontra qu’on avoit oublié , qu’on avoit malentendu , etc. Remontrer adroitement, sage-ment. Remontrer le tort qu’on souljie, le droitquon a, etc.
Les réquisitoires ou requêtes du Procureur[Général ou des Procureurs du Roi, commen-cent par ces mots, Vous remontre le ProcureurGénéral - vous remontre 1-e Procureur du Roiau lieu que les requêtes des Parties commen-cent par ces mots, Supplie humblement untel, etc.
On dit aussi, remontrer à quelqu’un le fo-iqu'il a, lui remontrer sa faute , lui remontra'son devoir , pour dire, Faire connoitre à quel-qu’un le tort qu’il a, lui donner des avertis-semens touchant son devoir, louchant sa faute.
Ou dit proverbialement, C’est gros Jeanqui remontre à son Curé, pour dire, C’est unignorant qui veut donner des leçons à un ha-bile homme.
Remontrer, en termes de Vénerie , C’estdonner connoissance de la bêle qui est passée.
Remontré, ée. participe.
RÉMORA, s. m. Obstacle, retardement. Tlétoit prêt à terminer son affaire , mats il estsurvenu un rémora. Ce mot vient du LatinRémora , qui se dit d’Une espèce de petit pois-son auquel les Anciens attribuoient la forced’arrêter les vaisseaux dans leur course. Quel-ques-uns ont dit Rémore ‘ et avec cette termi-naison , ce mot est féminin.
REMORDRE. v. act. Mordre une secondefois. Il Va mordu et remordu.
Il s’emploie quelquefois absolument, poursignifier, Attaquer de nouveau; et il se dit par-ticulièrement Des chiens qu’on fait combattre.Ce dogue a été si maltraité , qu’il n’a pasvoulu remordre.
Il se dit aussi figurém. Des troupes qui onte té repoussées à quelque attaque, et qui n’yveulent pas retourner. Ce régiment a été si mal-traité à l'attaque de la contrescarpe, qu’on n’apu l'obliger à remordre.
Remordre, signifie encore au figùré, Re-procher quelque faute, qiulque crime. Il n’estTon: i Ü.
REM
d’usage qu’en parlant Des reproches que fait 1conscience; et il ne se dit guère qu’à la troi-sième personne du présent de l’indicatif. Saconscience lui remord sans cesse. Les médian:n’ont point de repos,leur conscience les remordù tous momens. Il est vieux.
Remordu, ue. participe.
REMORDS, s. masc. Reproche que fait laconscience. Grands remords. Remords cuisant,importun, éternel. Les remords de la conscience .Il est endurci, il n’a plus de remords. Les mé-dians tachent d’etouffer les remords de leurconscience. Les Poètes écrivent quelquefoisRemord .
REMORQUE, s. f. L’action par laquelle unou plusieurs hâtimensàrames tirent un navire,un grand vaisseau, ou quelque autre bâtiment.La remorque est d’un grand secours en plu-sieurs occasions.
REMORQUER, v. a. Tirer un grand vais-seau par le moyen d'un ou de plusieurs navires,ou de quelques bâtimens à rames. Le vaisseauétoit engagé dans le sable, trois galères leremorquèrent. Il sept remorquer par des cha-loupes.
Remorqué , ée. participe.
REMORS ou MORS DU DIABLE, s. masc.
Plante ainsi nommée, parce que sa racine estcomme mordue et rongée tout autour. C’estune espèce de Scabicuse. Elle est sudorifique,•ardiaque et vulnéraire.
RÉMOTIS. Expression empruntée du Latin,iH 71 e s’emploie que dans cette phrase, à rr-motis, et qui signifie, A lecart. J’ai mis cethabit à rèmotis. J’ai mis cette affeire « rêmetis.Il est du discours familier.
REMOUDRE. v. a. réduplicatif de Moudre.Voyez Moudre.
RÉMOUDRE, v. a. rédnph V. Émocdre.
RÉMOULEUR , s. m. Voyez Gagne-petit.
REMOUS, s. ma c. Terme de Marine. Tour-noiement d’eau occasioné par le mouvementd’un navire.
REMPAILLER, v. a. Rempailler des chaises,Les regarnir de paille.
REMPAILLEUR, ETTSE. 3. Celui ou cellequi regarnit des sièges en paille.
• REMPÀRER, pe REMPARER.V. qui s’em-ploie avec le pronom personnel. Se faire unedéfense contre quelque attaque. Se voyant sur*pris par les ennemis , ils se remparèrent avecdes chariots , et avec tout ce qu'ils purenttrouver.
Se remparer , signifie aussi, S’emparer denouveau. On avoit pris la Ville , mais l'ennemiparvint à s’en remparer.
Rempàré , ée. participe.
REMPART, s. m. Levée de terre qui défendet environne une Place. Large rempart. Rempartrevêtu de pierre , ou simplement, revêtu. Fairele tour du rempart. Se promener sur le rempart.Abattre , élever des remparts. Monter sur lerempart. On a fait grand feu de dessus lerempart.
Rimfart, signifie figurément, Ce qui sertde défense. Cette Place est le rempart dç loufe
REM
la Province. Malte est un des principaux rem-parts de la Chrétienté. Ce soldat combattantauprès de son Capitaine, lui fit rempart , unrempart"de son corps.
REMPLACEMENT, s. m. Emploi utile desdeniers qui proviennent d’une Terre vendue,d’une rente rachetée, et qu’on est obligé deplacer ailleurs. Il a été ordonné que le rempla-cement de ces deniers - là se feroit sur un telfonds , sur une telle nature de biens. L’vbliga-tion défaire le remplacement des propres aliénés ,e::t une clause ordinaire des contrats de ma-riage.
REMPLACER, v. a. Succéder à la place dequelqu’un. Ce Magistrat est mort, et a .étéremplacé par son pis.
On le dit pour, Faire un emploi utile desdeniers provenans d’une rente rachetée, d’uneTerre vendue, etc. Il a vendu une Teric de safemme, mais il en doit remplacer Turi.n.t enquelque autre Terre. Il a de l'argent à rem-placer.
On dit, Il est difficile de remplacer un toiCapitaine, un tel Ministre , pour dire, qu’ilest difficile de trouver un sujet qui lui ressem-ble , qui ait, sa capacité, qui puisse dignementremplir sa place. On dit aussi, qu 'Un hommeen remplace un autre , pour dire, qu’il en tientlieu. De tous mes amis, il ne me reste plus quelui , mais il remplace seul tous les autres.
Remplacer, signifie aussi, Faire un emploiutile, etc.
Remplacé, ée. participe*
REMPLACE, s. m. Terme dont les Mar-chands de vin et les Cabaivticrs se servent, enj parlant Du vin dont on remplit une pièce devin qui n’est. pas toiit-&-fait pleine. Il faudraprès d’un muid de vm pour le remplage detcu'cs ces p:èces-là. Le remplage doit être faitde vin de même qualité.
On appelle Vin de remplage, Le vin donton remplit les pièces qui en ont besoin.
Les Maçons appellent Remplcgc de muraille ,Le blocage ou les petites pierres dont ils rem-' plissent une muraille, après que les paremensde grosse pierre sont faits.
REMPLI, subst. m. Terme de Tailleur, deTapissier et de Couturière. Pli que l’on fuit àdu linge, à de l’éîofïe, pour 1 s rétrécir ou pourles accourcir. On a fait un rempb « ccttc tapis-serie, à cette serviette, à ce rideau, « cct habit.
REMPLIER. V. act. Terme de Taill ur, deTapissier, de Couturière, et qui signifie, Faireun pli à du linge, à une étoffe, à une tapis-serie , pour les rétrécir ou pour les accourcir.Le Tailleur a vemphé ce justaucorps. Cette ta-pisserie est trop hante, il faut la rempiler.
Remplie , ée. participe.
REMPLIR, v. act. Emplir de nouveau. Cetonneau qui étoit plein, a fui, il faut le rem-plir. Il faut remplir la pièce de vin quand ellebaisse.
Il signifie, Achever de remplir. La bouteilleest à moitié , il faut la remplir ou la vider.Vous ne remplissez pas assez ; vous allez rem-plir trop.
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